Légendes et feuilles mortes…

Chaque famille a ses légendes, du côté de mon père j’en connais 2 :

  • La première annonce qu’avant la révolution notre nom était à particule car nous étions marquis, alors pendant la terreur il fut nécessaire de choisir entre le titre et la tête… Même si pour l’instant tout ce que j’ai trouvé contredit ou plutôt ne confirme pas cette légende, elle est en nous depuis tellement longtemps que ça ferait bizarre de l’abandonner complètement. Alors même si on y croit pas vraiment, on fait semblant un peu comme le grand bonhomme rouge que l’on croise en décembre…
  • La seconde est une question paternelle, l’un de mes arrières-grand-pères est né « enfant naturel », mais tout le monde a un nom sur les lèvres lorsque l’on parle de son géniteur. Hélas il n’est pas possible de confirmer ou infirmer cette information, que je relègue du coup au rang de légende familiale. (J’en ai déjà parlé un peu dans « Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.« )

Cette dernière légende, c’est celle qui occupe mes pensées depuis quelques temps. J’aimerai réussir à trouver la réponse à cette énigme sachant que le passé de cet ancêtre est déjà pourvu d’un fait un peu similaire. Voici une partie de la branche concernée, vous comprendrez vite ce que je veux dire :

branches trotin

L’édit d’Henri II (1556) instituant les déclarations de grossesse dans lesquelles les dames et demoiselles devaient nommer le géniteur n’est pratiqué que jusqu’en 1820 environ. Soit bien avant la naissance de Louis qui a lieu en 1899 (Julia est morte en couche, Louis est donc fils unique, élevé par ses grands-parents maternels). J’ai en ma possession des copies de divers documents concernant Louis :

  • Acte de naissance
  • Recensement de 1906
  • Acte de mariage
  • États signalétiques militaires
  • Attribution du titre d’interné politique 1914-1918
  • Faire-part de décès

Cependant aucun de ces documents ne fait mention du père. Il reste un mystère. Dans la famille, tout le monde « sait » que le père de Louis se prénomme également Louis. Son nom de famille n’est pas un secret non plus, mais je vais le taire ici, car je ne cherche pas à causer quelques polémiques ou tords à ses descendants car lorsque je cherche des renseignements sur ce monsieur M, il s’avère qu’il est marié au moment de la naissance de Louis. Hélas il n’y a plus de « contemporain(e)(s) » pour répondre à mes questions.

Sur les forums les réponses sont unanimes :

  • "Vous n'avez aucun moyen de le savoir, sauf à retrouver le journal intime de Julia au fond d'un grenier."
  • "Cette branche sera malheureusement une branche perdue. Pas de déclaration de grossesse comme celles de l'édit de Henri II... en 1899"

Cependant, 3 pistes m’ont été proposées par un autre généanaute. Tout d’abord vérifier s’il n’existe pas d’éventuelles promesses/publications de mariages, bien que Julia avait 16 ans lors de l’accouchement. Ensuite la religion pourrait bien aider en vérifiant l’acte de baptême de Louis, voire celui de son mariage religieux. Pour cela il me faudra alors contacter les archives diocésaines ou la paroisse. Enfin, une piste un peu plus originale, comparer les descriptions de Louis fils et de Louis père potentiel, pour y chercher des similitudes…

Le cas de Louis n’est pas le seul sur cette branche patronymique comme on peut le voir sur l’image plus haut, quelques générations plus tôt Alexandrine donnait naissance à Victoire Thierry, de père inconnu. Cette fois cependant le nom s’est perdu s’il fut un jour connu. Il semblerait de surcroît qu’Alexandrine ait eu plusieurs enfants et tous furent « enfants naturels ». Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier tous les actes de naissances, mais cela ne saurait tarder…



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