La vie généalogique n’est pas un long fleuve tranquille… [1/2]

Il est des jours où ce n’est pas facile d’être un généalogiste amateur… Une branche que l’on ne parvient pas à compléter, des erreurs de notations… Tout est fait pour ne pas nous simplifier la vie autant qu’on le souhaiterait… Mais alors quelles sont ces difficultés qui font obstacles ?

Le temps de recherches

Entre les obligations professionnelles, les devoirs familiaux, les besoins personnels, il n’est pas toujours aisé de trouver du temps pour se consacrer à ses recherches. Parfois même ce temps libre ne correspond pas avec les horaires des mairies ou archives départementales…

La distance

Les archives départementales ne sont pas toujours à 2 villes de là. La mairie de Farfaraway, ce n’est pas la porte à côté. Alors quand il est question de déplacement les kilomètres ont tendance à s’accumuler vite. Ce n’est pas toujours évident, il faut avoir un moyen de transport ou alors en trouver un.

Le vide documentaire

Même si la mairie du village a fait très attention, catastrophes naturelles, guerres, pillages, incendies… Les causes peuvent être diverses et souvent provoquer une perte de données importante. C’est une des façons de se retrouver avec des branches bloquées. Alors si le double des registres n’a pas été envoyé aux archives départementales ou ont subi le même sort c’est parfois la fin de l’aventure pour cette partie d’ancêtres qui deviennent introuvables (ou presque, parfois on a de bonnes surprises avec d’autres documents…)

Les erreurs des autres

Les employés de mairie, les officiers d’état civil, tous sont des humains (même si parfois on a des doutes sur certains). Ils ne sont pas des machines et sont donc sujet aux erreurs. Alors que retranscrire l’oral n’est pas toujours aisé, il est parfois encore plus difficile de faire contrôler puisque le nombre d’analphabètes était auparavant bien plus important qu’aujourd’hui.

Dupont et Dupond

Quand Madame Dupond a accouché le 03 mars dernier d’un petit garçon, Monsieur l’a fièrement prénommé Georges comme son propre grand-père. Quand Madame Dupont a accouché le 05 mai dernier d’un petit garçon, Monsieur a donné à l’enfant le prénom du meilleur ami de son grand-père Georges. Nous voici donc avec 2 enfants nés la même année, à 2 mois d’intervalle, mais surtout se sont des homonymes. Nous avons vu précédemment que blanc-bonnet et bonnet-blanc sont souvent la même personne. Mais souvent n’est pas toujours. C’est pourquoi il faudra garder le doute et vérifier dates et tables annuelles (voire décennales) la plus part du temps pour être sur de parler du bon Georges…



Immortelles ?

Marie-Hélène HOSSELET (SOSA 49) & Léona Céline MESNY (SOSA 109) sont respectivement mes arrière-arrière-grand-mère et arrière-arrière-arrière-grand-mère.

Sont-elles immortelles ? Pour l’instant aucune mention concernant leur décès respectif n’a été trouvée.

Marie-Hélène HOSSELET est née en 1858 à Rainsars (59), fille de Olivier HOSSELET et Sophie Joseph PERONNE. Elle épousa en 1881 à Anor (59) Eugène Norbert LOBET né en 1843 et décédé en 1902 à Anor. Lors du recensement de 1906 à Anor, elle est indiquée comme chef de famille (5 enfants nés en 1883-1885-1888-1890-1894). Ensuite ? Plus rien… Où est Marie-Hélène ?

Tables décennales de décès parcourues (1902 à 1932) :

  • Anor
  • Rainsars

Suite à la disparition de son époux Hector DEVRAY (né le 16 décembre 1848 à Solre-le-Château (59)) le 02 novembre 1878 à Felleries (59), Léona Céline MESNY se remaria le 20 février 1881 à Sars-Poteries (59) avec Léon Antoine DUBOIS (né le 19 avril 1846 à Sars-Poteries). En 1902, tous deux assistent au mariage de leur fille Irma DUBOIS avec Siméon HARBONNIER à Sars-Poteries le 29 mars.

Ensuite ? Plus rien… Où sont Léon Antoine et Léona Céline ?

Tables décennales de décès parcourues (1902 à 1932) :

  • Solre-le-Château
  • Felleries
  • Sars-Poteries
  • Avesnelles
  • Fourmies

Mes recherches se poursuivent donc…



Dis, il faisait quoi papy quand il était jeune ?

10 jours loin d’un ordinateur c’est bizarre, surtout pour une accro comme moi. Mais du coup j’ai pris le temps de réfléchir à ce dont j’allais parler les prochains jours et me revoilà ! Cependant, je serais un peu moins présente, car ma vie bouge beaucoup en ce moment et j’ai donc moins de temps pour rédiger mes posts.

Et en relisant les actes que j’ai déjà recueillis je me demandais ce qu’il en était des manouvriers et autres journaliers de ma liste. En gros ils faisaient quoi ? En voilà une question qu’elle est bonne. Le métier de papy c’est un peu la chasse au trésor sauf que le dictionnaire ne date pas d’hier…

Il existe nombre de livres parlant des anciens métiers, les sites internet parlant du sujet sont aussi très nombreux. Quant aux métiers… Je ne les quantifierai pas de peur d’en oublier… je vais donc parler des plus courants dans ma généalogie personnelle.

  • Scieur de long : Personne débitant les troncs d’arbre en planches, les scieurs de long œuvraient par paire (le chevrier monté sur le tronc et le renard qui tirait la scie) [Vous trouverez une belle illustration sur le site « Les Métiers de nos Ancêtres« ] On dit également « rescieur de table ».
  • Cercleur dit aussi cerclier : Personne fabricant de cercles en bois de châtaignier pour tonneaux et barriques. [Vous trouverez une belle illustration sur le site « Les Métiers de nos Ancêtres« ] Ce métier n’a pas que ces deux orthographes, d’autres vériantes existent comme cerqueleur ou cerquelier
  • Journalier : Personne travaillant comme ouvrier agricole, employé à la journée. On appelle aussi ces personnes des manouvriers ou des manœuvres.

Pour le prochain je vais extrapoler car je n’ai pas trouvé de définition pour l’instant; Alors sachant qu’un Facteur de bois est la « personne chargée de l’achat, le transport et la vente des coupes de bois effectuées par des bucherons » et qu’un Facteur de fabrique est un « représentant de commerce, commercial », alors j’imagine qu’un Facteur de forge est une « personne qui est chargée de l’achat et du transport des matières premières pour les forgerons (et des produits fabriqués ?)« .

Voici donc quelques définitions, mais vous en trouverez bien d’autres et des variantes sur des sites comme Métiers de nos Ancêtres ou France Pittoresque.



La balade du silence

Il est des déambulations romantiques (dans un parc, au bord d’un lac…), il en est d’autres insolites (l’atelier d’un sculpteur, les coulisses d’un théâtre…), mais en terme de classification il ne faut pas oublier les glauques : les catacombes et les cimetières. Aussi incongru que cela puisse paraître, les cimetières peuvent aussi être une source d’informations pour vous aider à grimper toujours plus haut dans vos branches.

En général sur les pierres tombales vous trouverez :

  • date de naissance (au minimum l’année)
  • date de décès (au minimum l’année)
  • nom du conjoint (si la personne était unie et qu’ils furent enterrés ensemble)

Il est possible également lors de vos déambulations dans le cimetière du village voisin que vous retrouviez la tombe d’un parent éloigné. L’épigraphie dont nous parlions il y a 3 posts de cela pourrait vous être fort utile car le temps érode la pierre et les écrits s’estompent souvent.

Petit conseil si vous n’avez pas d’appareil photographique avec vous pour garder une trace de vos découvertes : un papier large et un crayon gris (appelé crayon de bois ou crayon à papier suivant la région). Pose votre feuille sur  le texte et retracer avec votre crayon le texte, soit lettre par lettre soit en frottant toute la surface comme on l’a tous fait plus jeune avec des pièces de monnaie.

Les monuments aux morts, les plaques commémoratives… Tout est source d’information. Votre jeu de piste est infini. Votre chasse au trésor a-t-elle une fin ?

Il existe des projets, en bénévolat bien souvent, pour garder une trace de tous ces écrits gravés dans la pierre. Par exemple avec Geneanet, le projet se nomme « sauvons nos tombes ». Il invite les généanautes dans un premier temps à photographier tombes, monuments, stèles et plaques. Dans un second temps, il invite le même généanaute ou un autre, par exemple une personne qui n’a pas la possibilité de se déplacer, à retranscrire numériquement les écrits déchiffrés de ces pierres et plaques. Il existe dans différents pays des projets similaires, avec le même objectif.



A la bonne date…

Vous travaillez sur quel calendrier ? Julien ? Grégorien ? Républicain ?

Votre calendrier comporte 354 jours, c’est un calendrier romain qui commence certainement au 1er mars (d’où les abréviations que nous avions vu il y a quelques posts de cela avec « 7bre » pour septembre, « 8bre » pour octobre, « 9bre » pour novembre et « 10bre » pour décembre). Votre calendrier est basé sur la lune.

Si votre calendrier comporte 365.25 jours avec une année bissextiles tous les 4 ans alors vous utilisez un calendrier julien (du nom de Jules César, époque d’institution du calendrier). Votre calendrier est basé sur le soleil (c’est pour cela que parfois certains disent calendrier solaire).

Votre calendrier ne comporte pas de jour entre le 4 octobre 1582 et le 15 octobre 1582 ? Vous utilisez un calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII, époque d’institution du calendrier)

Les mois de votre calendrier finissent en grande partie par le son « aire », vous utilisez un calendrier républicain. C’est celui qui a été instauré pendant la révolution française.Instauré le 05 octobre 1793, rétroactif au 22 septembre 1792 (départ de l’an I et solstice d’automne), il fut utilisé jusqu’au 1er janvier 1806. Les mois n’étaient donc plus décembre, janvier, février et tous leurs frères et sœurs, mais vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse et le reste de leur fratrie.

Si vous voulez avoir une idée des correspondances entre les mois que nous connaissons aujourd’hui et ceux du calendrier républicain je vous conseille la page du site Guide Généalogie. Si vous voulez en savoir un peu plus sur l’histoire de chaque calendrier alors c’est sur la page Généafrance qu’il faudra aller. Et si vous souhaitez convertir une date d’un calendrier à l’autre je vous propose le site de Patrick Lecoq qui semble très complet puisqu’il comporte également les calendrier Hébreu, Musulman, Perse, Maya… Je ne l’ai pas encore utilisé car je suis habituée à celui présent sur Généanet (je ne sais pas s’il est accessible hors connexion). Il arrive également que les archives numérisées d’un département propose un système de conversion comme ici sur les archives numérisées du Calvados.



Les JO sans faire de sport…

Pendant notre cas de généalogie descendante, je vous ai parlé du Journal Officiel. Saviez-vous que c’est une source d’informations à ne pas prendre à la légère ? Les médailles remises par exemple sont listées dans ce document. Vous pouvez trouver les archives sur le site Gallica de la BNF.

gallica

Pur bonheur que de retrouver trace de la remise de médaille d’or de la famille française à votre arrière-grand-mère en 1935… Qu’apprend-on à part que votre arrière-grand-mère fut décorée ? Le nombre d’enfants que son époux et elle avait déjà eu à cette date. Si ça c’est pas une information qui pourrait vous aider lors d’une recherche de descendance… Voici pour exemple un extrait du journal officiel du 28 novembre 1935. Ce n’est pas complètement pris au hasard puisque j’ai pris le début de la partie sur la médaille de la famille française. J’espère que les personnes citées m’excuseront…

extrait-JO-nov1935-medaille-famille-française

Vous pourrez trouver bien d’autres informations dans ces pages :  des nominations, des décorations… Prenons un autre exemple, la légion d’honneur, les décorations aux différents grades de la légion d’honneur seront énumérées dans ces pages. J’ai pris ici un extrait de 3 hommes décorés de la légion d’honneur, même journal officiel que précédemment. On lit qu’il ont reçu le garde de chevalier. On apprend leur ville de domiciliation et la raison de la décoration.

extrait-JO-nov1935-légion d honneur chevalier 3 hommes

Les médailles militaires (on peut donc savoir si le soldat est encore en vie ou si c’est une décoration à titre posthume), les pensions aux veuves (on a donc l’information sur le décès de l’époux, même si la date n’est pas fournie)… En fait, vous venez d’être promu au rang de détective ! Sherlock Holmes n’a qu’à bien se tenir…



Descendus de la même branche ? [Partie 2]

Hier soir nous avons commencé à travailler sur ce qu’est une généalogie descendante et comment l’établir. Nous avons revu l’intérêt des relevés de recensement. Lors de votre recherche des actes de naissance des 7 bambins de vos arrière-arrière-arrière-grands-parents, vous êtes tombés sur un acte auquel vous ne vous attendiez pas… En effet, le 31/12/1900, Marie Marguerite Rose MOSNIER épouse BIDULE donnait naissance à Nicolas Jean BIDULE, mais également à Michel Antoine BIDULE. Sauf que voilà. Il n’est pas mentionné lors du recensement de 1901… Les tables décennales et les tables annuelles des décès vont alors vous révéler que le 01/01/1901, Michel Antoine BIDULE s’est éteint à l’âge de 2 jours.

Vos arrière-arrière-arrière-grands-parents eurent donc 8 enfants au total. Votre arrière-arrière-grand-père atteignit l’âge de 56 ans. Son frère Georges Joseph était encore en vie au moment du recensement de 1906 ce qui signifie qu’il vécu au moins pour atteindre les 19 ans. Sa sœur Marie Jeanne se maria à l’âge de 20 ans. Sa sœur Rose Aldegonde décéda à l’âge de 26 ans. Vous n’avez pas d’autres informations concernant son frère Nicolas Jean au delà de 1906 pour l’instant.

genealogie descendantes bidule mosnier récap début partie 2

On ne dirait pas comme ça, mais mine de rien on a bien avancé ! Aujourd’hui nous allons essayer d’établir la descendance pour la suivante génération, c’est à dire les enfants de votre arrière-arrière-grand-père et ceux de ses frères et sœurs.

Nous pouvons déjà éliminer Jean Joseph BIDULE décédé à l’âge de 7 ans, Marie Thérèse BIDULE décédée à l’âge de 5 ans et Michel Antoine BIDULE qui ne vécut que 2 jours. Leur branche descendante est close. Il nous reste donc 5 branches à explorer. Je propose que l’on poursuive avec Charles Joseph qui épousa Antoinette Marie ROSE. Nous savons déjà qu’ils eurent une petite fille le 17/07/1909, Charline Rose votre arrière-grand-mère. Ils se marièrent le 18/04/1907 et l’acte ne comporte pas de reconnaissance d’enfant naturel. On peut donc en déduire qu’ils n’ont pas eu d’enfant avant avril 1907. La solution la plus simple est de recommencer avec les relevés du recensement, 1911 sera le dernier disponible pour vous aider car je rappelle que « l’INSEE ne peut pas communiquer des recensements datant de moins de 100 ans« . En 1911, le foyer de Charles Joseph BIDULE comportait 5 personnes, Charles Joseph (chef de famille), Antoinette Marie ROSE (épouse née en 1888), Charline Rose (fille, née en 1909),  Antoine Félix (fils, né en 1911) et Félicien Gaston (fils, né en 1911). Les actes de naissance disponibles seront votre prochaine cible.

Georges Joseph avait 19 ans au recensement de 1906. Sur l’acte de mariage de Charles Joseph vous l’avez trouvé en tant que témoin. Puis plus rien. Les tables décennales de décès vont donc être épluchées une fois de plus par vos soin. Au lieu de seulement les parcourir il est temps de faire une fiche qui comportera pour tous ceux du nom de BIDULE, les prénoms et date de décès trouvés. Cela vous permettra très certainement d’une part de réunir des informations supplémentaires concernant d’autres membres « perdus » et d’autre part d’avoir déjà une liste dans le cas où. On peut croire que c’est une perte de temps. Mais le « sait-on jamais » est une notion généalogique à part entière en fait. C’est comme pour les documents. Il est des documents auxquels on ne pense pas forcément car « Jamais cela nous servira »… Détrompez-vous ma petite dame, je dois vous contredire mon bon monsieur. Et oui, en généalogie tout (ou presque) est bon à prendre. Je vous parlerai bientôt du « Journal Officiel » et mes dernières phrases prendront tout leur sens.

Voici donc la liste des BIDULE décédés entre 1903 et 1942 (en espérant que 33-42 soient disponibles) :

  • Jules Joseph Nicolas – 27/09/1906
  • Améline Rose – 27/10/1909
  • Julia Christine – 21/01/1911
  • Georges Joseph – 13/01/1916
  • Rose Marie – 01/04/1917
  • Odette Marie – 01/04/1917
  • Eugène Nicolas – 22/02/1918
  • Pierre Louis – 24/02/1918
  • Rose Aldegonde – 09/04/1920
  • Marc Joseph – 07/07/1923
  • Louise Joseph – 11/12/1928
  • Marie Jeanne – 16/05/1937
  • Charles Joseph – 13/04/1938
  • Adèle Marie – 05/06/1938

J’ai mis en vert les personnes qui sont déjà dans notre tableau cité plus haut, dont Georges Joseph. En vérifiant l’acte de décès on observe que ce n’est pas un homonyme, mais bien le frère de votre arrière-arrière-grand-père. Il est donc décédé à 29 ans en pleine première guerre mondiale. Sur son acte de décès figure en témoin sa veuve, Mathilde Marie PHILIPPE. Vous savez donc que vous trouverez un mariage pour cet homme. Maintenant il faut savoir si Mathilde et Georges ont eu un ou des enfants. Rose Aldegonde s’est éteinte en avril 1920 à l’âge de 26 ans, Marie Jeanne en mai 1937 à l’âge de 45 ans et Charles Joseph en avril 1938 à l’âge de 52 ans.

Comme pour les décédés, faites une liste des naissances de BIDULE à l’aide des tables décennales, cela vous permettra de trouver rapidement les actes et de relier ensuite les parents et les enfants. Liste des BIDULE nés entre 1903 et 1932 (car 33-42 ne sont pas disponibles) :

  • Charline Rose – 17/07/1909
  • Catherine Marie – 26/09/1910
  • Antoine Félix – 31/05/1911
  • Félicien Gaston – 31/05/1911
  • Nicolas Jean – 03/11/1919
  • Emilia Marie – 10/09/1921
  • Anne Catherine – 09/10/1924
  • Jules Joseph – 18/11/1927
  • Nicolas Joseph – 18/11/1927
  • Norbert Pierre – 18/11/1927
  • Victor Jules – 04/12/1929
  • Victor Joseph – 04/04/1930
  • Antoine Joseph – 31/08/1932
  • Michel Pierre – 25/12/1932

Ceux en vert sont déjà connu avec les recherches faites un peu plus haut. J’ai mis en bleu Nicolas Jean, car la lecture de son acte de naissance dévoilera des mentions marginales intéressantes. « Enfant naturel » puis « enfant reconnu ». Il serait donc né hors mariage, puis reconnu par son père lors du mariage le 15/12/1919. Il reste encore à trouver un ou des enfants à Rose Aldegonde. Cherchez pour commencer son mariage. C’est toujours le même chemin : Tables décennales => Tables annuelles => Acte. Vous trouverez alors qu’elle a épousé Arthur JOUFFRE. Et cette fois on recommence les tables de naissance pour trouver les enfants JOUFFRE.

Gaston Emilien (01/01/1919) et Nathalie Marie (09/04/1920), sont les seuls enfants JOUFFRE nés avant le décès de Rose Aldegonde. Votre curiosité est-elle piquée par Nathalie Marie ? Sa date de naissance correspond avec un événement moins joyeux, le décès de Rose Aldegonde. L’acte de naissance vous révèlera que la seconde était bien la mère de la première. Rose Aldegonde est donc morte en couche laissant Arthur JOUFFRE avec leur fille et leur fils.

Les autres actes de naissance vous apprendront que votre arbre de descendance vient de s’étoffer :

genealogie descendantes bidule mosnier fin partie 2

Je vous fais un petit blabla sur cela demain, car on vient tout de même de découvrir des triplés pour Nicolas Jean, ainsi qu’une épouse pour ce dernier.



Descendus de la même branche ? [Partie 1]

Depuis le début je vous parle d’ascendants, d’aïeux et de générations précédentes. Et si aujourd’hui, nous nous retournions l’arbre et la situation ? Le principe est alors non pas de trouver des ancêtres, mais des descendants. La généalogie descendante sur le principe qu’est-ce que c’est ?

C’est prendre un couple et chercher toutes les personnes d’issues de ce mariage. On commencera donc par chercher les enfants du couple, puis les enfants de chaque enfant et ainsi de suite. Et là je dois vous avouer qu’un jour « j’irais vivre en Théorie, parce qu’en Théorie tout se passe bien ». Bon elle était facile et en prime elle était déjà applicable pour la généalogie ascendante… Pourquoi je ne l’écris que maintenant dans ce cas ? Parce que chercher les parents d’un individu va vous paraître bien plus simple que chercher tous les enfants de ce même individu. Et oui, chaque être humain a un papa et une maman sur le plan génétique, (après chacun vit son couple comme il l’entend pour moi les parents sont ceux qui élèvent l’enfant avec amour, je ne suis pas là pour faire un débat sur la forme du couple parental), mais chaque être humain peu engendrer un nombre différent de descendants que sa cousine ou que son frère…

Donc cette fois-ci la difficulté porte sur le nombre de personnes à trouver qui est inconnu au départ. Vous ne savez donc pas à l’avance combien de fiches rempliront votre recueil de notes. Comment on fait alors ? Tout dépend d’où vous partez. Un couple proche (environ 100 ans maximum) ou un couple lointain (vers 1600 ou 1800 par exemple).

Si vous partez de vos grands-parents paternels, reprenons notre exemple de fond, Papi Hector et Mamy Josette. Nous avons déterminé avec le livret de famille que trois enfants furent issus :

  • Tata Rose
  • Tonton Eugène
  • Papa Léon

Tonton Eugène n’ayant pas vécu suffisamment longtemps pour avoir une descendance, nous savons que nous irons pas plus loin de son côté. Tata Rose a épousé Georges POMDOU et ils vous donnèrent un cousin prénommé Francis. C’est tout ? Bien sûr que non, on a oublié papa Léon. Certes vous êtes là donc ne vous oubliez pas, mais après son mariage avec maman Sophie, n’a-ton pas vu qu’il avait épousé votre belle-mère Valérie et qu’ils vont bientôt avoir une petite fille ?  Pour cet exemple c’est tout ce que nous avons en imaginant que tata Rose et tonton Georges resteront ensemble toute leur vie.

Maintenant prenons un exemple plus lointain. Les parents de votre arrière-grand-mère Charline Rose BIDULE sont Charles Joseph BIDULE et Antoinette Marie ROSE. Ils sont nés respectivement le 17/07/1886 et le 24/07/1888. Les parents de votre arrière-arrière-grand-père sont nés quant à eux Thomas Eugène Joseph BIDULE le 01/01/1859 et Marie Marguerite Rose MOSNIER le 31/03/1863. Autant dire que ce n’était pas hier et que nous allons les choisir comme point de départ d’une généalogie descendante. En utilisant les données que vous avez trouvez jusqu’ici (sans tenir compte des dates et lieux, et en imaginant que vous avez poursuivi les recherches) voici à quoi ressemble votre arbre généalogique descendant :

genealogie descendantes bidule mosnier depart

C’est votre point de départ. J’ai mis en bleu la lignée directe depuis l’ascendant qui donna son nom. J’ai essayé de gagner un peu de place en mettant ainsi en forme les branches basses, mais vous verrez qu’on va vite devoir s’élargir…

À partir de maintenant vous allez devenir un détective, encore plus qu’auparavant. Comme je vous disais remonter c’est presque facile. Alors que descendre… Vous ne connaissez pas le nombre à trouver, vous ne connaissez pas les dates à trouver et pour peu qu’il y ait eu un ou deux déménagements vous aller vous arracher les cheveux… Alors on pose les mains sur la table, on respire à fond 3 ou 4 fois et on se lance.

Oui, mais où ? Et quoi ? Vous vous rappelez le post sur le recensement ? Alors si vous avez un trou de mémoire je vous invite à relire « To be or not to be ?« . C’est à partir de ce document que nous allons travailler, mais pas uniquement. Car dans ce genre de relevé vous trouverez indiqués les membres d’un foyer et leur place dans le foyer. Même si aujourd’hui seul le recensement de 1906 est disponible en ligne les précédents sont disponibles aux archives départementales. Cela vous permettra par exemple de savoir si en 1876 le mariage de Thomas Eugène Joseph BIDULE et Marie Marguerite Rose MOSNIER eut déjà lieu. Puis les recensements de 1881, 1886, 1891, 1896 et 1901, vous indiqueront l’évolution de la fratrie de Charles Joseph BIDULE.

C’est ainsi que vous allez découvrir que votre arrière-arrière-grand-père Charles Joseph BIDULE était l’aîné d’une fratrie de 7 enfants… Ne vous minez pas le moral même si cela signifie 7 branches descendantes à compléter… En cherchant leur acte de naissance respectif, vous découvrez par le biais des mentions marginales que 2 enfants n’ont pas pu avoir de descendance. Voici un exemple de ce que les actes de naissance pourraient vous apprendre suite à votre découverte des enfants par le biais des relevés de recensements :

  1. Charles Joseph
    • Né le 17/07/1886
    • Présent sur les recensements de 1886, 1891, 1896, 1901 et 1906
    • Marié le 18/04/1907
    • Décédé le 13/04/1938
  2. Georges Joseph
    • Né le 18/12/1887
    • Présent sur les recensements de 1891, 1896, 1901 et 1906
  3. Jean Joseph
    • Né le 03/03/1890
    • Présent sur les recensements de 1891 et 1896
    • Décédé le 17/11/1897
  4. Marie Jeanne
    • Née le 14/02/1892
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901, 1906
    • Mariée le 15/12/1919
  5. Rose Aldegonde
    • Née le 13/08/1894
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901 et 1906
    • Mariée le 04/09/1918
    • Décédée le 09/04/1920
  6. Marie Thérèse
    • Née le 25/06/1897
    • Présente sur le recensement de 1901
    • Décédée le 09/10/1902
  7. Nicolas Jean
    • Né le 31/12/1900
    • Présent sur les recensements de 1901 et de 1906

Je vous propose de nous arrêter là pour l’instant. Et de continuer et compléter cette recherche dans un prochain post. Voici à quoi ressemble l’arbre de descendance du couple BIDULE-MOSNIER après cette première session de recherches :

genealogie descendantes bidule mosnier dfin partie 1



As-tu reçu mon idée ?

« La généalogie y a que les vieux que ça intéresse »
« La généalogie c’est un sport pour le club du 3ème âge »
« La généalogie c’est pour les snobs en mal de reconnaissance »
« La généalogie c’est juste bon à respirer de la poussière »
« La généalogie c’est juste pour essayer de prouver qu’on est cousin avec Napoléon »…

Ah, il y a des jours où j’aime les gens, ou pas… Sinon dans la réalité ça donne quoi ?

D’après un sondage IPSOS réalisé en mars 2010 (pas si vieux que ça et je vous avoue que ça m’étonnerait que la tendance ait pris un virage à 180° en si peu de temps) les anciens ne sont pas les seuls à s’intéresser aux racines de la famille. Le panel interrogé était de 1033 personnes âgées de 16 à 64 ans. C’est sur ce n’est pas la France entière, mais c’est déjà un beau panel. Voici un article qui en parle un peu plus sur geneablog.fr. Pour ma part, je vais me contenter de vous donner quelques chiffres :

    • 48% des français ne savent pas qui sont leurs arrière-grands-parents (et au-dessus c’est le gouffre intersidéral)
    • 79% sont potentiellement intéressés par la généalogie
    • 61% des personnes interrogées ont déjà réalisé au moins une recherche généalogique
    • 51% des généalogistes sont des généanautes (ils utilisent les ressources internet pour la quête de leurs ancêtres)
    • 65% ont moins de 35 ans (il est où le club de retraités ???)

Ça vous en bouche un coin hein ? Parce que si 2 généalogistes sur 3 ont moins de 35 ans, il va falloir ouvrir le club du 3ème âge aux membres du 2nd âge (ça se dit ça ?). Si 1 généalogiste sur 2 est un généanaute, les mains et les poumons sont propres de toute poussière des registres. Pour ce qui est de Napoléon, j’avoue, je m’incline, je n’ai pas de chiffre. Mais si vous voulez on peut regarder la démographie depuis Napoléon à nos jours. Je vous jure qu’au niveau population ça ne collera pas. Avec un Saint-Louis (Louis IX), je dis pas, il y a tellement de décennies depuis le 25 avril 1214 date de sa naissance ou le 25 août 1270 date de son décès.

Ceux qui cherchent à prouver une noble ascendance ou tout du moins célèbre, sont peu nombreux très certainement. Je ne suis pas seule à le penser et je vous propose un article sur « Auprès de nos racines » qui soutient les mêmes propos avec d’autres mots. Nous ne descendons pas tous de Mozart ou de Gutenberg, il vrai que presque toutes les familles ont leurs légendes de personnalités, mais souhaitons nous véritablement le prouver, car il est aussi possible que ces fameuses recherches mènent justement à prouver le contraire… Je suis désolée papa, il n’y a pas de marquis dans nos ancêtres qui a dû choisir entre sa tête et son titre à la révolution…



Darwin avait-il une théorie sur les écrits ?

Si l’Homme et toutes autres espèces évoluent au cours du temps depuis des millions d’années et même depuis la nuit des temps, il est possible d’en dire autant sur les écrits. C’est bien simple, au début ils n’existaient pas. Bon celle là, elle était facile. Mais à bien y regarder ce n’est pas si hors de propos que cela. Le besoin de s’exprimer et de garder une trace de son passage ont fait que l’Homme a créé l’écriture et l’a faite évoluer. Son évolution vient des supports ou des outils, mais aussi des méthodes. Elle s’est arrondie d’un côté du monde, elle est devenue plus angulaire d’un autre, certaines ont vu le jour alors que d’autres disparaissaient, l’évolution est bien là et même l’écriture à sa généalogie si on pousse un peu Maurice et son bouchon. Je vous recommande d’ailleurs l’article du site Egyptos qui présente une généalogie/un organigramme des écritures. Si vous souhaitez en savoir plus encore n’hésitez pas à me le faire savoir j’ai quelques autres références (magasine, livre…) qui pourraient assouvir au moins en partie votre soif de savoir.

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Et bien parce que vous vous rendrez compte au fil du temps en parcourant les registres que l’écriture et les textes ont changés. Parfois même ces changements sont visibles d’une année à l’autre. Quand je vous parle d’évolution du texte on peu prendre pour exemple les classes militaires de 1867 et 1880, d’une même zone pour s’apercevoir que les formulaires ont évolués :

États signalétiques militaires (pris au hasard) de 1867 :

 etats signaletiques militaires 1867

États signalétiques militaires (pris au hasard) de 1880 :

etats signaletiques militaires 1880

Alors qu’en 1867, ceux-ci s’étalaient en longueur et permettaient de voir 3 soldats d’un coup, en 1880 (et un peu avant), ils sont organisé de façon à ce qu’une page soit réservée pour un soldat unique. Tout ça c’est très bien, mais c’est juste un format qui change. Prenons cette fois une évolution sur le texte. Voici deux actes de sépulture, l’un est de 1705, l’autre est de 1738. Ils proviennent tous deux de la même commune. Celui de 1705 est extrêmement court, 2 lignes pour dire quand, qui est son conjoint.

3956 - Acte Sepulture - Martin DAMEROSE

Alors qu’en 1738, l’acte est un peu plus détaillé, même s’il ne donne pas beaucoup plus d’informations. La date de décès est complète, la défunte est nommée, son conjoint est désigné (on ne sait pas s’il est vivant ou décédé) et il est précisé que la défunte fut inhumé le même jour au cimetière.

1067 - Acte Sepulture - Antoinette DAMEROSE

Par moment ce sera un jeu d’enfant que de lire un acte, parfois ça sera difficile, mais il est aussi possible que cela devienne une torture. Prenez par exemple cet extrait de tables décennales de naissances récupéré sur le site des archives départementales de Moselle :

tdn - moselle

Pas très lisible n’est-ce pas ? Et ce n’est pas le pire de ce que j’ai pu déjà trouver… À l’opposé, dans les cas simples on a par exemple, la dactylographie que l’on louera. On pourrait presque s’amuser à réaliser un graphique avec des pourcentages sur la lisibilité au cours des années. Je ne sais pas ce que cela nous apporterait pour notre arbre, mais les évolutions et régressions seraient visibles. Car oui, s’il y a parfois évolution, il y a aussi parfois régression. N’oublions pas que l’Homme est remplaçable et les agents de l’état civil sont des hommes et des femmes comme nous…



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