Sous le voile…

Il y a quelques années, j’ai assisté à un mariage où les époux furent entourés d’un genre d’étole pendant la bénédiction par le curé. Je ne connaissais pas cette coutume et pour être franche j’avais presque oublié cet évènement. Cependant, il vient de m’être remémoré en lisant « Enfants abandonnés, enfants sans père » car je suis tombée sur une peinture représentant un « mariage sous le voile dans les années 1860″. J’ai alors découvert que ce genre de mariage servaient souvent à légitimer les enfants nés hors mariage. Voici un extrait de l’explication :

Sous l’ancien régime, les enfants naturels étaient légitimés lors du mariage des parents. Cette légitimation prenait la forme symbolique de la « mise sous le voile » de l’enfant lors de la cérémonie du mariage.

Maintenant, il est nécessaire de se plonger dans les livres d’Histoire et de coutumes religieuses pour comprendre un peu plus celle-ci et sa signification. Le mariage chrétien est une invention du Moyen-âge. Le rite romain est celui pratiqué depuis des siècles, sa description est dans cet extrait de Histoire générale des cérémonies, mœurs, et coutumes religieuses de tous les peuples du monde de Bernard Picart : « un ruban large, qui servait à unir et lier ensemble les deux époux, qu’on mettait ainsi en quelque sorte sous le même joug« .

Au niveau explications historiques, je vous propose tout simplement celle donné sur le site « Passion généalogie et Histoires normandes » qui est très complète :

passiongenealogie



Un autre monde… [première visite]

Je suis entrée dans un autre monde… Un monde où le silence est roi et où l’information est sa reine : Les archives départementales de Moselle !

Pour moi c’était une grande première, je n’avais jusque là encore jamais mis les pieds dans un tel lieu. Petite je ne savais pas ce que j’y trouverais, plus tard je n’avais soit pas le temps soit pas j’étais trop impressionnable pour oser y pointer le bout de mon nez… C’est puérile, mais tant pis… Lieux sacré de l’information, temple des ressources historiques, tombeau du passé conservé… Moi, généalogiste amateur, en quête d’un passé familiale, simple jeune femme sans de grandes connaissances encyclopédiques, comment m’aurait-on admise dans une telle salle d’études ?

Ah c’est sûr que ma vision était un peu erronée et très idéaliste, mais il n’en reste pas moi que le côté romanesque en moins je suis restée très sensible à cet endroit.

Tout commence à l’entrée du parking, un peu à l’écart du reste des bâtiments de la zone, boisé d’une part, de l’herbe de l’autre et pour finir quelques places (à première vue je dirais une 50taine de places et encore). Si peu pour un si grand bâtiment on reste tout de même sur la notion d’accès « aux élus » (je vous avais prévenu pour le côté piédestal non ?), en fait c’est juste que peu de monde vient donc peu de besoin au niveau stationnement… Le côté intimidant s’estompe un peu dans le hall, mais pas complètement. À droite des casiers à clé pour déposer vos affaires, car une fois enregistré (si c’est votre première visite en ces lieux) ils vous faudra déposer là vos affaires pour ne garder avec vous que des feuilles volantes (pas de cahier, pas de pochette, pas de farde, pas de classeur…) et un crayon à papier (aussi dénommé suivant les régions de crayon gris ou de crayon de bois). Vous avez le droit à un ordinateur ou une tablette ainsi qu’à un appareil photographique. Un numéro de lecteur vous est attribué, il est votre sésame pour entrer dans cette grotte aux mille merveilles…

Une fois gravi l’escalier vous accédez à la salle de lecture. Le silence est de mise, même si certains ne comprennent pas le sens du terme ni même qu’il soit allié au mot « discrétion »… Le calme est presque aussi religieux que dans une église, s’en est reposant et en même temps étouffant. Un îlot central massif, des tables de travail version bibliothèque universitaire américaine (oui oui avec les lampes de bureau dorées et vertes…), tout autour des étagères de classeurs et livres, au fond un comptoir…

Si vous avez besoin d’un renseignement c’est au chef de salle qu’il faut parler, il vous indiquera comment faire une recherche et obtenir le trésor d’archive de vos rêves… Le principe est simple, dans un classeur les références, vous l’entrez dans l’ordinateur grâce à votre numéro de lecteur et dans les 10-15 min suivantes vous vous présentez au comptoir pour retirer le registre ou le microfilm (ou autre document comme par exemple livre, carte…) puis vous le consultez à la table de travail que vous avez au préalable réservé…

Je suis restée environ 4h pour cette première visite, puis chez moi j’ai dépouillé toutes les photos prises pour les classer, ranger, répertorier et joindre aux bonnes fiches. Au final : 12 actes !



Visite en mairie comme au bon vieux temps…

Ah c’était mieux avant… C’est ce qu’on dit sur beaucoup de points non ? Il est vrai que l’informatique facilite grandement les recherches généalogique aujourd’hui. Cependant, la démocratisation d’Internet ne s’est pas faite en un jour, tout comme la numérisation des données et documents… Il faut aussi que je vous avoue mon addiction pour cette odeur de vieux registre. L’odeur du vieux papier, un peu humide, raconte à elle seule l’Histoire. L’aspect vient ensuite la compléter et raconter un passé souvent houleux. Afin de poursuivre et surtout illustrer mes recherches sur la branche généalogique de monsieur je suis retournée aux sources, au commencement, en bref en mairie. J’avais quelques jours de congés alors j’en ai profité.

J’avais commencé par classer les informations manquantes ou à confirmer, afin de déterminer les mairies dans lesquelles je devais me rendre pour établir plus facilement un planning pour mes recherches. Internet m’a ensuite fourni les adresses, les numéros de téléphone et les horaires des mairies. Et oui, la première chose à faire est de les appeler, car il faut être sur que les registres sont disponibles (parfois ils ont été détruits par le temps et l’Histoire, parfois ils ont été envoyé aux archives départementales et ne sont donc disponibles qu’auprès de celles-ci), mais également que le servie d’état civil pourra vous recevoir (horaires et disponibilités).

Si vous obtenez un oui à chacune de ces questions je vous conseille alors de préparer soigneusement votre liste avec qui / quoi / quand, afin de gagner du temps sur place, car on se laisse vite prendre au jeu dans un premier temps puis déborder dans un second. Qui est nommé dans l’acte que vous recherchez ? Quel type d’acte recherchez vous ? Quand fut rédiger l’acte ? C’est le minimum vital pour une recherche réussie.

Sur les trois mairies contactées, l’une n’a jamais rappelé, l’autre n’a pas décroché et la dernière me donna rendez-vous hors des horaires d’ouverture. Petite mairie, dans un petit village, en pleine période de vacances donc un petit effectif. Les horaires d’ouverture c’est surtout pour le publique, ensuite les bureaux continuent de fonctionner… C’est ainsi que je me suis rendue dans cette mairie, située à proximité de l’église du village, dans la rue principale pour ne pas dire l’unique rue du village.

A partir de là plusieurs possibilités… Soit les archives sont dans une pièce spéciale (par exemple à Anor, village du Nord de la France) soit les archives sont dans un coffre fort (par exemple à Filstroff, village de Moselle en France), tout dépend nombreux paramètres comme la taille de la commune, le nombre d’habitants, les archives gardées sur place… Soit le service d’état civil vous laisse travailler seul(e), soit il travaille avec vous.

Si à la base j’allais explorer le passé en solitaire, la dame qui m’accueilla fut vite prise au jeu et participa activement à mes recherches. Pendant presque 2h, nous parcourûmes 2 siècles de naissances, mariages et décès. Plus d’une dizaine d’actes furent ainsi trouvés et complétèrent les informations généalogiques concernant mon compagnon. Des dates furent mises à jour dans mes documents, d’autres furent modifiées ou supprimées, certaines furent ajoutées et de nouveaux noms apparurent…

À côté de votre crayon gris et de votre liste de recherche il y a 2 outils que je vous recommande fortement :

loupe

Parfois les caractères sont un peu délavés, parfois les caractères sont vraiment très petits, parfois la loupe vous aidera grandement à déchiffrer ce que ces papiers anciens recèlent… Je vais pas vous faire un dessin ou une dissertation sur l’utilisation d’une loupe, je pense que vous voyez très bien tout seul quand et comment l’utiliser…

gants

Qui dit registres d’archive dit vieux papiers, documents anciens et encre qui ne supporteront pas d’être manipulés. Autant pour protéger vos mains que pour protéger les documents, je ne saurais trop vous recommander de vous fournir ce genre de gants. Blanc, en coton, souvent au rayon photographie… Vous protègerez les archives de tous transferts corporels éventuels comme par exemple votre sueur, qui ne transpire pas quand excité de débloquer enfin une branche généalogique se trouve devant LE document tant attendu ? Tout ce qui peut se trouver sur vos mains également comme de l’encre ou des bactéries. Ça semble un peu gros dit comme cela, mais si aucun des lecteurs du registre ne fait attention à force des traces s’accumulent, des bactéries qui pourraient détériorer les pages se répandent… C’est ensuite une protection pour vous. Pour ses même bactéries, pour les champignons dû à l’humidité, pour l’encre qui déteindra sur vos doigts…

Après 2h en mairie, mes gants étaient grisonnants au niveau des doigts, la dame de la mairie n’avait pas de gants, mais avait les mains noires à la fin. Au début elle a refusé ma seconde paire de gants et semblait étonnée que j’en utilise, quand nous avons eu fini, elle s’est rendue compte de la véracité de mes mots en début d’après-midi…



Dater certains trésors de ma grand-mère…

Ma grand-mère paternelle sans être collectionneuse gardait tout ou presque. Ceci dit, à bien y réfléchir, mes 4 grands-parents étaient fait du même bois… Parmi les cartons de photographies et de lettres, il y avait une très grosse enveloppe. Un peu usée de partout, pas très loin d’exploser, mais surtout contenant un trésor d’informations pour moi. Des coupures de journaux. Une véritable revue de presse concernant mon grand-père et elle…

Sauf que certains articles ne comportent pas de date ou l’année n’est pas indiquée. Alors dans ce cas là que faire ?

Je n’ai pas de solution pour tous les articles, mais je continue de chercher et je vous informerais si je trouve.  Pour l’instant les 3 conseils que je peux vous prodiguer sont :

  • environnement
  • histoire
  • éphéméride

Environnement.

Après avoir inspecter la première face si vous n’avez rien trouver alors retournez, précautionneusement, le papier. Il est possible que derrière la date apparaisse à différents endroits. Elle peut être tout en haut ou tout en bas de la page, dans la bordure. Il sera alors question de la date d’édition du journal, mais c’est déjà plus précis que rien du tout non ?

Avez vous lu le reste de la feuille ? Il est possible que dans un autre article ou dans un encart soit spécifiée une date. Si l’article principal parle de « Lundi 10″ et qu’un encart annonce que « vendredi 14 juin 1918″ aura lieu le ramassage des pommes… Donc vous savez à présent que le texte principal faisait référence au lundi 10 juin 1918…

Histoire.

Pour découvrir l’histoire d’un aïeul, il faut connaître l’histoire de cet aïeul. Ou au moins de ceux qui l’entourent. L’histoire du village peut-être tout aussi importante que celle de la grande-tante Raymonde. Savoir que de 1869 à 1871 monsieur le maire se nommé Tartepion ou Jeanjosé peut vous aider à situer un article dans le temps si monsieur le maire est nommé dans celui-ci. Savoir que le village fut sujet aux inondations en 1975 vous aidera certainement à dater un article qui fait référence au niveau de l’eau l’année précédente ayant atteint des records… Tata Raymonde TRUC s’est mariée en 1953, comme son frère Henry TRUC, mais également comme leur cousine Josette TRUC et l’article parle du 4ème mariage dans la famille TRUC, il y a peut être alors une piste à explorer…

Éphéméride.

Vous avez le jour et la date, mais il vous manque l’année ? Plusieurs sites proposent des éphémérides et des calendriers. Prenez par exemple « Mercredi 22 novembre » dans une famille de musiciens. Pour trouver en quelle année la sainte-Cécile fut fêtée un mercredi on va regarder l’histoire de la famille et des lieux. On découvrira que monsieur TAREP était maire à partir de 1988 (en mandat jusqu’en 2007), que monsieur XUOHED était Député jusqu’en 2005 (mandat en cours depuis 1987). Cette article de journal parlant de la fête donnée en l’honneur de la sainte patronne des musiciens en présence de messieurs le maire et le député est donc située entre 1988 et 2005. Les calendriers de 1988 à 2005 vous ferons découvrir que 3 années sont possibles : 1989 / 1995 / 2000. Pour terminer votre datation il sera nécessaire d’observer le reste de la page et de son contenu. Un incendie, un loto d’association… De nombreux indices vous mettront sur la voie pour départager les années restantes.



Week-end nostalgie

Je viens de vivre un week-end chargé d’histoire, d’histoires, d’émotions, de souvenirs et de documents… Un trésor sous mes yeux, j’avais l’impression d’être Ali-Baba qui découvrait la caverne des 40 voleurs pour la première fois… Sauf qu’il n’y avait aucun voleur et que j’ai parcouru le passé et le vécu de mes grands-parents paternels.  Dans la suite de ce post, je vais appelé Pépé mon grand-père et Mémé ma grand-mère.Mémé s’est éteinte en 2002 et Pépé en 2005. Petite, je n’ai pas toujours écouté les histoires qu’ils me racontaient, mais surtout ils restèrent assez discrets sur leur histoire.

Même si je savais déjà que Pépé avait été fait prisonnier lors de la seconde guerre mondiale et déporté dans un camp en Silésie, je n’avais pas plus d’informations. Maintenant, j’ai pu voir des photos prises lors de cette époque. J’ai appris également que Pépé était fiancé avant le départ pour ses classes en 1938 : une bague à l’annulaire gauche sur une photo… Était-ce avec Mémé ?

Je crois que retrouver le permis de conduire militaire de mon grand-père et le tout premier permis de conduire de ma grand-mère figure dans le top 3 des documents retrouvés ce week-end… Juste avant la très grosse enveloppe contenant un nombre non-calculé d’articles de presse sur la vie associative, municipale et « post-militaire » de Pépé…

Je pense qu’il va me falloir au moins 3 mois pour tout trier correctement, classer le documents et les référencer. D’autant plus qu’à tout ceci il faut ajouter la collection de photos et les films tournés avec une Super-8…

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Histoire à boire

Chtimi d’origine, certains noms de ma généalogie sonnaient connu à mes oreilles en dehors de ce contexte. Google m’a vite renseignée. Des brasseries ! Anor et Fourmies, deux villes du Nord, virent fleurir comme beaucoup d’autres des malteries et des brasseries. Voici une partie du fruit de mes recherches. Les noms en gras sont les noms à l’origine de ma recherche, cependant ils ne sont pas reliés (pour le moment ?) aux branches existantes et connues de mon arbre :

Sur le site Brasseries de l’Avesnois, on apprend qu’Anor fut le berceau d’au moins 4 brasseries.

  1. Brasserie HANSENIUS, tenue par HANSENIUS Camille de 1890 à 1914. Devenue Brasserie HANSENIUS Frère (Grand Rue) jusqu’en 1940. En 1926, la brasserie produisait 2500 hectolitres de bière.
  2. Brasserie HARDY et Cie de 1898 à 1901. Devenue Brasserie Coopérative d’Anor (Rue Durvin puis Saint-Roch) jusqu’en 1939. En 1910, la brasserie était dirigée par P. HARDY. En 1926, elle était dirigée par M. PARMENTIER et produisait 6000 à 7000 hectolitres de bière.
  3. Brasserie LOBET, tenue par LOBET César de 1890 à 1895. Devenue Brasserie-Malterie et tenue par HOQUEMILLER Émile jusqu’en 1905. Devenue Brasserie HOQUEMILLER frères jusqu’en 1914.
  4. Brasserie MARTIN fondée en 1877. Devenue Brasserie HOTTE et MATIN de 1890 à 1906. Devenue Brasserie WAROQUIER jusqu’en 1914. Devenue Brasserie-Malterie WAROQUIER-LECQ (47 rue du Marais) jusqu’en 1940. En 1926, la brasserie est dirigée par François WAROQUIER et produisait entre 10000 et 20000 hectolitres de bière de fermentation haute. Devenue Brasserie-Malterie WAROQUIER et Cie (2 rue Fostier Bayard) jusqu’en 1974. En 1958, la brasserie est dirigée par Roger WAROQUIER et produisait 25000 hectolitres de bière et possédait 5 camions. La brasserie produisait aussi de la limonade « Soda Rona », du cidre et la bière s’appelait « Rona ». La brasserie WAROQUIER s’associa avec la brasserie POULAIN pour former les Brasseries de l’Avesnois » (dépositaire Pelforth).

Sur ce même site, quelques pages plus loin Brasseries de l’Avesnois, on en apprend plus sur la brasserie POULAIN.

  • La brasserie est dirigée par POULAIN Léon (4 rue du Trieux à Fourmies) de 1860 à 1914. Elle possédait des caves glacières et avait reçu la médaille d’or Paris en 1891. Devenue Brasserie POULAIN-JONEQUIN et Cie jusqu’en 1960. La brasserie déménage en 1926 au 86 rue Jules Guesdes. Elle est alors dirigée par Louis POULAIN et produisait 35000 hectolitres de bière. En 1946, la brasserie était la propriété Charles POULAIN et était dirigée par Mr THAILLIER. La brasserie employait 50 salariés et produisait de la bière de fermentation haute et basse, mais aussi de la limonade, du cidre et du vin. 18 cafés appartenaient à la brasserie à cette époque. La production s’arrêta en 1960. La brasserie POULAIN s’associe avec la brasserie WAROQUIER d’Anor pour former les Brasseries de l’Avesnois. Le bâtiment est détruit en 1995.


La branche de mon homme

Comme si mon arbre généalogique ne suffisait pas pour occuper mon temps libre, je me suis mise en tête de réaliser celui de mon compagnon. J’ai commencé ce nouveau défi il y a environ 2 ans. Peut-être devrais-je ajouté « à son grand désespoir » car cela signifie que je passe parfois beaucoup de temps avec ses parents à parler de cela, comme le sujet ne l’intéresse pas il trouve les conversations barbantes. Mais cela ne m’a pas stoppée.

J’ai donc commencé avec mes beaux-parents à établir les premières branches de l’arbre. Quelques documents furent les sources de départ comme un article de journal, un faire-part de décès…Sur internet, j’ai pu ensuite trouver quelques informations supplémentaires.

Hélas, les archives en ligne ne fournissent actuellement pour ce département que des tables décennales. Pas d’acte ou de table annuelle. Il est donc assez difficile, sans se déplacer, de garnir les branches.

L’une d’entre elles, stoppée au niveau des arrières-grands-parents de mon homme vient seulement de tilter dans mon petit cerveau ! Il m’aura fallu le temps, mais c’est bon… Nés en 1908 et 1915, je vais devoir me déplacer pour obtenir les actes de naissance, mais l’acte de mariage datant de 1934 je vais pouvoir le demander par courrier… Ainsi donc je pourrais accroître d’une génération ces 2 moignons d’histoires bloqués au XXème siècle…

Le courrier est parti. Il ne me reste plus qu’à patienter pour pouvoir avancer…



[Jennialogie Personnelle] La 5ème génération.

La 5ème génération étant assez éloignée à présent je vais nommer les individus par leurs patronymes. Vous allez donc entrer à présent non pas dans la 4ème dimension, mais dans la 5ème génération, mes arrières-arrières-grands-parents… Nous étions donc au SOSA 15 avec la mère de ma grand-mère maternelle. La génération 5 va donc de SOSA 16 à SOSA 31… Comme précédemment je vais citer les documents que j’ai pu trouver dans les même couleurs que dans le post précédent à savoir : En bleu les documents relatifs à la naissance, en vert les documents relatifs à la vie militaire, en violet les documents relatifs aux unions, en noir les documents relatifs au décès, en orange les autres documents. Si des documents n’ont pas été trouvé mis que des dates sont connues par les échanges avec d’autres généalogistes amateurs ou des cousins éloignés je ne les citerai pas temps que je ne pourrais les illustrer par un document.

  • SOSA 16 : Eugène Norbert LOBET (14/07/1843 – 25/04/1902)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Acte de Décès
  • SOSA 17 : Marie Hélène HOSSELET (22/01/1858 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 18 : Victor Lucien FOSTIER (09/09/1851 – )
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 19 : Céline Mathilde PETIT (22/01/1854 – 04/09/1931)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 20 : La légende familiale contient un nom, mais n’ayant pas de document le prouvant pour l’instant je ne peux mettre son nom dans ce listing.
  • SOSA 21 : Julia Blanche TROTIN (19/06/1882 – 28/05/1899)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Décès
  • SOSA 22 : Henry DEVRAY (25/02/1875 – 28/01/1912)
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 23 : Julia BOMBLED (18/06/1868 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 24 : Florentin Joseph HACQUART ( – 16/03/1928)
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 25 : Julia Joséphine HOUZAI (04/04/1858 – 07/05/1919)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 26 : Victor Désiré POTVIN (13/02/1851 – 03/01/1929)
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 27 : Victorine Alexandrine BOULENGER ( – 22/11/1930)
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 28 : Albert Joseph AUBRUN (07/06/1866 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 29 : Julia Emma MERCIER (18/06/1871 – 03/02/1911)
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Acte de Décès
  • SOSA 30 : Camille César PRINCE (13/11/1868 – )
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  • SOSA 31 : Marie Pulchérie POULAIN (21/08/1878 – )
    • Acte de Naissance
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906

Voici pour la 5ème génération tous les documents à disposition pour l’instant.



Des nouvelles plus très fraîches, mais une bonne surprise…

Essayant de compléter la liste de mes documents sur ma branche patronymique, je jonglais entre ceux déjà récupérés et les fonds documentaires pour en trouver d’autres. Généanet m’a alors permis de trouver dans la bibliothèque de vieux journaux dont l’édition du dimanche 12 juin 1881 du Journal de Fourmies (59). En effet, un article décrivait alors une tradition ancienne remise au gout du jour par mes ancêtres lors de leur mariage.

le journal de fourmies dimanche 12 juin 1881

Voici retranscrit l’article pas toujours très lisible :

Rainsars – Lundi dernier, à l’occasion du mariage de M. Lobet, d’Anor, avec une charmante enfant du pays, nous avons eu la rare bonne fortune de voir renaître avec éclat, une fort belle et antique coutume, tout étincelante de couleur locale et qui a fait, certes, une heureuse diversion au milieu de nos usages sans originalité, où l’imitation et l’uniformité nivellent tout, hélas ! et où une noce ressemble aussi invariablement à une autre noce, qu’un habit à un autre habit.

On a couru le – pâté – comme le faisaient, il y a tantôt un siècle, nos « taïons ».

Cinquante-quatre cavaliers, cocardes au vent, plantés sur leurs destriers comme de fiers paladins, se disputèrent, à la course, le gâteau traditionnel dont les flancs dorés et rebondis recélaeint quinze beaux louis d’or, tout batants neufs, que la généreuse munificence d’un oncle de la mariée, M. Célestin Hosselet, de Campiaux, y avait enfermés pour la plus grande gloire, honneur et profit de la fête.

Puis la cavalcade se rangea sur une seule ligne et pendant que la musique d’Anor jetait aux échos les sons d’un de ses plus entraînants pas redoublés, l’heureux vainqueur vint galamment offrir, à la charmante épousée, le fouet, sceptre flexible, emblème de commandement, de puissance et de domination ; chacun en défilant devant elle reçut, d’une main légère mais ferme, le coup autoritaire ; mais grave à l’autorité si gracieusement représentée, si d’aventure quelque malin cavalier fut parvenu à s’emparer de la lanière tournoyante ! Il y aurait eu forte amende !

Ici, comme partout et toujours la mariée, en digne et habille fille d’Ève, a su jouer de ses adversaires et leur administrer le fouet avec tant d’adresse et de légèreté, qu’au moment même où un cavalier croyait tenir – « l’écachoire » – voltigeant devant son nez celle-ci s’abattait sur ses épaules aux applaudissements et aux rires homériques de la foule.

Nous avons remarqué que les femmes surtout riaient de bon cœur et ma foi ! il faut en convenir, cette petite leçon donnée si gaillardement par une toute gracieuse mariée à ses messieurs les représentants du sexe barbu, vaut bien un « pâté » !

C’est ainsi que je me retrouve avec un nouvel objectif à ma liste déjà bien fournie : Retrouver cette coutume (locale ?)…



Blanc Bonnet et Bonnet Blanc

Lorsque patronyme et matronyme vous posent problème il faut absolument se rappeler que l’orthographe d’un nom de famille n’a pas toujours été fixe… Ainsi Simon COBET sur un acte de naissance, peut « devenir » Simon COBBE sur un acte de mariage, il sera noté Simon COBEZ sur l’acte de décès de son épouse et Simon COBBEY sur son acte de décès… Votre coiffeur va devoir vous racheter des extensions ?

donc il est possible que DUPONT et DUPOND soient des cousins, et il en sera de même pour les FLORY, FLEURI, FLEURIT FLORI, FLORIT…

Les noms de famille ne sont héréditaires que depuis le XIIème siècle. Sauf qu’à ce moment là le taux analphabétisme alors au moment d’épeler un nom ou de relire un acte pour confirmer l’orthographe il est possible que votre arrière-(fois-plein)-grand-papy, un peu honteux de ne savoir lire, mais tout de même fier de savoir signer à valider l’orthographe. L’agent d’état civil n’ayant pas la science infuse il nota ce qu’on lui dit. Ainsi les noms varièrent au cours du temps.

La prononciation n’aida pas non plus. Imaginez donc un peu, suite à un déménagement on arrive dans une région avec un nouvel accent. Chacun aura à cœur de prononcer le nom comme il l’a entendu puis de le retranscrire… Les premiers livrets de famille ne furent délivrés qu’entre 1875 et 1877. Fixer l’orthographe pris donc du temps… Dans les années 1980 l’informatisation épura en quelque sorte les orthographes d’un nom par la suppression de certains signes dits « diacritiques ».

Signes diacritiques : accents / Cédille. Il existe donc en français 4 signes diacritiques suscrits (inscrits au-dessus) avec accent grave, accent aigu, accent circonflexe et tréma, ainsi qu’un signe diacritique souscrit (inscrit en dessous) avec la cédille.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les noms de famille et leurs variations il existe des livres comme

  • Encyclopédie des noms de famille (Marie-Odile Mergnac)
  • Dictionnaire des noms de famille (Marie-Thérèse Morlet)
  • Le patronyme (Amor Hakima, Guy Brunet, Pierre Darlu, Gianna Zei)

Sinon comme d’habitude, bien que sa science ne soit pas infuse, Wikipedia a bien souvent des informations intéressantes…



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