Géométrie colorée représentative

Chevron
Créneau
Guelfes
Sable
Gueules
Carnation…

Je vous parle français, je vous le certifie. J’ai juste emprunté mon vocabulaire du jour à la science nommé Héraldique dont nous avions parlé un peu il y a quelques posts de cela. En Héraldique on ne dit pas rouge, mais gueules, tout comme on ne dit pas noir, mais sable…Chaque métier a son vocabulaire et ses techniques, il en est de même des sciences et la Héraldique n’est pas en reste. Parler d’un blason cela demande une grammaire bien particulière tout autant qu’un sens de l’orientation exemplaire… On ne parle pas de côté gauche, mais de flanc dextre, ainsi le côté droit mais de flanc senestre… Ainsi pour décrire un blason on commence par le chef (en haut)à dextre et on finit par la pointe (le bas) à senestre, en passant par l’abîme ou le cœur (le centre, le milieu)…

Le blason peut être fractionné de différentes façons et au lieu de vous faire un long discours plein de mots bizarres voici une image qui récapitulera bien tout cela. Je l’ai trouvé sur le site belge Arquebusiers sur lequel vous trouverez en images des informations très détaillées sur les blasons (quoi, où, comment…)

heraldique-QuartiersMultiples

Copyright www.arquebusiers.be

Lorsque l’on « travaille » (je mets entre guillements car nous ne sommes pas tous des professionnels) sur les blasons, il est des fois où l’on ne dispose par de couleur. Alors tout est codifié pour palier à ce manque. Par exemple l’or est représenté par des poitillés, le noir (dit sable) est représenté par des petits carrés, le bleu (dit azur) est représenté par des lignes horizontales… Et ainsi de suite. Le site Arquebusiers vous fera un parrallèle complet entre couleur et symbole.

Je vous recommande également le site Le Herault d’Armes qui donne une approche très complète tant de la grammaire que du vocabulaire de la Héraldique. Je n’ai pas tout lu, mais de ce que j’ai parcouru, je peux vous confirmer qu’avec cela vous aurez de très solides bases sur la géométrie et la colorimétrie des blasons. De quoi  parler armoiries et ornements extérieurs (extérieurs au blason hein, pas dans votre jardin…)



La balade du silence

Il est des déambulations romantiques (dans un parc, au bord d’un lac…), il en est d’autres insolites (l’atelier d’un sculpteur, les coulisses d’un théâtre…), mais en terme de classification il ne faut pas oublier les glauques : les catacombes et les cimetières. Aussi incongru que cela puisse paraître, les cimetières peuvent aussi être une source d’informations pour vous aider à grimper toujours plus haut dans vos branches.

En général sur les pierres tombales vous trouverez :

  • date de naissance (au minimum l’année)
  • date de décès (au minimum l’année)
  • nom du conjoint (si la personne était unie et qu’ils furent enterrés ensemble)

Il est possible également lors de vos déambulations dans le cimetière du village voisin que vous retrouviez la tombe d’un parent éloigné. L’épigraphie dont nous parlions il y a 3 posts de cela pourrait vous être fort utile car le temps érode la pierre et les écrits s’estompent souvent.

Petit conseil si vous n’avez pas d’appareil photographique avec vous pour garder une trace de vos découvertes : un papier large et un crayon gris (appelé crayon de bois ou crayon à papier suivant la région). Pose votre feuille sur  le texte et retracer avec votre crayon le texte, soit lettre par lettre soit en frottant toute la surface comme on l’a tous fait plus jeune avec des pièces de monnaie.

Les monuments aux morts, les plaques commémoratives… Tout est source d’information. Votre jeu de piste est infini. Votre chasse au trésor a-t-elle une fin ?

Il existe des projets, en bénévolat bien souvent, pour garder une trace de tous ces écrits gravés dans la pierre. Par exemple avec Geneanet, le projet se nomme « sauvons nos tombes ». Il invite les généanautes dans un premier temps à photographier tombes, monuments, stèles et plaques. Dans un second temps, il invite le même généanaute ou un autre, par exemple une personne qui n’a pas la possibilité de se déplacer, à retranscrire numériquement les écrits déchiffrés de ces pierres et plaques. Il existe dans différents pays des projets similaires, avec le même objectif.



[Jennialogie Personnelle] De rien à 4 générations.

Lorsque j’ai commencé à vouloir retrouver mes ancêtres j’en ai parlé avec mes parents qui m’ont chacun donné leurs propres recherches. C’est à partir de leur arbre papier respectif que je me suis basée pour ensuite remonter les branches, feuille par feuille. Je ne parlerai ici que des +130 (ceux dont la date de naissance se situe avant 1886, pour éviter tout souci de dates et de légalité) et uniquement de ceux dont les données ont été vérifiées. J’ai pu récupérer des informations à droite à gauche, mais tout n’est pas encore vérifié. Donc même si techniquement je suis déjà plus loin temps que ce n’est pas confirmer avec au moins deux documents je ne parlerai pas de cette personne… Ce qui fait que les 4 premières générations ne seront connues que par des surnoms ou des numéros SOSA.

Je suis donc SOSA 1, mon papa est SOSA 2 et ma maman est SOSA 3. Voici le « détail » de mes grands-parents et arrières-grands-parents :

  • mon grand-père paternel, nommé « pépé » est SOSA 4.
    • Ses parents sont SOSA 8 et 9.
  • ma grand-mère paternelle, nommée « mémé » est SOSA 5.
    • Ses parents sont SOSA 10 et 11.
  • mon grand-père maternel, nommé « papy » est SOSA 6.
    • Ses parents sont SOSA 12 et 13.
  • ma grand-mère maternelle, nommée « mamy » est SOSA 7.
    • Ses parents sont SOSA 14 et 15.

Lorsque 5 et 7 étaient encore vivantes j’ai plusieurs fois parlé avec elles de généalogie. Chacune put me donner des photographies tant de leur couple que de leurs parents et ceux de mes grands-pères. Elles confirmèrent des dates, en ajoutèrent. J’avais une base solide pour démarrer. J’ai commencé à récolter les documents. J’ai écrit aux mairies pour les actes de naissance, hélas 2/4 seulement répondirent. Je suis alors allée en mairie pour commencer mon travail dans les archives.

La première, j’y suis allée un samedi à la mairie pour la branche paternelle, ignorant les horaires d’ouverture et très peu renseignée, j’avais 14-15. C’était fermé, mais ouvert. J’entends par là que c’était hors des horaires d’ouverture, mais étant la petite fille d’un villageois qui a fait beaucoup pour la commune, connu comme le loup blanc et ancien maire du village, l’adjoint présent m’autorisa tout de même à passer du temps dans les archives. Presque 4 heures, seule, au milieu du passé, avec à disposition une photocopieuse en libre service, du papier, des crayons et une bombonne d’eau… Que de découvertes pour cette première expédition parmi les registres. Classement, écriture, formules… J’en prenais plein les yeux et revenais avec un classeur un peu plus fournis, mais des souvenirs plein la tête. Je crois que c’est l’expérience généalogique la plus enrichissante que j’ai vécu jusque là.

Quelques jours plus tard, renseignée cette fois sur les horaires d’ouverture, je suis allée dans la mairie de la branche maternelle. Les archives n’étaient pas sous les toits comme les premières, mais dans une salle derrière le bureau de l’état civil. Les photocopies payantes (j’avais prévu ma monnaie heureusement). C’est là que j’ai découvert qu’il me serait nécessaire de me rendre dans d’autres mairies, qui bien que proches étaient trop loin pour une adolescente non-motorisée en vacances chez ses grands-parents non-motorisés. J’ai également découvert que le sens de l’organisation est complètement différent d’une mairie à l’autre…

À cette époque, je ne cherchais jamais les collatéraux et je ne les notais pas à côté (je ne savais pas encore ce que sont les implexes). À cette époque, je ne gardais copie que des actes, pas de table décennale, pas de table annuelle…

Quoiqu’il en soit, ma 4ème génération était complète et la 5ème pas loin de l’être (je parlerais de la 5ème génération dans un post qui lui sera propre). Voici la liste des documents (hors photographies) que j’ai aujourd’hui pu réunir sur les 15 premiers SOSA. En bleu les documents relatifs à la naissance, en vert les documents relatifs à la vie militaire, en violet les documents relatifs aux unions, en noir les documents relatifs au décès, en orange les autres documents.

  1. Moi
    • Copie du livret de famille
    • Copie d’acte de naissance
  2. Papa
    • Carte Récapitulative Service Militaire
    • Copie du livret de famille
    • Carte récapitulative Actes Religieux
  3. Maman
    • Copie du livret de famille
    • Copie du livret de famille
    • Carte récapitulative Actes Religieux
  4. Pépé
    • Copie d’acte de naissance
  5. Mémé
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie d’acte de naissance
    • Faire-part de Décès
  6. Papy
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie du livret de famille
    • Copie du livret de famille
  7. Mamy
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie du livret de famille
  8. Papa de pépé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  9. Maman de pépé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  10. Papa de mémé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  11. Maman de mémé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Extrait d’Acte de Naissance demandé en mairie par courrier il y a quelques années.
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  12. Papa de papy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  13. Maman de papy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Extrait d’Acte de Naissance.
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Faire-part de Décès
  14. Papa de mamy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Recensement 1906
  15. Maman de mamy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Recensement 1906



Evolution par l’exemple.

Il y a quelques temps je vous parlais d’évolution d’écriture tant par le texte, que la forme. Je viens de trouver un bel exemple pour illustrer mes propos. Parfois dans un même registre, d’une page à l’autre et pour une même année le texte peut changer.  Voici tiré d’un registre religieux un extrait d’acte de baptême à gauche et un extrait d’acte de sépulture à droite. L’écriture semble relativement identique des deux côtés. Je n’ai laissé qu’un petit morceau et ce n’est peut-être pas suffisant pour les graphologues et paléologues, désolée.

évolution texte soixante-dix septante meme registre alterne

Dans le premier extrait on voit l’année comme suit :

  • « L’an mil sept cent soixante dix« 

Dans le second extrait on voit l’année comme suit :

  • « L’an mil sept cent septante« 

J’ai regardé un petit peu le registre de plus près. Tout le registre est comme cela, tantôt soixante dix, tantôt septante… Je ne saurais expliquer si l’homme d’église a changé le texte d’après le type d’acte ou s’il était bipolaire. Je n’ai pas assez étudié le registre et je n’ai pas fait de statistiques sur la question pour répondre, mais je me suis dit qu’un exemple c’est toujours parlant…

 



Sigilloraldépiléographie

Oui je sais, ce mot n’existe pas. Mais c’est la concaténation de 4 mots un peu barbares alors pourquoi ne pourrais-je pas inventer mes propres mots barbares ? Dans l’ordre de concaténation on a donc Sigillographie, Héraldique, Épigraphie et Paléographie. Je vous avais prévenu… Le second est souvent connu, mais les 3 autres… C’est toute une autre histoire.

Sigillographie. C’est une science auxiliaire à l’histoire. Elle porte sur l’étude des sceaux et de leur emploi. En latin c’est sigillum, d’où la base étymologique du nom de cette science. Cette forme d’étude n’est pas nouvelle et s’est développée en France il y a au moins 2 siècles. Il est vrai qu’authentifier un document qui porte un sceau peut s’avérer utile, alors comme pour tout ce qui peut-être authentifier, il faut l’étudier et le connaître. Un sceau peut posséder deux faces s’il est dit biface ou à contre-sceau, dans ce cas l’avers recueille l’empreinte du sceau de base et le revers le contre-sceau. Le vocabulaire est propre a cette science, même si certains de ces mots sont en fait réutilisé du langage courant (navette, bulle, argyrobulle, molybdobulle…). J’essayerai de faire un post dédié à la sigillographie.

Héraldique. C’est également une science auxiliaire à l’histoire; Elle porte sur l’étude des blasons ou des armoiries. Parfois confondue avec la Vexillologie qui étudie les étendards, drapeaux et pavillons. L’Héraldique est apparue au XIIème siècle je crois. Les blasons se répandant il devint nécessaire de savoir les reconnaître afin de reconnaître familles et chevaliers blasonnés. C’est l’identité de la lignée car le blason rappelle souvent les valeurs, la devise, le titre… Comme pour l’étude précédente, l’Héraldique a un vocabulaire spécifique, pour les néophytes ça ressemble toujours à du chinois (mais il n’est pas précisé si c’est du cantonais ou du mandarin) : plain, écartelé, gueule, brochant… Pour ce sujet également, j’essayerai de faire un post dédié.

Épigraphie. Cette fois-ci c’est plus à la limite de l’archéologie que de l’histoire, il est question de l’étude des inscriptions sur des matière comme la pierre, l’argile ou le métal. Les bas-reliefs, les monuments, les médailles… Connaissez-vous la Pierre de Rosette ? Son étude fait partie du domaine de l’Épigraphie. Je me suis très peu renseigné sur le sujet. Je ne pense pas lui dédier un post même si on peut être amené par exemple a essayé de déchiffrer un moment, une pierre tombale ancienne, un bas-relief dans une église… Il y a déjà tant de sujets que l’on pourrait  découvrir qu’il faut faire un choix…

Paléographie. Science auxiliaire de l’histoire, la Paléographie étudie les écriture comme l’Épigraphie, mais le support est différent. Il est question cette fois-ci d’écriture manuscrites anciennes (quelque soit la langue). L’encre peut s’effacer avec le temps, la main qui écrivit était maladroite, l’écriture est plus proche de la patte de mouche que de l’alphabet romain… Cette étude rencontre de nombreux problèmes et le premier je crois est celui de la conservation du support et du texte. Cette science peut être fort utile par exemple lorsque vous tombez sur un acte où l’agent d’état civil n’avait pas une écriture très civilisée dirons-nous… Je ne sais pas encore si je dédierais un post à cette science, c’est fort possible.

Il existe de nombreuses sciences telles que celles-ci. Je ne vous ai présenté qu’un échantillon. Philologie, codicologie, papyrologie, phaléristique… De quoi vous occuper pour au moins 3 vies…



Associations de généalogistes amateurs

Vous n’êtes pas seul. Et oui, le généalogiste amateur n’est pas une espèce rare ni en voie d’extinction. Bien au contraire. Certains le cachent. Certains l’affichent. Certains sont des loups solitaires. Mais d’autres aiment se réunir pour s’entraider et échanger. quoi de mieux qu’un second cerveau (ou plus) pour penser et réfléchir avec vous lorsque vous buter sur une énigme ?

Il existe un grand nombre d’associations généalogiques. Parfois elles regroupent plusieurs villes, parfois même des départements. La plus part d’entre elles sont fédérées sous l’égide de la FFG (Fédération Française de Généalogie). Si vous souhaitez avoir plus d’information sur la fédération c’est sur leur page que je vous conseille de chercher. Elle m’a semblé très complète. Un annuaire des associations fédérées est proposé. On trouve également des liens vers les congrès nationaux.

FFG-logoSi vous cherchez un coup de main il y a de fortes chances qu’ils soient capables de vous aider ou au minimum de vous orienter.

Chaque association est cependant différente d’une autre. Elles ont leurs propres statuts. Elles ont presque toute un site internet, faites y un tour avant de vous rendre sur place. Vous y trouverez des informations utiles sur l’association avant de vous y rendre (si elle a un local), comme par exemple les horaires, l’adresse, le président(e)…

Si vous êtes frontaliers d’un pays comme la Belgique vous trouverez aussi des associations de l’autre côté de la frontière, voici par exemple une liste d’associations belge sur le site données-généalogiques. Je n’ai aucun doute que vous trouverez d’autres sites référençant les associations du pays qui vous intéresse…



Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.

Vous connaissez peut-être la chanson de Sardou « Chanteur des rues », le sujet est presque approprié ici…

C’était toujours une pauvrette
Qu’avait pas d’papa d’maman
Qu’un bourgeois séduisait à la sauvette
Et plaquait immanquablement
Elle se retrouvait fille-mère

Il arrivait parfois qu’un enfant naisse de père inconnu. Mademoiselle n’est pas mariée, mais mademoiselle tombe enceinte. Et là c’était le drame familial bien souvent. On cachait la grossesse honteuse, on tentait l’avortement malgré les risques de décès… Il arrivait également que mademoiselle finisse à la rue. Souvent pourtant, mademoiselle était encadrée, aidée et accouchait à la maison entourée des siens. Pour celle pour qui le poids du déshonneur social et religieux pesait trop, elles allaient accoucher dans un village éloigné. Mais n’oublions pas de rappeler qu’un certain nombre d’enfants furent abandonnés anonymement. L’Ancien Régime ne faisait pas de cadeau aux demoiselles qui s’étaient faite engrossées et avaient cru naïvement aux belles paroles de monsieur qui promettait le mariage contre les faveurs de la demoiselle.

1556, Henri II règne sur la France, pour tenter de faire baisser la quantité abondante d’infanticides, il fait publier un édit qui condamne celle qui ne déclarerait pas sa grossesse et attenterait à la vie de son enfant. Cet édit ne désignait pas l’instance auprès de laquelle a déclaration devait être faite, mais sa rédaction incluait le nom du père. Cependant cette mention n’était pas obligatoire. Aussi votre ancêtre aurait pu soit cacher l’identité de monsieur Le Fripon, soit désigner un autre homme. Pourquoi ? Pour protéger un homme marié ou accuser un riche pour essayer d’obtenir des dédommagements… Si vous souhaitez plus d’informations sur cet édit les suivants je vous recommande la page de Histoire Généalogie qui concerne la filiation paternelle inconnue.

Je n’ai pour ma part pas encore chercher dans les archives des déclarations de grossesse, mais je sais que je finirais par y arriver. En effet, le père de ma grand-mère paternelle est né sans filiation paternelle connue, il port le nom de sa mère (morte en couche) et donc celui de son grand père. Mais deux ou trois génération plus haut, le même schéma est présent. Alors même si la légende familiale donne un nom au premier le plus ancien n’a pas était transmis. Si le père de mon arrière-grand-père est bien celui de la légende alors celui-ci c’est marié à une autre demoiselle plus ou moins deux ans autour de la naissance de mon arrière-grand-père (j’ai un trou de mémoire sur la date, je revérifierai)…

ex-perso-fille-mere

J’ai vérifié, ce n’est pas un cycle, alexandrine et Julia furent les seules de cette lignée. Alexandrine ayant eu plusieurs enfants nommés par son nom de famille alors il y a peut-être à creuser sur le père, cependant pour Julia ce n’est pas gané comme je disais… Un jour je tenterais ma chance dans les déclaration de naissance.



A la bonne date…

Vous travaillez sur quel calendrier ? Julien ? Grégorien ? Républicain ?

Votre calendrier comporte 354 jours, c’est un calendrier romain qui commence certainement au 1er mars (d’où les abréviations que nous avions vu il y a quelques posts de cela avec « 7bre » pour septembre, « 8bre » pour octobre, « 9bre » pour novembre et « 10bre » pour décembre). Votre calendrier est basé sur la lune.

Si votre calendrier comporte 365.25 jours avec une année bissextiles tous les 4 ans alors vous utilisez un calendrier julien (du nom de Jules César, époque d’institution du calendrier). Votre calendrier est basé sur le soleil (c’est pour cela que parfois certains disent calendrier solaire).

Votre calendrier ne comporte pas de jour entre le 4 octobre 1582 et le 15 octobre 1582 ? Vous utilisez un calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII, époque d’institution du calendrier)

Les mois de votre calendrier finissent en grande partie par le son « aire », vous utilisez un calendrier républicain. C’est celui qui a été instauré pendant la révolution française.Instauré le 05 octobre 1793, rétroactif au 22 septembre 1792 (départ de l’an I et solstice d’automne), il fut utilisé jusqu’au 1er janvier 1806. Les mois n’étaient donc plus décembre, janvier, février et tous leurs frères et sœurs, mais vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse et le reste de leur fratrie.

Si vous voulez avoir une idée des correspondances entre les mois que nous connaissons aujourd’hui et ceux du calendrier républicain je vous conseille la page du site Guide Généalogie. Si vous voulez en savoir un peu plus sur l’histoire de chaque calendrier alors c’est sur la page Généafrance qu’il faudra aller. Et si vous souhaitez convertir une date d’un calendrier à l’autre je vous propose le site de Patrick Lecoq qui semble très complet puisqu’il comporte également les calendrier Hébreu, Musulman, Perse, Maya… Je ne l’ai pas encore utilisé car je suis habituée à celui présent sur Généanet (je ne sais pas s’il est accessible hors connexion). Il arrive également que les archives numérisées d’un département propose un système de conversion comme ici sur les archives numérisées du Calvados.



Descendus de la même branche ? [Partie 5]

Alors au final, pourquoi faire une recherche descendante dans un arbre généalogique ? Il y en a peut-être d’autres, mais je vois 2 raisons possibles. La première c’est la cousinade. La seconde c’est la recherche des héritiers.

De plus en plus, on voit fleurir des annonces pour des cousinades. Mais une cousinade c’est quoi ? C’est une réunion de famille au sens large, on essaye de réunir tous les descendants vivants (sinon c’est glauque) d’un couple d’ancêtres. Si c’était votre objectif et que vous avez tablé sur un couple éloigné dans les hauteurs de votre arbre il vous faudra de la patience pour réaliser l’arbre descendant, mais aussi de l patience pour organiser votre évènement car cela ne se fait pas en claquant des doigts… Il y aura un certain nombre de contraintes à prendre en compte

  • météo
  • nombre de présents
  • lieu de réunion
  • des vivres pour tenir la soirée

C’est une sacrée aventure. Et comme chaque aventure elle se se réalisera pas sans obstacle. Je vous souhaite bon courage si c’est votre objectif.

Souvent confiée à des études de notaires les recherches de descendants pour des testaments sont celles qui sont faites pour retrouver les héritiers d’une personne. Les liens sont rompus, le testaments vient d’être retrouvé… Tant de possibilités qui font qu’il est nécessaire de retrouver les héritiers. Les notaires ayant un réseau et un champ d’actions plus étendus que ceux d’un généalogiste amateur il leur est alors plus facile d’arriver à leurs fins que nous…

Ainsi s’achève notre partie « Descendus de la même branche ? »…



Fratrie bien ordonnée.

Aller un tout petit post pour une fois…

Aîné, benjamin, puis-né… OK, mais qui est qui dans l’ordre de naissance ?

  • L’aîné ou l’aînée, c’est l’enfant né en premier.
  • Le benjamin ou la benjamine, c’est l’enfant né en dernier.

On a déjà vu qu’il existait des frères et sœurs consanguin(e)s, ainsi que des frères et sœurs utérin(e)s. Mais entre l’aîné et le benjamin, qui est là ?

  • Il y a le cadet ou la cadette, le puîné ou la puînée. Le cadet c’est l’enfant né après.

Donc le second enfant d’une fratrie est le cadet de l’aîné, le troisième enfant est le cadet du second et ainsi de suite… Le benjamin ou le dernier-né est donc le cadet de l’avant-dernier ou son puîné. Ainsi dans une fratrie de 5 enfants, vous aurez un aîné et 4 cadets ou un ainé, 3 cadets et 1 benjamin.

Mais pourquoi parle-t-on de cela ? Car a un moment ou un autre il sera question de succession. Alors souvent on cherche l’ordre des personnes d’une fratrie et certains documents parent en cadet/benjamin/puîné/aîné… Et qui dit succession dit actes notariés ou encore testaments…



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