Chasse au trésor – 4ème manche

Les 3 premières manches de mes recherches pour trouver l’auteur de la lettre signée « LOBET » ont fait ressortir 2 noms sur presque 40 étudiés. Je reprends à nouveau mon tableau récapitulatif, en ne gardant que les prisonniers de Maubeuge des 3 premières manches et j’ajoute les nouveaux. Me revoici dans l’Aisne en élargissant ma recherche.

J’ai gardé le même code couleur à savoir :

  • Les exemptés sont en Orange,
  • Les décédés avant le 08 mai 1918 sont en Rouge
  • Les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en Vert.

Les registres matricules de l’Aisne sont un pur bonbon et même un pur bonheur ! Un formulaire est proposé, tapez le nom de famille et vous obtenez tous les LOBET indexés ! Un gain de temps considérable si on prend pour acquis que tous les noms ont été indexés. Quelle ne fut pas ma surprise de voir la quantité de LOBET de cette liste !

Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1889 Paul Adolphe Laon (Aisne) 99 1 Resté en zone envahie fin août 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1897 Léon Alfred Laon (Aisne) 1038 3 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à juin 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914. Blessé grièvement en mai 1917.
1906 Désiré Ernest Laon (Aisne) 162 1 Rappelé à l’activité en novembre 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1907 Gustave Eugène Laon (Aisne) 988 2 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à avril 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914. Blessé octobre 1914.
1879 Léon Alcide Laon (Aisne) 572 2 Libéré du service militaire en novembre 1909.
1884 Alexandre Laon (Aisne) 935 2 Décédé en juillet 1897.
1899 Louis Paul Laon (Aisne) 286 1 Campagne contre l’Allemagne de juin 1917 à octobre 1917. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1899 Désiré Maximilien Laon (Aisne) 305 1 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à août 1919. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1883 Gustave Eugène Laon (Aisne) 88 1 Libéré du service militaire en octobre 1908.
1883 Léon Gustave Laon (Aisne) 178 1 Libéré du service militaire en octobre 1909.
1901 Jules Émile Laon (Aisne) 327 1 Renvoyé dans ses foyers août 1914. Rappelé avril 1915. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1913 Alfred Laon (Aisne) 160 1 Incorporé 25 septembre 1914.
1918 René Louis Laon (Aisne) 147 1 Trop jeune. Incorporé mai 1917.
1908 Gustave Eugène Laon (Aisne) 869 2 Blessé par balle à Saint Memmie le 15 septembre 1914.
1898 Charles Joseph Laon (Aisne) 783 2 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à sepembre 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1898 Adolphe Gustave Laon (Aisne) 795 2 Réformé en 1901 des suites d’une blessure.
1893 Joseph Désiré Laon (Aisne) 360 1 Resté en zone envahie fin août 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1893 Félix Joseph Laon (Aisne) 1128 3 Libéré du service militaire en août 1914.
1878 Gustave François Laon (Aisne) 618 2 Libéré du service militaire en novembre 1904.
1886 Léopold Michel (dit Paul) Laon (Aisne) 10 1 Libéré du service militaire en octobre 1912.
1886 Ernest Joseph Frnaçois Laon (Aisne) 116 1 Décédé en novembre 1904.
1888 Isaïc Constant Laon (Aisne) 11 1 Réformé février 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1900 Eugène Louis Laon (Aisne) 32 1 Resté aux armes de août 1914 à juin 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1896 Victor Joseph Laon (Aisne) 306 1 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à octobre 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1910 Victor Émile Laon (Aisne) 211 1 Resté aux armes de août 1914 à mai 1915 avant blessure 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.

Voici donc plus de 20 nouveaux LOBET de l’Aisne, je n’ai pas de nouveau potentiel auteur dans un sens ce n’est pas plus mal. La chasse au trésor se poursuit donc, prochaine étape Paris, Martinique ou d’autres départements, je ne sais pas encore…



J’ai cru voir un lapin blanc…

Je suis un lapin blanc, je suis poursuivie par le temps nommé Rôminet qui finira par me manger… Un peu plus d’un mois de retard… Non je ne suis pas enceinte, juste à la bourre dans mon planning de recherches et de rédaction… Du coup, cela fait plus d’un mois que je n’ai rien publié.

Lapin-d-Alice

Confinée ce jour à la maison, je vais essayer de préparer quelques billets ou plutôt de les finaliser et les programmer. J’ai pas moins de 3 posts sur des AD en cours, ma « Chasse au trésor » se poursuit sur une 4ème partie et j’ai également encore en rédaction un post sur deux frères qui ont vécus la Grande Guerre…

Si j’ai commencé tous ces textes et rien achevé pour le moment c’est en fait la faute du ChallengeAZ (il a bon dos hein ?)… Bah oui, j’ai lu, lu, lu et lu. Je n’ai pas encore fini de tout lire, je ne sais pas si j’arriverai au bout, mais j’ai déjà bien avancé. Faut dire aussi qu’avec « Cher Cousin » on a fait de fulgurants progrès, j’ai passé une matinée aux AD57 pour des recherches et une passionnante discussion avec un homme dont le métier est de restaurer et protéger des sceaux anciens. L’exposition aux AD57 est d’ailleurs très belle et très instructive. Ah pis, j’allais oublier, j’ai repris mon travail de classement des documents légués par mes grands-parents et je suis admise à l’université de Nîmes pour un DU « Généalogie et Histoire des familles » à distance.

Vous voyez (avec toute la mauvaise foi que je peux y mettre) : ce n’est pas ma faute !



Bref, j’ai un binôme…

Vous est-il déjà arrivé de retrouver un cousin généalogique et d’échanger des informations avec lui ? Depuis 2 mois, je suis en échange régulier avec celui que j’appellerai ici « Cher Cousin » et je dois vous avouez que bien que n’ayant jamais rencontré Cher Cousin jusqu’ici, j’adore parler avec lui, lui écrire des mails et recevoir ses réponses. À chaque fois c’est une bouffée d’air frais qui arrive dans ma boîte mail. Laissez moi vous raconter mes 2 mois avec Cher Cousin.

Depuis quelques années, j’ai entrepris en plus de faire ma généalogie, de faire celle de monsieur mon compagnon. Une partie de son arbre est en Pologne, autant dire que pour le moment la branche n’avance pas beaucoup. Mais la branche paternelle est en Moselle avec un nom qui respire bien l’ancien empire germain… J’ai pu grâce à l’aide de certain généalogiste en ligne avancer, après quelques échanges pourtant les conversations se sont taries. Jusqu’à il y a 2 mois. Un message privé sur Geneanet arrive et voici le début d’une aventure généalogique qui s’intensifie au fil des jours et des mails.

Mon interlocuteur se présente et nous établissons qu’il est un cousin généalogique de mon compagnon. En fait, si on veut être précis ma moitié est un petit-fils d’un cousin issu de germains de Cher Cousin. Y a plus cours comme dénomination hein ?

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Nous avons commencé à échanger sur mon arbre en ligne, Cher Cousin a un trésor d’informations pour compléter ce que j’ai déjà pu établir et documenter. Mais à bien y réfléchir c’est plus que cela ! Dès les premiers mails c’est une mine d’or photographique qui s’offre à mes yeux. Rendez-vous compte, grâce à Cher Cousin j’ai pu mettre un visage sur au moins 8 personnes donc l’arrière-arrière-grand-père de mon homme. Nous avions bien entendu certains actes en commun, mais je crois pouvoir dire que nous avons chacun compléter les données de l’autre.

Depuis, c’est régulièrement que nous poursuivons nos recherches. La lignée recherchée s’est encore étoffée de 10 membres cette semaine après les 5 de la semaine passée. Parfois c’est à qui trouvera le document en premier, sans s’en rendre compte. Parfois c’est juste en discutant que l’on débloque un mystère et que l’on avance. Aussitôt mon mail envoyé, je deviens impatiente. J’ai hâte de lire chacun de ses mails, d’élaborer diverses théories à partir des renseignements qu’il a pu glaner ici et là. C’est un travail d’équipe qui s’est mis en place, de manière tacite et qui fonctionne tellement bien.

Je vous souhaite à tous d’aussi belles rencontres que la mienne avec Cher Cousin…



Chasse au trésor – 3ème manche

Les 2 premières manches de mes recherches pour trouver l’auteur de la lettre signée « LOBET » ont fait ressortir 2 noms sur presque 40 étudiés. La Gironde va me poser problème car les registres matricules ne sont pas disponibles en ligne. Il me faudra passer par l’entraide géographique généalogique afin de déterminer si un LOBET girondin peut être l’auteur de cette lettre. Je reprends à nouveau mon tableau récapitulatif, en ne gardant que les prisonniers de Maubeuge des 2 premières manches et j’ajoute les nouveaux. Me voici donc cette fois dans l’Aisne.

J’ai gardé le même code couleur à savoir :

  • Les exemptés sont en Orange,
  • Les décédés avant le 08 mai 1918 sont en Rouge
  • Les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en Vert.

Les registres matricules de l’Aisne sont un pur bonbon et même un pur bonheur ! Un formulaire est proposé, tapez le nom de famille et vous obtenez tous les LOBET indexés ! Un gain de temps considérable si on prend pour acquis que tous les noms ont été indexés.

Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1908 Gaston Désiré Laon (Aisne) 752 2 Promu Maréchal des Logis le 28/03/1915, tué à l’ennemi septembre 1915 et inhumé à Souain octobre 1915.
1915 Louis Florentin Laon (Aisne) 684 2 Ses états de services ne débutent pas avant 1919.
1919 Elie Laon (Aisne) 1056 3 Trop jeune. Ses états de services ne débutent pas avant 1919.
1920 Gustave Laon (Aisne) 1138 3 Trop jeune. Inscrit à la subdivision de Mézières en 1920.

4 nouveaux noms dont 1 déjà connu par Mémoires des Hommes, mais au final pas de nouveau candidat-auteur. La chasse au trésor se poursuit donc, prochaine étape Paris…



Chasse au trésor – 2nde manche

Mes premières recherches pour trouver l’auteur de la lettre signée « LOBET » ont fait ressortir 2 noms sur 22 étudiés. Mais il me reste encore beaucoup de monde à découvrir et étudier car comme disait ma grand-mère « Y a plus d’un âne qui s’appelle Martin », sans manquer de respect à ces combattants qui vécurent l’enfer pour notre liberté. Je poursuis donc mon tableau récapitulatif, je ne garde de la « première manche » (AD59 + Mémoires des hommes) que les noms potentiel de l’auteur et j’ajoute les nouveaux trouvé. Je m’attèle cette fois-ci à la Marne.

J’ai gardé le même code couleur à savoir :

  • Les exemptés sont en Orange,
  • Les décédés avant le 08 mai 1918 sont en Rouge
  • Les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en Vert.
Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1890 Jules Emile Reims (Marne) 2097 4 Hors campagne contre l’Allemagne du 02-09-1914 au 01-04-1915
1891 Louis Désiré Châlon-sur-Marne(Marne) 8 1 Non Prisonnier
1891 Jules Reims (Marne) 51 1 Non Prisonnier
1893 Louis Gabriel (Dit Paul) Reims (Marne) Exempté - -
1901 Félix Reims (Marne) 1395 3 Non Prisonnier
1901 Henri Nestor Reims (Marne) 2071 5 Non Prisonnier
1901 Louis Reims (Marne) 1399 3 Non Prisonnier
1902 Paul Ernest Reims (Marne) 277 1 Non Prisonnier
1907 Alphonse Ernest Châlon-sur-Marne(Marne) 696 2 Début de service 12-12-1914
1909 André Cyrille Reims (Marne) 133 1 -
1910 René Alfred Châlon-sur-Marne(Marne) 642 2 -
1910 Charles Reims (Marne) 1515 4 Début de service 19-12-1914
1910 Lucien Emile Reims (Marne) 764 2 Début de service 09-09-1914
1911 Henri Edmond Reims (Marne) 346 1 Tué à l’ennemi 15-17 septembre 1914
1911 René Gustave Reims (Marne) 1750 4 Fait prisonnier me 02/07/1915

15 noms s’ajoutent à la liste dont 1 déjà connu, mais au final pas de nouveau candidat-auteur. La chasse au trésor se poursuit donc, prochaine étape l’Aisne…



Le début d’une chasse au trésor

Il y a quelques jours, me baladant sur divers sites dont Gallica et les Archives Nationales Françaises, je suis arrivée sur le Fonds Félix TREPONT (1914-1941) composé de 47 images numérisées, enregistré sous la côte 96AP/3. Il est question de plusieurs lettres signées « Carte Géographique ». Sauf la dernière qui elle est signée au 08 mai 1918 par « LOBET ». Pour une première visite sur le sites des Archives Nationales Françaises, j’avoue être assez contente de ma trouvaille. Cette lettre de 4 pages a semble-t-il été tapée à la machine à écrire. Rien de plus pour identifier l’auteur à première vue. L’homme décrit ses conditions de vie de prisonnier de guerre (première guerre mondiale), bien que j’ai plus l’impression qu’il décrit l’atmosphère qu’il ne donne de détails, mais son témoignage n’en est pas moins important. Je me suis donc mise en quête pour trouver qui peut bien être l’auteur de cette lettre, même si j’ai peu de chances d’y parvenir et la chasse au trésor débuta.

Des LOBET j’en ai toute une liste dans mon arbre généalogique, la branche est située dans le Nord, mais je sais qu’il y en a aussi entre autres en Belgique, dans la Marne et en Île de France. Enfin, tout ceci c’est sans compter sur ceux dont je ne connais pas le lieu d’origine. J’ai donc commencé à m’attaquer à ceux du Nord puisqu’il s’agit de la branche que je connais le mieux. Direction donc le site des AD59 pour trouver les potentiels soldats prisonniers de la première guerre mondiale et dont le patronyme est LOBET. Les AD59 me fournissent 14 noms pour la circonscription d’Avesnes. Un petit tour sur le site Mémoires des Hommes me permet de compléter la liste de 8 noms et surtout de constater le décès de certains qui sont Morts pour la France.

Comme j’en ai l’habitude, me voici donc avec un tableau  pour récapituler les informations connues. Pour certains je vais devoir rechercher les états signalétiques, pour d’autre certaines informations sont déjà connues. Les exemptés sont en Orange, les décédés avant le 08 mai 1918 sont en rouge, les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en vert.

Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1890 Hector Gustave Avesnes (Nord) 1657 4 N’a pas rejoint le corps au 1er août 1914, resté à Anor
1894 Jules Verner Avesnes (Nord) 41 - Exempté
Trélon
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1897 Louis Ernest Avesnes (Nord) 1370 3 Prisonnier le 01 septembre 1914
1903 Fernand Léon Avesnes (Nord) 1659 4 Détaché à l’usine d’armement à partir du 15-09-1914
1905 Arthur Norbert Eugène Avesnes (Nord) 2083 5 2ème Régiment de Hussards, bataille de la Marne en septembre 1914
1908 Hermann Paul Avesnes (Nord) 1150 3 Décédé en 1945
Arrière-grand-père
1908 Albert Octave Avesnes (Nord) 1222 3 Engagé volontaire le 29 décembre 1914
1908 Alphonse Paris - - -
1908 Gaston Désiré Aisne - - -
1909 André Cyrille Marne - - -
1909 Pierre Gironde - - -
1910 Emile Florentin Aisne - - -
1910 Maxime Martinique - - -
1910 Robert Henri Eugène Avesnes (Nord) 1659 4 Décédé le 10/01/1915, dans la Somme, Adjudant du 127ème RI
1911 Marcel Auguste Hector Alix Avesnes (Nord) 945 2 Blessé par balle à Rambercourt le 07 septembre 1914
1911 Henri Edmond Marne - - -
1912 Edgard Jules César Avesnes (Nord) 2212 5 Décédé le 10/06/1915, dans la Somme, Soldat du 327ème RI
1912 Fénélon Jules Avesnes (Nord) 231  - Exempté
Trélon
1914 Armand Hector Octave Avesnes (Nord) 328 1 Incorporé au 148ème RI fin août 1914, aux armes à partir du 10-11-1914
1916 Lucien Aisne - - -

Sur 22 noms il me reste 2 potentiels auteurs de la lettre. Mais je n’oublie pas que je n’ai pas encore fait tous les LOBET de France et de Belgique. Je vais donc devoir m’y atteler pour la suite de ma chasse au trésor.



Le passé en photo sur le net

Flânant sur le net à la recherche d’information sur mon oncle à la 4ème génération côté paternel, je suis arrivée par divers et nombreux détours sur le blog de ChrisNord où il est possible de voir régulièrement des CPA (cartes postales anciennes) mais également des photographies du passé, le tout sur le Nord et plus particulièrement l’Avesnois. Parcourant les posts de l’année écoulée je me suis retrouvée à lire une description très intéressante sur une photo intitulée « OHAIN – Une photo de famille dans les années vingt ***« . ChrisNord y décrit les codes vestimentaires et les codes de placement. Je lui ai cependant écrit pour lui révéler qu’il n’est pas ici question d’une photographie de famille, mais plutôt une photographie de familles.

En effet, cette photographie n’a pas été prise dans les années 20 d’une part et ne représente pas une seule famille d’autre part. Comment je le sais ? J’ai étudié il y a peu la vie de l’une des personnes immortalisées  sur cette image. Vous voyais le monsieur au centre avec une barbe blanche ?

60 - Albert Joseph AUBRUN

Et oui, Albert AUBRUN… Mon AAGP côté maternel est là. Mais mieux encore…. Si on reprend l’article publié le 16 septembre 1938 dans le journal « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing » le 16 septembre 1938 (page 2), on s’aperçoit que les 4 portraits des médaillés ont été extraits de cette photo (ou refaits le jour même) pour être insérés dans l’article. Car en fait, cette photographie a été prise lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain en septembre 1938.

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

L’homme avec la barbe blanche se nomme Albert AUBRUN (il est mon arrière-arrière-grand-père), celui à sa gauche est Aristide DUBOIS, celui au dessus (avec 2 médailles visibles) est Edouard BLAISE et enfin celui tout à droite avec 2 médailles est Georges HUFTIER. Ainsi on peut en déduire de l’article que les autres médaillés sur ce cliché sont messieurs Emile DEFOSSEZ, Edouard DELVAUX, Gaetan JUNIER, Gustave GARDON.



Les Formalités du Mariage

Le mois fut difficile question temps libre pour lire et écrire, mais j’ai encore une petite chance de tenir mon objectif pour avril… Ce mois-ci encore c’est un livre de Marie-Odile MERGNAC qui m’a occupée niveau lecture. « Actes, contrats et dispenses de mariage ». Il est  aisé de comprendre le sujet principal de ce guide sans disserter des heures. Et pourtant ce livret m’a occupée pendant des heures…

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Pour moi un mariage, jusqu’ici c’était :

  • Un acte dans les registres d’état civil
  • Un acte dans les registres paroissiaux (si famille catholique et passage à l’église)
  • Un contrat de mariage (parfois)
  • Une fiesta.

Bon pour le dernier point, j’avoue que ce n’est pas toujours aisé de trouver des traces, même si ce n’est pas toujours impossible comme je le présentais dans mon article « Des nouvelles plus très fraîches, mais une bonne surprise » du 12 mai 2016. A bien y réfléchir, dans mon tout premier post « Un ancêtre, Une histoire« , j’avais trouvé trace, encore une fois dans les journaux, de la publication de promesses de mariage. Par contre plus je lisais les pages du livre de Marie-Odile MERGNAC plus je découvrais des documents nouveaux.

Commençons par ce qui est connu car c’est ainsi que débute le fascicule, composé de 4 grandes parties qui sont  Acte / Contrat / Dispenses / Cas particuliers. La première partie aborde les actes de mariages religieux, pas uniquement le mariage catholique, mais aussi le mariage juif et protestant. Un petit rappel de l’Edit de Nantes est bien entendu donné. Autre rappel promulgué, celui concernant le mariage civil qui n’est pas prononcé dans tous les pays puisque souvent inexistant ainsi dans ces communautés ne sont reconnues que les cérémonies religieuses (quelque soit la religion). L’auteur donne quelques conseils afin de se sortir des difficultés qui peuvent se poser au généalogiste et propose des astuces pour trouver les informations manquantes. Le mariage civil et le livret de famille sont abordés avant de laisser place à un chapitre concernant la révolution qui est bien souvent un obstacle pour le chasseur d’ancêtres.

Parmi les documents nouveaux abordés dans le livre on trouve les « Sommations Respectueuses », qui permettaient aux futurs époux d’essayer d’obtenir l’aval de leur parents pour le mariage à défaut d’être célébré sans leur consentement. Les bans sont rappelés à notre mémoire ainsi que la notion de majorité matrimoniale. Paris comme bien souvent est un cas particulier et ici encore on n’y échappe pas. Si l’acte de mariage civil permet de connaître les parents, les dates de naissances (et lieux) des époux et un peu plus sur la familles avec les témoins ou les reconnaissances sous le voile, le contrat de mariage permet quant à lui d’en savoir plus sur le niveau de vie des familles qui vont s’unir.

La seconde partie du livret est consacrée aux dispenses diverses tant civiles que religieuses telle que:

  • dispenses d’âge
  • dispenses de consanguinité
  • dispenses de bans

J’avoue ne pas avoir été très attentive sur cette partie, il me faudra revenir dessus pour mieux comprendre.

La troisième et dernière partie du fascicule est destinée aux cas particuliers. On y découvre la coutume des Rosières dans un chapitre entièrement dédié où la notion est expliqué et où sont relatés des exemples illustrés. Si certaines jeunes femmes ont un statut spécifique mentionné lors du mariage, il arrive que le mariage de certains hommes prenne une tournure particulière également, c’est le cas des militaires. La controverse des curés mariés sous la révolution est ensuite abordée avant de venir parler des anniversaires de mariage tel que les noces d’or ou de diamant.

Qui dit mariage dit parfois également divorce. J’ai eu l’occasion de travailler sur le divorce d’un couple de mes ancêtres dans mon second post « Un ancêtre, Une histoire« . Ici encore l’auteur donne des conseils afin de trouver la trace d’un divorce et comprendre le contenu d’un jugement de divorce.



Un ancêtre, Une histoire (2)

Il est des histoires difficiles à lire et d’autres difficiles à conter. Je pense que celle de ma 3AGMP fait partie de cette seconde catégorie… Plus j’avançais dans mes recherches plus il m’était douloureux de découvrir sa vie et sa famille proche. Je vous laisse juger vous même :

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Alors que la France se remet peu à peu des crues de l’Isère et de la tempête d’octobre, en ce 22 novembre 1859, Joseph Eugène CAMBERLIN, dit Eugène, se rendit en la mairie de Solre-le-Château afin de déclarer la naissance de sa fille Pauline qu’il vient d’avoir avec son épouse Marie Natalie Josèphe HENAUT dite Natalie. La petite dernière de la famille est le 7ème enfant d’Eugène, mais le 4ème de Natalie.

 107 - Acte Naissance - CAMBERLIN Pauline

En première noce Eugène avait épousé Angélique FEREZ en 1843. Après une première grossesse sous de mauvais augures en 1843, Angélique donna naissance à une petite Azéma en 1844 puis à un petit Jean Baptiste en 1846. Hélas en février 1847, Angélique s’éteint et laisse Eugène et leurs deux enfants seuls. Pendant presque 2 ans, Eugène sera père célibataire et en octobre 1848 Natalie et lui se disent oui à Semousies où est née Natalie en 1828. Le couple verra bientôt naître Adèle (en 1849),  Eugène (en 1850), Jules (en 1856) et Pauline en 1859. Mais Pauline ne sera pas la dernière enfant du couple puisque en 1863, Émile viendra compléter la fratrie.

Pour comprendre la vie de Pauline, il faut s’intéresser à sa famille, qu’il s’agisse de ses oncles et tantes ou de ses cousins et cousines, sans oublier ses neveux et nièces. La famille de Pauline, avant qu’elle ne quitte le domicile familiale c’est en fait 3 familles, les CAMBERLIN d’une part, mais aussi les FEREZ et les HENAUT d’autre part, car c’est dans cette famille un peu maudite que Pauline a vue le jour.

Le père de Pauline est le 4ème d’une fratrie de 7 car avant lui sont nés Victor en 1808 qui décèdera en 1810, quelques mois avant la naissance du second enfant de Pierre Joseph CAMBERLIN et Séraphine Désirée PREVOT qui s’appellera lui aussi Victor, mais décèdera moins de deux mois plus tard. La famille CAMBERLIN ne semble pas chanceuse et lorsque naquirent Sophie Désirée CAMBERLIN en janvier 1812 et Joseph Eugène CAMBERLIN en mai 1814, la tourmente semblait passée. Elle n’était hélas qu’appaisée et en décembre 1814 Sophie s’éteignait avant de fêter son second anniversaire. Pierre et Séraphine donneront à celui que tout le monde nomme Eugène 3 autres frères : Joseph Modeste en 1816, Marcel en 1821 et Jean Baptiste en 1823. Lorsque Eugène se présente pour la première fois devant l’autel avec Angélique FEREZ, la fratrie CAMBERLIN ne compte plus que 3 hommes : Eugène, Joseph Modeste et Jean Baptiste.

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La famille FEREZ n’est pas en reste, François et Félicité, née BOURLET, ont eu 5 filles qui leur donneront au moins 12 petits enfants, cependant lorsque Félicité s’éteint en 1854, il ne reste qu’une seule des filles FEREZ en vie, Ursule, et François devra lui faire ses adieux l’année suivante. Sophie (1811-1853). Rosalie (1814-1828). Angélique (1817-1847). Ursule (1819-1855). Félicité (1822-1853).

La famille HENAUT est chanceuse s’il on y pense, Jean Baptiste a épousé Marie Catherine LE BRUN puis ils eurent 4 enfants. Au final, tout est presque normal. Marie Natalie Josèphe, dite Natalie, sera l’aînée de la fratrie lors de sa naissance en 1828. Eugénie Cléantine Joseph HENAUT naîtra en 1830, puis vint Adélaïde Renelle en 1836 et enfin Auguste Renelle en 1838. Sur les épaules d’Auguste reposent la transmission du nom de la famille. Ce qui caractérise cette famille pour l’époque c’est le mouvement. Jean Baptiste vient de La Longueville alors que Marie Catherine est originaire de Dourlers, leurs enfants sont nés à Semousies, village où ils se dirent oui.

Pauline tombe amoureuse d’un homme du village et c’est assez logique quand on y pense car au village, les gens déménagent peu, alors tout le monde connait tout le monde. Il s’appelle Victor TROTIN, il est tisseur et elle est son ainée d’un an et quelques mois. La vie a été presque clémente avec lui si on oublie sa naissance 2 ans et demi avant le mariage de ses parents. Il a au moins 4 frères et 1 sœur. En 1881, Victor est tiré au sort à Solre-le-Château, numéro 95. Le conseil de révision l’annonce « propre au service ».

53 - Acte Naissance - TROTIN Julia Blanche

Lundi 19 juin 1882, Solre-le-Château s’éveille à 06h30 par les cris d’un nouveau né. Julia Blanche TROTIN est née. Le bonheur s’introduit dans la vie de Pauline, il était temps. Il faudra un peu de patience à Pauline avant de porter le nom de TROTIN car l’union ne sera célébré au village que le 08 septembre l’année suivante. La petite famille ne comptera pas d’autre enfant. Victor entre dans la réserve active en juillet 1887. Alors qu’Eugène décède en septembre 1889, le ménage se disloque petit à petit. Peut-être à cause des séjours répétés dans les casernes militaires pour exercices de Victor (84ème RI à Avesnes 1888 et 1890 puis 4ème RI à Maubeuge en 1895, 1898 et 1901). Lorsque Julia Blanche mettra au monde son petit Louis, elle est une célibataire de 16 ans qui accouche au domicile de sa mère, les époux TROTIN-CAMBERLIN sont séparés.

Mais en ce dimanche 28 mai 1899 à 06h00, si Pauline se fait une joie de prendre dans ses bras son petit-fils c’est parce qu’elle ne sait pas encore que la pauvre Julia va la quitter des complications de son accouchement quelques heures plus tard. Alors lorsque son frère Emile déclare la naissance de Louis en mairie, il a la dure tâche de déclarer également le décès de Julia, fille unique de Pauline et Victor. Pauline élèvera Louis seule car à l’aube du nouveau siècle Victor déménage à Jeumont puis en juin 1904 le divorce sera prononcé car 6 mois plus tard Victor doit épouser une certaine Armel originaire d’Erquelinnes en Belgique.

Son frère Emile a eut des jumeaux en 1902, un petit Emile et une petite Emilienne. Mais le jeune garçon a semble-t-il la santé fragile et quittera ce monde en 1906. Pauline s’inquiète pour Louis. Il ne lui reste plus que lui. Sa fille est morte en couche. Son époux a obtenu le divorce. Alors lorsqu’en 1914 la guerre éclate, Pauline vit la peur au ventre pour ses proches et pour son unique petit-fils. La guerre gronde ! Son neveu Robert ne reviendra pas du front, mort pour la France. En effet, le village de Perthes et Tahure dans la Marne est rasé par l’ennemi. Ce même ennemi qui tuera le Sergent Robert CAMBERLIN le 30 octobre 1915.

hors série - Fiche Mort pour la France - CAMBERLIN Robert - part 4

Alors lorsque Louis est interné politique le 16 octobre 1916, Pauline se ronge les sangs. Mais heureusement, le 30 mars 1918 Louis est libéré. Aussi assistera-t-elle à son mariage avec Jeanne DEVRAY le 19 novembre 1921. La vie de Pauline aura été un vrai parcours du combattant, mais lorsqu’elle s’éteint le 13 février 1928, elle aura pu voir naître son arrière petite fille Paulette et aura pu la choyer 4 années durant.

Pauline CAMBERLIN



Le site des AD38

Je vous emmène aujourd’hui dans l’Isère, département du Sud-Est, tout proche de Lyon. Cette ancienne province du Dauphiné, créée le 04 mars 1790, abrite à Grenoble un bâtiment que je qualifierai de cubique au sens littéral du terme, sans aucun amalgame artistique. 35 kilomètres linéaires* de document sont conservés aux AD38 avec des documents datant du XIème siècle à nos jours (* annoncé sur la page d’accueil). Le site Internet des AD38 est à l’image de son bâtiment, très carré. Les menus sont présenté dans un format « grille » juste en dessous d’un bandeau d’accueil lui aussi fortement rectiligne.

bandeau et menu AD38

Claire et précise, la page d’accueil bien que simple donne un accès rapide à de nombreuses pages du site. Petit bémol pour les redirections des liens dans le menu « Archives en ligne » qui bien que listés de manière à être intuitifs et simples d’utilisation, nous offrent une partie de cache-cache à laquelle on ne s’attendait pas. Rien de dramatique, mais un peu déstabilisant si on ne maitrise pas bien l’outil informatique ou que l’on reste bloqué sur la logique première du site. Petit bonus cependant avec les archives audiovisuelles que l’on ne trouve pas souvent sur les sites d’AD et le bon point de l’écolier qui veut illustrer ses exposés avec les « Comptes médiévaux ».

archives en lignes AD38

Pour tester un peu l’outil de recherches j’ai voulu changer un peu de l’état civil et j’ai choisi les Matricules militaires pour mon exemple. L’outil est semble-t-il le même que celui des AD57, en tout cas la présentation intégrée et sa charte chromatique sont les mêmes. J’ai choisi la classe 1860 dans la liste des classes proposées. Pas de champ de recherches puisque la liste des bureaux disponibles est directement fournie. Un descriptif est donné concernant le bureau de recrutement choisi et l’identité des recrutés (naissance et domicile). On quitte le sosie du module des AD57, pour retrouver celui des AD77 (GAIA 9). L’utilisation est intuitive et la navigation fluide. Le zoom est performant et la mise au point est rapide.

test-zoom-gaia9-AD38



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