Les Formalités du Mariage

Le mois fut difficile question temps libre pour lire et écrire, mais j’ai encore une petite chance de tenir mon objectif pour avril… Ce mois-ci encore c’est un livre de Marie-Odile MERGNAC qui m’a occupée niveau lecture. « Actes, contrats et dispenses de mariage ». Il est  aisé de comprendre le sujet principal de ce guide sans disserter des heures. Et pourtant ce livret m’a occupée pendant des heures…

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Pour moi un mariage, jusqu’ici c’était :

  • Un acte dans les registres d’état civil
  • Un acte dans les registres paroissiaux (si famille catholique et passage à l’église)
  • Un contrat de mariage (parfois)
  • Une fiesta.

Bon pour le dernier point, j’avoue que ce n’est pas toujours aisé de trouver des traces, même si ce n’est pas toujours impossible comme je le présentais dans mon article « Des nouvelles plus très fraîches, mais une bonne surprise » du 12 mai 2016. A bien y réfléchir, dans mon tout premier post « Un ancêtre, Une histoire« , j’avais trouvé trace, encore une fois dans les journaux, de la publication de promesses de mariage. Par contre plus je lisais les pages du livre de Marie-Odile MERGNAC plus je découvrais des documents nouveaux.

Commençons par ce qui est connu car c’est ainsi que débute le fascicule, composé de 4 grandes parties qui sont  Acte / Contrat / Dispenses / Cas particuliers. La première partie aborde les actes de mariages religieux, pas uniquement le mariage catholique, mais aussi le mariage juif et protestant. Un petit rappel de l’Edit de Nantes est bien entendu donné. Autre rappel promulgué, celui concernant le mariage civil qui n’est pas prononcé dans tous les pays puisque souvent inexistant ainsi dans ces communautés ne sont reconnues que les cérémonies religieuses (quelque soit la religion). L’auteur donne quelques conseils afin de se sortir des difficultés qui peuvent se poser au généalogiste et propose des astuces pour trouver les informations manquantes. Le mariage civil et le livret de famille sont abordés avant de laisser place à un chapitre concernant la révolution qui est bien souvent un obstacle pour le chasseur d’ancêtres.

Parmi les documents nouveaux abordés dans le livre on trouve les « Sommations Respectueuses », qui permettaient aux futurs époux d’essayer d’obtenir l’aval de leur parents pour le mariage à défaut d’être célébré sans leur consentement. Les bans sont rappelés à notre mémoire ainsi que la notion de majorité matrimoniale. Paris comme bien souvent est un cas particulier et ici encore on n’y échappe pas. Si l’acte de mariage civil permet de connaître les parents, les dates de naissances (et lieux) des époux et un peu plus sur la familles avec les témoins ou les reconnaissances sous le voile, le contrat de mariage permet quant à lui d’en savoir plus sur le niveau de vie des familles qui vont s’unir.

La seconde partie du livret est consacrée aux dispenses diverses tant civiles que religieuses telle que:

  • dispenses d’âge
  • dispenses de consanguinité
  • dispenses de bans

J’avoue ne pas avoir été très attentive sur cette partie, il me faudra revenir dessus pour mieux comprendre.

La troisième et dernière partie du fascicule est destinée aux cas particuliers. On y découvre la coutume des Rosières dans un chapitre entièrement dédié où la notion est expliqué et où sont relatés des exemples illustrés. Si certaines jeunes femmes ont un statut spécifique mentionné lors du mariage, il arrive que le mariage de certains hommes prenne une tournure particulière également, c’est le cas des militaires. La controverse des curés mariés sous la révolution est ensuite abordée avant de venir parler des anniversaires de mariage tel que les noces d’or ou de diamant.

Qui dit mariage dit parfois également divorce. J’ai eu l’occasion de travailler sur le divorce d’un couple de mes ancêtres dans mon second post « Un ancêtre, Une histoire« . Ici encore l’auteur donne des conseils afin de trouver la trace d’un divorce et comprendre le contenu d’un jugement de divorce.



Un recensement peut en cacher un autre

Ce mois-ci j’ai lu le livre « Utiliser les recensements en généalogie » écrit par Marie-Odile MERGNAC. Je rappelle qu’elle est historienne, journaliste et généalogiste et qu’on apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture » dont ce livre fait parti. Il est composé de 3 grandes parties qui sont :

  • Les recensements des XIXème et XXème siècles
  • Les recensements de l’Ancien Régime
  • Les recensements ailleurs dans le monde

Naïvement, lorsque j’entends « recensement », je n’ai en tête que  les recensements de population. Mais ce livre m’a ouvert les yeux sur mon erreur et la première partie du livre en particulier m’a fait comprendre que ce mot à un sens plus large. En effet, d’autres documents sont à classer en tant que recensement comme par exemple les recensements électoraux ou encore les recensements militaires. Si on cherche a faire de a vulgarisation du terme disons que toute liste de personnes peut être considéré comme un recensement, par exemple une liste d’émigrés sous la Terreur dont parle l’auteur dans cet ouvrage. Il faut en fait penser plus large que le terme de base afin de pouvoir documenter une chronique ou retrouver un ancêtre. Il y a plusieurs fois des références à d’autres livres de l’auteur dont le petit clin d’œil au livre Les difficultés posées par les noms en généalogie, lorsque Marie-Odile MERGNAC parle de la fiabilité des recensements.

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Si j’ai trouvé la première partie du livre fortement centré sur 3 types principaux de documents, la seconde partie de ce livre est axée sur la diversité de document pour une période plus courte. Impôts, taille et différentes taxes faisaient l’objet de liste simplement pour savoir qui avait ou non payé. Mais ces registres sont souvent des sources d’informations plus importantes que cela puisqu’ils peuvent aussi renseigné le généalogiste sur le niveau de vie de chacun. Le chapitre concernant les « états des âmes » donne une notion religieuse des recensements.

La dernière section du livre, nous amène à parcourir le monde et comparer pour une liste de pays les différents documents de recensements qu’il sera possible au généalogiste de trouver. Si vous n’avez pas des ancêtres de par le monde ces chapitres seront plus pour la culture générale que pour vos recherches, mais les informations qu’ils contiennent vous donneront peut-être des idées en cas de blocage.



Les difficultés posées par les noms en généalogie

Voici le premier livre de l’année, Les difficultés posées par les noms en généalogie, écrit par Marie-Odile MERGNAC. Elle est historienne, journaliste et généalogiste. On apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture ». C’est d’ailleurs l’un de ces livres que j’ai aujourd’hui entre les mains.

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L’ouvrage est séparé en deux parties, la première concerne les prénoms et couvre 1/3 du livre environ alors que la seconde concerne les noms de famille et accapare les 2/3 du livre. Commençons donc par les prénoms. À l’église et à la mairie, les parents donnent 1 ou plusieurs prénoms, parfois différents, parfois dans un ordre autre et parfois les mêmes… C’est un peu la loterie en fait. L’auteur donne des conseils et des pistes à suivre pour essayer de s’y retrouver surtout quand dans une fratrie les prénoms sont identiques, seul change l’ordre ou que le prénom se transmet de père en fils…

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La seconde partie est bien plus conséquente comme je le disais précédemment, en effet, passant par le problème de l’orthographe et de la lisibilité de l’écriture, Marie-Odile MERGNAC nous amène à la question de la langue, des noms traduits suivant la région mais aussi suivant le pays. Particules et surnoms sont également abordés dans ces pages. J’ai pris beaucoup de plaisir sur les pages presque paléographiques, mais le chapitre concernant les « Pièges en Alsace » à toute ma préférence (surtout depuis que je travail sur l’arbre Alsacien-Lorrain de monsieur).

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 15/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Correspondances des prénoms

Remontant les branches de mon arbre et de celui de mon compagnon, j’ai pu observer des changements de villes, de départements, de régions et même de pays. C’est très instructif pour relater les déplacements de nos aïeux, mais à un moment ou un autre, en comparant notre arbre à ceux d’autres généanautes je me suis retrouvée face à un problème de traduction. Et oui, l’oncle prénommé Louis sur son acte de décès voit son acte de naissance pourvu en fait d’un Ludwig…

La première question est  : est-ce bien la bonne personne ? En découle alors la seconde : pourquoi ce changement ?

Le cas que j’ai en tête est un peu particulier puisque cet ancêtre est né dans une Lorraine Allemande et décédé dans une Lorraine Française… Cependant, le résultat est le même pour l’arrière grand-père Jean qui portait le même prénom que son père, Johann. Je vous rassure, je ne suis pas en été d’ébriété, il est juste question de traduction ou de correspondance entre les prénoms d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre.

Ainsi donc Louis,  Lewis, Ludwig, Luís, Ludovico et Luigi, ne sont qu’une seule et même personne, il en sera de même pour Jean, John, Johann, Juan et Giovanni car tout est une question de géographie.

Le site Héraldique Européenne propose une page avec une liste de prénoms en Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Italien. D’autres sites comme celui-ci existent bien entendu comme par exemple Namepedia qui propose des traductions dans de nombreuses langues du prénom renseigné dans la barre de recherche et de la même façon sur Behind The Name.

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Si je ne devais cité qu’un livre je citerai celui édité en Pologne et titré Dictionnaire des Noms (en polonais : Słownik Imion) publié en 1975. L’auteur répertorie des centaines de prénoms en 24 langues.



Étude de notaire et documents.

Ce n’est pas d’un, mais de deux livres dont livres dont je vais vous parler aujourd’hui. Les THEMA 7 & 8 écrits par Thierry SABOT, parlant tous deux des actes notariés, j’ai décidé de réunir en un seul post mon petit commentaire à leur sujet. D’autant plus que ça colle pas mal d’en parler ensemble, alors pourquoi se priver ?

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Je ne sais pas si j’en attendais trop de ces 2 livres ou s’ils sont de moins bonne qualité que les précédent, toujours est-il que j’en suis déçue. Je ne dis pas que j’ai rien appris grâce à eux, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais.Commençons tout d’abord par les sommaires…

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Le premier parle de contrats de mariage, de testaments et d’inventaires après décès. Le second parle d’identité, de grossesse, de mariage, de vie de famille, d’orphelins, de vie sociale et de succession. La première question que je me suis posée est : pourquoi ne pas réunir les thèmes et les éparpiller ainsi ? Un choix personnel certainement, le  mien aurait été de regrouper les parties dissertant sur le mariage ensemble et faire de même avec celles se développant autour du décès. Un troisième volet des actes notariés est sorti il y a quelques jours (le 20 décembre 2016). Celui-ci a pour thème « les métiers, la propriété et la vie économique ». Cela me semble plus logique, alors pourquoi ne pas avoir fait cela avec les 2 premiers volumes.

Passé cette constatation, je vous avoue que j’ai plus eu l’impression de voir défiler des actes afin de montrer tous les formats possibles qu’un cours explicatif. Les actes sont certes décortiqués et analysés, mais il manque ce petit je ne sais quoi que l’on retrouvait dans les autres THEMA.

N’ayant pour l’instant pas les THEMA 8-9-10, je ne pourrais les commenter ou présenter d’ici peu. Je pense qu’au cours de l’année suivante je remédierai à cela. Cependant, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, car le père Noël a été fort généreux avec moi en termes de livres généalogiques et dès les prochains mois je reviendrais vous parler de ceux-ci.



1 siècle de migrations

La peste n’était pas le seul facteur de migration de nos ancêtres. L’exode qu’il soit rural ou non se déroulait pour diverses professions comme les maçons ou les moissonneurs, pour ne citer qu’eux. Étudier leurs déplacements n’est pas toujours aisé, mais Thierry SABOT dans son livre « Les migrations de nos ancêtres 1814-1914″ nous donne plus d’un conseil.

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J’ai trouvé ce livre plus illustré encore que les précédents et je ne parle pas que de photographies, images ou tableaux. Non, je parle en termes de dossier, de portrait, de témoignage ou encore de méthodes. Toutes ces sections représentent presque la moitié des pages. Autant dire qu’il sera aisé de s’appuyer sur ces explications pour avancer.

La première partie de l’ouvrage est consacrée à l’identification des migrants et les causes (bien souvent le travail) juste après avoir redéfini les expressions de « migration temporaire » et « émigration définitive ». Je pense que l’on peut rapprocher ce livre du précédent pour des époques différentes puisque dans Fuir la peste les exodes des populations concernent principalement le XVIIème siècle et cette fois-ci le XIXème.

Il m’est difficile de parler de ce livre puisque comme je le disais plus tôt il est fortement illustré. Les différentes méthodes abordent des cas concrets comme le passeport intérieur ou le livret d’un ouvrier, sans oublier les famille de marinier. Encore une fois on observe que Thierry SABOT maîtrise son sujet et tente de nous le rendre accessible autant que possible. Cela nous permet de nous approprier méthodes et conseils.



Fuir la peste

Je ne parle pas de la petite dernière de la famille que l’on souhaite éviter absolument, mais bien de la maladie ou plutôt devrais-je dire de l’épidémie. Des familles décimées, des enfants orphelins… La peste n’a pas de compassion et s’engouffre dans chaque foyer. Par période les décès se succèdent sur certains arbres et il n’est pas toujours aisé de pouvoir dire pourquoi car les actes de décès ne contiennent pas toujours (voire rarement) les causes de décès.

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Peut-être encore plus que les autres ouvrages (jusqu’ici) de Thierry SABOT, ce livre reflète la recherche poussée de documentation, mais aussi le besoin pour ne pas dire le devoir de restituer l’information propre, ordonnée et synthétisée. Je vais me répéter, mais l’ouvrage débute par des repères historiques, non pas au niveau national, mais au niveau mondial.

L’Homme est croyant par définition (ou par habitude, mais chacun son opinion) et de ce fait l’Homme prie. Si sa prière n’est pas entendue ou si un malheur arrive, alors il en incombe à une colère divine. Si le dieu coupable est en fait innocent alors il faudra trouver un autre volontaire désigné d’office pour être le criminel condamnable. Ainsi le nouveau fautif pourra être la corruption de l’air ou un semeur de contagion… Le fléau de dieu s’est répandu dans chaque village par divers moyens.

L’auteur nous présente ainsi la maladie, par période, toujours illustrée d’une carte de France et l’on se rend vite compte que villes et campagnes ne sont pas épargnées. Viennent ensuite les moyens de prévention lorsqu’une épidémie est déclarée et avant qu’elle n’atteigne la ville comme les murailles et les fossés.

La peste est la reine des notaires (il s’agit ici de mon extrapolation et non d’une affirmation de l’auteur) puisque les testaments se font  par précaution (si le notaire n’a pas pris la fuite). L’auteur décrit également les propagations de la peste (ports, frontières…) avant de décrire les choix de la population (fuir ou subir, résister et lutter) puis expliquer avec un exemple basé sur la peste de Lyon en 1628 l’organisation de la quarantaine.

L’auteur termine par les victimes de la peste (qui sont-elles ?) et les remèdes curatifs et hygiénistes plus ou moins douloureux et lourds utilisés pour se préserver.



Tu es de ma famille…

Cinquième livre du même auteur dont je vais parler ici, 4ème dans l’ordre de l’édition, « Familles et ménages de nos ancêtres ». Il semble à présent coutumier lorsque l’on ouvre un livre de thierry SABOT, de démarrer post-introduction par un rappel des repères historiques. Viennent ensuite des notions redéfinies afin de ne pas être confondues comme par exemple cette de parenté : légale, naturelle, spirituelle, par alliance…

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Les degrés de parentés sont expliqués et illustrés tant par des arbres que par un tableau, disponible également sur le site de l’éditeur Thisa. L’esprit de famille est défini pour ne pas dire détaillé dans divers aspects comme celui de la mort par le biais des faire-parts où la famille au sens très large était ainsi énumérée douloureusement unie dans la perte d’un être cher.

La partie travaux pratique du livre propose de suivre la chronologie d’un couple et de la famille qu’il fonde ou compose. Ainsi un exemple de fiche est proposé pour l’exercice, mettant e évidence non pas seulement les époux, mais également témoins du mariages, enfants du couple et autres membres du ménage, car un ménage ne se compose pas uniquement d’un couple et de ses descendants. C’est pourquoi, à force de schémas, l’auteur donne diverses possibilités d’un ménage (simple, en miettes, élargis, multiples…). Le retour aux travaux pratiques met en évidence l’importance et les lacunes des recensements.

Ce livre est je pense très important pour les généalogistes, même et surtout les amateurs. Définitions, vocabulaire, notions… Tout est là, illustré et expliqué, pour que chacun s’y retrouve et surtpout pour que chacun puisse retrouver la place de ses ancêtres au sein de la famille.



Salaire et niveau de vie

Lorsque l’on fait son arbre généalogique, bien souvent on ne s’interroge pas uniquement sur qui sont nos ancêtres, mais également sur leur façon de vivre, en découle alors des questions de niveau de vie et de salaire. L’évolution du coût de la vie a forcément eu de l’influence sur leur mode de vie. Une couturière ne gagnait pas le même salaire qu’un domestique, mais combien gagnaient-il ?

Dans son livre « La valeur des biens, niveau de vie et de fortune de nos ancêtres », Thierry SABOT partage son savoir, ses recherches et ces informations. Après un rappel sur les repères importants concernant les Français et l’argent, l’auteur livre son exposé sur les différentes monnaies et des indications portant sur leur valeur. Le sou, le denier, l’écu… Tant de valeurs qu’il est facile de de se perdre dans les comptes… C’est pourquoi quelques pages plus loin, dans un dossier spécial, il nous réapprend à compter car 12 + 1 n’est pas toujours égale à 13 surtout si on parle en deniers puisque 12 denier = 1 sol… Les banques n’existèrent pas toujours, alors le second dossier du livre est consacré aux méthodes et lieux de nos ancêtres pour cacher leur trésor (et parfois tenter d’éviter quelques impôts…).

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Les salaires horaires d’un manœuvre sont donné à titre d’exemple de 1500 à 1985 afin de permettre de voir l’évolution du salaire (mais n’oubliez pas que tout le reste autour aussi augmente…), puis un tableau d’une page entière montre les différences entre les salaires suivant les professions sous l’Ancien Régime.

Fortement centré sur les XVIIème et XVIIIème siècle, il est vrai que le XIXème est un peu absent, alors que l’on s’attendait peut-être à ce que ce soit le contraire puisqu’il est plus proche de nous. Le journal Le Républicain Lorrain publiait en décembre 2012 sur le coût de la vie dans le passé en faisant un article sur le livre de Thierry SABOT.

Le site Histoire pour tous, proposait en mars 2011 un long article sur les « Inventaires et vie quotidienne de nos ancêtres« , puis deux mois plus tard un autre article sur « Le mode de vie de nos ancêtres« , tous deux permettent de compléter les informations du livre et nous donne une autre vision de leur vie au jour le jour. J’ajouterai dans les documents supplémentaires, que Google Play Livres propose en version numérique gratuite, les « Mémoires sur l’appréciation de la fortune privée au moyen âge : relativement aux variations des valeurs monétaires et du pouvoir commercial de l’argent » de Constant LEBER de 1842.



AD57 – le cas GORZE

Lorsque j’ai lancé une proposition d’aide sur un forum généalogique avant d’aller aux AD57, j’ai reçu plusieurs réponses comme je le disais précédemment. Parmi ces réponses, François en quête d’informations sur des naissances et un mariage qui a aimablement accepter que je parle des recherches faites. Pourquoi je vous en parle ? Tout simplement pour expliquer avec un cas concret mes démarches, cependant mes démarches ne seront pas 100% identiques avec un autre cas.

Les recherches portaient sur la ville de GORZE entre 1800 et 1827. François souhaitait obtenir l’acte de mariage de Jacques GAUCHE et Barbe GLATIGNY, l’acte de de naissance de Catherine GAUCHE et celui de GUILOSSET Gérard.

La première étape fut de repérer les registres et microfilms dans lesquels les documents étaient susceptibles d’être trouvés. Attention, il ne faut pas oublier que 1800 n’était pas dénommé 1800, mais An IX. J’ai donc tout simplement mis sur feuille mon tableau de travail me servant de base avec pour sections :

  • Ville
  • Type d’acte
  • Année
  • Registre
  • Microfilm
  • Statut

AD57 - Cas GORZE

Je garde toujours « Registre » et « Microfilm » séparé afin de noter tout sans oublier une piste. Aux AD57 (peut-être est-ce pareil dans d’autres, mais je n’ai visité que celles-ci pour l’instant) si les 2 documents sont référencés au catalogue, vous n’aurez accès qu’au microfilm par souci de conservation du document papier original. Je commence toujours par le catalogue « Registres » et complète ma liste avec le catalogue « Microfilms ». Cela m’évite d’essayer de commander un registre qui n’est pas disponible car présent en microfilm ou de rester sans ressource parce que je n’aurais cherché que les microfilms.

Me voici donc avec ma liste de 3 actes à trouver et à bien regardé le catalogue j’ai un bol d’enfer ! Et oui, un seul microfilm à demander pour faire cette recherche… Je passe donc la commande sur le pc de la salle de lecture et en attendant, je me suis dirigée vers la table du fond, celle où sont répertoriées les listes de relevé d’actes de mariage par commune. Dans des boites d’archives des copies reliées de liste d’actes, sur la table un catalogue (encore un) avec les commune par boite et les périodes relevées. Pas de chance cette fois, pas grand chose au niveau de GORZE pour les noms de famille cités plus haut.

Le microfilm arrive et je me rends en salle de visionnage. Certains microfilms ont un ordre aléatoire, entendez par là que la chronologie n’est pas toujours respectée, parfois par pavé annuel, parfois même juste au niveau des pages. Chanceuse avec celui-ci, j’ai pu récupérer les actes sans trop de difficulté. J’ai donc converti « 02/10/1800″ en « 10 vendémiaire an IX » pour retrouver le mariage des ancêtres de François, puis parcouru les années  jusqu’en 1803 et 1827 pour récupérer les actes de naissances lui permettant de compléter ses informations.

Lorsque je suis rentrée chez moi, j’ai donc averti François de mes découvertes puis scanné mes documents de travail et les actes récupérés pour rendre le fruit de mes recherches. Cette recherche fut relativement simple car tout permettait de répondre facilement à la demande de François. Ce n’est pas toujours le cas…



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