Un recensement peut en cacher un autre

Ce mois-ci j’ai lu le livre « Utiliser les recensements en généalogie » écrit par Marie-Odile MERGNAC. Je rappelle qu’elle est historienne, journaliste et généalogiste et qu’on apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture » dont ce livre fait parti. Il est composé de 3 grandes parties qui sont :

  • Les recensements des XIXème et XXème siècles
  • Les recensements de l’Ancien Régime
  • Les recensements ailleurs dans le monde

Naïvement, lorsque j’entends « recensement », je n’ai en tête que  les recensements de population. Mais ce livre m’a ouvert les yeux sur mon erreur et la première partie du livre en particulier m’a fait comprendre que ce mot à un sens plus large. En effet, d’autres documents sont à classer en tant que recensement comme par exemple les recensements électoraux ou encore les recensements militaires. Si on cherche a faire de a vulgarisation du terme disons que toute liste de personnes peut être considéré comme un recensement, par exemple une liste d’émigrés sous la Terreur dont parle l’auteur dans cet ouvrage. Il faut en fait penser plus large que le terme de base afin de pouvoir documenter une chronique ou retrouver un ancêtre. Il y a plusieurs fois des références à d’autres livres de l’auteur dont le petit clin d’œil au livre Les difficultés posées par les noms en généalogie, lorsque Marie-Odile MERGNAC parle de la fiabilité des recensements.

livre-recensements-1 livre-recensements-2 

Si j’ai trouvé la première partie du livre fortement centré sur 3 types principaux de documents, la seconde partie de ce livre est axée sur la diversité de document pour une période plus courte. Impôts, taille et différentes taxes faisaient l’objet de liste simplement pour savoir qui avait ou non payé. Mais ces registres sont souvent des sources d’informations plus importantes que cela puisqu’ils peuvent aussi renseigné le généalogiste sur le niveau de vie de chacun. Le chapitre concernant les « états des âmes » donne une notion religieuse des recensements.

La dernière section du livre, nous amène à parcourir le monde et comparer pour une liste de pays les différents documents de recensements qu’il sera possible au généalogiste de trouver. Si vous n’avez pas des ancêtres de par le monde ces chapitres seront plus pour la culture générale que pour vos recherches, mais les informations qu’ils contiennent vous donneront peut-être des idées en cas de blocage.



Le site des AD25

Ah le Doubs, petite pointe de nostalgie pour ce département où je suis restée quelques années de mon enfance… Le site des AD25 ne ressemble pas à ceux dont j’ai déjà parlé sur le point de vue de la forme, mais comme les autres sites on démarre notre visite sur une page clair, peu de couleurs et cette fois-ci des tons prune pour ne pas dire raisin. Alors je ne vais pas vous emmener sur la route des vins, restons parmi les vieux registres et les Archives, car le site mise tout sur ce dernier mot comme le monte le bandeau d’accueil.

bandeau AD25

Archives est donc le maître mot du menu par lequel on apprend comment se rendre aux archives de façon physique (horaires, modalités, contacts…), puis on accède au portail de recherche en ligne. Le troisième menu nous informe sur le contenu que l’on peux trouver sur place, les expositions présentes aux AD. des courts métrages sont disponibles et des activités et ressources éducatives sont présentées. Les 2 derniers onglets sont des conseils et explications sur la conservation d’archives aux AD ou vos propres archives.

L’accès au portail de recherche est bien entendu la partie qui nous intéresse le plus ici. J’avoue ne pas avoir parcouru tous les sous menus énumérés sur cette page qui démarre par un avertissement au sujet du contenu et de la numérisation des registres. Aux AD25 ne sont numérisées que les tables décennales (TD). Les recherches d’acte se font sur place. Mais les TD ne sont pas les seuls documents en ligne, en effet les matricules militaires et des répertoires de notaires sont présents au même titre que les recensements de 1906 à 1936 et les hypothèques (sans oublier le cadastre Napoléonien)…

bandeau recherche AD25

Le bandeau change de couleur dans cette nouvelle page, juste en dessous de celui-ci un champ de recherche. J’ai pris pour exemple « Devecey », petit village situé à quelques kilomètres de Besançon. Des documents ou inventaires de presque toutes les séries sont disponibles. Celles pour lesquelles aucun document ou inventaire en ligne n’est accessible sont tout de même notées à titre indicatif.

recherche AD25

S’il est question d’un inventaire alors vous accéderez à un document au format PDF, dans le cas contraire une grille avec le/les document(s) vous donnera accès au visuel qui utilise le même module de visualisation que les AD59 : Mnesys.



La rédaction de ma première chronique…

Ce ne fut pas une mince affaire que de rédiger cette première chronique. Depuis 20 ans que je travaille sur mon arbre généalogique, j’ai pu récupérer un nombre assez important de documents. Ils sont classés par SOSA, portent les prénoms et nom de l’ancêtre et enfin le type du document. Il me fallait d’abord déterminer de qui j’allais parler dans ma chronique, parmi tous ceux trouvés et retrouvés… Qui allait être le premier ?

60 - Albert Joseph AUBRUN

Pour établir mon choix j’ai pris un ancêtre que je ne pouvais pas avoir rencontré, mais assez proche pour espérer avoir suffisamment de matière et de documents pour rédiger son histoire. J’ai regardé mon arbre d’un peu plus près et j’ai arbitrairement choisi 4 générations au-dessus de moi, le grand-père de ma grand-mère qui vient tout juste de fêter ses 90 ans.

Mon inventaire à ce moment était composé de :

  • Son acte de naissance
  • Son acte de mariage avec Julia Emma MERCIER
  • Le recensement de 1906

Je savais qu’il avait eu au moins un fils, mon arrière-grand-père Félix Joseph et je connaissais les prénoms et nom de ses parents pour lesquels j’avais l’acte de mariage en plus de l’acte de naissance de sa mère.

Je me suis alors mise en quête de ses frères et sœurs, comme expliqué dans mon post « Retracer une lignée – Notion et Méthode perso« , j’ai commencé à éplucher les 3 tables décennales (naissances / mariages / décès). Étant né à Fourmies, j’ai commencé là-bas, mais il s’était marié à Ohain et son fils connu était né à Ohain, ainsi les tables décennales d’Ohain subirent le même sort. Voici à quoi ressemblait la lignée AUBRUN, jusqu’à mon arrière-grand-père sur Geneanet avant mes recherches.

lignée avant recherches

Ayant établi qu’il avait 1 sœur, 2 frères, 3 fils et 2 mariages, je me suis tournée vers le reste de sa vie. En étudiant les actes de naissances, mariages et décès trouvés, j’ai pu définir ses adresses successives. La liste n’est peut-être pas exhaustive, mais elle représente déjà un petit paquet de maisons où mon ancêtre vécu. Par la même occasion des informations sur son parcours professionnels vinrent s’ajouter à la liste de mes informations. Je ne vais pas vous retracer l’épopée sur ses états signalétiques militaires introuvables puisque tout est dans le post « D’aubaine en sol par le sang…« , mais je pense que j’ai bien du y consacrer au moins 8 heures de recherches sur 3 ou 4 jours. Voici donc à quoi ressemble la lignée AUBRUN, jusqu’à mon arrière-grand-père sur Geneanet après mes recherches.

lignée après recherches

Alors passons à la suite, les coupures de presse. La BNF et plus particulièrement son site Gallica allait être mon nouvel outil de recherche. Vous rappelez vous de mon post « Les JO sans faire de sport… » ? Les archives de nombreux journaux ont été numérisées et sont disponibles sur le site, en plus du JO (Journal Officiel). Après quelques recherches sur le nom de mon aïeul, j’ai pu retrouver les JO évoquant ses médailles professionnelles et celles concernant sa vie dans la musique municipale, ainsi que le journal décrivant la fête du centenaire de la musique municipale d’Ohain où mon AAGPM apparaît. Quelques recherches sur Fourmies et Ohain à cette époque afin de pouvoir lier l’Histoire à l’histoire d’Albert dans la mesure du possible. Ce point sera à retravailler car il n’a pas été assez creuser et encore moins utilisé.

Pour la mise en forme ce fut une histoire bien plus compliquée… Comment faire ? Par où démarrer ? Par ordre chronologique ou par thème ? avant de me décider sur toutes ces questions j’ai établi une chronologie des évènements depuis le mariage des parents d’Albert jusqu’au dernier document trouvé. J’ai utilisé des couleurs pour identifier les évènements, bleu pour les mariages, vert pour les naissances et ainsi de suite…

chronologie Albert

La partie la plus délicate et la plus indescriptible fut la rédaction en elle-même qui me prit plusieurs jours, un nombre incalculable de brouillon pour enfin réussir à écrire mon texte et me rendre compte après publication que je n’avais pas parlé de sa nationalité et donc de la partie militaire. Quelques documents manquaient et manquent encore, mais j’ai pu réduire la liste il y a quelques jours en mettant la main sur l’acte de décès de sa mère, Catherine Elisa.

Et vous ? Comment procédez-vous lorsque vous écrivez une chronique ? Votre première fut-elle aussi douloureuse que la mienne ?



Degrès d’instruction

Il y a quelques temps je vous parlais du livre « Les signatures de nos ancêtres, ou l’apprentissage d’un geste« , dans celui-ci nous parlions entre autres choses du lien entre le degrés d’instruction et la signature. Pour les hommes, on peut confirmer ou infirmer les informations ainsi déduites grâce aux états signalétiques militaires.  Les AD71 ont mis en ligne un document au format PDF « Pour mieux lire et comprendre un feuillet matricule » qui donne de nombreuses indications sur ces fiches. Voici, dans ce post, trois exemples piochés parmi mes ancêtres :

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Si on se focalise uniquement sur les degrés d’instruction voici ce que nous pouvons apprendre sur un soldat :

  • 0 : ne sait ni lire ni écrire
  • 1 : sait lire uniquement
  • 2 : sait lire et écrire
  • 3 : a une instruction primaire plus développée
  • 4 : a obtenu le brevet de l’enseignement primaire
  • 5 : bachelier, licencié… (le diplôme est précisé)
  • X : dont on n’a pu vérifier l’instruction

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Le site Le Parcours Du Combattant De La Guerre 1914-1918 propose une page d’explications très détaillée et fort bien illustrée sur la fiche matricule et plus particulièrement sur l’identité et l’instruction du soldat. des pistes pour approfondir le sujet sont proposés après une tableau de statistiques sur l’instruction des classes 109/1907/1910/1911. Sur cette page on trouve également les renseignements sur la granularité de ce degré d’instruction avec « générale/militaire ».

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D’aubaine en sol par le sang…

Au cours de mes recherches concernant ma première chronique et mon ancêtre Albert Joseph AUBRUN, je me suis retrouvée confrontée à un mini-mystère… Albert est né le 8 juin 1866 à Fourmies dans le Nord donc en France.  Souhaitant en apprendre plus sur mon aïeul, en plus des documents « de base » d’état civil, je me suis orientée vers les matricules militaires de la classe 1886… J’ai eu beau chercher dans divers circonscriptions, sur plusieurs années avant et après la date (au cas où il aurait été engagé volontaire, sait-on jamais), résultat : néant ! Au recensement de 1906, il est bien présent à Ohain (ville limitrophe française de Fourmies)… J’ai donc lancé une bouteille à la mer en espérant que quelqu’un aurait une idée sur un forum. Quelle idée grandiose ! Quand je vous dis que la généalogie c’est avant tout un échange !!!

Reprenons le recensement de 1906 :

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

La colonne « 10 – Nationalité » était honteusement passée à la trappe lors de ma lecture ! Albert et ses 2 fils vivants sont belges et non Français… Mais pourtant ils sont nés à Fourmies et Ohain, 2 communes du nord de la France… Sauf que Jean Joseph, père d’Albert, était Belge. La nationalité à cette époque se transmettait par le sang et non pas le sol. Je me suis donc penchée un peu sur le sujet et j’ai découvert qu’avant le droit du sol tel qu’on le connait aujourd’hui en France existait le droit du sang et bien encore avant le droit d’aubaine (petite mention aussi de droit naturel). Je vais poursuivre mon post en ciblant uniquement la Belgique et la France puisque c’est à partir d’un problème les concernant que je me suis documentée sur le sujet. Pour les questions sur d’autres pays je vous recommande les pages et documents suivants :

  • « La nationalité avant la lettre » Article sur le site Persée. Les pratiques de naturalisation en France sous l’Ancien Régime y sont décrites. Écrit par Peter Sahlins, Sylvie Rab, Cécile Alduy.
  • « La citoyenneté dans l’Histoire » Article sur le site Herodote.net retraçant un historique des droits à travers les époques.

 Le jus sanguinis est la règle attribuant aux enfants le nationalité de leur parents quelque soit leur lieu de naissance, c’est le droit du sang. Le jus soli est la règle attribuant la nationalité à une personne en raison de sa naissance dans un territoire donné, c’est le droit du sol. Dans certains pays la règle suivie est celle du « double droit du sol », dans ce cas on tient compte du lieu de naissance et du lieu de naissance des parents (attribution de la nationalité d’un pays à la personne née sur son territoire et dont un parent y est également né). Mais tout ceci c’est la situation actuelle. Revenons en arrière…

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Jusqu’au XIVème siècle, on ne parlait pas vraiment de nationalité car chacun dépendait d’une seigneurie (pour plus d’information recherchez « droit d’aubaine »). Cependant, Louis le Hutin (Louis X) publie un édit le 03 juillet 1315 « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». L’autorité dominante n’est donc plus celle du seigneur, mais celle du roi.. Les enfants nés en France de parents étrangers deviennent français dès leur naissance.

Les lois ne sont pas immuables (et heureusement), ainsi en 1515, un arrêt du Parlement de Paris, au sujet de l’héritage, commence à introduire le jus soli. La constitution de 1791 expose la citoyenneté accordée les différents cas de filiation. En 1804 est promulgué le Code Civil, par lequel la nationalité se transmet du père, le droit du sang. 1851 voit venir l’introduction du double droit du sol et 1889 durcira les conditions d’attribution et de rétractation.

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Ainsi le cas de mon AAGPM se situe dans la période jus sanguini, son père étant Belge, né en Belgique, alors lui, bien que né en France est Belge. Il m’aurait alors été bien difficile de trouver ses  états signalétiques militaires et son matricule…



Le site des AD77

Le petit voyage du jour nous amène dans le 77, la Seine et Marne. Le site des AD77 a misé sur les tons rouges, du pastel au bordeaux, pour nous présenter le département sur les points de vue historique, culturel, éducatif et communal. En effet, le bandeau muni de deux menus propose outre un accès aux archives en ligne et outils de recherche, un ensemble de pages sur l’Histoire du 77, les actions éducatives proposées par le département,  les évènements culturels (et loisirs). Je trouve un peu troublant les 4 points d’entrée suivants, car à première vue, je dirais que ces menus mènent à des proches si non identiques :

  • Archives en ligne
  • Outils de recherche
  • Archives 77
  • Archives communales

bandeau AD77

Il n’en est rien puisque le dernier me semble finalement plus réservé aux élus locaux pour leur proposer des conseils pour la conservation des documents (dans les durées mais aussi face aux intempéries). L’avant dernier me semble plus présentatif, c’est le où / quoi / comment / quand / pourquoi. Le premier donne un accès aux présentations d’archives numérisées suivant le type de document recherché (état civil / recensement / succession / hypothèques…). Chaque page s’ouvre sur une fenêtre Questions/Réponses, des références à des mots de vocabulaire sont faites et mènent parfois à un glossaire. Finalement, le menu « Outils de recherche » est celui qui va nous intéresser le plus. En plus de donne accès aux différents registres et documents numérisés, cette page propose des aides méthodologiques dont « Première recherche », « Faire sa généalogie » ou encore « Faire l’histoire d’une maison ». Je vous invite à lire ces pages. Elles sont simples, illustrées, claires. Les documents utiles sont listés, de même que les sources complémentaires. Ce sont de bons cours de base pour ceux qui n’ont encore jamais abordés ces points et de quoi attiser votre curiosité pour en savoir plus sur ces thèmes ainsi abordés.

L’accès à la base de données se fait donc par le menu « Outils de recherche » et le sous menu « Base de données« , finalement sur cette dernière page se trouve un lien « Accès direct à la base de données » qui vous permettra d’ouvrir le moteur de recherche  GAIA 9.

GAIA9 - AD77

J’avoue avoir été un peu gourmande pour une première recherche en choisissant « état civil fontainebleau » comme mots clés. Les résultats sont revenu nombreux, même un peu trop. J’ai pu voir des documents militaires (rapport de fonctionnement de la garde communale), préfectoraux (correspondances), communaux (contentieux) avant enfin de voir se lister les tables décennales de l’état civil de Fontainebleau. S’en suivirent encore 2 pages de listing de documents accessibles avec cette recherche dont des document du Tribunal de Grande Instance de Fontainebleau.

Je n’ai pas encore trouver comment affiner ma recherche de façon optimisée. J’ai tâtonné avec « naissance 1850 fontainebleau » et « naissance fontainebleau » avant d’avoir un résultat plus abordable par la recherche « fontainebleau table décennale ». Je pense qu’il me serait bénéfique de lire plus précisément la fiche méthodologique  « Première recherche »…



Un ancêtre, Une histoire (1)

Mon premier post « Un ancêtre, une histoire » portera sur mon AAGPM : Albert Joseph AUBRUN. C’est ma toute première chronique, elle est loin d’être parfaite, mais je me rends compte grâce à elle que l’exercice est encore plus difficile ce que j’avais imaginé… Je ferais un post pour expliquer ma démarche, il serait intéressant (et pas que pour moi) je pense que ceux et celles qui se sont déjà plié(e)s à ce genre d’exercices commentent, critiquent et conseillent le cheminement que j’ai réalisé. Je vais mettre en bleu mes commentaires concernant les recherches à faire pour compléter mon récit.

Vendredi 8 juin 1866, Jean Joseph AUBRUN a 28 ans, il est ouvrier d’une des 37 filatures de la ville où il est domicilié : Fourmies dans le Nord. Mais s’il se présente ce jour en mairie c’est pour déclarer qu’hier à six heures du soir son épouse depuis 1863 Catherine Elisa WILLAMME a donné naissance en leur foyer (Rue de la Haut) à Albert Joseph AUBRUN, leur fils et second enfant d’une fratrie qui en comptera 4. En effet, en 1864 est née Sidonie Elisa AUBRUN (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies), sœur aînée d’Albert et en 1872 et 1875 naîtront respectivement Gustave AUBRUN son cadet (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies) et Ernest AUBRUN le benjamin (Rue du Défriché à Fourmies).

 

rue de la haut

Source : Google Maps

 

En 1878, Albert devient musicien (Je cherche encore des informations sur le ou les instrument(s) qu’il jouait) et le sera pendant près de 60 ans, c’est pourquoi en septembre 1938, lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain (commune limitrophe de Fourmies) il sera mis à l’honneur avec, entre autres, messieurs HUFTIER, DUBOIS et BLAISE. Il y reçoit alors la médaille de la confédération musicale avec deux agrafes pour 60 années de présence, il était déjà titulaire de l’Étoile Fédérale (50 ans).

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

Source : « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing »

Albert est âgé de 18 ans, lorsque sa sœur de 2 ans son aînée quitte le domicile familial. Sidonie se marie en effet le lundi 02 février 1885 à Fourmies avec Clovis BARBE. 2 publications dans le  journal de Fourmies les 22 et 25 janvier 1885 dans le Journal de Fourmies annonçaient la promesse de mariage alors le jeudi 05 février c’est cette fois le mariage de la petite couturière de la famille et de son tisseur d’époux qui y est annoncé.

hors série - journal mariage Sidonie AUBRUN

Sources : Journal de Fourmies

La filature est en plein essor et Fourmies s’étend toujours plus car les ouvriers affluent. D’autres sont du pays comme on dit et c’est le cas d’Albert qui est devenu fileur. À l’aube de ses 24 ans, Albert épouse le lundi 07 avril 1890 Julia Emma MERCIER. La jeune femme est d’Ohain, village limitrophe de la fourmilière tisserande. Comme sa belle-sœur, Julia est couturière. Le foyer formé par les nouveaux époux s’agrandit bien vite puisque 2 ans après les noces, un petit garçon prénommé Lucien Albert voit le jour le vendredi 24 avril 1892.

Le jeudi 12 juillet 1894, Gustave se marie, la nouvelle belle-sœur d’Albert se nomme Marie Alphonsine NINITE. La petite nouvelle est âgée de 20 ans et originaire elle aussi de Fourmies. La famille vit une première fois le deuil avec le décès de Sidonie le 02 mars 1895 à l’âge de 30 ans. Il semblerait qu’elle ne laisse aucune descendance, Clovis est seul.

Samedi 08 août 1896 et lundi 29 août 1898, la famille AUBRUN dont Albert est le chef s’agrandit. Abel Albert Joseph et Félix Joseph naissent à Ohain où la famille a emménagé. Les années s’annoncent sous le signe des rires d’enfants. Albert, père de famille de trois garçonnets a changé de métier, la route Ohain-Fourmies à l’aube du XXème siècle dans la campagne ch’timi n’est pas encore motorisée pour tout le monde bien au contraire. Albert est devenu  graisseur dans une entreprise familiale du village, la « maison-Ernest Degousée et Ce ».

Hélas le mardi 13 septembre 1904, alors âgé de 12 ans, Lucien Albert décède en la maison familiale, rue de Véreuse à Ohain. C’est pourquoi lors du recensement de 1906, les enfants AUBRUN ne sont plus que deux. La famille déménage et vit à présent rue Neuve, juste à côté de la famille Edmond DEGOUSEE pour laquelle Albert travaille. Le monde est vraiment petit.

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

Sources : Archives Départementales

La mort frappe à nouveau la famille et cette fois-ci c’est Julia qui décède le vendredi 03 février 1911. Albert doit dès lors s’occuper seul de ses deux garçons de 15 et 13 ans. C’est très certainement l’une des raisons des secondes noces d’Albert le samedi 22 juin 1912 Victorine Marie BASTIEN à Ohain, il est alors proche de la cinquantaine et est devenu magasinier à la filature DEGOUSEE. Il sera d’ailleurs récompensé en 1924 de la médaille Vermille du travail et en 1929 de la médaille d’Argent du travail en qualité de magasinier de la maison Ernest Degousée.

Alors que Gustave projette de se remarier lui aussi, leur père, Jean Joseph décède le mardi 23 mars 1920 (Je n’ai pas encore trouvé trace du décès de son épouse, Catherine Elisa WILLAMME). Gustave épousera en seconde noces Léa Thérèse Marie PARISOT le samedi 11 septembre 1920.

Après son frère, Albert voit ses deux fils se marier, ainsi Félix Joseph quittera le foyer pour fonder le sien le samedi 16 juillet 1921, il épouse alors Pauline Adèle PRINCE, une fille du village, retoucheuse de métier. Abel Albert Joseph suit son exemple l’année suivante en épousant Marguerite Suzanne BASSET le samedi 18 novembre 1922.

De ces deux unions naitront plusieurs petits-enfants (8 recensés jusqu’ici), prêt à faire le bonheur de leur grand-père Albert.

La date de décès d’Albert n’est pas connue à ce jour. J’espère pouvoir dans quelques mois ou années compléter mon récit avec d’autres informations.



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