Visite en mairie comme au bon vieux temps…

Ah c’était mieux avant… C’est ce qu’on dit sur beaucoup de points non ? Il est vrai que l’informatique facilite grandement les recherches généalogique aujourd’hui. Cependant, la démocratisation d’Internet ne s’est pas faite en un jour, tout comme la numérisation des données et documents… Il faut aussi que je vous avoue mon addiction pour cette odeur de vieux registre. L’odeur du vieux papier, un peu humide, raconte à elle seule l’Histoire. L’aspect vient ensuite la compléter et raconter un passé souvent houleux. Afin de poursuivre et surtout illustrer mes recherches sur la branche généalogique de monsieur je suis retournée aux sources, au commencement, en bref en mairie. J’avais quelques jours de congés alors j’en ai profité.

J’avais commencé par classer les informations manquantes ou à confirmer, afin de déterminer les mairies dans lesquelles je devais me rendre pour établir plus facilement un planning pour mes recherches. Internet m’a ensuite fourni les adresses, les numéros de téléphone et les horaires des mairies. Et oui, la première chose à faire est de les appeler, car il faut être sur que les registres sont disponibles (parfois ils ont été détruits par le temps et l’Histoire, parfois ils ont été envoyé aux archives départementales et ne sont donc disponibles qu’auprès de celles-ci), mais également que le servie d’état civil pourra vous recevoir (horaires et disponibilités).

Si vous obtenez un oui à chacune de ces questions je vous conseille alors de préparer soigneusement votre liste avec qui / quoi / quand, afin de gagner du temps sur place, car on se laisse vite prendre au jeu dans un premier temps puis déborder dans un second. Qui est nommé dans l’acte que vous recherchez ? Quel type d’acte recherchez vous ? Quand fut rédiger l’acte ? C’est le minimum vital pour une recherche réussie.

Sur les trois mairies contactées, l’une n’a jamais rappelé, l’autre n’a pas décroché et la dernière me donna rendez-vous hors des horaires d’ouverture. Petite mairie, dans un petit village, en pleine période de vacances donc un petit effectif. Les horaires d’ouverture c’est surtout pour le publique, ensuite les bureaux continuent de fonctionner… C’est ainsi que je me suis rendue dans cette mairie, située à proximité de l’église du village, dans la rue principale pour ne pas dire l’unique rue du village.

A partir de là plusieurs possibilités… Soit les archives sont dans une pièce spéciale (par exemple à Anor, village du Nord de la France) soit les archives sont dans un coffre fort (par exemple à Filstroff, village de Moselle en France), tout dépend nombreux paramètres comme la taille de la commune, le nombre d’habitants, les archives gardées sur place… Soit le service d’état civil vous laisse travailler seul(e), soit il travaille avec vous.

Si à la base j’allais explorer le passé en solitaire, la dame qui m’accueilla fut vite prise au jeu et participa activement à mes recherches. Pendant presque 2h, nous parcourûmes 2 siècles de naissances, mariages et décès. Plus d’une dizaine d’actes furent ainsi trouvés et complétèrent les informations généalogiques concernant mon compagnon. Des dates furent mises à jour dans mes documents, d’autres furent modifiées ou supprimées, certaines furent ajoutées et de nouveaux noms apparurent…

À côté de votre crayon gris et de votre liste de recherche il y a 2 outils que je vous recommande fortement :

loupe

Parfois les caractères sont un peu délavés, parfois les caractères sont vraiment très petits, parfois la loupe vous aidera grandement à déchiffrer ce que ces papiers anciens recèlent… Je vais pas vous faire un dessin ou une dissertation sur l’utilisation d’une loupe, je pense que vous voyez très bien tout seul quand et comment l’utiliser…

gants

Qui dit registres d’archive dit vieux papiers, documents anciens et encre qui ne supporteront pas d’être manipulés. Autant pour protéger vos mains que pour protéger les documents, je ne saurais trop vous recommander de vous fournir ce genre de gants. Blanc, en coton, souvent au rayon photographie… Vous protègerez les archives de tous transferts corporels éventuels comme par exemple votre sueur, qui ne transpire pas quand excité de débloquer enfin une branche généalogique se trouve devant LE document tant attendu ? Tout ce qui peut se trouver sur vos mains également comme de l’encre ou des bactéries. Ça semble un peu gros dit comme cela, mais si aucun des lecteurs du registre ne fait attention à force des traces s’accumulent, des bactéries qui pourraient détériorer les pages se répandent… C’est ensuite une protection pour vous. Pour ses même bactéries, pour les champignons dû à l’humidité, pour l’encre qui déteindra sur vos doigts…

Après 2h en mairie, mes gants étaient grisonnants au niveau des doigts, la dame de la mairie n’avait pas de gants, mais avait les mains noires à la fin. Au début elle a refusé ma seconde paire de gants et semblait étonnée que j’en utilise, quand nous avons eu fini, elle s’est rendue compte de la véracité de mes mots en début d’après-midi…



Dater certains trésors de ma grand-mère…

Ma grand-mère paternelle sans être collectionneuse gardait tout ou presque. Ceci dit, à bien y réfléchir, mes 4 grands-parents étaient fait du même bois… Parmi les cartons de photographies et de lettres, il y avait une très grosse enveloppe. Un peu usée de partout, pas très loin d’exploser, mais surtout contenant un trésor d’informations pour moi. Des coupures de journaux. Une véritable revue de presse concernant mon grand-père et elle…

Sauf que certains articles ne comportent pas de date ou l’année n’est pas indiquée. Alors dans ce cas là que faire ?

Je n’ai pas de solution pour tous les articles, mais je continue de chercher et je vous informerais si je trouve.  Pour l’instant les 3 conseils que je peux vous prodiguer sont :

  • environnement
  • histoire
  • éphéméride

Environnement.

Après avoir inspecter la première face si vous n’avez rien trouver alors retournez, précautionneusement, le papier. Il est possible que derrière la date apparaisse à différents endroits. Elle peut être tout en haut ou tout en bas de la page, dans la bordure. Il sera alors question de la date d’édition du journal, mais c’est déjà plus précis que rien du tout non ?

Avez vous lu le reste de la feuille ? Il est possible que dans un autre article ou dans un encart soit spécifiée une date. Si l’article principal parle de « Lundi 10″ et qu’un encart annonce que « vendredi 14 juin 1918″ aura lieu le ramassage des pommes… Donc vous savez à présent que le texte principal faisait référence au lundi 10 juin 1918…

Histoire.

Pour découvrir l’histoire d’un aïeul, il faut connaître l’histoire de cet aïeul. Ou au moins de ceux qui l’entourent. L’histoire du village peut-être tout aussi importante que celle de la grande-tante Raymonde. Savoir que de 1869 à 1871 monsieur le maire se nommé Tartepion ou Jeanjosé peut vous aider à situer un article dans le temps si monsieur le maire est nommé dans celui-ci. Savoir que le village fut sujet aux inondations en 1975 vous aidera certainement à dater un article qui fait référence au niveau de l’eau l’année précédente ayant atteint des records… Tata Raymonde TRUC s’est mariée en 1953, comme son frère Henry TRUC, mais également comme leur cousine Josette TRUC et l’article parle du 4ème mariage dans la famille TRUC, il y a peut être alors une piste à explorer…

Éphéméride.

Vous avez le jour et la date, mais il vous manque l’année ? Plusieurs sites proposent des éphémérides et des calendriers. Prenez par exemple « Mercredi 22 novembre » dans une famille de musiciens. Pour trouver en quelle année la sainte-Cécile fut fêtée un mercredi on va regarder l’histoire de la famille et des lieux. On découvrira que monsieur TAREP était maire à partir de 1988 (en mandat jusqu’en 2007), que monsieur XUOHED était Député jusqu’en 2005 (mandat en cours depuis 1987). Cette article de journal parlant de la fête donnée en l’honneur de la sainte patronne des musiciens en présence de messieurs le maire et le député est donc située entre 1988 et 2005. Les calendriers de 1988 à 2005 vous ferons découvrir que 3 années sont possibles : 1989 / 1995 / 2000. Pour terminer votre datation il sera nécessaire d’observer le reste de la page et de son contenu. Un incendie, un loto d’association… De nombreux indices vous mettront sur la voie pour départager les années restantes.



Week-end nostalgie

Je viens de vivre un week-end chargé d’histoire, d’histoires, d’émotions, de souvenirs et de documents… Un trésor sous mes yeux, j’avais l’impression d’être Ali-Baba qui découvrait la caverne des 40 voleurs pour la première fois… Sauf qu’il n’y avait aucun voleur et que j’ai parcouru le passé et le vécu de mes grands-parents paternels.  Dans la suite de ce post, je vais appelé Pépé mon grand-père et Mémé ma grand-mère.Mémé s’est éteinte en 2002 et Pépé en 2005. Petite, je n’ai pas toujours écouté les histoires qu’ils me racontaient, mais surtout ils restèrent assez discrets sur leur histoire.

Même si je savais déjà que Pépé avait été fait prisonnier lors de la seconde guerre mondiale et déporté dans un camp en Silésie, je n’avais pas plus d’informations. Maintenant, j’ai pu voir des photos prises lors de cette époque. J’ai appris également que Pépé était fiancé avant le départ pour ses classes en 1938 : une bague à l’annulaire gauche sur une photo… Était-ce avec Mémé ?

Je crois que retrouver le permis de conduire militaire de mon grand-père et le tout premier permis de conduire de ma grand-mère figure dans le top 3 des documents retrouvés ce week-end… Juste avant la très grosse enveloppe contenant un nombre non-calculé d’articles de presse sur la vie associative, municipale et « post-militaire » de Pépé…

Je pense qu’il va me falloir au moins 3 mois pour tout trier correctement, classer le documents et les référencer. D’autant plus qu’à tout ceci il faut ajouter la collection de photos et les films tournés avec une Super-8…

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Histoire à boire

Chtimi d’origine, certains noms de ma généalogie sonnaient connu à mes oreilles en dehors de ce contexte. Google m’a vite renseignée. Des brasseries ! Anor et Fourmies, deux villes du Nord, virent fleurir comme beaucoup d’autres des malteries et des brasseries. Voici une partie du fruit de mes recherches. Les noms en gras sont les noms à l’origine de ma recherche, cependant ils ne sont pas reliés (pour le moment ?) aux branches existantes et connues de mon arbre :

Sur le site Brasseries de l’Avesnois, on apprend qu’Anor fut le berceau d’au moins 4 brasseries.

  1. Brasserie HANSENIUS, tenue par HANSENIUS Camille de 1890 à 1914. Devenue Brasserie HANSENIUS Frère (Grand Rue) jusqu’en 1940. En 1926, la brasserie produisait 2500 hectolitres de bière.
  2. Brasserie HARDY et Cie de 1898 à 1901. Devenue Brasserie Coopérative d’Anor (Rue Durvin puis Saint-Roch) jusqu’en 1939. En 1910, la brasserie était dirigée par P. HARDY. En 1926, elle était dirigée par M. PARMENTIER et produisait 6000 à 7000 hectolitres de bière.
  3. Brasserie LOBET, tenue par LOBET César de 1890 à 1895. Devenue Brasserie-Malterie et tenue par HOQUEMILLER Émile jusqu’en 1905. Devenue Brasserie HOQUEMILLER frères jusqu’en 1914.
  4. Brasserie MARTIN fondée en 1877. Devenue Brasserie HOTTE et MATIN de 1890 à 1906. Devenue Brasserie WAROQUIER jusqu’en 1914. Devenue Brasserie-Malterie WAROQUIER-LECQ (47 rue du Marais) jusqu’en 1940. En 1926, la brasserie est dirigée par François WAROQUIER et produisait entre 10000 et 20000 hectolitres de bière de fermentation haute. Devenue Brasserie-Malterie WAROQUIER et Cie (2 rue Fostier Bayard) jusqu’en 1974. En 1958, la brasserie est dirigée par Roger WAROQUIER et produisait 25000 hectolitres de bière et possédait 5 camions. La brasserie produisait aussi de la limonade « Soda Rona », du cidre et la bière s’appelait « Rona ». La brasserie WAROQUIER s’associa avec la brasserie POULAIN pour former les Brasseries de l’Avesnois » (dépositaire Pelforth).

Sur ce même site, quelques pages plus loin Brasseries de l’Avesnois, on en apprend plus sur la brasserie POULAIN.

  • La brasserie est dirigée par POULAIN Léon (4 rue du Trieux à Fourmies) de 1860 à 1914. Elle possédait des caves glacières et avait reçu la médaille d’or Paris en 1891. Devenue Brasserie POULAIN-JONEQUIN et Cie jusqu’en 1960. La brasserie déménage en 1926 au 86 rue Jules Guesdes. Elle est alors dirigée par Louis POULAIN et produisait 35000 hectolitres de bière. En 1946, la brasserie était la propriété Charles POULAIN et était dirigée par Mr THAILLIER. La brasserie employait 50 salariés et produisait de la bière de fermentation haute et basse, mais aussi de la limonade, du cidre et du vin. 18 cafés appartenaient à la brasserie à cette époque. La production s’arrêta en 1960. La brasserie POULAIN s’associe avec la brasserie WAROQUIER d’Anor pour former les Brasseries de l’Avesnois. Le bâtiment est détruit en 1995.


La branche de mon homme

Comme si mon arbre généalogique ne suffisait pas pour occuper mon temps libre, je me suis mise en tête de réaliser celui de mon compagnon. J’ai commencé ce nouveau défi il y a environ 2 ans. Peut-être devrais-je ajouté « à son grand désespoir » car cela signifie que je passe parfois beaucoup de temps avec ses parents à parler de cela, comme le sujet ne l’intéresse pas il trouve les conversations barbantes. Mais cela ne m’a pas stoppée.

J’ai donc commencé avec mes beaux-parents à établir les premières branches de l’arbre. Quelques documents furent les sources de départ comme un article de journal, un faire-part de décès…Sur internet, j’ai pu ensuite trouver quelques informations supplémentaires.

Hélas, les archives en ligne ne fournissent actuellement pour ce département que des tables décennales. Pas d’acte ou de table annuelle. Il est donc assez difficile, sans se déplacer, de garnir les branches.

L’une d’entre elles, stoppée au niveau des arrières-grands-parents de mon homme vient seulement de tilter dans mon petit cerveau ! Il m’aura fallu le temps, mais c’est bon… Nés en 1908 et 1915, je vais devoir me déplacer pour obtenir les actes de naissance, mais l’acte de mariage datant de 1934 je vais pouvoir le demander par courrier… Ainsi donc je pourrais accroître d’une génération ces 2 moignons d’histoires bloqués au XXème siècle…

Le courrier est parti. Il ne me reste plus qu’à patienter pour pouvoir avancer…



[Jennialogie Personnelle] La 5ème génération.

La 5ème génération étant assez éloignée à présent je vais nommer les individus par leurs patronymes. Vous allez donc entrer à présent non pas dans la 4ème dimension, mais dans la 5ème génération, mes arrières-arrières-grands-parents… Nous étions donc au SOSA 15 avec la mère de ma grand-mère maternelle. La génération 5 va donc de SOSA 16 à SOSA 31… Comme précédemment je vais citer les documents que j’ai pu trouver dans les même couleurs que dans le post précédent à savoir : En bleu les documents relatifs à la naissance, en vert les documents relatifs à la vie militaire, en violet les documents relatifs aux unions, en noir les documents relatifs au décès, en orange les autres documents. Si des documents n’ont pas été trouvé mis que des dates sont connues par les échanges avec d’autres généalogistes amateurs ou des cousins éloignés je ne les citerai pas temps que je ne pourrais les illustrer par un document.

  • SOSA 16 : Eugène Norbert LOBET (14/07/1843 – 25/04/1902)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Acte de Décès
  • SOSA 17 : Marie Hélène HOSSELET (22/01/1858 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 18 : Victor Lucien FOSTIER (09/09/1851 – )
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 19 : Céline Mathilde PETIT (22/01/1854 – 04/09/1931)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 20 : La légende familiale contient un nom, mais n’ayant pas de document le prouvant pour l’instant je ne peux mettre son nom dans ce listing.
  • SOSA 21 : Julia Blanche TROTIN (19/06/1882 – 28/05/1899)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Décès
  • SOSA 22 : Henry DEVRAY (25/02/1875 – 28/01/1912)
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 23 : Julia BOMBLED (18/06/1868 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 24 : Florentin Joseph HACQUART ( – 16/03/1928)
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 25 : Julia Joséphine HOUZAI (04/04/1858 – 07/05/1919)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 26 : Victor Désiré POTVIN (13/02/1851 – 03/01/1929)
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 27 : Victorine Alexandrine BOULENGER ( – 22/11/1930)
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 28 : Albert Joseph AUBRUN (07/06/1866 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 29 : Julia Emma MERCIER (18/06/1871 – 03/02/1911)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 30 : Camille César PRINCE (13/11/1868 – )
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 31 : Marie Pulchérie POULAIN (21/08/1878 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906

Voici pour la 5ème génération tous les documents à disposition pour l’instant.



Des nouvelles plus très fraîches, mais une bonne surprise…

Essayant de compléter la liste de mes documents sur ma branche patronymique, je jonglais entre ceux déjà récupérés et les fonds documentaires pour en trouver d’autres. Généanet m’a alors permis de trouver dans la bibliothèque de vieux journaux dont l’édition du dimanche 12 juin 1881 du Journal de Fourmies (59). En effet, un article décrivait alors une tradition ancienne remise au gout du jour par mes ancêtres lors de leur mariage.

le journal de fourmies dimanche 12 juin 1881

Voici retranscrit l’article pas toujours très lisible :

Rainsars – Lundi dernier, à l’occasion du mariage de M. Lobet, d’Anor, avec une charmante enfant du pays, nous avons eu la rare bonne fortune de voir renaître avec éclat, une fort belle et antique coutume, tout étincelante de couleur locale et qui a fait, certes, une heureuse diversion au milieu de nos usages sans originalité, où l’imitation et l’uniformité nivellent tout, hélas ! et où une noce ressemble aussi invariablement à une autre noce, qu’un habit à un autre habit.

On a couru le – pâté – comme le faisaient, il y a tantôt un siècle, nos « taïons ».

Cinquante-quatre cavaliers, cocardes au vent, plantés sur leurs destriers comme de fiers paladins, se disputèrent, à la course, le gâteau traditionnel dont les flancs dorés et rebondis recélaeint quinze beaux louis d’or, tout batants neufs, que la généreuse munificence d’un oncle de la mariée, M. Célestin Hosselet, de Campiaux, y avait enfermés pour la plus grande gloire, honneur et profit de la fête.

Puis la cavalcade se rangea sur une seule ligne et pendant que la musique d’Anor jetait aux échos les sons d’un de ses plus entraînants pas redoublés, l’heureux vainqueur vint galamment offrir, à la charmante épousée, le fouet, sceptre flexible, emblème de commandement, de puissance et de domination ; chacun en défilant devant elle reçut, d’une main légère mais ferme, le coup autoritaire ; mais grave à l’autorité si gracieusement représentée, si d’aventure quelque malin cavalier fut parvenu à s’emparer de la lanière tournoyante ! Il y aurait eu forte amende !

Ici, comme partout et toujours la mariée, en digne et habille fille d’Ève, a su jouer de ses adversaires et leur administrer le fouet avec tant d’adresse et de légèreté, qu’au moment même où un cavalier croyait tenir – « l’écachoire » – voltigeant devant son nez celle-ci s’abattait sur ses épaules aux applaudissements et aux rires homériques de la foule.

Nous avons remarqué que les femmes surtout riaient de bon cœur et ma foi ! il faut en convenir, cette petite leçon donnée si gaillardement par une toute gracieuse mariée à ses messieurs les représentants du sexe barbu, vaut bien un « pâté » !

C’est ainsi que je me retrouve avec un nouvel objectif à ma liste déjà bien fournie : Retrouver cette coutume (locale ?)…



Blanc Bonnet et Bonnet Blanc

Lorsque patronyme et matronyme vous posent problème il faut absolument se rappeler que l’orthographe d’un nom de famille n’a pas toujours été fixe… Ainsi Simon COBET sur un acte de naissance, peut « devenir » Simon COBBE sur un acte de mariage, il sera noté Simon COBEZ sur l’acte de décès de son épouse et Simon COBBEY sur son acte de décès… Votre coiffeur va devoir vous racheter des extensions ?

donc il est possible que DUPONT et DUPOND soient des cousins, et il en sera de même pour les FLORY, FLEURI, FLEURIT FLORI, FLORIT…

Les noms de famille ne sont héréditaires que depuis le XIIème siècle. Sauf qu’à ce moment là le taux analphabétisme alors au moment d’épeler un nom ou de relire un acte pour confirmer l’orthographe il est possible que votre arrière-(fois-plein)-grand-papy, un peu honteux de ne savoir lire, mais tout de même fier de savoir signer à valider l’orthographe. L’agent d’état civil n’ayant pas la science infuse il nota ce qu’on lui dit. Ainsi les noms varièrent au cours du temps.

La prononciation n’aida pas non plus. Imaginez donc un peu, suite à un déménagement on arrive dans une région avec un nouvel accent. Chacun aura à cœur de prononcer le nom comme il l’a entendu puis de le retranscrire… Les premiers livrets de famille ne furent délivrés qu’entre 1875 et 1877. Fixer l’orthographe pris donc du temps… Dans les années 1980 l’informatisation épura en quelque sorte les orthographes d’un nom par la suppression de certains signes dits « diacritiques ».

Signes diacritiques : accents / Cédille. Il existe donc en français 4 signes diacritiques suscrits (inscrits au-dessus) avec accent grave, accent aigu, accent circonflexe et tréma, ainsi qu’un signe diacritique souscrit (inscrit en dessous) avec la cédille.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les noms de famille et leurs variations il existe des livres comme

  • Encyclopédie des noms de famille (Marie-Odile Mergnac)
  • Dictionnaire des noms de famille (Marie-Thérèse Morlet)
  • Le patronyme (Amor Hakima, Guy Brunet, Pierre Darlu, Gianna Zei)

Sinon comme d’habitude, bien que sa science ne soit pas infuse, Wikipedia a bien souvent des informations intéressantes…



[Jennialogie Personnelle] De rien à 4 générations.

Lorsque j’ai commencé à vouloir retrouver mes ancêtres j’en ai parlé avec mes parents qui m’ont chacun donné leurs propres recherches. C’est à partir de leur arbre papier respectif que je me suis basée pour ensuite remonter les branches, feuille par feuille. Je ne parlerai ici que des +130 (ceux dont la date de naissance se situe avant 1886, pour éviter tout souci de dates et de légalité) et uniquement de ceux dont les données ont été vérifiées. J’ai pu récupérer des informations à droite à gauche, mais tout n’est pas encore vérifié. Donc même si techniquement je suis déjà plus loin temps que ce n’est pas confirmer avec au moins deux documents je ne parlerai pas de cette personne… Ce qui fait que les 4 premières générations ne seront connues que par des surnoms ou des numéros SOSA.

Je suis donc SOSA 1, mon papa est SOSA 2 et ma maman est SOSA 3. Voici le « détail » de mes grands-parents et arrières-grands-parents :

  • mon grand-père paternel, nommé « pépé » est SOSA 4.
    • Ses parents sont SOSA 8 et 9.
  • ma grand-mère paternelle, nommée « mémé » est SOSA 5.
    • Ses parents sont SOSA 10 et 11.
  • mon grand-père maternel, nommé « papy » est SOSA 6.
    • Ses parents sont SOSA 12 et 13.
  • ma grand-mère maternelle, nommée « mamy » est SOSA 7.
    • Ses parents sont SOSA 14 et 15.

Lorsque 5 et 7 étaient encore vivantes j’ai plusieurs fois parlé avec elles de généalogie. Chacune put me donner des photographies tant de leur couple que de leurs parents et ceux de mes grands-pères. Elles confirmèrent des dates, en ajoutèrent. J’avais une base solide pour démarrer. J’ai commencé à récolter les documents. J’ai écrit aux mairies pour les actes de naissance, hélas 2/4 seulement répondirent. Je suis alors allée en mairie pour commencer mon travail dans les archives.

La première, j’y suis allée un samedi à la mairie pour la branche paternelle, ignorant les horaires d’ouverture et très peu renseignée, j’avais 14-15. C’était fermé, mais ouvert. J’entends par là que c’était hors des horaires d’ouverture, mais étant la petite fille d’un villageois qui a fait beaucoup pour la commune, connu comme le loup blanc et ancien maire du village, l’adjoint présent m’autorisa tout de même à passer du temps dans les archives. Presque 4 heures, seule, au milieu du passé, avec à disposition une photocopieuse en libre service, du papier, des crayons et une bombonne d’eau… Que de découvertes pour cette première expédition parmi les registres. Classement, écriture, formules… J’en prenais plein les yeux et revenais avec un classeur un peu plus fournis, mais des souvenirs plein la tête. Je crois que c’est l’expérience généalogique la plus enrichissante que j’ai vécu jusque là.

Quelques jours plus tard, renseignée cette fois sur les horaires d’ouverture, je suis allée dans la mairie de la branche maternelle. Les archives n’étaient pas sous les toits comme les premières, mais dans une salle derrière le bureau de l’état civil. Les photocopies payantes (j’avais prévu ma monnaie heureusement). C’est là que j’ai découvert qu’il me serait nécessaire de me rendre dans d’autres mairies, qui bien que proches étaient trop loin pour une adolescente non-motorisée en vacances chez ses grands-parents non-motorisés. J’ai également découvert que le sens de l’organisation est complètement différent d’une mairie à l’autre…

À cette époque, je ne cherchais jamais les collatéraux et je ne les notais pas à côté (je ne savais pas encore ce que sont les implexes). À cette époque, je ne gardais copie que des actes, pas de table décennale, pas de table annuelle…

Quoiqu’il en soit, ma 4ème génération était complète et la 5ème pas loin de l’être (je parlerais de la 5ème génération dans un post qui lui sera propre). Voici la liste des documents (hors photographies) que j’ai aujourd’hui pu réunir sur les 15 premiers SOSA. En bleu les documents relatifs à la naissance, en vert les documents relatifs à la vie militaire, en violet les documents relatifs aux unions, en noir les documents relatifs au décès, en orange les autres documents.

  1. Moi
    • Copie du livret de famille
    • Copie d’acte de naissance
  2. Papa
    • Carte Récapitulative Service Militaire
    • Copie du livret de famille
    • Carte récapitulative Actes Religieux
  3. Maman
    • Copie du livret de famille
    • Copie du livret de famille
    • Carte récapitulative Actes Religieux
  4. Pépé
    • Copie d’acte de naissance
  5. Mémé
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie d’acte de naissance
    • Faire-part de Décès
  6. Papy
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie du livret de famille
    • Copie du livret de famille
  7. Mamy
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie du livret de famille
  8. Papa de pépé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  9. Maman de pépé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
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Evolution par l’exemple.

Il y a quelques temps je vous parlais d’évolution d’écriture tant par le texte, que la forme. Je viens de trouver un bel exemple pour illustrer mes propos. Parfois dans un même registre, d’une page à l’autre et pour une même année le texte peut changer.  Voici tiré d’un registre religieux un extrait d’acte de baptême à gauche et un extrait d’acte de sépulture à droite. L’écriture semble relativement identique des deux côtés. Je n’ai laissé qu’un petit morceau et ce n’est peut-être pas suffisant pour les graphologues et paléologues, désolée.

évolution texte soixante-dix septante meme registre alterne

Dans le premier extrait on voit l’année comme suit :

  • « L’an mil sept cent soixante dix« 

Dans le second extrait on voit l’année comme suit :

  • « L’an mil sept cent septante« 

J’ai regardé un petit peu le registre de plus près. Tout le registre est comme cela, tantôt soixante dix, tantôt septante… Je ne saurais expliquer si l’homme d’église a changé le texte d’après le type d’acte ou s’il était bipolaire. Je n’ai pas assez étudié le registre et je n’ai pas fait de statistiques sur la question pour répondre, mais je me suis dit qu’un exemple c’est toujours parlant…

 



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