Un autre monde… [seconde visite troublante]

Lors de ma première visite en ce lieu sacré pour les âmes en recherche d’informations que sont les Archives Départementales je fus fort bien accueillie et guidée. Histoire de simplifier mon récit je vais nommer Nicolas le président de salle (je ne sais pas comment il se prénomme, donc je lui donne arbitrairement le prénom que je veux). Nicolas m’a instruit des règles de la salle et m’a expliqué sur un cas concret comment procéder pour trouver registre ou microfilm et les commander. Il m’a même montré comment procéder avec la visionneuse puis fournis des documents relatifs à la calligraphie allemande et aux actes en allemand car n’oublions pas que la Moselle ne fut pas toujours Française…

Ma seconde visite fut tout autre. Nicolas n’était pas présent. Ou alors il avait bien changé puisque à sa place c’était une dame, enfin je devrais dire un dragon… Nommons la Denise (je m’excuse pour toutes les Denise de Navarre et d’ailleurs, il fallait bien lui donner un prénom…). À mon entrée en salle de lecture, Denise trônait en tant que présidente de salle. Vous verrez que je pèse mes mots… Je lui ai chuchoté un bonjour qui est resté sans autre réponse qu’un regard peu amical. Je prends place à la table 10 (je sais pas pourquoi, mais j’aime bien cette table et je m’y installe à chaque visite). Arrive un homme (alors lui je vais l’appeler Robert), peu discret dans sa démarche et à la voix forte, il débarque dans la salle de visionnage en même temps que moi.

Robert c’est le genre d’homme très hautain, auprès de qui le monde entier devait se prosterner (enfin c’est de son attitude que je déduis cela), tout lui était dû… D’une patience d’ange, d’une discrétion exemplaire et l’air tellement calme et absolument pas sanguin… Enfin bref tout ça pour dire que sa présence était déconcertante, « déconcentrante » et à fuir… Donc je ne suis pas restée plus que nécessaire dans la salle de lecture des microfilms, je suis retournée bien vite aux registres papier… Se présente alors un homme assez âgé, disons que lui c’est Georges. Georges c’est le contraire de Robert et Denise.

Georges, c’est l’homme qui respecte le silence des lieux. Georges, c’est le genre de personne qui a toujours peur de déranger. Il n’est pas vraiment dans son élément ici. On le sait, c’est visible. Il est mal à l’aise et complètement perdu. Prenant son courage à deux mains, Georges a demandé à Denise de l’aide pour trouver le seul document qu’il est venu chercher : « Vous comprenez, ça fait presque 10 ans que je ne suis pas venu, je suis un peu perdu dans la marche à suivre. » Denise, d’une voix forte pour montrer qu’elle est souveraine ici et affirmer sa position en ces lieux lui a expliquer à la vitesse d’une mitraillette automatique la méthode. Le tout, s’il vous plait, dans un jargon informatique qui a noyé le pauvre Georges en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Lorsqu’il a eu l’audace (sentez bien toute l’ironie qui transpire ici) de lui demander de répéter un peu plus lentement, Denise a envoyé Georges à la table des catalogues en lui rétorquant « Je viens déjà de tout vous expliquer !« . Dire que j’étais outrée est un doux euphémisme.

Étant moi-même à la table des catalogues, j’ai chuchoté à Georges que je pouvais essayer de l’aider s’il voulait. J »ai pu voir fleurir un sourire sur ses lèvres et de la reconnaissance dans son regard. Nous avons donc cherché ensemble dans les catalogues de registres et de microfilms la référence du document dont Georges avait besoin. Nous déplaçant au pc, j’ai montré à Georges comment faire. « C’était pas comme ça à ma dernière visite. Il n’y avait même pas d’ordinateur. » Ah ben oui là forcément, ça doit faire bizarre… Et là nouvelle surprise ! Si mon numéro de lectrice comporte 5 chiffres, celui de Georges lui n’en comporte que 3 !

La malchance de Georges ne s’est hélas pas arrêtée au trône du dragon puisque l’unique document que Georges souhaitait consulter n’était pas disponible (en désinfection ou restauration je crois). La seule personne qui aurait pu le renseigner sur la durée des travaux et donc la durée d’attente étant le dragon Georges a préféré abandonné, refusant même que je demande moi-même. J’ai vu Georges repartir tout penaud de sa vaine recherche qui suivait un accueil déplorable… Pauvres aînés !



AD57 – le cas GORZE

Lorsque j’ai lancé une proposition d’aide sur un forum généalogique avant d’aller aux AD57, j’ai reçu plusieurs réponses comme je le disais précédemment. Parmi ces réponses, François en quête d’informations sur des naissances et un mariage qui a aimablement accepter que je parle des recherches faites. Pourquoi je vous en parle ? Tout simplement pour expliquer avec un cas concret mes démarches, cependant mes démarches ne seront pas 100% identiques avec un autre cas.

Les recherches portaient sur la ville de GORZE entre 1800 et 1827. François souhaitait obtenir l’acte de mariage de Jacques GAUCHE et Barbe GLATIGNY, l’acte de de naissance de Catherine GAUCHE et celui de GUILOSSET Gérard.

La première étape fut de repérer les registres et microfilms dans lesquels les documents étaient susceptibles d’être trouvés. Attention, il ne faut pas oublier que 1800 n’était pas dénommé 1800, mais An IX. J’ai donc tout simplement mis sur feuille mon tableau de travail me servant de base avec pour sections :

  • Ville
  • Type d’acte
  • Année
  • Registre
  • Microfilm
  • Statut

AD57 - Cas GORZE

Je garde toujours « Registre » et « Microfilm » séparé afin de noter tout sans oublier une piste. Aux AD57 (peut-être est-ce pareil dans d’autres, mais je n’ai visité que celles-ci pour l’instant) si les 2 documents sont référencés au catalogue, vous n’aurez accès qu’au microfilm par souci de conservation du document papier original. Je commence toujours par le catalogue « Registres » et complète ma liste avec le catalogue « Microfilms ». Cela m’évite d’essayer de commander un registre qui n’est pas disponible car présent en microfilm ou de rester sans ressource parce que je n’aurais cherché que les microfilms.

Me voici donc avec ma liste de 3 actes à trouver et à bien regardé le catalogue j’ai un bol d’enfer ! Et oui, un seul microfilm à demander pour faire cette recherche… Je passe donc la commande sur le pc de la salle de lecture et en attendant, je me suis dirigée vers la table du fond, celle où sont répertoriées les listes de relevé d’actes de mariage par commune. Dans des boites d’archives des copies reliées de liste d’actes, sur la table un catalogue (encore un) avec les commune par boite et les périodes relevées. Pas de chance cette fois, pas grand chose au niveau de GORZE pour les noms de famille cités plus haut.

Le microfilm arrive et je me rends en salle de visionnage. Certains microfilms ont un ordre aléatoire, entendez par là que la chronologie n’est pas toujours respectée, parfois par pavé annuel, parfois même juste au niveau des pages. Chanceuse avec celui-ci, j’ai pu récupérer les actes sans trop de difficulté. J’ai donc converti « 02/10/1800″ en « 10 vendémiaire an IX » pour retrouver le mariage des ancêtres de François, puis parcouru les années  jusqu’en 1803 et 1827 pour récupérer les actes de naissances lui permettant de compléter ses informations.

Lorsque je suis rentrée chez moi, j’ai donc averti François de mes découvertes puis scanné mes documents de travail et les actes récupérés pour rendre le fruit de mes recherches. Cette recherche fut relativement simple car tout permettait de répondre facilement à la demande de François. Ce n’est pas toujours le cas…



Une presque mention insolite

Je n’ai pas trouvé pour l’instant de mention insolite. Mais voici tout de même une petite bourde faite dans une mairie lors d’une préparation de table décennales…

IMG_1884

Il est question du décès d’un de mes aïeux. Celui-ci mourut le 30 avril 1891 et la déclaration fut faire le 1er mai 1891. L’agent d’état civil en recopiant la date, soit depuis l’acte de décès, soit depuis la table annuelle, s’est un peu emmêlé les pinceaux. Ainsi avril 1891 ne comporte plus 30, mais 31 jours…

 



La presse ancienne à votre rescousse…

En balade ce week-end dans divers magasins, j’ai fait une halte dans l’un d’eux connu pour ses articles de culture (films / livres / arts créatifs…). Je suis bien entendu ressortie avec 3 nouveaux guides de généalogie. Je vais vous présenter aujourd’hui « Utiliser la presse ancienne en généalogie » de Laurence Abensur-Hazan. (Je vous renvoie directement sur son site pour plus d’information sur elle plutôt que de faire de la paraphrase).

IMG_1751

Si la presse existe depuis plusieurs siècles, ce n’est que depuis 2 siècles (et demi) que celle-ci est libre en France, depuis la déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 qui garantit la liberté d’expression et de pensée. L’alphabétisation de la population en hausse (presque 95% en France avant la première guerre mondiale) contribua grandement à son développement et son expansion.

Utilisée pour informer, certains titres se spécialisent dans les thèmes, mais on voit également apparaître la presse d’opinion, celle qui amène au débat. Mensuelle, bimensuelle, hebdomadaire, quotidienne… La presse est diverse tant par la forme, le contenu, la récurrence de publication… Alors que d’un côté on trouvera une feuille unique de l’autre c’est un recueil de plusieurs pages. Local, régional, national ou international, chaque journal suit une ligne directrice qui lui est propre…

Mais que trouve-t-on dans ce que l’on appelle vulgairement « feuilles de choux » et qui ne sortent pas d’un potager ?

Naissances, mariages, décès peuvent faire l’objet d’encart ou d’articles, même si bien souvent il faut être au minimum une personnalité locale pour y paraître. Dramatiques, mais utiles, les faits-divers peuvent répondre à certaines questions (décès prématuré par exemple). Les petites annonces, mais également les anecdotes vous permettront d’en savoir plus sur la vie des uns et des autres. J’ai ainsi découvert des articles sur l’achat d’une voiture par un couple dans un petit village… Les têtes blondes ne sont pas en reste puisque bien souvent on y fait mention des voyages ou encore des examens… Si Monsieur Untel a sauvé Mademoiselle Bidule de la noyade, son acte héroïque apparaîtra également dans la presse.

Pour le reste, je pense que regarder la table des matière du livre est encore plus explicite, en voici un extrait :

Naissances, Mariages et Décès
Scolarité et profession
Listes nominatives très variées
Faits divers et actes héroïques
Données sur les biens et le patrimoine
Informations sur les successions
Informations commerciales

Comme vous le voyez sur la photo au-dessus et celle plus bas j’ai déjà commencé à mettre des repères dans ce livre qui est franchement très intéressant et complet. Lorsque ma lecture sera achevée, j’aurais peut-être plus à en dire encore…

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Sous le voile…

Il y a quelques années, j’ai assisté à un mariage où les époux furent entourés d’un genre d’étole pendant la bénédiction par le curé. Je ne connaissais pas cette coutume et pour être franche j’avais presque oublié cet évènement. Cependant, il vient de m’être remémoré en lisant « Enfants abandonnés, enfants sans père » car je suis tombée sur une peinture représentant un « mariage sous le voile dans les années 1860″. J’ai alors découvert que ce genre de mariage servaient souvent à légitimer les enfants nés hors mariage. Voici un extrait de l’explication :

Sous l’ancien régime, les enfants naturels étaient légitimés lors du mariage des parents. Cette légitimation prenait la forme symbolique de la « mise sous le voile » de l’enfant lors de la cérémonie du mariage.

Maintenant, il est nécessaire de se plonger dans les livres d’Histoire et de coutumes religieuses pour comprendre un peu plus celle-ci et sa signification. Le mariage chrétien est une invention du Moyen-âge. Le rite romain est celui pratiqué depuis des siècles, sa description est dans cet extrait de Histoire générale des cérémonies, mœurs, et coutumes religieuses de tous les peuples du monde de Bernard Picart : « un ruban large, qui servait à unir et lier ensemble les deux époux, qu’on mettait ainsi en quelque sorte sous le même joug« .

Au niveau explications historiques, je vous propose tout simplement celle donné sur le site « Passion généalogie et Histoires normandes » qui est très complète :

passiongenealogie



Légendes et feuilles mortes…

Chaque famille a ses légendes, du côté de mon père j’en connais 2 :

  • La première annonce qu’avant la révolution notre nom était à particule car nous étions marquis, alors pendant la terreur il fut nécessaire de choisir entre le titre et la tête… Même si pour l’instant tout ce que j’ai trouvé contredit ou plutôt ne confirme pas cette légende, elle est en nous depuis tellement longtemps que ça ferait bizarre de l’abandonner complètement. Alors même si on y croit pas vraiment, on fait semblant un peu comme le grand bonhomme rouge que l’on croise en décembre…
  • La seconde est une question paternelle, l’un de mes arrières-grand-pères est né « enfant naturel », mais tout le monde a un nom sur les lèvres lorsque l’on parle de son géniteur. Hélas il n’est pas possible de confirmer ou infirmer cette information, que je relègue du coup au rang de légende familiale. (J’en ai déjà parlé un peu dans « Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.« )

Cette dernière légende, c’est celle qui occupe mes pensées depuis quelques temps. J’aimerai réussir à trouver la réponse à cette énigme sachant que le passé de cet ancêtre est déjà pourvu d’un fait un peu similaire. Voici une partie de la branche concernée, vous comprendrez vite ce que je veux dire :

branches trotin

L’édit d’Henri II (1556) instituant les déclarations de grossesse dans lesquelles les dames et demoiselles devaient nommer le géniteur n’est pratiqué que jusqu’en 1820 environ. Soit bien avant la naissance de Louis qui a lieu en 1899 (Julia est morte en couche, Louis est donc fils unique, élevé par ses grands-parents maternels). J’ai en ma possession des copies de divers documents concernant Louis :

  • Acte de naissance
  • Recensement de 1906
  • Acte de mariage
  • États signalétiques militaires
  • Attribution du titre d’interné politique 1914-1918
  • Faire-part de décès

Cependant aucun de ces documents ne fait mention du père. Il reste un mystère. Dans la famille, tout le monde « sait » que le père de Louis se prénomme également Louis. Son nom de famille n’est pas un secret non plus, mais je vais le taire ici, car je ne cherche pas à causer quelques polémiques ou tords à ses descendants car lorsque je cherche des renseignements sur ce monsieur M, il s’avère qu’il est marié au moment de la naissance de Louis. Hélas il n’y a plus de « contemporain(e)(s) » pour répondre à mes questions.

Sur les forums les réponses sont unanimes :

  • "Vous n'avez aucun moyen de le savoir, sauf à retrouver le journal intime de Julia au fond d'un grenier."
  • "Cette branche sera malheureusement une branche perdue. Pas de déclaration de grossesse comme celles de l'édit de Henri II... en 1899"

Cependant, 3 pistes m’ont été proposées par un autre généanaute. Tout d’abord vérifier s’il n’existe pas d’éventuelles promesses/publications de mariages, bien que Julia avait 16 ans lors de l’accouchement. Ensuite la religion pourrait bien aider en vérifiant l’acte de baptême de Louis, voire celui de son mariage religieux. Pour cela il me faudra alors contacter les archives diocésaines ou la paroisse. Enfin, une piste un peu plus originale, comparer les descriptions de Louis fils et de Louis père potentiel, pour y chercher des similitudes…

Le cas de Louis n’est pas le seul sur cette branche patronymique comme on peut le voir sur l’image plus haut, quelques générations plus tôt Alexandrine donnait naissance à Victoire Thierry, de père inconnu. Cette fois cependant le nom s’est perdu s’il fut un jour connu. Il semblerait de surcroît qu’Alexandrine ait eu plusieurs enfants et tous furent « enfants naturels ». Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier tous les actes de naissances, mais cela ne saurait tarder…



Un autre monde… [première visite]

Je suis entrée dans un autre monde… Un monde où le silence est roi et où l’information est sa reine : Les archives départementales de Moselle !

Pour moi c’était une grande première, je n’avais jusque là encore jamais mis les pieds dans un tel lieu. Petite je ne savais pas ce que j’y trouverais, plus tard je n’avais soit pas le temps soit pas j’étais trop impressionnable pour oser y pointer le bout de mon nez… C’est puérile, mais tant pis… Lieux sacré de l’information, temple des ressources historiques, tombeau du passé conservé… Moi, généalogiste amateur, en quête d’un passé familiale, simple jeune femme sans de grandes connaissances encyclopédiques, comment m’aurait-on admise dans une telle salle d’études ?

Ah c’est sûr que ma vision était un peu erronée et très idéaliste, mais il n’en reste pas moi que le côté romanesque en moins je suis restée très sensible à cet endroit.

Tout commence à l’entrée du parking, un peu à l’écart du reste des bâtiments de la zone, boisé d’une part, de l’herbe de l’autre et pour finir quelques places (à première vue je dirais une 50taine de places et encore). Si peu pour un si grand bâtiment on reste tout de même sur la notion d’accès « aux élus » (je vous avais prévenu pour le côté piédestal non ?), en fait c’est juste que peu de monde vient donc peu de besoin au niveau stationnement… Le côté intimidant s’estompe un peu dans le hall, mais pas complètement. À droite des casiers à clé pour déposer vos affaires, car une fois enregistré (si c’est votre première visite en ces lieux) ils vous faudra déposer là vos affaires pour ne garder avec vous que des feuilles volantes (pas de cahier, pas de pochette, pas de farde, pas de classeur…) et un crayon à papier (aussi dénommé suivant les régions de crayon gris ou de crayon de bois). Vous avez le droit à un ordinateur ou une tablette ainsi qu’à un appareil photographique. Un numéro de lecteur vous est attribué, il est votre sésame pour entrer dans cette grotte aux mille merveilles…

Une fois gravi l’escalier vous accédez à la salle de lecture. Le silence est de mise, même si certains ne comprennent pas le sens du terme ni même qu’il soit allié au mot « discrétion »… Le calme est presque aussi religieux que dans une église, s’en est reposant et en même temps étouffant. Un îlot central massif, des tables de travail version bibliothèque universitaire américaine (oui oui avec les lampes de bureau dorées et vertes…), tout autour des étagères de classeurs et livres, au fond un comptoir…

Si vous avez besoin d’un renseignement c’est au chef de salle qu’il faut parler, il vous indiquera comment faire une recherche et obtenir le trésor d’archive de vos rêves… Le principe est simple, dans un classeur les références, vous l’entrez dans l’ordinateur grâce à votre numéro de lecteur et dans les 10-15 min suivantes vous vous présentez au comptoir pour retirer le registre ou le microfilm (ou autre document comme par exemple livre, carte…) puis vous le consultez à la table de travail que vous avez au préalable réservé…

Je suis restée environ 4h pour cette première visite, puis chez moi j’ai dépouillé toutes les photos prises pour les classer, ranger, répertorier et joindre aux bonnes fiches. Au final : 12 actes !



Visite en mairie comme au bon vieux temps…

Ah c’était mieux avant… C’est ce qu’on dit sur beaucoup de points non ? Il est vrai que l’informatique facilite grandement les recherches généalogique aujourd’hui. Cependant, la démocratisation d’Internet ne s’est pas faite en un jour, tout comme la numérisation des données et documents… Il faut aussi que je vous avoue mon addiction pour cette odeur de vieux registre. L’odeur du vieux papier, un peu humide, raconte à elle seule l’Histoire. L’aspect vient ensuite la compléter et raconter un passé souvent houleux. Afin de poursuivre et surtout illustrer mes recherches sur la branche généalogique de monsieur je suis retournée aux sources, au commencement, en bref en mairie. J’avais quelques jours de congés alors j’en ai profité.

J’avais commencé par classer les informations manquantes ou à confirmer, afin de déterminer les mairies dans lesquelles je devais me rendre pour établir plus facilement un planning pour mes recherches. Internet m’a ensuite fourni les adresses, les numéros de téléphone et les horaires des mairies. Et oui, la première chose à faire est de les appeler, car il faut être sur que les registres sont disponibles (parfois ils ont été détruits par le temps et l’Histoire, parfois ils ont été envoyé aux archives départementales et ne sont donc disponibles qu’auprès de celles-ci), mais également que le servie d’état civil pourra vous recevoir (horaires et disponibilités).

Si vous obtenez un oui à chacune de ces questions je vous conseille alors de préparer soigneusement votre liste avec qui / quoi / quand, afin de gagner du temps sur place, car on se laisse vite prendre au jeu dans un premier temps puis déborder dans un second. Qui est nommé dans l’acte que vous recherchez ? Quel type d’acte recherchez vous ? Quand fut rédiger l’acte ? C’est le minimum vital pour une recherche réussie.

Sur les trois mairies contactées, l’une n’a jamais rappelé, l’autre n’a pas décroché et la dernière me donna rendez-vous hors des horaires d’ouverture. Petite mairie, dans un petit village, en pleine période de vacances donc un petit effectif. Les horaires d’ouverture c’est surtout pour le publique, ensuite les bureaux continuent de fonctionner… C’est ainsi que je me suis rendue dans cette mairie, située à proximité de l’église du village, dans la rue principale pour ne pas dire l’unique rue du village.

A partir de là plusieurs possibilités… Soit les archives sont dans une pièce spéciale (par exemple à Anor, village du Nord de la France) soit les archives sont dans un coffre fort (par exemple à Filstroff, village de Moselle en France), tout dépend nombreux paramètres comme la taille de la commune, le nombre d’habitants, les archives gardées sur place… Soit le service d’état civil vous laisse travailler seul(e), soit il travaille avec vous.

Si à la base j’allais explorer le passé en solitaire, la dame qui m’accueilla fut vite prise au jeu et participa activement à mes recherches. Pendant presque 2h, nous parcourûmes 2 siècles de naissances, mariages et décès. Plus d’une dizaine d’actes furent ainsi trouvés et complétèrent les informations généalogiques concernant mon compagnon. Des dates furent mises à jour dans mes documents, d’autres furent modifiées ou supprimées, certaines furent ajoutées et de nouveaux noms apparurent…

À côté de votre crayon gris et de votre liste de recherche il y a 2 outils que je vous recommande fortement :

loupe

Parfois les caractères sont un peu délavés, parfois les caractères sont vraiment très petits, parfois la loupe vous aidera grandement à déchiffrer ce que ces papiers anciens recèlent… Je vais pas vous faire un dessin ou une dissertation sur l’utilisation d’une loupe, je pense que vous voyez très bien tout seul quand et comment l’utiliser…

gants

Qui dit registres d’archive dit vieux papiers, documents anciens et encre qui ne supporteront pas d’être manipulés. Autant pour protéger vos mains que pour protéger les documents, je ne saurais trop vous recommander de vous fournir ce genre de gants. Blanc, en coton, souvent au rayon photographie… Vous protègerez les archives de tous transferts corporels éventuels comme par exemple votre sueur, qui ne transpire pas quand excité de débloquer enfin une branche généalogique se trouve devant LE document tant attendu ? Tout ce qui peut se trouver sur vos mains également comme de l’encre ou des bactéries. Ça semble un peu gros dit comme cela, mais si aucun des lecteurs du registre ne fait attention à force des traces s’accumulent, des bactéries qui pourraient détériorer les pages se répandent… C’est ensuite une protection pour vous. Pour ses même bactéries, pour les champignons dû à l’humidité, pour l’encre qui déteindra sur vos doigts…

Après 2h en mairie, mes gants étaient grisonnants au niveau des doigts, la dame de la mairie n’avait pas de gants, mais avait les mains noires à la fin. Au début elle a refusé ma seconde paire de gants et semblait étonnée que j’en utilise, quand nous avons eu fini, elle s’est rendue compte de la véracité de mes mots en début d’après-midi…



Dater certains trésors de ma grand-mère…

Ma grand-mère paternelle sans être collectionneuse gardait tout ou presque. Ceci dit, à bien y réfléchir, mes 4 grands-parents étaient fait du même bois… Parmi les cartons de photographies et de lettres, il y avait une très grosse enveloppe. Un peu usée de partout, pas très loin d’exploser, mais surtout contenant un trésor d’informations pour moi. Des coupures de journaux. Une véritable revue de presse concernant mon grand-père et elle…

Sauf que certains articles ne comportent pas de date ou l’année n’est pas indiquée. Alors dans ce cas là que faire ?

Je n’ai pas de solution pour tous les articles, mais je continue de chercher et je vous informerais si je trouve.  Pour l’instant les 3 conseils que je peux vous prodiguer sont :

  • environnement
  • histoire
  • éphéméride

Environnement.

Après avoir inspecter la première face si vous n’avez rien trouver alors retournez, précautionneusement, le papier. Il est possible que derrière la date apparaisse à différents endroits. Elle peut être tout en haut ou tout en bas de la page, dans la bordure. Il sera alors question de la date d’édition du journal, mais c’est déjà plus précis que rien du tout non ?

Avez vous lu le reste de la feuille ? Il est possible que dans un autre article ou dans un encart soit spécifiée une date. Si l’article principal parle de « Lundi 10″ et qu’un encart annonce que « vendredi 14 juin 1918″ aura lieu le ramassage des pommes… Donc vous savez à présent que le texte principal faisait référence au lundi 10 juin 1918…

Histoire.

Pour découvrir l’histoire d’un aïeul, il faut connaître l’histoire de cet aïeul. Ou au moins de ceux qui l’entourent. L’histoire du village peut-être tout aussi importante que celle de la grande-tante Raymonde. Savoir que de 1869 à 1871 monsieur le maire se nommé Tartepion ou Jeanjosé peut vous aider à situer un article dans le temps si monsieur le maire est nommé dans celui-ci. Savoir que le village fut sujet aux inondations en 1975 vous aidera certainement à dater un article qui fait référence au niveau de l’eau l’année précédente ayant atteint des records… Tata Raymonde TRUC s’est mariée en 1953, comme son frère Henry TRUC, mais également comme leur cousine Josette TRUC et l’article parle du 4ème mariage dans la famille TRUC, il y a peut être alors une piste à explorer…

Éphéméride.

Vous avez le jour et la date, mais il vous manque l’année ? Plusieurs sites proposent des éphémérides et des calendriers. Prenez par exemple « Mercredi 22 novembre » dans une famille de musiciens. Pour trouver en quelle année la sainte-Cécile fut fêtée un mercredi on va regarder l’histoire de la famille et des lieux. On découvrira que monsieur TAREP était maire à partir de 1988 (en mandat jusqu’en 2007), que monsieur XUOHED était Député jusqu’en 2005 (mandat en cours depuis 1987). Cette article de journal parlant de la fête donnée en l’honneur de la sainte patronne des musiciens en présence de messieurs le maire et le député est donc située entre 1988 et 2005. Les calendriers de 1988 à 2005 vous ferons découvrir que 3 années sont possibles : 1989 / 1995 / 2000. Pour terminer votre datation il sera nécessaire d’observer le reste de la page et de son contenu. Un incendie, un loto d’association… De nombreux indices vous mettront sur la voie pour départager les années restantes.



Nos aînés gardaient tout…

Et c’est tant mieux pour nous… Après ce week-end nostalgie, j’ai commencé à identifier et classer les documents récupérer… Un travail de titan m’attend, mais ce premier classement fait déjà ressortir plusieurs type de documents :

  • Photographies et négatifs
  • Films Super8
  • Lettres officielles
  • Correspondance personnelle
  • Articles de presse
  • Faire-parts de décès
  • Factures et reçus

Aujourd’hui, j’ai scanné les faire-parts d’un carton de documents. Pour la plus part ce sont des anciens combats tant de 1914-1918 que de 1939-1945, parfois des amis, mais il y a aussi hélas parfois « l’épouse de »… Ils sont tous les 13, hors famille, (j’en ai peut-être d’autres à voir) datés de 1963 à 1981. Peut-être connaissez-vous ces personnes et souhaiteriez vous obtenir une version numérique de ce document ? C’est pourquoi je vais me permettre de lister ici les défunts et de mettre l’année de décès à la suite, s’il s’agit d’une épouse je mettrais les 2 noms. Si vous souhaitez obtenir ce document car vous êtes un descendant, n’hésitez pas à me contacter. Le partage d’information c’est la base des recherches généalogiques…

  • Monsieur Léon LEGRAND (1963)
  • Monsieur Louis CARNIAUX (1964)
  • Monsieur Omer DOCQUIER (1964)
  • Madame Eva JACQUET épouse René BERGER (1964)
  • Monsieur Jean PIETON (1968)
  • Monsieur Charles LOQUIN (1969)
  • Monsieur Eugène CARLIER (1971)
  • Monsieur Michel JOLY (1973)
  • Madame Juliette TONNEAU épouse Albert GERDAY (1974)
  • Monsieur Jacques LEONARD (1975)
  • Monsieur Adrien CAPELE (1976)
  • Madame Georgette VALLEE épouse Roger GUIDET (1980)
  • Monsieur Marcel BOULENGER (1981)

Si j’en ai d’autres, je viendrais compléter la liste…

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Update du 06 juillet 2016 :

Quand il n’y en a plus, il y en a encore… Voici donc 5 autres noms trouvés dans les archives de mes aïeux. Cette fois-ci il y en a même dans les années 90′.

  • Mademoiselle Flora COLIN (1963)
  • Madame Madeleine BUISSET épouse Henri DEVRAY (1977)
  • Mademoiselle Emilienne CAMBERLIN (1984)
  • Monsieur Clément BOUTTEAU (1995)
  • Monsieur Charles LEGRAND (1996)


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