Un ancêtre, Une histoire (2)

Il est des histoires difficiles à lire et d’autres difficiles à conter. Je pense que celle de ma 3AGMP fait partie de cette seconde catégorie… Plus j’avançais dans mes recherches plus il m’était douloureux de découvrir sa vie et sa famille proche. Je vous laisse juger vous même :

—————————-

Alors que la France se remet peu à peu des crues de l’Isère et de la tempête d’octobre, en ce 22 novembre 1859, Joseph Eugène CAMBERLIN, dit Eugène, se rendit en la mairie de Solre-le-Château afin de déclarer la naissance de sa fille Pauline qu’il vient d’avoir avec son épouse Marie Natalie Josèphe HENAUT dite Natalie. La petite dernière de la famille est le 7ème enfant d’Eugène, mais le 4ème de Natalie.

 107 - Acte Naissance - CAMBERLIN Pauline

En première noce Eugène avait épousé Angélique FEREZ en 1843. Après une première grossesse sous de mauvais augures en 1843, Angélique donna naissance à une petite Azéma en 1844 puis à un petit Jean Baptiste en 1846. Hélas en février 1847, Angélique s’éteint et laisse Eugène et leurs deux enfants seuls. Pendant presque 2 ans, Eugène sera père célibataire et en octobre 1848 Natalie et lui se disent oui à Semousies où est née Natalie en 1828. Le couple verra bientôt naître Adèle (en 1849),  Eugène (en 1850), Jules (en 1856) et Pauline en 1859. Mais Pauline ne sera pas la dernière enfant du couple puisque en 1863, Émile viendra compléter la fratrie.

Pour comprendre la vie de Pauline, il faut s’intéresser à sa famille, qu’il s’agisse de ses oncles et tantes ou de ses cousins et cousines, sans oublier ses neveux et nièces. La famille de Pauline, avant qu’elle ne quitte le domicile familiale c’est en fait 3 familles, les CAMBERLIN d’une part, mais aussi les FEREZ et les HENAUT d’autre part, car c’est dans cette famille un peu maudite que Pauline a vue le jour.

Le père de Pauline est le 4ème d’une fratrie de 7 car avant lui sont nés Victor en 1808 qui décèdera en 1810, quelques mois avant la naissance du second enfant de Pierre Joseph CAMBERLIN et Séraphine Désirée PREVOT qui s’appellera lui aussi Victor, mais décèdera moins de deux mois plus tard. La famille CAMBERLIN ne semble pas chanceuse et lorsque naquirent Sophie Désirée CAMBERLIN en janvier 1812 et Joseph Eugène CAMBERLIN en mai 1814, la tourmente semblait passée. Elle n’était hélas qu’appaisée et en décembre 1814 Sophie s’éteignait avant de fêter son second anniversaire. Pierre et Séraphine donneront à celui que tout le monde nomme Eugène 3 autres frères : Joseph Modeste en 1816, Marcel en 1821 et Jean Baptiste en 1823. Lorsque Eugène se présente pour la première fois devant l’autel avec Angélique FEREZ, la fratrie CAMBERLIN ne compte plus que 3 hommes : Eugène, Joseph Modeste et Jean Baptiste.

fratrie camberlin 107

La famille FEREZ n’est pas en reste, François et Félicité, née BOURLET, ont eu 5 filles qui leur donneront au moins 12 petits enfants, cependant lorsque Félicité s’éteint en 1854, il ne reste qu’une seule des filles FEREZ en vie, Ursule, et François devra lui faire ses adieux l’année suivante. Sophie (1811-1853). Rosalie (1814-1828). Angélique (1817-1847). Ursule (1819-1855). Félicité (1822-1853).

La famille HENAUT est chanceuse s’il on y pense, Jean Baptiste a épousé Marie Catherine LE BRUN puis ils eurent 4 enfants. Au final, tout est presque normal. Marie Natalie Josèphe, dite Natalie, sera l’aînée de la fratrie lors de sa naissance en 1828. Eugénie Cléantine Joseph HENAUT naîtra en 1830, puis vint Adélaïde Renelle en 1836 et enfin Auguste Renelle en 1838. Sur les épaules d’Auguste reposent la transmission du nom de la famille. Ce qui caractérise cette famille pour l’époque c’est le mouvement. Jean Baptiste vient de La Longueville alors que Marie Catherine est originaire de Dourlers, leurs enfants sont nés à Semousies, village où ils se dirent oui.

Pauline tombe amoureuse d’un homme du village et c’est assez logique quand on y pense car au village, les gens déménagent peu, alors tout le monde connait tout le monde. Il s’appelle Victor TROTIN, il est tisseur et elle est son ainée d’un an et quelques mois. La vie a été presque clémente avec lui si on oublie sa naissance 2 ans et demi avant le mariage de ses parents. Il a au moins 4 frères et 1 sœur. En 1881, Victor est tiré au sort à Solre-le-Château, numéro 95. Le conseil de révision l’annonce « propre au service ».

53 - Acte Naissance - TROTIN Julia Blanche

Lundi 19 juin 1882, Solre-le-Château s’éveille à 06h30 par les cris d’un nouveau né. Julia Blanche TROTIN est née. Le bonheur s’introduit dans la vie de Pauline, il était temps. Il faudra un peu de patience à Pauline avant de porter le nom de TROTIN car l’union ne sera célébré au village que le 08 septembre l’année suivante. La petite famille ne comptera pas d’autre enfant. Victor entre dans la réserve active en juillet 1887. Alors qu’Eugène décède en septembre 1889, le ménage se disloque petit à petit. Peut-être à cause des séjours répétés dans les casernes militaires pour exercices de Victor (84ème RI à Avesnes 1888 et 1890 puis 4ème RI à Maubeuge en 1895, 1898 et 1901). Lorsque Julia Blanche mettra au monde son petit Louis, elle est une célibataire de 16 ans qui accouche au domicile de sa mère, les époux TROTIN-CAMBERLIN sont séparés.

Mais en ce dimanche 28 mai 1899 à 06h00, si Pauline se fait une joie de prendre dans ses bras son petit-fils c’est parce qu’elle ne sait pas encore que la pauvre Julia va la quitter des complications de son accouchement quelques heures plus tard. Alors lorsque son frère Emile déclare la naissance de Louis en mairie, il a la dure tâche de déclarer également le décès de Julia, fille unique de Pauline et Victor. Pauline élèvera Louis seule car à l’aube du nouveau siècle Victor déménage à Jeumont puis en juin 1904 le divorce sera prononcé car 6 mois plus tard Victor doit épouser une certaine Armel originaire d’Erquelinnes en Belgique.

Son frère Emile a eut des jumeaux en 1902, un petit Emile et une petite Emilienne. Mais le jeune garçon a semble-t-il la santé fragile et quittera ce monde en 1906. Pauline s’inquiète pour Louis. Il ne lui reste plus que lui. Sa fille est morte en couche. Son époux a obtenu le divorce. Alors lorsqu’en 1914 la guerre éclate, Pauline vit la peur au ventre pour ses proches et pour son unique petit-fils. La guerre gronde ! Son neveu Robert ne reviendra pas du front, mort pour la France. En effet, le village de Perthes et Tahure dans la Marne est rasé par l’ennemi. Ce même ennemi qui tuera le Sergent Robert CAMBERLIN le 30 octobre 1915.

hors série - Fiche Mort pour la France - CAMBERLIN Robert - part 4

Alors lorsque Louis est interné politique le 16 octobre 1916, Pauline se ronge les sangs. Mais heureusement, le 30 mars 1918 Louis est libéré. Aussi assistera-t-elle à son mariage avec Jeanne DEVRAY le 19 novembre 1921. La vie de Pauline aura été un vrai parcours du combattant, mais lorsqu’elle s’éteint le 13 février 1928, elle aura pu voir naître son arrière petite fille Paulette et aura pu la choyer 4 années durant.

Pauline CAMBERLIN



La rédaction de ma première chronique…

Ce ne fut pas une mince affaire que de rédiger cette première chronique. Depuis 20 ans que je travaille sur mon arbre généalogique, j’ai pu récupérer un nombre assez important de documents. Ils sont classés par SOSA, portent les prénoms et nom de l’ancêtre et enfin le type du document. Il me fallait d’abord déterminer de qui j’allais parler dans ma chronique, parmi tous ceux trouvés et retrouvés… Qui allait être le premier ?

60 - Albert Joseph AUBRUN

Pour établir mon choix j’ai pris un ancêtre que je ne pouvais pas avoir rencontré, mais assez proche pour espérer avoir suffisamment de matière et de documents pour rédiger son histoire. J’ai regardé mon arbre d’un peu plus près et j’ai arbitrairement choisi 4 générations au-dessus de moi, le grand-père de ma grand-mère qui vient tout juste de fêter ses 90 ans.

Mon inventaire à ce moment était composé de :

  • Son acte de naissance
  • Son acte de mariage avec Julia Emma MERCIER
  • Le recensement de 1906

Je savais qu’il avait eu au moins un fils, mon arrière-grand-père Félix Joseph et je connaissais les prénoms et nom de ses parents pour lesquels j’avais l’acte de mariage en plus de l’acte de naissance de sa mère.

Je me suis alors mise en quête de ses frères et sœurs, comme expliqué dans mon post « Retracer une lignée – Notion et Méthode perso« , j’ai commencé à éplucher les 3 tables décennales (naissances / mariages / décès). Étant né à Fourmies, j’ai commencé là-bas, mais il s’était marié à Ohain et son fils connu était né à Ohain, ainsi les tables décennales d’Ohain subirent le même sort. Voici à quoi ressemblait la lignée AUBRUN, jusqu’à mon arrière-grand-père sur Geneanet avant mes recherches.

lignée avant recherches

Ayant établi qu’il avait 1 sœur, 2 frères, 3 fils et 2 mariages, je me suis tournée vers le reste de sa vie. En étudiant les actes de naissances, mariages et décès trouvés, j’ai pu définir ses adresses successives. La liste n’est peut-être pas exhaustive, mais elle représente déjà un petit paquet de maisons où mon ancêtre vécu. Par la même occasion des informations sur son parcours professionnels vinrent s’ajouter à la liste de mes informations. Je ne vais pas vous retracer l’épopée sur ses états signalétiques militaires introuvables puisque tout est dans le post « D’aubaine en sol par le sang…« , mais je pense que j’ai bien du y consacrer au moins 8 heures de recherches sur 3 ou 4 jours. Voici donc à quoi ressemble la lignée AUBRUN, jusqu’à mon arrière-grand-père sur Geneanet après mes recherches.

lignée après recherches

Alors passons à la suite, les coupures de presse. La BNF et plus particulièrement son site Gallica allait être mon nouvel outil de recherche. Vous rappelez vous de mon post « Les JO sans faire de sport… » ? Les archives de nombreux journaux ont été numérisées et sont disponibles sur le site, en plus du JO (Journal Officiel). Après quelques recherches sur le nom de mon aïeul, j’ai pu retrouver les JO évoquant ses médailles professionnelles et celles concernant sa vie dans la musique municipale, ainsi que le journal décrivant la fête du centenaire de la musique municipale d’Ohain où mon AAGPM apparaît. Quelques recherches sur Fourmies et Ohain à cette époque afin de pouvoir lier l’Histoire à l’histoire d’Albert dans la mesure du possible. Ce point sera à retravailler car il n’a pas été assez creuser et encore moins utilisé.

Pour la mise en forme ce fut une histoire bien plus compliquée… Comment faire ? Par où démarrer ? Par ordre chronologique ou par thème ? avant de me décider sur toutes ces questions j’ai établi une chronologie des évènements depuis le mariage des parents d’Albert jusqu’au dernier document trouvé. J’ai utilisé des couleurs pour identifier les évènements, bleu pour les mariages, vert pour les naissances et ainsi de suite…

chronologie Albert

La partie la plus délicate et la plus indescriptible fut la rédaction en elle-même qui me prit plusieurs jours, un nombre incalculable de brouillon pour enfin réussir à écrire mon texte et me rendre compte après publication que je n’avais pas parlé de sa nationalité et donc de la partie militaire. Quelques documents manquaient et manquent encore, mais j’ai pu réduire la liste il y a quelques jours en mettant la main sur l’acte de décès de sa mère, Catherine Elisa.

Et vous ? Comment procédez-vous lorsque vous écrivez une chronique ? Votre première fut-elle aussi douloureuse que la mienne ?



Degrès d’instruction

Il y a quelques temps je vous parlais du livre « Les signatures de nos ancêtres, ou l’apprentissage d’un geste« , dans celui-ci nous parlions entre autres choses du lien entre le degrés d’instruction et la signature. Pour les hommes, on peut confirmer ou infirmer les informations ainsi déduites grâce aux états signalétiques militaires.  Les AD71 ont mis en ligne un document au format PDF « Pour mieux lire et comprendre un feuillet matricule » qui donne de nombreuses indications sur ces fiches. Voici, dans ce post, trois exemples piochés parmi mes ancêtres :

identité-instruction

Si on se focalise uniquement sur les degrés d’instruction voici ce que nous pouvons apprendre sur un soldat :

  • 0 : ne sait ni lire ni écrire
  • 1 : sait lire uniquement
  • 2 : sait lire et écrire
  • 3 : a une instruction primaire plus développée
  • 4 : a obtenu le brevet de l’enseignement primaire
  • 5 : bachelier, licencié… (le diplôme est précisé)
  • X : dont on n’a pu vérifier l’instruction

identité-instruction-bis

Le site Le Parcours Du Combattant De La Guerre 1914-1918 propose une page d’explications très détaillée et fort bien illustrée sur la fiche matricule et plus particulièrement sur l’identité et l’instruction du soldat. des pistes pour approfondir le sujet sont proposés après une tableau de statistiques sur l’instruction des classes 109/1907/1910/1911. Sur cette page on trouve également les renseignements sur la granularité de ce degré d’instruction avec « générale/militaire ».

identité-instruction-ter



D’aubaine en sol par le sang…

Au cours de mes recherches concernant ma première chronique et mon ancêtre Albert Joseph AUBRUN, je me suis retrouvée confrontée à un mini-mystère… Albert est né le 8 juin 1866 à Fourmies dans le Nord donc en France.  Souhaitant en apprendre plus sur mon aïeul, en plus des documents « de base » d’état civil, je me suis orientée vers les matricules militaires de la classe 1886… J’ai eu beau chercher dans divers circonscriptions, sur plusieurs années avant et après la date (au cas où il aurait été engagé volontaire, sait-on jamais), résultat : néant ! Au recensement de 1906, il est bien présent à Ohain (ville limitrophe française de Fourmies)… J’ai donc lancé une bouteille à la mer en espérant que quelqu’un aurait une idée sur un forum. Quelle idée grandiose ! Quand je vous dis que la généalogie c’est avant tout un échange !!!

Reprenons le recensement de 1906 :

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

La colonne « 10 – Nationalité » était honteusement passée à la trappe lors de ma lecture ! Albert et ses 2 fils vivants sont belges et non Français… Mais pourtant ils sont nés à Fourmies et Ohain, 2 communes du nord de la France… Sauf que Jean Joseph, père d’Albert, était Belge. La nationalité à cette époque se transmettait par le sang et non pas le sol. Je me suis donc penchée un peu sur le sujet et j’ai découvert qu’avant le droit du sol tel qu’on le connait aujourd’hui en France existait le droit du sang et bien encore avant le droit d’aubaine (petite mention aussi de droit naturel). Je vais poursuivre mon post en ciblant uniquement la Belgique et la France puisque c’est à partir d’un problème les concernant que je me suis documentée sur le sujet. Pour les questions sur d’autres pays je vous recommande les pages et documents suivants :

  • « La nationalité avant la lettre » Article sur le site Persée. Les pratiques de naturalisation en France sous l’Ancien Régime y sont décrites. Écrit par Peter Sahlins, Sylvie Rab, Cécile Alduy.
  • « La citoyenneté dans l’Histoire » Article sur le site Herodote.net retraçant un historique des droits à travers les époques.

 Le jus sanguinis est la règle attribuant aux enfants le nationalité de leur parents quelque soit leur lieu de naissance, c’est le droit du sang. Le jus soli est la règle attribuant la nationalité à une personne en raison de sa naissance dans un territoire donné, c’est le droit du sol. Dans certains pays la règle suivie est celle du « double droit du sol », dans ce cas on tient compte du lieu de naissance et du lieu de naissance des parents (attribution de la nationalité d’un pays à la personne née sur son territoire et dont un parent y est également né). Mais tout ceci c’est la situation actuelle. Revenons en arrière…

fa2b96dcabb352f655b0fe8ce3e1885a

Jusqu’au XIVème siècle, on ne parlait pas vraiment de nationalité car chacun dépendait d’une seigneurie (pour plus d’information recherchez « droit d’aubaine »). Cependant, Louis le Hutin (Louis X) publie un édit le 03 juillet 1315 « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». L’autorité dominante n’est donc plus celle du seigneur, mais celle du roi.. Les enfants nés en France de parents étrangers deviennent français dès leur naissance.

Les lois ne sont pas immuables (et heureusement), ainsi en 1515, un arrêt du Parlement de Paris, au sujet de l’héritage, commence à introduire le jus soli. La constitution de 1791 expose la citoyenneté accordée les différents cas de filiation. En 1804 est promulgué le Code Civil, par lequel la nationalité se transmet du père, le droit du sang. 1851 voit venir l’introduction du double droit du sol et 1889 durcira les conditions d’attribution et de rétractation.

aubaine-sol-sang

Ainsi le cas de mon AAGPM se situe dans la période jus sanguini, son père étant Belge, né en Belgique, alors lui, bien que né en France est Belge. Il m’aurait alors été bien difficile de trouver ses  états signalétiques militaires et son matricule…



Un ancêtre, Une histoire (1)

Mon premier post « Un ancêtre, une histoire » portera sur mon AAGPM : Albert Joseph AUBRUN. C’est ma toute première chronique, elle est loin d’être parfaite, mais je me rends compte grâce à elle que l’exercice est encore plus difficile ce que j’avais imaginé… Je ferais un post pour expliquer ma démarche, il serait intéressant (et pas que pour moi) je pense que ceux et celles qui se sont déjà plié(e)s à ce genre d’exercices commentent, critiquent et conseillent le cheminement que j’ai réalisé. Je vais mettre en bleu mes commentaires concernant les recherches à faire pour compléter mon récit.

Vendredi 8 juin 1866, Jean Joseph AUBRUN a 28 ans, il est ouvrier d’une des 37 filatures de la ville où il est domicilié : Fourmies dans le Nord. Mais s’il se présente ce jour en mairie c’est pour déclarer qu’hier à six heures du soir son épouse depuis 1863 Catherine Elisa WILLAMME a donné naissance en leur foyer (Rue de la Haut) à Albert Joseph AUBRUN, leur fils et second enfant d’une fratrie qui en comptera 4. En effet, en 1864 est née Sidonie Elisa AUBRUN (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies), sœur aînée d’Albert et en 1872 et 1875 naîtront respectivement Gustave AUBRUN son cadet (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies) et Ernest AUBRUN le benjamin (Rue du Défriché à Fourmies).

 

rue de la haut

Source : Google Maps

 

En 1878, Albert devient musicien (Je cherche encore des informations sur le ou les instrument(s) qu’il jouait) et le sera pendant près de 60 ans, c’est pourquoi en septembre 1938, lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain (commune limitrophe de Fourmies) il sera mis à l’honneur avec, entre autres, messieurs HUFTIER, DUBOIS et BLAISE. Il y reçoit alors la médaille de la confédération musicale avec deux agrafes pour 60 années de présence, il était déjà titulaire de l’Étoile Fédérale (50 ans).

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

Source : « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing »

Albert est âgé de 18 ans, lorsque sa sœur de 2 ans son aînée quitte le domicile familial. Sidonie se marie en effet le lundi 02 février 1885 à Fourmies avec Clovis BARBE. 2 publications dans le  journal de Fourmies les 22 et 25 janvier 1885 dans le Journal de Fourmies annonçaient la promesse de mariage alors le jeudi 05 février c’est cette fois le mariage de la petite couturière de la famille et de son tisseur d’époux qui y est annoncé.

hors série - journal mariage Sidonie AUBRUN

Sources : Journal de Fourmies

La filature est en plein essor et Fourmies s’étend toujours plus car les ouvriers affluent. D’autres sont du pays comme on dit et c’est le cas d’Albert qui est devenu fileur. À l’aube de ses 24 ans, Albert épouse le lundi 07 avril 1890 Julia Emma MERCIER. La jeune femme est d’Ohain, village limitrophe de la fourmilière tisserande. Comme sa belle-sœur, Julia est couturière. Le foyer formé par les nouveaux époux s’agrandit bien vite puisque 2 ans après les noces, un petit garçon prénommé Lucien Albert voit le jour le vendredi 24 avril 1892.

Le jeudi 12 juillet 1894, Gustave se marie, la nouvelle belle-sœur d’Albert se nomme Marie Alphonsine NINITE. La petite nouvelle est âgée de 20 ans et originaire elle aussi de Fourmies. La famille vit une première fois le deuil avec le décès de Sidonie le 02 mars 1895 à l’âge de 30 ans. Il semblerait qu’elle ne laisse aucune descendance, Clovis est seul.

Samedi 08 août 1896 et lundi 29 août 1898, la famille AUBRUN dont Albert est le chef s’agrandit. Abel Albert Joseph et Félix Joseph naissent à Ohain où la famille a emménagé. Les années s’annoncent sous le signe des rires d’enfants. Albert, père de famille de trois garçonnets a changé de métier, la route Ohain-Fourmies à l’aube du XXème siècle dans la campagne ch’timi n’est pas encore motorisée pour tout le monde bien au contraire. Albert est devenu  graisseur dans une entreprise familiale du village, la « maison-Ernest Degousée et Ce ».

Hélas le mardi 13 septembre 1904, alors âgé de 12 ans, Lucien Albert décède en la maison familiale, rue de Véreuse à Ohain. C’est pourquoi lors du recensement de 1906, les enfants AUBRUN ne sont plus que deux. La famille déménage et vit à présent rue Neuve, juste à côté de la famille Edmond DEGOUSEE pour laquelle Albert travaille. Le monde est vraiment petit.

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

Sources : Archives Départementales

La mort frappe à nouveau la famille et cette fois-ci c’est Julia qui décède le vendredi 03 février 1911. Albert doit dès lors s’occuper seul de ses deux garçons de 15 et 13 ans. C’est très certainement l’une des raisons des secondes noces d’Albert le samedi 22 juin 1912 Victorine Marie BASTIEN à Ohain, il est alors proche de la cinquantaine et est devenu magasinier à la filature DEGOUSEE. Il sera d’ailleurs récompensé en 1924 de la médaille Vermille du travail et en 1929 de la médaille d’Argent du travail en qualité de magasinier de la maison Ernest Degousée.

Alors que Gustave projette de se remarier lui aussi, leur père, Jean Joseph décède le mardi 23 mars 1920 (Je n’ai pas encore trouvé trace du décès de son épouse, Catherine Elisa WILLAMME). Gustave épousera en seconde noces Léa Thérèse Marie PARISOT le samedi 11 septembre 1920.

Après son frère, Albert voit ses deux fils se marier, ainsi Félix Joseph quittera le foyer pour fonder le sien le samedi 16 juillet 1921, il épouse alors Pauline Adèle PRINCE, une fille du village, retoucheuse de métier. Abel Albert Joseph suit son exemple l’année suivante en épousant Marguerite Suzanne BASSET le samedi 18 novembre 1922.

De ces deux unions naitront plusieurs petits-enfants (8 recensés jusqu’ici), prêt à faire le bonheur de leur grand-père Albert.

La date de décès d’Albert n’est pas connue à ce jour. J’espère pouvoir dans quelques mois ou années compléter mon récit avec d’autres informations.



L’heure du bilan

Pour beaucoup de monde, le changement d’année est le moment choisi pour faire le bilan de celle écoulée. Je vais faire ici comme tout le monde, faire le bilan de 2016 et en profiter pour détailler ce que je voudrais pouvoir réaliser en 2017. Pourquoi est-ce que je ne le fait que maintenant ? Parce que j’ai longtemps hésité entre janvier et avril… Faire le bilan à l’année nouvelle ou faire le point 1 an après le début de l’aventure « blog » ? Je me suis finalement décidée… Commençons donc par 2016 :

  1. La création du blog Jennialogie. Cela faisait un bout de temps que je voulais formuler ma généalogie autrement et surtout partager mon aventure. Parfois par le biais de recherches généalogiques, parfois par le biais de recherches thématiques. Les livres ayant un grande importance dans ma vie de tous les jours je ne pouvais pas faire sans en présenter quelques un au fil des posts. Le format n’est pas celui que j’avais en tête au départ. Je dois bien avouer que le mot « blog » garde une forte connotation négative au fin fond de mon petit cerveau, mais c’est cependant le format qui se prête le mieux à la publication et aux échanges. Mon opinion progressant de plus en plus vers le côté positif de la balance. Créé le 1er avril 2016 et presque 6000 visites alors que je rédige ces mots. Jamais je n’aurais parié sur un tel engouement. C’est une agréable surprise pour moi et une motivation de plus. Partager mon expérience, pouvoir échanger avec d’autres généanautes… Mais je n’oublie pas non plus que c’est également le fait de remplir ces pages qui parfois m’aide lorsque je suis en panne de motivation.
  2. Les AD57. 2016 fut l’année de mes premières visites dans des archives départementales et plus particulièrement celles de Moselle. Expériences positives et expérience négative, découvertes et entraides, voici 4 notions qui résument assez bien mes visites aux AD57. Entraides avec des membres d’un site de généalogie très connu. Découvertes tant pour moi que pour une amie (un post à ce sujet prochainement je pense…). Expérience négative, pas pour moi directement mais pour un lecteur croisé au détour d’une table de lecture aux AD. Expériences positives avec les recherches fructueuses et les rencontres faites sur place.
  3. L’État Civil. De nombreuses lettres en mairie reçurent des réponses positives au delà de mes espérances. Des visites en mairie se soldèrent par de nombreuses photographies d’actes. Des recherches en lignes toujours plus riches grâce aux sites internet des AD. Mon arbre (couplé à celui de mon compagnon) se révèle de plus en plus illustré. Près de 700 nouveaux documents sont venus compléter les informations acquises depuis le commencement de mes recherches.
  4. Rencontres (virtuelles). Au cours de cette année qui vient de s’écouler, j’ai pu rencontrer virtuellement près d’une 10zaine de personnes avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger de long et passionnants mails. Des ancêtres communs, de l’entraide pour des recherches, des documents anciens retrouvés… J’ai pu grâce à l’une de ces personnes en apprendre un peu plus sur mon GPP, mais j’ai pu aider d’autres à compléter leurs informations ou infirmer des données erronées.

Resolution nouvelle année

Après le bilan vient toujours (ou presque) les perspectives ou ici les résolutions… Et je dois dire que cette année mes résolutions généalogiques sont nombreuses par rapport aux années précédentes…

  1. Améliorer la qualité. Mes posts, j’en suis consciente, ne sont pas d’une qualité extraordinaire, mais je pense qu’en y mettant un peu plus encore de motivation et de temps pour chacun je pourrais en améliorer la qualité. Je repasserais même sur certains posts de 2016 pour les améliorer.
  2. Mieux gérer le contenu. Parce que la qualité de l’écrit compte autant que celle du contenu. Je pense gérer et organiser un peu plus mes posts sur un mois.
    • Un livre – Une fois par mois, je commenterai un livre de généalogie (ça tombe bien, le père Noël a été généreux sur le sujet)
    • Deux sites – Deux fois par mois, je présenterai un site d’AD. Pas de grande critique de 15 pages, juste une présentation avec un exemple de recherche, les points forts et les points négatifs.
    • Un ancêtre – Une fois par mois, je vous parlerais d’un de mes ancêtres. Mes recherches, leurs résultats, sa vie, sa fratrie… Tout ce que j’ai pu trouver sur cette personne.
  3. Prendre des cours. Lire et mettre en pratique c’est bien. Mais les cours dispensés pour un diplôme c’est mieux. Donc je vais tout faire pour redevenir étudiante cette année et mieux me former. Qui sait, peut-être qu’après cela je changer de métier…
  4. Apprendre à écrire. Je ne vais pas aller reprendre des cours d’alphabet, mais en plus des cours cités précédemment et également dans l’optique d’améliorer le contenu de mes posts, je vais apprendre à écrire et raconter. Faire la chronique d’une personne ou d’une famille. En gros, tout faire pour répondre au 3 précédents points.
  5. Poursuivre. Ça semble logique, mais ayant déjà eu une longue période d’inactivité je préfère « prévoir ». Je veux poursuive mes recherches et mes découvertes, avec les bons et les mauvais côtés qui me font aimer la généalogie.


J’ai retrouvé Zénonne !

Dans les temps anciens (j’adore cette phrase), il était de tradition de donner à l’enfant les prénoms de membres de la famille ou des prénoms religieux. Je ne compte pas les Joseph et les Marie présents dans les branches découvertes jusqu’ici, ça donnerait le tournis à une toupie, c’est vous dire. Ma grand-mère paternelle avait 3 prénoms. Le 3ème m’intriguait depuis des années sans connaître son origine : Zénonne. Dans l’arbre généalogique, jusque-là rien. J’ai eu beau le secouer, le retourner dans tous les sens : RIEN ! Le grand néant me narguait. Le silence répondait à mes questions. La clé de l’énigme restait introuvable…

Je pense qu’on est d’accord qu’au niveau prénom peu courant celui-ci est pas mal dans son genre. J’ai cherché dans au moins 2 livres de prénoms différents pas une trace de Zénonne :

FullSizeRender (1) FullSizeRender

Je me suis alors demandé si ce n’était pas un prénom inventé, mais cela ne me menait à rien, les contemporains vivants étant peu nombreux pour ne pas dire tous éteints, donc aucune réponse possible de leur part. Mon mystère restait entier. Pas plus de chance sur les sites spécialisés que dans les livres… Et puis au cours de mes recherches généalogiques, alors que je ne cherchais plus directement d’où pouvait venir ce 3ème prénom, la solution est venue à moi. Jeanne la mère de ma grand-mère avait 2 frères. L’aîné, Hector, épousa en 1921 une demoiselle du pays prénommée : Zénonne Marie.

Je soupçonne que Zénonne fut la marraine de ma grand-mère. Il me faudra l’acte de baptême pour le confirmer, mais voici déjà sur l’arbre le lien que j’ai trouvé entre ma grand-mère et son 3ème prénom.

de zénonne à zénonne

Autant dire pour conclure, que je n’ai trouvé aucune autre Zénonne pour l’instant dans mes branches directes et indirectes…



Une presque mention insolite

Je n’ai pas trouvé pour l’instant de mention insolite. Mais voici tout de même une petite bourde faite dans une mairie lors d’une préparation de table décennales…

IMG_1884

Il est question du décès d’un de mes aïeux. Celui-ci mourut le 30 avril 1891 et la déclaration fut faire le 1er mai 1891. L’agent d’état civil en recopiant la date, soit depuis l’acte de décès, soit depuis la table annuelle, s’est un peu emmêlé les pinceaux. Ainsi avril 1891 ne comporte plus 30, mais 31 jours…

 



Légendes et feuilles mortes…

Chaque famille a ses légendes, du côté de mon père j’en connais 2 :

  • La première annonce qu’avant la révolution notre nom était à particule car nous étions marquis, alors pendant la terreur il fut nécessaire de choisir entre le titre et la tête… Même si pour l’instant tout ce que j’ai trouvé contredit ou plutôt ne confirme pas cette légende, elle est en nous depuis tellement longtemps que ça ferait bizarre de l’abandonner complètement. Alors même si on y croit pas vraiment, on fait semblant un peu comme le grand bonhomme rouge que l’on croise en décembre…
  • La seconde est une question paternelle, l’un de mes arrières-grand-pères est né « enfant naturel », mais tout le monde a un nom sur les lèvres lorsque l’on parle de son géniteur. Hélas il n’est pas possible de confirmer ou infirmer cette information, que je relègue du coup au rang de légende familiale. (J’en ai déjà parlé un peu dans « Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.« )

Cette dernière légende, c’est celle qui occupe mes pensées depuis quelques temps. J’aimerai réussir à trouver la réponse à cette énigme sachant que le passé de cet ancêtre est déjà pourvu d’un fait un peu similaire. Voici une partie de la branche concernée, vous comprendrez vite ce que je veux dire :

branches trotin

L’édit d’Henri II (1556) instituant les déclarations de grossesse dans lesquelles les dames et demoiselles devaient nommer le géniteur n’est pratiqué que jusqu’en 1820 environ. Soit bien avant la naissance de Louis qui a lieu en 1899 (Julia est morte en couche, Louis est donc fils unique, élevé par ses grands-parents maternels). J’ai en ma possession des copies de divers documents concernant Louis :

  • Acte de naissance
  • Recensement de 1906
  • Acte de mariage
  • États signalétiques militaires
  • Attribution du titre d’interné politique 1914-1918
  • Faire-part de décès

Cependant aucun de ces documents ne fait mention du père. Il reste un mystère. Dans la famille, tout le monde « sait » que le père de Louis se prénomme également Louis. Son nom de famille n’est pas un secret non plus, mais je vais le taire ici, car je ne cherche pas à causer quelques polémiques ou tords à ses descendants car lorsque je cherche des renseignements sur ce monsieur M, il s’avère qu’il est marié au moment de la naissance de Louis. Hélas il n’y a plus de « contemporain(e)(s) » pour répondre à mes questions.

Sur les forums les réponses sont unanimes :

  • "Vous n'avez aucun moyen de le savoir, sauf à retrouver le journal intime de Julia au fond d'un grenier."
  • "Cette branche sera malheureusement une branche perdue. Pas de déclaration de grossesse comme celles de l'édit de Henri II... en 1899"

Cependant, 3 pistes m’ont été proposées par un autre généanaute. Tout d’abord vérifier s’il n’existe pas d’éventuelles promesses/publications de mariages, bien que Julia avait 16 ans lors de l’accouchement. Ensuite la religion pourrait bien aider en vérifiant l’acte de baptême de Louis, voire celui de son mariage religieux. Pour cela il me faudra alors contacter les archives diocésaines ou la paroisse. Enfin, une piste un peu plus originale, comparer les descriptions de Louis fils et de Louis père potentiel, pour y chercher des similitudes…

Le cas de Louis n’est pas le seul sur cette branche patronymique comme on peut le voir sur l’image plus haut, quelques générations plus tôt Alexandrine donnait naissance à Victoire Thierry, de père inconnu. Cette fois cependant le nom s’est perdu s’il fut un jour connu. Il semblerait de surcroît qu’Alexandrine ait eu plusieurs enfants et tous furent « enfants naturels ». Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier tous les actes de naissances, mais cela ne saurait tarder…



Visite en mairie comme au bon vieux temps…

Ah c’était mieux avant… C’est ce qu’on dit sur beaucoup de points non ? Il est vrai que l’informatique facilite grandement les recherches généalogique aujourd’hui. Cependant, la démocratisation d’Internet ne s’est pas faite en un jour, tout comme la numérisation des données et documents… Il faut aussi que je vous avoue mon addiction pour cette odeur de vieux registre. L’odeur du vieux papier, un peu humide, raconte à elle seule l’Histoire. L’aspect vient ensuite la compléter et raconter un passé souvent houleux. Afin de poursuivre et surtout illustrer mes recherches sur la branche généalogique de monsieur je suis retournée aux sources, au commencement, en bref en mairie. J’avais quelques jours de congés alors j’en ai profité.

J’avais commencé par classer les informations manquantes ou à confirmer, afin de déterminer les mairies dans lesquelles je devais me rendre pour établir plus facilement un planning pour mes recherches. Internet m’a ensuite fourni les adresses, les numéros de téléphone et les horaires des mairies. Et oui, la première chose à faire est de les appeler, car il faut être sur que les registres sont disponibles (parfois ils ont été détruits par le temps et l’Histoire, parfois ils ont été envoyé aux archives départementales et ne sont donc disponibles qu’auprès de celles-ci), mais également que le servie d’état civil pourra vous recevoir (horaires et disponibilités).

Si vous obtenez un oui à chacune de ces questions je vous conseille alors de préparer soigneusement votre liste avec qui / quoi / quand, afin de gagner du temps sur place, car on se laisse vite prendre au jeu dans un premier temps puis déborder dans un second. Qui est nommé dans l’acte que vous recherchez ? Quel type d’acte recherchez vous ? Quand fut rédiger l’acte ? C’est le minimum vital pour une recherche réussie.

Sur les trois mairies contactées, l’une n’a jamais rappelé, l’autre n’a pas décroché et la dernière me donna rendez-vous hors des horaires d’ouverture. Petite mairie, dans un petit village, en pleine période de vacances donc un petit effectif. Les horaires d’ouverture c’est surtout pour le publique, ensuite les bureaux continuent de fonctionner… C’est ainsi que je me suis rendue dans cette mairie, située à proximité de l’église du village, dans la rue principale pour ne pas dire l’unique rue du village.

A partir de là plusieurs possibilités… Soit les archives sont dans une pièce spéciale (par exemple à Anor, village du Nord de la France) soit les archives sont dans un coffre fort (par exemple à Filstroff, village de Moselle en France), tout dépend nombreux paramètres comme la taille de la commune, le nombre d’habitants, les archives gardées sur place… Soit le service d’état civil vous laisse travailler seul(e), soit il travaille avec vous.

Si à la base j’allais explorer le passé en solitaire, la dame qui m’accueilla fut vite prise au jeu et participa activement à mes recherches. Pendant presque 2h, nous parcourûmes 2 siècles de naissances, mariages et décès. Plus d’une dizaine d’actes furent ainsi trouvés et complétèrent les informations généalogiques concernant mon compagnon. Des dates furent mises à jour dans mes documents, d’autres furent modifiées ou supprimées, certaines furent ajoutées et de nouveaux noms apparurent…

À côté de votre crayon gris et de votre liste de recherche il y a 2 outils que je vous recommande fortement :

loupe

Parfois les caractères sont un peu délavés, parfois les caractères sont vraiment très petits, parfois la loupe vous aidera grandement à déchiffrer ce que ces papiers anciens recèlent… Je vais pas vous faire un dessin ou une dissertation sur l’utilisation d’une loupe, je pense que vous voyez très bien tout seul quand et comment l’utiliser…

gants

Qui dit registres d’archive dit vieux papiers, documents anciens et encre qui ne supporteront pas d’être manipulés. Autant pour protéger vos mains que pour protéger les documents, je ne saurais trop vous recommander de vous fournir ce genre de gants. Blanc, en coton, souvent au rayon photographie… Vous protègerez les archives de tous transferts corporels éventuels comme par exemple votre sueur, qui ne transpire pas quand excité de débloquer enfin une branche généalogique se trouve devant LE document tant attendu ? Tout ce qui peut se trouver sur vos mains également comme de l’encre ou des bactéries. Ça semble un peu gros dit comme cela, mais si aucun des lecteurs du registre ne fait attention à force des traces s’accumulent, des bactéries qui pourraient détériorer les pages se répandent… C’est ensuite une protection pour vous. Pour ses même bactéries, pour les champignons dû à l’humidité, pour l’encre qui déteindra sur vos doigts…

Après 2h en mairie, mes gants étaient grisonnants au niveau des doigts, la dame de la mairie n’avait pas de gants, mais avait les mains noires à la fin. Au début elle a refusé ma seconde paire de gants et semblait étonnée que j’en utilise, quand nous avons eu fini, elle s’est rendue compte de la véracité de mes mots en début d’après-midi…



123

Ecigb7dp |
Velay ô Vivarais Royal |
Mon BLOG sur l'Histoire |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Légende Urbaine
| Mabibliothèque
| Lefleuvedeleternite