Les élections des mayeurs et des autres…

Un tout petit post aujourd’hui pour parler d’un document que je viens de faire.

mayor

Je ne sais pas vous, mais parmi mes ancêtres et leurs contemporains je retrouve des mayeurs, des maires et des bourgmestres. Alors en me cantonnant sur la France (désolée amis francophones hors de nos frontières) j’ai essayé d’établir la liste des dates des élections. Et oui, lorsque  vous voulez parler d’un aîné élu local il est peut-être apprécié de connaître les dates d’élection. Bien entendu je ne suis pas restée bloquée sur les municipales, mais je n’ai pas voulu non plus faire un tableau trop chargé avec les cantonales…

Ainsi le document ci-joint concerne de 1871 à 2017, les élections :

  • Municipales
  • Présidentielles
  • Législatives

Parfois j’ai ajouté les % obtenus par les élus, parfois j’ai précisé le suffrage. Rappelons ainsi que l’élection du président de la république ne fut pas au suffrage universel pensant très longtemps et qu’il était élu par la Chambre des députés et le Sénat.

Cliquez sur le lien pour voir le document Excel => Elections_1871_2017



Chasse au trésor – 4ème manche

Les 3 premières manches de mes recherches pour trouver l’auteur de la lettre signée « LOBET » ont fait ressortir 2 noms sur presque 40 étudiés. Je reprends à nouveau mon tableau récapitulatif, en ne gardant que les prisonniers de Maubeuge des 3 premières manches et j’ajoute les nouveaux. Me revoici dans l’Aisne en élargissant ma recherche.

J’ai gardé le même code couleur à savoir :

  • Les exemptés sont en Orange,
  • Les décédés avant le 08 mai 1918 sont en Rouge
  • Les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en Vert.

Les registres matricules de l’Aisne sont un pur bonbon et même un pur bonheur ! Un formulaire est proposé, tapez le nom de famille et vous obtenez tous les LOBET indexés ! Un gain de temps considérable si on prend pour acquis que tous les noms ont été indexés. Quelle ne fut pas ma surprise de voir la quantité de LOBET de cette liste !

Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1889 Paul Adolphe Laon (Aisne) 99 1 Resté en zone envahie fin août 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1897 Léon Alfred Laon (Aisne) 1038 3 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à juin 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914. Blessé grièvement en mai 1917.
1906 Désiré Ernest Laon (Aisne) 162 1 Rappelé à l’activité en novembre 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1907 Gustave Eugène Laon (Aisne) 988 2 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à avril 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914. Blessé octobre 1914.
1879 Léon Alcide Laon (Aisne) 572 2 Libéré du service militaire en novembre 1909.
1884 Alexandre Laon (Aisne) 935 2 Décédé en juillet 1897.
1899 Louis Paul Laon (Aisne) 286 1 Campagne contre l’Allemagne de juin 1917 à octobre 1917. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1899 Désiré Maximilien Laon (Aisne) 305 1 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à août 1919. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1883 Gustave Eugène Laon (Aisne) 88 1 Libéré du service militaire en octobre 1908.
1883 Léon Gustave Laon (Aisne) 178 1 Libéré du service militaire en octobre 1909.
1901 Jules Émile Laon (Aisne) 327 1 Renvoyé dans ses foyers août 1914. Rappelé avril 1915. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1913 Alfred Laon (Aisne) 160 1 Incorporé 25 septembre 1914.
1918 René Louis Laon (Aisne) 147 1 Trop jeune. Incorporé mai 1917.
1908 Gustave Eugène Laon (Aisne) 869 2 Blessé par balle à Saint Memmie le 15 septembre 1914.
1898 Charles Joseph Laon (Aisne) 783 2 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à sepembre 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1898 Adolphe Gustave Laon (Aisne) 795 2 Réformé en 1901 des suites d’une blessure.
1893 Joseph Désiré Laon (Aisne) 360 1 Resté en zone envahie fin août 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1893 Félix Joseph Laon (Aisne) 1128 3 Libéré du service militaire en août 1914.
1878 Gustave François Laon (Aisne) 618 2 Libéré du service militaire en novembre 1904.
1886 Léopold Michel (dit Paul) Laon (Aisne) 10 1 Libéré du service militaire en octobre 1912.
1886 Ernest Joseph Frnaçois Laon (Aisne) 116 1 Décédé en novembre 1904.
1888 Isaïc Constant Laon (Aisne) 11 1 Réformé février 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1900 Eugène Louis Laon (Aisne) 32 1 Resté aux armes de août 1914 à juin 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1896 Victor Joseph Laon (Aisne) 306 1 Campagne contre l’Allemagne de août 1914 à octobre 1914. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.
1910 Victor Émile Laon (Aisne) 211 1 Resté aux armes de août 1914 à mai 1915 avant blessure 1916. Pas de mention de prisonnier en septembre 1914.

Voici donc plus de 20 nouveaux LOBET de l’Aisne, je n’ai pas de nouveau potentiel auteur dans un sens ce n’est pas plus mal. La chasse au trésor se poursuit donc, prochaine étape Paris, Martinique ou d’autres départements, je ne sais pas encore…



Chasse au trésor – 3ème manche

Les 2 premières manches de mes recherches pour trouver l’auteur de la lettre signée « LOBET » ont fait ressortir 2 noms sur presque 40 étudiés. La Gironde va me poser problème car les registres matricules ne sont pas disponibles en ligne. Il me faudra passer par l’entraide géographique généalogique afin de déterminer si un LOBET girondin peut être l’auteur de cette lettre. Je reprends à nouveau mon tableau récapitulatif, en ne gardant que les prisonniers de Maubeuge des 2 premières manches et j’ajoute les nouveaux. Me voici donc cette fois dans l’Aisne.

J’ai gardé le même code couleur à savoir :

  • Les exemptés sont en Orange,
  • Les décédés avant le 08 mai 1918 sont en Rouge
  • Les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en Vert.

Les registres matricules de l’Aisne sont un pur bonbon et même un pur bonheur ! Un formulaire est proposé, tapez le nom de famille et vous obtenez tous les LOBET indexés ! Un gain de temps considérable si on prend pour acquis que tous les noms ont été indexés.

Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1908 Gaston Désiré Laon (Aisne) 752 2 Promu Maréchal des Logis le 28/03/1915, tué à l’ennemi septembre 1915 et inhumé à Souain octobre 1915.
1915 Louis Florentin Laon (Aisne) 684 2 Ses états de services ne débutent pas avant 1919.
1919 Elie Laon (Aisne) 1056 3 Trop jeune. Ses états de services ne débutent pas avant 1919.
1920 Gustave Laon (Aisne) 1138 3 Trop jeune. Inscrit à la subdivision de Mézières en 1920.

4 nouveaux noms dont 1 déjà connu par Mémoires des Hommes, mais au final pas de nouveau candidat-auteur. La chasse au trésor se poursuit donc, prochaine étape Paris…



Chasse au trésor – 2nde manche

Mes premières recherches pour trouver l’auteur de la lettre signée « LOBET » ont fait ressortir 2 noms sur 22 étudiés. Mais il me reste encore beaucoup de monde à découvrir et étudier car comme disait ma grand-mère « Y a plus d’un âne qui s’appelle Martin », sans manquer de respect à ces combattants qui vécurent l’enfer pour notre liberté. Je poursuis donc mon tableau récapitulatif, je ne garde de la « première manche » (AD59 + Mémoires des hommes) que les noms potentiel de l’auteur et j’ajoute les nouveaux trouvé. Je m’attèle cette fois-ci à la Marne.

J’ai gardé le même code couleur à savoir :

  • Les exemptés sont en Orange,
  • Les décédés avant le 08 mai 1918 sont en Rouge
  • Les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en Vert.
Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1890 Jules Emile Reims (Marne) 2097 4 Hors campagne contre l’Allemagne du 02-09-1914 au 01-04-1915
1891 Louis Désiré Châlon-sur-Marne(Marne) 8 1 Non Prisonnier
1891 Jules Reims (Marne) 51 1 Non Prisonnier
1893 Louis Gabriel (Dit Paul) Reims (Marne) Exempté - -
1901 Félix Reims (Marne) 1395 3 Non Prisonnier
1901 Henri Nestor Reims (Marne) 2071 5 Non Prisonnier
1901 Louis Reims (Marne) 1399 3 Non Prisonnier
1902 Paul Ernest Reims (Marne) 277 1 Non Prisonnier
1907 Alphonse Ernest Châlon-sur-Marne(Marne) 696 2 Début de service 12-12-1914
1909 André Cyrille Reims (Marne) 133 1 -
1910 René Alfred Châlon-sur-Marne(Marne) 642 2 -
1910 Charles Reims (Marne) 1515 4 Début de service 19-12-1914
1910 Lucien Emile Reims (Marne) 764 2 Début de service 09-09-1914
1911 Henri Edmond Reims (Marne) 346 1 Tué à l’ennemi 15-17 septembre 1914
1911 René Gustave Reims (Marne) 1750 4 Fait prisonnier me 02/07/1915

15 noms s’ajoutent à la liste dont 1 déjà connu, mais au final pas de nouveau candidat-auteur. La chasse au trésor se poursuit donc, prochaine étape l’Aisne…



Le début d’une chasse au trésor

Il y a quelques jours, me baladant sur divers sites dont Gallica et les Archives Nationales Françaises, je suis arrivée sur le Fonds Félix TREPONT (1914-1941) composé de 47 images numérisées, enregistré sous la côte 96AP/3. Il est question de plusieurs lettres signées « Carte Géographique ». Sauf la dernière qui elle est signée au 08 mai 1918 par « LOBET ». Pour une première visite sur le sites des Archives Nationales Françaises, j’avoue être assez contente de ma trouvaille. Cette lettre de 4 pages a semble-t-il été tapée à la machine à écrire. Rien de plus pour identifier l’auteur à première vue. L’homme décrit ses conditions de vie de prisonnier de guerre (première guerre mondiale), bien que j’ai plus l’impression qu’il décrit l’atmosphère qu’il ne donne de détails, mais son témoignage n’en est pas moins important. Je me suis donc mise en quête pour trouver qui peut bien être l’auteur de cette lettre, même si j’ai peu de chances d’y parvenir et la chasse au trésor débuta.

Des LOBET j’en ai toute une liste dans mon arbre généalogique, la branche est située dans le Nord, mais je sais qu’il y en a aussi entre autres en Belgique, dans la Marne et en Île de France. Enfin, tout ceci c’est sans compter sur ceux dont je ne connais pas le lieu d’origine. J’ai donc commencé à m’attaquer à ceux du Nord puisqu’il s’agit de la branche que je connais le mieux. Direction donc le site des AD59 pour trouver les potentiels soldats prisonniers de la première guerre mondiale et dont le patronyme est LOBET. Les AD59 me fournissent 14 noms pour la circonscription d’Avesnes. Un petit tour sur le site Mémoires des Hommes me permet de compléter la liste de 8 noms et surtout de constater le décès de certains qui sont Morts pour la France.

Comme j’en ai l’habitude, me voici donc avec un tableau  pour récapituler les informations connues. Pour certains je vais devoir rechercher les états signalétiques, pour d’autre certaines informations sont déjà connues. Les exemptés sont en Orange, les décédés avant le 08 mai 1918 sont en rouge, les prisonniers du 07 septembre 1914 à Maubeuge sont en vert.

Classe Prénom(s) Circonscription Département Matricule Registre Informations supplémentaires
1890 Hector Gustave Avesnes (Nord) 1657 4 N’a pas rejoint le corps au 1er août 1914, resté à Anor
1894 Jules Verner Avesnes (Nord) 41 - Exempté
Trélon
1895 Arthur Eugène Auguste Avesnes (Nord) 1620 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1895 Edmond Albert Avesnes (Nord) 1629 4 Prisonnier le 07/09/1914 à Maubeuge
1897 Louis Ernest Avesnes (Nord) 1370 3 Prisonnier le 01 septembre 1914
1903 Fernand Léon Avesnes (Nord) 1659 4 Détaché à l’usine d’armement à partir du 15-09-1914
1905 Arthur Norbert Eugène Avesnes (Nord) 2083 5 2ème Régiment de Hussards, bataille de la Marne en septembre 1914
1908 Hermann Paul Avesnes (Nord) 1150 3 Décédé en 1945
Arrière-grand-père
1908 Albert Octave Avesnes (Nord) 1222 3 Engagé volontaire le 29 décembre 1914
1908 Alphonse Paris - - -
1908 Gaston Désiré Aisne - - -
1909 André Cyrille Marne - - -
1909 Pierre Gironde - - -
1910 Emile Florentin Aisne - - -
1910 Maxime Martinique - - -
1910 Robert Henri Eugène Avesnes (Nord) 1659 4 Décédé le 10/01/1915, dans la Somme, Adjudant du 127ème RI
1911 Marcel Auguste Hector Alix Avesnes (Nord) 945 2 Blessé par balle à Rambercourt le 07 septembre 1914
1911 Henri Edmond Marne - - -
1912 Edgard Jules César Avesnes (Nord) 2212 5 Décédé le 10/06/1915, dans la Somme, Soldat du 327ème RI
1912 Fénélon Jules Avesnes (Nord) 231  - Exempté
Trélon
1914 Armand Hector Octave Avesnes (Nord) 328 1 Incorporé au 148ème RI fin août 1914, aux armes à partir du 10-11-1914
1916 Lucien Aisne - - -

Sur 22 noms il me reste 2 potentiels auteurs de la lettre. Mais je n’oublie pas que je n’ai pas encore fait tous les LOBET de France et de Belgique. Je vais donc devoir m’y atteler pour la suite de ma chasse au trésor.



Les Formalités du Mariage

Le mois fut difficile question temps libre pour lire et écrire, mais j’ai encore une petite chance de tenir mon objectif pour avril… Ce mois-ci encore c’est un livre de Marie-Odile MERGNAC qui m’a occupée niveau lecture. « Actes, contrats et dispenses de mariage ». Il est  aisé de comprendre le sujet principal de ce guide sans disserter des heures. Et pourtant ce livret m’a occupée pendant des heures…

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Pour moi un mariage, jusqu’ici c’était :

  • Un acte dans les registres d’état civil
  • Un acte dans les registres paroissiaux (si famille catholique et passage à l’église)
  • Un contrat de mariage (parfois)
  • Une fiesta.

Bon pour le dernier point, j’avoue que ce n’est pas toujours aisé de trouver des traces, même si ce n’est pas toujours impossible comme je le présentais dans mon article « Des nouvelles plus très fraîches, mais une bonne surprise » du 12 mai 2016. A bien y réfléchir, dans mon tout premier post « Un ancêtre, Une histoire« , j’avais trouvé trace, encore une fois dans les journaux, de la publication de promesses de mariage. Par contre plus je lisais les pages du livre de Marie-Odile MERGNAC plus je découvrais des documents nouveaux.

Commençons par ce qui est connu car c’est ainsi que débute le fascicule, composé de 4 grandes parties qui sont  Acte / Contrat / Dispenses / Cas particuliers. La première partie aborde les actes de mariages religieux, pas uniquement le mariage catholique, mais aussi le mariage juif et protestant. Un petit rappel de l’Edit de Nantes est bien entendu donné. Autre rappel promulgué, celui concernant le mariage civil qui n’est pas prononcé dans tous les pays puisque souvent inexistant ainsi dans ces communautés ne sont reconnues que les cérémonies religieuses (quelque soit la religion). L’auteur donne quelques conseils afin de se sortir des difficultés qui peuvent se poser au généalogiste et propose des astuces pour trouver les informations manquantes. Le mariage civil et le livret de famille sont abordés avant de laisser place à un chapitre concernant la révolution qui est bien souvent un obstacle pour le chasseur d’ancêtres.

Parmi les documents nouveaux abordés dans le livre on trouve les « Sommations Respectueuses », qui permettaient aux futurs époux d’essayer d’obtenir l’aval de leur parents pour le mariage à défaut d’être célébré sans leur consentement. Les bans sont rappelés à notre mémoire ainsi que la notion de majorité matrimoniale. Paris comme bien souvent est un cas particulier et ici encore on n’y échappe pas. Si l’acte de mariage civil permet de connaître les parents, les dates de naissances (et lieux) des époux et un peu plus sur la familles avec les témoins ou les reconnaissances sous le voile, le contrat de mariage permet quant à lui d’en savoir plus sur le niveau de vie des familles qui vont s’unir.

La seconde partie du livret est consacrée aux dispenses diverses tant civiles que religieuses telle que:

  • dispenses d’âge
  • dispenses de consanguinité
  • dispenses de bans

J’avoue ne pas avoir été très attentive sur cette partie, il me faudra revenir dessus pour mieux comprendre.

La troisième et dernière partie du fascicule est destinée aux cas particuliers. On y découvre la coutume des Rosières dans un chapitre entièrement dédié où la notion est expliqué et où sont relatés des exemples illustrés. Si certaines jeunes femmes ont un statut spécifique mentionné lors du mariage, il arrive que le mariage de certains hommes prenne une tournure particulière également, c’est le cas des militaires. La controverse des curés mariés sous la révolution est ensuite abordée avant de venir parler des anniversaires de mariage tel que les noces d’or ou de diamant.

Qui dit mariage dit parfois également divorce. J’ai eu l’occasion de travailler sur le divorce d’un couple de mes ancêtres dans mon second post « Un ancêtre, Une histoire« . Ici encore l’auteur donne des conseils afin de trouver la trace d’un divorce et comprendre le contenu d’un jugement de divorce.



Un ancêtre, Une histoire (2)

Il est des histoires difficiles à lire et d’autres difficiles à conter. Je pense que celle de ma 3AGMP fait partie de cette seconde catégorie… Plus j’avançais dans mes recherches plus il m’était douloureux de découvrir sa vie et sa famille proche. Je vous laisse juger vous même :

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Alors que la France se remet peu à peu des crues de l’Isère et de la tempête d’octobre, en ce 22 novembre 1859, Joseph Eugène CAMBERLIN, dit Eugène, se rendit en la mairie de Solre-le-Château afin de déclarer la naissance de sa fille Pauline qu’il vient d’avoir avec son épouse Marie Natalie Josèphe HENAUT dite Natalie. La petite dernière de la famille est le 7ème enfant d’Eugène, mais le 4ème de Natalie.

 107 - Acte Naissance - CAMBERLIN Pauline

En première noce Eugène avait épousé Angélique FEREZ en 1843. Après une première grossesse sous de mauvais augures en 1843, Angélique donna naissance à une petite Azéma en 1844 puis à un petit Jean Baptiste en 1846. Hélas en février 1847, Angélique s’éteint et laisse Eugène et leurs deux enfants seuls. Pendant presque 2 ans, Eugène sera père célibataire et en octobre 1848 Natalie et lui se disent oui à Semousies où est née Natalie en 1828. Le couple verra bientôt naître Adèle (en 1849),  Eugène (en 1850), Jules (en 1856) et Pauline en 1859. Mais Pauline ne sera pas la dernière enfant du couple puisque en 1863, Émile viendra compléter la fratrie.

Pour comprendre la vie de Pauline, il faut s’intéresser à sa famille, qu’il s’agisse de ses oncles et tantes ou de ses cousins et cousines, sans oublier ses neveux et nièces. La famille de Pauline, avant qu’elle ne quitte le domicile familiale c’est en fait 3 familles, les CAMBERLIN d’une part, mais aussi les FEREZ et les HENAUT d’autre part, car c’est dans cette famille un peu maudite que Pauline a vue le jour.

Le père de Pauline est le 4ème d’une fratrie de 7 car avant lui sont nés Victor en 1808 qui décèdera en 1810, quelques mois avant la naissance du second enfant de Pierre Joseph CAMBERLIN et Séraphine Désirée PREVOT qui s’appellera lui aussi Victor, mais décèdera moins de deux mois plus tard. La famille CAMBERLIN ne semble pas chanceuse et lorsque naquirent Sophie Désirée CAMBERLIN en janvier 1812 et Joseph Eugène CAMBERLIN en mai 1814, la tourmente semblait passée. Elle n’était hélas qu’appaisée et en décembre 1814 Sophie s’éteignait avant de fêter son second anniversaire. Pierre et Séraphine donneront à celui que tout le monde nomme Eugène 3 autres frères : Joseph Modeste en 1816, Marcel en 1821 et Jean Baptiste en 1823. Lorsque Eugène se présente pour la première fois devant l’autel avec Angélique FEREZ, la fratrie CAMBERLIN ne compte plus que 3 hommes : Eugène, Joseph Modeste et Jean Baptiste.

fratrie camberlin 107

La famille FEREZ n’est pas en reste, François et Félicité, née BOURLET, ont eu 5 filles qui leur donneront au moins 12 petits enfants, cependant lorsque Félicité s’éteint en 1854, il ne reste qu’une seule des filles FEREZ en vie, Ursule, et François devra lui faire ses adieux l’année suivante. Sophie (1811-1853). Rosalie (1814-1828). Angélique (1817-1847). Ursule (1819-1855). Félicité (1822-1853).

La famille HENAUT est chanceuse s’il on y pense, Jean Baptiste a épousé Marie Catherine LE BRUN puis ils eurent 4 enfants. Au final, tout est presque normal. Marie Natalie Josèphe, dite Natalie, sera l’aînée de la fratrie lors de sa naissance en 1828. Eugénie Cléantine Joseph HENAUT naîtra en 1830, puis vint Adélaïde Renelle en 1836 et enfin Auguste Renelle en 1838. Sur les épaules d’Auguste reposent la transmission du nom de la famille. Ce qui caractérise cette famille pour l’époque c’est le mouvement. Jean Baptiste vient de La Longueville alors que Marie Catherine est originaire de Dourlers, leurs enfants sont nés à Semousies, village où ils se dirent oui.

Pauline tombe amoureuse d’un homme du village et c’est assez logique quand on y pense car au village, les gens déménagent peu, alors tout le monde connait tout le monde. Il s’appelle Victor TROTIN, il est tisseur et elle est son ainée d’un an et quelques mois. La vie a été presque clémente avec lui si on oublie sa naissance 2 ans et demi avant le mariage de ses parents. Il a au moins 4 frères et 1 sœur. En 1881, Victor est tiré au sort à Solre-le-Château, numéro 95. Le conseil de révision l’annonce « propre au service ».

53 - Acte Naissance - TROTIN Julia Blanche

Lundi 19 juin 1882, Solre-le-Château s’éveille à 06h30 par les cris d’un nouveau né. Julia Blanche TROTIN est née. Le bonheur s’introduit dans la vie de Pauline, il était temps. Il faudra un peu de patience à Pauline avant de porter le nom de TROTIN car l’union ne sera célébré au village que le 08 septembre l’année suivante. La petite famille ne comptera pas d’autre enfant. Victor entre dans la réserve active en juillet 1887. Alors qu’Eugène décède en septembre 1889, le ménage se disloque petit à petit. Peut-être à cause des séjours répétés dans les casernes militaires pour exercices de Victor (84ème RI à Avesnes 1888 et 1890 puis 4ème RI à Maubeuge en 1895, 1898 et 1901). Lorsque Julia Blanche mettra au monde son petit Louis, elle est une célibataire de 16 ans qui accouche au domicile de sa mère, les époux TROTIN-CAMBERLIN sont séparés.

Mais en ce dimanche 28 mai 1899 à 06h00, si Pauline se fait une joie de prendre dans ses bras son petit-fils c’est parce qu’elle ne sait pas encore que la pauvre Julia va la quitter des complications de son accouchement quelques heures plus tard. Alors lorsque son frère Emile déclare la naissance de Louis en mairie, il a la dure tâche de déclarer également le décès de Julia, fille unique de Pauline et Victor. Pauline élèvera Louis seule car à l’aube du nouveau siècle Victor déménage à Jeumont puis en juin 1904 le divorce sera prononcé car 6 mois plus tard Victor doit épouser une certaine Armel originaire d’Erquelinnes en Belgique.

Son frère Emile a eut des jumeaux en 1902, un petit Emile et une petite Emilienne. Mais le jeune garçon a semble-t-il la santé fragile et quittera ce monde en 1906. Pauline s’inquiète pour Louis. Il ne lui reste plus que lui. Sa fille est morte en couche. Son époux a obtenu le divorce. Alors lorsqu’en 1914 la guerre éclate, Pauline vit la peur au ventre pour ses proches et pour son unique petit-fils. La guerre gronde ! Son neveu Robert ne reviendra pas du front, mort pour la France. En effet, le village de Perthes et Tahure dans la Marne est rasé par l’ennemi. Ce même ennemi qui tuera le Sergent Robert CAMBERLIN le 30 octobre 1915.

hors série - Fiche Mort pour la France - CAMBERLIN Robert - part 4

Alors lorsque Louis est interné politique le 16 octobre 1916, Pauline se ronge les sangs. Mais heureusement, le 30 mars 1918 Louis est libéré. Aussi assistera-t-elle à son mariage avec Jeanne DEVRAY le 19 novembre 1921. La vie de Pauline aura été un vrai parcours du combattant, mais lorsqu’elle s’éteint le 13 février 1928, elle aura pu voir naître son arrière petite fille Paulette et aura pu la choyer 4 années durant.

Pauline CAMBERLIN



Retour sur « mon » 4ème week-end SNT

Persuadée que le 1 & 2 avril 2017 avait lieu le 4ème week-end « Sauvons Nos Tombes » organisé par Généanet, j’ai voulu participer. Pour une fois que j’étais disponible… Donc je vais me mettre un rappel et noter qu’en fait c’est le 5ème et qu’il a lieu les 8 et 9 avril 2017… Moi à côté de mes pompes ? Oui je crois que là c’est même pire que ça… Enfin c’est pas grave… Je vais tout de même vous raconter.

Ce week-end monsieur travaillait, donc j’étais libre comme l’air (non il ne me séquestre pas, mais disons qu’on a pas toujours les même centre d’intérêts). Ayant en mémoire le week-end SNT qui approchait, j’avais préparé durant la semaine mon planning qui comportait pas moins d’une demi-journée de libre pour ce que d’autres ont jugé comme une occupation glauque : prendre en photo les tombes du cimetière du village. Application téléchargée, batterie du téléphone au taquet. Me voici qui pénètre dans ce lieu de silence. Tout d’abord par où commencer ? Tant qu’à faire être aussi méthodique que possible, ne pas commencer par le milieu et se perdre dans le jeu du « déjà photographié ou pas ? » J’ai descendu l’allée la plus à droite et j’ai commencé mon petit boulot d’images.

Rangée A pour débuter, j’étais plus bien pour démarrer. Une tombe, deux tombes, trois tombes… Hum plus rien de lisible sur celle-ci. La suivante était sous la verdure et aucun signe nominatif. Je poursuis. Au fur et à mesure de mon avancée sur les rangées A et B, je me rends compte qu’il y a très peu de prénoms. La plus grande partie des tombes ne nomme que les familles, pas les individus. Tant pis je poursuis, avec les allées C & D. Et puis l’une d’elle me fait faire une pause… J’ai l’impression de ne pas être réveillée complètement, je suis à la limite de vérifier dans un calendrier le nombre de jours de février 1961…

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Les passages entre les sépultures sont étroits voire parfois quasiment inexistants. Certaines semblent avoir traversé des siècles vue leur état et pourtant parfois l’état de la pierre n’est pas comparable à l’état de la plaque nominative. C’est presque déstabilisant de voir du presque neuf sur du si ancien. Je redresse une plante par-ci par-là. Et j’avance. Arrivée à 127 photographies prises la mémoire est saturée, il faut télécharger celle-ci sur le site afin de pouvoir poursuivre. Je débute le téléchargement (l’option de suppression automatique est vraiment bien). Pendant qu’il tourne, j’observe autour de moi la vie parmi les morts. Quelques personnes sont passées entretenir une sépulture à plusieurs rangées de moi. D’autres sont réunis autour d’un trépied à l’autre bout du cimetière. RIP à celui à qui ils sont venu rendre hommage. On m’observe. On me regarde. Je pense que les gens vérifiaient si je n’étais pas venu troubler le repos des anciens ou profaner leur dernière demeure.

Le transfert est terminé, 20% du cimetière est photographié. Sauf que je suis déjà là depuis presque 2h… E & F sont presque achevée, je continue mon périple dans les temps anciens. G & H se profilent dans mon objectif. La météo se joue de moi; J’ai commencé avec le vent, qui fut remplacé par la pluie, à présent je cuis littéralement sur place. Le soleil dans mon dos chauffe et semble déterminé à laisser des reflets et des ombres sur chacune des photos que je prends, lorsque le lierre ne s’improvise pas décor.

sepulture-lierre

I & J me voient débarquer entre elles. C’est surtout du « comme je peux » que de l’avancé régulière. Parfois il y a un espace grand comme une sépulture parfois il n’y a que la place d’un pied entre elles. Je prends le parti d’agir comme si la seconde option était unique. Troubler le repos des morts en leur marchant dessus par défaut de pierre tombale ? Personnellement ça me met mal à l’aise dans un cimetière. La plaque de verre gravée sur la tombe suivante est en morceaux éparpillés tout autour de la roche. Une photo avant, une photo après « puzzle ». Il manque des morceaux, la lecture ne sera pas aisée. Allées K & L. Un problème similaire se représente à moi, sauf que cette fois le verre n’est qu’en deux morceaux dont l’un trône sur le flanc de la sépulture alors que l’autre l’attend patiemment sur le dessus. Je repositionne la plaque, redresse la tête et je vois un vieux monsieur hocher de la tête en me voyant faire puis se détourner… Quand je vous disais qu’on m’observait.

Le temps passe et je dois partir. 40% du cimetière est ainsi photographié. J’ai mis presque 4h30 pour le faire. Je rentre et pendant le téléchargement des dernières photos je commence le travail d’indexation.



Un recensement peut en cacher un autre

Ce mois-ci j’ai lu le livre « Utiliser les recensements en généalogie » écrit par Marie-Odile MERGNAC. Je rappelle qu’elle est historienne, journaliste et généalogiste et qu’on apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture » dont ce livre fait parti. Il est composé de 3 grandes parties qui sont :

  • Les recensements des XIXème et XXème siècles
  • Les recensements de l’Ancien Régime
  • Les recensements ailleurs dans le monde

Naïvement, lorsque j’entends « recensement », je n’ai en tête que  les recensements de population. Mais ce livre m’a ouvert les yeux sur mon erreur et la première partie du livre en particulier m’a fait comprendre que ce mot à un sens plus large. En effet, d’autres documents sont à classer en tant que recensement comme par exemple les recensements électoraux ou encore les recensements militaires. Si on cherche a faire de a vulgarisation du terme disons que toute liste de personnes peut être considéré comme un recensement, par exemple une liste d’émigrés sous la Terreur dont parle l’auteur dans cet ouvrage. Il faut en fait penser plus large que le terme de base afin de pouvoir documenter une chronique ou retrouver un ancêtre. Il y a plusieurs fois des références à d’autres livres de l’auteur dont le petit clin d’œil au livre Les difficultés posées par les noms en généalogie, lorsque Marie-Odile MERGNAC parle de la fiabilité des recensements.

livre-recensements-1 livre-recensements-2 

Si j’ai trouvé la première partie du livre fortement centré sur 3 types principaux de documents, la seconde partie de ce livre est axée sur la diversité de document pour une période plus courte. Impôts, taille et différentes taxes faisaient l’objet de liste simplement pour savoir qui avait ou non payé. Mais ces registres sont souvent des sources d’informations plus importantes que cela puisqu’ils peuvent aussi renseigné le généalogiste sur le niveau de vie de chacun. Le chapitre concernant les « états des âmes » donne une notion religieuse des recensements.

La dernière section du livre, nous amène à parcourir le monde et comparer pour une liste de pays les différents documents de recensements qu’il sera possible au généalogiste de trouver. Si vous n’avez pas des ancêtres de par le monde ces chapitres seront plus pour la culture générale que pour vos recherches, mais les informations qu’ils contiennent vous donneront peut-être des idées en cas de blocage.



Un ancêtre, Une histoire (1)

Mon premier post « Un ancêtre, une histoire » portera sur mon AAGPM : Albert Joseph AUBRUN. C’est ma toute première chronique, elle est loin d’être parfaite, mais je me rends compte grâce à elle que l’exercice est encore plus difficile ce que j’avais imaginé… Je ferais un post pour expliquer ma démarche, il serait intéressant (et pas que pour moi) je pense que ceux et celles qui se sont déjà plié(e)s à ce genre d’exercices commentent, critiquent et conseillent le cheminement que j’ai réalisé. Je vais mettre en bleu mes commentaires concernant les recherches à faire pour compléter mon récit.

Vendredi 8 juin 1866, Jean Joseph AUBRUN a 28 ans, il est ouvrier d’une des 37 filatures de la ville où il est domicilié : Fourmies dans le Nord. Mais s’il se présente ce jour en mairie c’est pour déclarer qu’hier à six heures du soir son épouse depuis 1863 Catherine Elisa WILLAMME a donné naissance en leur foyer (Rue de la Haut) à Albert Joseph AUBRUN, leur fils et second enfant d’une fratrie qui en comptera 4. En effet, en 1864 est née Sidonie Elisa AUBRUN (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies), sœur aînée d’Albert et en 1872 et 1875 naîtront respectivement Gustave AUBRUN son cadet (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies) et Ernest AUBRUN le benjamin (Rue du Défriché à Fourmies).

 

rue de la haut

Source : Google Maps

 

En 1878, Albert devient musicien (Je cherche encore des informations sur le ou les instrument(s) qu’il jouait) et le sera pendant près de 60 ans, c’est pourquoi en septembre 1938, lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain (commune limitrophe de Fourmies) il sera mis à l’honneur avec, entre autres, messieurs HUFTIER, DUBOIS et BLAISE. Il y reçoit alors la médaille de la confédération musicale avec deux agrafes pour 60 années de présence, il était déjà titulaire de l’Étoile Fédérale (50 ans).

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

Source : « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing »

Albert est âgé de 18 ans, lorsque sa sœur de 2 ans son aînée quitte le domicile familial. Sidonie se marie en effet le lundi 02 février 1885 à Fourmies avec Clovis BARBE. 2 publications dans le  journal de Fourmies les 22 et 25 janvier 1885 dans le Journal de Fourmies annonçaient la promesse de mariage alors le jeudi 05 février c’est cette fois le mariage de la petite couturière de la famille et de son tisseur d’époux qui y est annoncé.

hors série - journal mariage Sidonie AUBRUN

Sources : Journal de Fourmies

La filature est en plein essor et Fourmies s’étend toujours plus car les ouvriers affluent. D’autres sont du pays comme on dit et c’est le cas d’Albert qui est devenu fileur. À l’aube de ses 24 ans, Albert épouse le lundi 07 avril 1890 Julia Emma MERCIER. La jeune femme est d’Ohain, village limitrophe de la fourmilière tisserande. Comme sa belle-sœur, Julia est couturière. Le foyer formé par les nouveaux époux s’agrandit bien vite puisque 2 ans après les noces, un petit garçon prénommé Lucien Albert voit le jour le vendredi 24 avril 1892.

Le jeudi 12 juillet 1894, Gustave se marie, la nouvelle belle-sœur d’Albert se nomme Marie Alphonsine NINITE. La petite nouvelle est âgée de 20 ans et originaire elle aussi de Fourmies. La famille vit une première fois le deuil avec le décès de Sidonie le 02 mars 1895 à l’âge de 30 ans. Il semblerait qu’elle ne laisse aucune descendance, Clovis est seul.

Samedi 08 août 1896 et lundi 29 août 1898, la famille AUBRUN dont Albert est le chef s’agrandit. Abel Albert Joseph et Félix Joseph naissent à Ohain où la famille a emménagé. Les années s’annoncent sous le signe des rires d’enfants. Albert, père de famille de trois garçonnets a changé de métier, la route Ohain-Fourmies à l’aube du XXème siècle dans la campagne ch’timi n’est pas encore motorisée pour tout le monde bien au contraire. Albert est devenu  graisseur dans une entreprise familiale du village, la « maison-Ernest Degousée et Ce ».

Hélas le mardi 13 septembre 1904, alors âgé de 12 ans, Lucien Albert décède en la maison familiale, rue de Véreuse à Ohain. C’est pourquoi lors du recensement de 1906, les enfants AUBRUN ne sont plus que deux. La famille déménage et vit à présent rue Neuve, juste à côté de la famille Edmond DEGOUSEE pour laquelle Albert travaille. Le monde est vraiment petit.

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

Sources : Archives Départementales

La mort frappe à nouveau la famille et cette fois-ci c’est Julia qui décède le vendredi 03 février 1911. Albert doit dès lors s’occuper seul de ses deux garçons de 15 et 13 ans. C’est très certainement l’une des raisons des secondes noces d’Albert le samedi 22 juin 1912 Victorine Marie BASTIEN à Ohain, il est alors proche de la cinquantaine et est devenu magasinier à la filature DEGOUSEE. Il sera d’ailleurs récompensé en 1924 de la médaille Vermille du travail et en 1929 de la médaille d’Argent du travail en qualité de magasinier de la maison Ernest Degousée.

Alors que Gustave projette de se remarier lui aussi, leur père, Jean Joseph décède le mardi 23 mars 1920 (Je n’ai pas encore trouvé trace du décès de son épouse, Catherine Elisa WILLAMME). Gustave épousera en seconde noces Léa Thérèse Marie PARISOT le samedi 11 septembre 1920.

Après son frère, Albert voit ses deux fils se marier, ainsi Félix Joseph quittera le foyer pour fonder le sien le samedi 16 juillet 1921, il épouse alors Pauline Adèle PRINCE, une fille du village, retoucheuse de métier. Abel Albert Joseph suit son exemple l’année suivante en épousant Marguerite Suzanne BASSET le samedi 18 novembre 1922.

De ces deux unions naitront plusieurs petits-enfants (8 recensés jusqu’ici), prêt à faire le bonheur de leur grand-père Albert.

La date de décès d’Albert n’est pas connue à ce jour. J’espère pouvoir dans quelques mois ou années compléter mon récit avec d’autres informations.



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