Sous le voile…

Il y a quelques années, j’ai assisté à un mariage où les époux furent entourés d’un genre d’étole pendant la bénédiction par le curé. Je ne connaissais pas cette coutume et pour être franche j’avais presque oublié cet évènement. Cependant, il vient de m’être remémoré en lisant « Enfants abandonnés, enfants sans père » car je suis tombée sur une peinture représentant un « mariage sous le voile dans les années 1860″. J’ai alors découvert que ce genre de mariage servaient souvent à légitimer les enfants nés hors mariage. Voici un extrait de l’explication :

Sous l’ancien régime, les enfants naturels étaient légitimés lors du mariage des parents. Cette légitimation prenait la forme symbolique de la « mise sous le voile » de l’enfant lors de la cérémonie du mariage.

Maintenant, il est nécessaire de se plonger dans les livres d’Histoire et de coutumes religieuses pour comprendre un peu plus celle-ci et sa signification. Le mariage chrétien est une invention du Moyen-âge. Le rite romain est celui pratiqué depuis des siècles, sa description est dans cet extrait de Histoire générale des cérémonies, mœurs, et coutumes religieuses de tous les peuples du monde de Bernard Picart : « un ruban large, qui servait à unir et lier ensemble les deux époux, qu’on mettait ainsi en quelque sorte sous le même joug« .

Au niveau explications historiques, je vous propose tout simplement celle donné sur le site « Passion généalogie et Histoires normandes » qui est très complète :

passiongenealogie



Enfants abandonnés, enfants sans père…

En mai j’avais commandé un livre dont le sujet était justement la recherche de filiation pour les enfants abandonnés ou ceux dont seul l’un des parents était connu. Puisque l’autre jour je parlais justement de mon arrière-grand-père Louis, c’était l’occasion supplémentaire (comme si j’en avais vraiment besoin) de prendre en main ce livre et en parler avec vous… L’auteur est Myriam Provence, je vous renvoie directement à son site pour plus d’informations sur elle. Elle n’en est pas à son coup d’essai en matière de guides généalogiques, bien que pour l’instant ce soit l’un des seuls ouvrage d’elle que je possède.

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Ma méthode de lecture est inchangée comme vous pouvez le constater, c’est étiquette à tout va pour marquer les passages importants… Tout au long de la première partie, qui est un rappel historique sur l’abandon d’enfants, on observe que ce fait n’est pas nouveau d’une part, mais surtout pas si rare que cela. Les méthodes ont évolué dans un souci de protection de l’enfant, mais le rejet reste bien réel. Cette première partie s’achève sur la notion de « né sous X », des noms donnés aux enfants trouvés et de l’adoption.

Les seconde et troisième parties du livre ont pour thème les recherches à proprement parler. La seconde partie développe les possibilités de filiations pour les enfants abandonnés. De nombreuses histoires réelles sont relatées pour illustrer les propos de l’auteur en plus des gravures, photographies et autres copies de documents.

La troisième partie quant à elle (celle qui m’a le plus intéressé par rapport à mon arbre) a pour sujet les enfants naturels. Suivant l’époque, des solutions sont envisageables, mais il faut toujours garder en tête qu’il est possible d’être dans une voie sans issue car toutes les énigmes n’ont pas de solution…



Légendes et feuilles mortes…

Chaque famille a ses légendes, du côté de mon père j’en connais 2 :

  • La première annonce qu’avant la révolution notre nom était à particule car nous étions marquis, alors pendant la terreur il fut nécessaire de choisir entre le titre et la tête… Même si pour l’instant tout ce que j’ai trouvé contredit ou plutôt ne confirme pas cette légende, elle est en nous depuis tellement longtemps que ça ferait bizarre de l’abandonner complètement. Alors même si on y croit pas vraiment, on fait semblant un peu comme le grand bonhomme rouge que l’on croise en décembre…
  • La seconde est une question paternelle, l’un de mes arrières-grand-pères est né « enfant naturel », mais tout le monde a un nom sur les lèvres lorsque l’on parle de son géniteur. Hélas il n’est pas possible de confirmer ou infirmer cette information, que je relègue du coup au rang de légende familiale. (J’en ai déjà parlé un peu dans « Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.« )

Cette dernière légende, c’est celle qui occupe mes pensées depuis quelques temps. J’aimerai réussir à trouver la réponse à cette énigme sachant que le passé de cet ancêtre est déjà pourvu d’un fait un peu similaire. Voici une partie de la branche concernée, vous comprendrez vite ce que je veux dire :

branches trotin

L’édit d’Henri II (1556) instituant les déclarations de grossesse dans lesquelles les dames et demoiselles devaient nommer le géniteur n’est pratiqué que jusqu’en 1820 environ. Soit bien avant la naissance de Louis qui a lieu en 1899 (Julia est morte en couche, Louis est donc fils unique, élevé par ses grands-parents maternels). J’ai en ma possession des copies de divers documents concernant Louis :

  • Acte de naissance
  • Recensement de 1906
  • Acte de mariage
  • États signalétiques militaires
  • Attribution du titre d’interné politique 1914-1918
  • Faire-part de décès

Cependant aucun de ces documents ne fait mention du père. Il reste un mystère. Dans la famille, tout le monde « sait » que le père de Louis se prénomme également Louis. Son nom de famille n’est pas un secret non plus, mais je vais le taire ici, car je ne cherche pas à causer quelques polémiques ou tords à ses descendants car lorsque je cherche des renseignements sur ce monsieur M, il s’avère qu’il est marié au moment de la naissance de Louis. Hélas il n’y a plus de « contemporain(e)(s) » pour répondre à mes questions.

Sur les forums les réponses sont unanimes :

  • "Vous n'avez aucun moyen de le savoir, sauf à retrouver le journal intime de Julia au fond d'un grenier."
  • "Cette branche sera malheureusement une branche perdue. Pas de déclaration de grossesse comme celles de l'édit de Henri II... en 1899"

Cependant, 3 pistes m’ont été proposées par un autre généanaute. Tout d’abord vérifier s’il n’existe pas d’éventuelles promesses/publications de mariages, bien que Julia avait 16 ans lors de l’accouchement. Ensuite la religion pourrait bien aider en vérifiant l’acte de baptême de Louis, voire celui de son mariage religieux. Pour cela il me faudra alors contacter les archives diocésaines ou la paroisse. Enfin, une piste un peu plus originale, comparer les descriptions de Louis fils et de Louis père potentiel, pour y chercher des similitudes…

Le cas de Louis n’est pas le seul sur cette branche patronymique comme on peut le voir sur l’image plus haut, quelques générations plus tôt Alexandrine donnait naissance à Victoire Thierry, de père inconnu. Cette fois cependant le nom s’est perdu s’il fut un jour connu. Il semblerait de surcroît qu’Alexandrine ait eu plusieurs enfants et tous furent « enfants naturels ». Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier tous les actes de naissances, mais cela ne saurait tarder…



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