Un ancêtre, Une histoire (1)

Mon premier post « Un ancêtre, une histoire » portera sur mon AAGPM : Albert Joseph AUBRUN. C’est ma toute première chronique, elle est loin d’être parfaite, mais je me rends compte grâce à elle que l’exercice est encore plus difficile ce que j’avais imaginé… Je ferais un post pour expliquer ma démarche, il serait intéressant (et pas que pour moi) je pense que ceux et celles qui se sont déjà plié(e)s à ce genre d’exercices commentent, critiquent et conseillent le cheminement que j’ai réalisé. Je vais mettre en bleu mes commentaires concernant les recherches à faire pour compléter mon récit.

Vendredi 8 juin 1866, Jean Joseph AUBRUN a 28 ans, il est ouvrier d’une des 37 filatures de la ville où il est domicilié : Fourmies dans le Nord. Mais s’il se présente ce jour en mairie c’est pour déclarer qu’hier à six heures du soir son épouse depuis 1863 Catherine Elisa WILLAMME a donné naissance en leur foyer (Rue de la Haut) à Albert Joseph AUBRUN, leur fils et second enfant d’une fratrie qui en comptera 4. En effet, en 1864 est née Sidonie Elisa AUBRUN (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies), sœur aînée d’Albert et en 1872 et 1875 naîtront respectivement Gustave AUBRUN son cadet (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies) et Ernest AUBRUN le benjamin (Rue du Défriché à Fourmies).

 

rue de la haut

Source : Google Maps

 

En 1878, Albert devient musicien (Je cherche encore des informations sur le ou les instrument(s) qu’il jouait) et le sera pendant près de 60 ans, c’est pourquoi en septembre 1938, lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain (commune limitrophe de Fourmies) il sera mis à l’honneur avec, entre autres, messieurs HUFTIER, DUBOIS et BLAISE. Il y reçoit alors la médaille de la confédération musicale avec deux agrafes pour 60 années de présence, il était déjà titulaire de l’Étoile Fédérale (50 ans).

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

Source : « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing »

Albert est âgé de 18 ans, lorsque sa sœur de 2 ans son aînée quitte le domicile familial. Sidonie se marie en effet le lundi 02 février 1885 à Fourmies avec Clovis BARBE. 2 publications dans le  journal de Fourmies les 22 et 25 janvier 1885 dans le Journal de Fourmies annonçaient la promesse de mariage alors le jeudi 05 février c’est cette fois le mariage de la petite couturière de la famille et de son tisseur d’époux qui y est annoncé.

hors série - journal mariage Sidonie AUBRUN

Sources : Journal de Fourmies

La filature est en plein essor et Fourmies s’étend toujours plus car les ouvriers affluent. D’autres sont du pays comme on dit et c’est le cas d’Albert qui est devenu fileur. À l’aube de ses 24 ans, Albert épouse le lundi 07 avril 1890 Julia Emma MERCIER. La jeune femme est d’Ohain, village limitrophe de la fourmilière tisserande. Comme sa belle-sœur, Julia est couturière. Le foyer formé par les nouveaux époux s’agrandit bien vite puisque 2 ans après les noces, un petit garçon prénommé Lucien Albert voit le jour le vendredi 24 avril 1892.

Le jeudi 12 juillet 1894, Gustave se marie, la nouvelle belle-sœur d’Albert se nomme Marie Alphonsine NINITE. La petite nouvelle est âgée de 20 ans et originaire elle aussi de Fourmies. La famille vit une première fois le deuil avec le décès de Sidonie le 02 mars 1895 à l’âge de 30 ans. Il semblerait qu’elle ne laisse aucune descendance, Clovis est seul.

Samedi 08 août 1896 et lundi 29 août 1898, la famille AUBRUN dont Albert est le chef s’agrandit. Abel Albert Joseph et Félix Joseph naissent à Ohain où la famille a emménagé. Les années s’annoncent sous le signe des rires d’enfants. Albert, père de famille de trois garçonnets a changé de métier, la route Ohain-Fourmies à l’aube du XXème siècle dans la campagne ch’timi n’est pas encore motorisée pour tout le monde bien au contraire. Albert est devenu  graisseur dans une entreprise familiale du village, la « maison-Ernest Degousée et Ce ».

Hélas le mardi 13 septembre 1904, alors âgé de 12 ans, Lucien Albert décède en la maison familiale, rue de Véreuse à Ohain. C’est pourquoi lors du recensement de 1906, les enfants AUBRUN ne sont plus que deux. La famille déménage et vit à présent rue Neuve, juste à côté de la famille Edmond DEGOUSEE pour laquelle Albert travaille. Le monde est vraiment petit.

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

Sources : Archives Départementales

La mort frappe à nouveau la famille et cette fois-ci c’est Julia qui décède le vendredi 03 février 1911. Albert doit dès lors s’occuper seul de ses deux garçons de 15 et 13 ans. C’est très certainement l’une des raisons des secondes noces d’Albert le samedi 22 juin 1912 Victorine Marie BASTIEN à Ohain, il est alors proche de la cinquantaine et est devenu magasinier à la filature DEGOUSEE. Il sera d’ailleurs récompensé en 1924 de la médaille Vermille du travail et en 1929 de la médaille d’Argent du travail en qualité de magasinier de la maison Ernest Degousée.

Alors que Gustave projette de se remarier lui aussi, leur père, Jean Joseph décède le mardi 23 mars 1920 (Je n’ai pas encore trouvé trace du décès de son épouse, Catherine Elisa WILLAMME). Gustave épousera en seconde noces Léa Thérèse Marie PARISOT le samedi 11 septembre 1920.

Après son frère, Albert voit ses deux fils se marier, ainsi Félix Joseph quittera le foyer pour fonder le sien le samedi 16 juillet 1921, il épouse alors Pauline Adèle PRINCE, une fille du village, retoucheuse de métier. Abel Albert Joseph suit son exemple l’année suivante en épousant Marguerite Suzanne BASSET le samedi 18 novembre 1922.

De ces deux unions naitront plusieurs petits-enfants (8 recensés jusqu’ici), prêt à faire le bonheur de leur grand-père Albert.

La date de décès d’Albert n’est pas connue à ce jour. J’espère pouvoir dans quelques mois ou années compléter mon récit avec d’autres informations.



Le petit oiseau va sortir

Austères, fort sérieuses, tristes, mornes, voici plusieurs qualificatifs que l’on peut entendre en présentant des photographies anciennes de type portrait. Pourquoi ? Tout simplement parce que le ou les sujets ne sourient pas. C’est courant, très courant de voir toutes ces photographies dépourvues de l’étincelle de la joie dans les albums de nos grands-parents et aïeux plus anciens. Si la question s’est souvent posée, les théories divergent parfois et d’autres se rejoignent. Au cours de mes recherches sur le sujet j’ai entre autres lu les articles suivants :

  • « Pourquoi les personnes ne souriaient pas sur les photos d’époque » – Publié dans Égalité et Réconciliation en octobre 2013
  • « Pourquoi personne ne sourit sur les vieilles photos ? » – Publié dans Le Vif en juillet 2015
  • « Pourquoi les personnes ne souriaient jamais sur les photos d’époque » – Publié dans 7 Sur 7 en octobre 2013

Je vais donc vous résumer les différentes théories avancées :

Théorie N°1 – La Technologie

L’idée qui revient partout et toujours porte avant tout sur la technologie. En 2017, faire une photo c’est Lucky Luke puisque c’est déjà imprimé ou classé dans un album avant qu’on ne se rende compte que la photographie est prise. Mais en 1867, la photographie n’est pas autant répandue ni évoluée. Le temps de pose est long. Au XIXème siècle, le laps de temps nécessaire à capturer image et lumière est d’environ 10 minutes. À moins d’être Miss France, il est difficile de rester 10 min  ainsi sans finir crispé… Cette théorie est souvent appuyé par « l’influence et habitude de la peinture » car le modèle du peintre devait des heures durant tenir la pose et qu’il n’était pas habitué avec la photographie à tenir « si peu » la pose.

apa

Théorie N°2 – L’Hygiène Dentaire

Ça peut paraître farfelu ou capillotracté, mais c’est bien l’une des théories avancée par certains. Mais si on y réfléchit bien, sourire c’est souvent montrer sa dentition. Le métier de dentiste ou chirurgien-dentiste n’est pas si ancien que cela puisqu’il semble qu’il soit plus question de généralistes du moyen-âge au XVIème siècle, de barbier-chirurgiens pratiquant la dentisterie jusqu’au XVIIIème siècle. Ensuite ? Il est nécessaire d’effectuer de plus amples recherches sur le métiers et son accès à la population pour pouvoir apporter un semblant de réponse.

Théorie N°3 – Seuls les idiots sourient

Par idiots, il faut entendre enfants, pauvres, démunis, filles de joie, amuseurs publics, sots, ivrognes et simples d’esprits… Dois-je détailler l’idée que le rire était mal vu et dénoter d’un manque de sérieux de la personne ? Bien que cette théorie vive des heures difficiles avec les archives publiées en ligne depuis quelques années, dont les portraits présent sur le groupe Flickr ‘The Smiling Victorians’, elle fut longtemps mise en avant ajoutant que les conditions de vie ne prêtaient pas à rire.

dents-jaunes-conseils

Théorie N°4 – Le ridicule n’est pas immortel

Puisque sourire n’est pas sérieux et même ridicule, il est inconcevable de sourire sur une photo à destination des générations prochaines. La postérité et l’immortalité n’ont que faire du ridicule. Mais il fut une tradition relative au processus de deuil qui vous donnera froid dans le dos : les photographies post-mortem. Je ne vais pas vous faire un exposé sur le sujet, l’article Wikipedia s’en chargera et le livre d’Emmanuelle HÉRAN « Le Dernier Portrait » vous l’exposera bien mieux que moi. Toujours est-il qu’il était courant de mettre en scène les récents décédés pour les familles souhaitant garder un souvenir « vivant » du défunt (souvent les enfants). Je trouve cette pratique assez flippante, mais chacun ses goûts…



Majorité modulable

L’âge de la majorité n’a pas toujours été fixée à 18 ans en France et n’oublions pas qu’il est nécessaire de savoir également de quelle majorité on parle :

  • Majorité Civile (MC) ou Majorité Légale : est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge auquel un individu est juridiquement capable et responsable, c’est-à-dire essentiellement l’âge à partir duquel il est capable de s’engager par les liens d’un contrat ou d’un autre acte juridique (sauf exception).« 
  • Majorité Matrimoniale (MM) : est définie sur Wikipedia comme état « l’âge auquel une personne est considérée capable de s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents ou tuteurs. » a ne pas confondre avec la Nubilité (N) qui désigne l’état d’une personne en âge de se marier (peut aussi être un synonyme de puberté)
  • Majorité Sexuelle (MS) :  est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui sans que cet adulte commette une infraction pénalement réprimée.« 

On parle aussi de majorité pénale, mais selon  l’article 122-8 du code pénal : « Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet.« 

Les références sont nombreuses tant sur Internet qu’en matière de livres, je me suis contentée du net pour ma part pour l’instant. Pour simplifier tout ce que j’ai lu sur le sujet, voici un tableau qui rappelle pour MC / MS / MM / N, les grandes dates depuis 1579 et les différences si elles existent entre hommes et femmes :

majorités modulables

J’ai essayé autant que faire se peut de mettre les ouvrages, principalement pour MC et MS. N’ayant pas toutes les informations, ce tableau n’est pas complet et les dates ne sont pas exhaustives. Je me sers de ce tableau lorsque je travaille sur des mariages pour ne pas être surprise par un « enfant mineur » de 23 ans par exemple…



Correspondances des prénoms

Remontant les branches de mon arbre et de celui de mon compagnon, j’ai pu observer des changements de villes, de départements, de régions et même de pays. C’est très instructif pour relater les déplacements de nos aïeux, mais à un moment ou un autre, en comparant notre arbre à ceux d’autres généanautes je me suis retrouvée face à un problème de traduction. Et oui, l’oncle prénommé Louis sur son acte de décès voit son acte de naissance pourvu en fait d’un Ludwig…

La première question est  : est-ce bien la bonne personne ? En découle alors la seconde : pourquoi ce changement ?

Le cas que j’ai en tête est un peu particulier puisque cet ancêtre est né dans une Lorraine Allemande et décédé dans une Lorraine Française… Cependant, le résultat est le même pour l’arrière grand-père Jean qui portait le même prénom que son père, Johann. Je vous rassure, je ne suis pas en été d’ébriété, il est juste question de traduction ou de correspondance entre les prénoms d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre.

Ainsi donc Louis,  Lewis, Ludwig, Luís, Ludovico et Luigi, ne sont qu’une seule et même personne, il en sera de même pour Jean, John, Johann, Juan et Giovanni car tout est une question de géographie.

Le site Héraldique Européenne propose une page avec une liste de prénoms en Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Italien. D’autres sites comme celui-ci existent bien entendu comme par exemple Namepedia qui propose des traductions dans de nombreuses langues du prénom renseigné dans la barre de recherche et de la même façon sur Behind The Name.

janina

Si je ne devais cité qu’un livre je citerai celui édité en Pologne et titré Dictionnaire des Noms (en polonais : Słownik Imion) publié en 1975. L’auteur répertorie des centaines de prénoms en 24 langues.



Garde à vous !

Certains métiers se retrouvent souvent dans les branches de mon arbre, de celui de mon homme et certainement d’un grand nombre des vôtres (meunier, manouvrier, tisserand…) et d’autres surprennent lorsqu’on les rencontre car justement ils sont complètement différents des autres trouvés jusque-là. L’un de mes aïeux est inscrit sur son acte de décès comme retraité de « la Garde Impériale » (il y a un mot que je ne parviens pas à déchiffrer entre retraité et garde… je crois que c’est chasseur, mais je ne suis pas sûre).

Je n’aime pas ne pas savoir, alors forcément, j’ai cherché à connaître un minimum ce métier qui sort du lot et voici ce que j’ai appris :

Le 7 Frimaire an VIII est créée la « Garde des Consuls » (le 28 novembre 1799 pour tous ceux qui comme moi ont du mal avec le calendrier républicain). Mais cette garde n’est pas nouvelle, seul le nom l’est. En effet, en 1789 apparaît la compagnie qui deviendra plus tard la « Garde républicaine », destinée à protéger les députés, ceux-ci la nomme « Garde de l’assemblée nationale ». En 1791, ils deviennent les « gendarmes nationaux »… Et le nom changera encore plusieurs fois passant par « Garde de la Convention » ou encore « Garde du Corps Législatif ». Napoléon Bonaparte la fera fusionner avec la « Garde constitutionnelle du Directoire » pour former la « Garde des consuls ».

Elle comprend :

  • Un état-major-général,
  • Une compagnie d’infanterie légère, (Chasseurs à pied)
  • Deux bataillons de grenadiers à pied, (Grenadiers à pied)
  • Une compagnie de chasseurs à cheval,
  • Deux escadrons de cavalerie [grenadiers à cheval]
  • Une compagnie d’artillerie légère, dont une escouade montée.

Pour l’intégrer il faut avoir au minimum 4 campagnes à son actif et mesurer 1.78 pour les grenadiers et 1.70m pour les chasseurs. La garde subira plusieurs remaniements en termes d’effectifs en plus de sa dénomination.

La garde étant militaire, elle participe également à certains combats comme celle de Marengo en 1800 où elle tiendra les combats pendant 5 heures à 800 hommes contre des milliers (sur la page Wikipédia il y a un peu plus d’explications) en 1804 (28 Floréal an XII) elle devient la « Garde Impériale » et voit ses effectifs gonfler (par 3 je crois au début).

J’ai deux sites internet à vous recommander sur le sujet. Le premier a pour sujet exclusif les grenadiers d’Île de France, historique, illustrations… Je l’ai trouvé accessible et très bien fait. Le second est celui de la Fondation Napoléon qui devrait pouvoir répondre à bien des questions sur le sujet et celui de l’Empereur.

garde impériale chasseurs à cheval

Source de l’Illustration : Réunion des Musées nationaux



A chacun son rang

Chaque « groupe d’individus » est composé d’une hiérarchie, l’exemple le plus flagrant étant l’Armée. Qu’elle soit de Terre ou de l’Air, que l’on parle de la Marie ou de la Gendarmerie, il est possible de réaliser des rapprochements entre les différents grades de ces hiérarchies, quand ils ne sont pas tout simplement les mêmes. Wikipedia propose un tableau comme celui-ci après et le site Histoire de la France permet de compléter les informations grâce à différentes illustrations des symboles que l’on retrouve aux épaules (ou sur le couvre-chef) des engagés.

Grade de l’Armée Française
Marine Nationale Armée de Terre
Armée de l’air
Gendarmerie Nationale
Officiers généraux
Amiral Général d’Armée
Vice-Amiral d’Escadre Général de Corps d’Armée
Vice-Amiral Général de Division
Contre-Amiral Général de Brigade
Officiers supérieurs
Capitaine de vaisseau Colonel
Capitaine de frégate Lieutenant-Colonel
Capitaine de corvette Commandant
Officiers subalternes
Lieutenant de vaisseau Capitaine
Enseigne de vaisseau 1 Lieutenant
Enseigne de vaisseau 2 Sous-Lieutenant
Aspirant Aspirant
Sous-Officiers et Officiers-Mariniers
Major Major
Maître Principal Adjudant-Chef
Premier Maître Adjudant
Maître Sergent-Chef / MCH*
- Gendarme
Second Maître Sergent / MDL**
Militaires de Rang
Quartier Maître 1 Caporal-Chef / BCH***
Quartier Maître 2 Caporal / Brigadier
Matelot Soldat / Gendarme Adjoint

* MCH : Maréchal des Logis-Chef
** MDL : Maréchal des Logis
*** BCH : Brigadier-Chef

J’espère que ce tableau vous aidera à savoir à quel grade était Grand-Papy quand il s’est engagé et pourquoi monsieur Dupont l’appelait encore ‘mon Capitaine’ en le saluant en ville.

En poussant le bouchon un peu plus loin que Maurice, parlons cette fois de la hiérarchie présente dans la Noblesse. Et oui Comte et Baron sont aussi ordonnés que Sergent et Caporal… Je vais comme pour l’armée réaliser un tableau (il sera bien plus petit que ce premier) afin de récapituler les différents rangs, cependant je vous recommande la page de Yann BIDON sur les Rangs et Titres de Noblesse que j’ai trouvé très bien faite.

Rangs et Titres de Noblesse
Écuyer
Chevalier
Banneret
Baron
Vicomte
Comte
Marquis
Duc
Prince
Roi
Empereur

Sur son site, Yann BIDON rappelle également les notions de Consort, Douairière, Dauphin, Vidame…

Pour compléter ces informations vous pouvez également vous référer à la page produite par un lycée Simone Signoret (je ne sais pas lequel) sur les « Titres de Noblesse ».

Tous ces rangs représentent les hiérarchies en terme de noblesse ou de grade, mais le mot hiérarchie peut être étendu à des notions plus grandes comme par exemple l’armée, mais sans parler d’homme cette fois. Si je parle de régiment, brigade et bataillon, c’est peut-être plus clair. Une centaine d’ »hommes du rang » forment une compagnie, 6 compagnies forment un bataillon ou un escadron, 2 à 5 bataillons (suivants les époques) ou escadrons  forment un régiment et 2 régiments forment une brigade… Voici une version simplifiée de cette description :

de brigade à homme du rang



1 siècle de migrations

La peste n’était pas le seul facteur de migration de nos ancêtres. L’exode qu’il soit rural ou non se déroulait pour diverses professions comme les maçons ou les moissonneurs, pour ne citer qu’eux. Étudier leurs déplacements n’est pas toujours aisé, mais Thierry SABOT dans son livre « Les migrations de nos ancêtres 1814-1914″ nous donne plus d’un conseil.

migrations migrations_4

J’ai trouvé ce livre plus illustré encore que les précédents et je ne parle pas que de photographies, images ou tableaux. Non, je parle en termes de dossier, de portrait, de témoignage ou encore de méthodes. Toutes ces sections représentent presque la moitié des pages. Autant dire qu’il sera aisé de s’appuyer sur ces explications pour avancer.

La première partie de l’ouvrage est consacrée à l’identification des migrants et les causes (bien souvent le travail) juste après avoir redéfini les expressions de « migration temporaire » et « émigration définitive ». Je pense que l’on peut rapprocher ce livre du précédent pour des époques différentes puisque dans Fuir la peste les exodes des populations concernent principalement le XVIIème siècle et cette fois-ci le XIXème.

Il m’est difficile de parler de ce livre puisque comme je le disais plus tôt il est fortement illustré. Les différentes méthodes abordent des cas concrets comme le passeport intérieur ou le livret d’un ouvrier, sans oublier les famille de marinier. Encore une fois on observe que Thierry SABOT maîtrise son sujet et tente de nous le rendre accessible autant que possible. Cela nous permet de nous approprier méthodes et conseils.



Fuir la peste

Je ne parle pas de la petite dernière de la famille que l’on souhaite éviter absolument, mais bien de la maladie ou plutôt devrais-je dire de l’épidémie. Des familles décimées, des enfants orphelins… La peste n’a pas de compassion et s’engouffre dans chaque foyer. Par période les décès se succèdent sur certains arbres et il n’est pas toujours aisé de pouvoir dire pourquoi car les actes de décès ne contiennent pas toujours (voire rarement) les causes de décès.

peste peste4

Peut-être encore plus que les autres ouvrages (jusqu’ici) de Thierry SABOT, ce livre reflète la recherche poussée de documentation, mais aussi le besoin pour ne pas dire le devoir de restituer l’information propre, ordonnée et synthétisée. Je vais me répéter, mais l’ouvrage débute par des repères historiques, non pas au niveau national, mais au niveau mondial.

L’Homme est croyant par définition (ou par habitude, mais chacun son opinion) et de ce fait l’Homme prie. Si sa prière n’est pas entendue ou si un malheur arrive, alors il en incombe à une colère divine. Si le dieu coupable est en fait innocent alors il faudra trouver un autre volontaire désigné d’office pour être le criminel condamnable. Ainsi le nouveau fautif pourra être la corruption de l’air ou un semeur de contagion… Le fléau de dieu s’est répandu dans chaque village par divers moyens.

L’auteur nous présente ainsi la maladie, par période, toujours illustrée d’une carte de France et l’on se rend vite compte que villes et campagnes ne sont pas épargnées. Viennent ensuite les moyens de prévention lorsqu’une épidémie est déclarée et avant qu’elle n’atteigne la ville comme les murailles et les fossés.

La peste est la reine des notaires (il s’agit ici de mon extrapolation et non d’une affirmation de l’auteur) puisque les testaments se font  par précaution (si le notaire n’a pas pris la fuite). L’auteur décrit également les propagations de la peste (ports, frontières…) avant de décrire les choix de la population (fuir ou subir, résister et lutter) puis expliquer avec un exemple basé sur la peste de Lyon en 1628 l’organisation de la quarantaine.

L’auteur termine par les victimes de la peste (qui sont-elles ?) et les remèdes curatifs et hygiénistes plus ou moins douloureux et lourds utilisés pour se préserver.



Tu es de ma famille…

Cinquième livre du même auteur dont je vais parler ici, 4ème dans l’ordre de l’édition, « Familles et ménages de nos ancêtres ». Il semble à présent coutumier lorsque l’on ouvre un livre de thierry SABOT, de démarrer post-introduction par un rappel des repères historiques. Viennent ensuite des notions redéfinies afin de ne pas être confondues comme par exemple cette de parenté : légale, naturelle, spirituelle, par alliance…

IMG_1923 IMG_1924

Les degrés de parentés sont expliqués et illustrés tant par des arbres que par un tableau, disponible également sur le site de l’éditeur Thisa. L’esprit de famille est défini pour ne pas dire détaillé dans divers aspects comme celui de la mort par le biais des faire-parts où la famille au sens très large était ainsi énumérée douloureusement unie dans la perte d’un être cher.

La partie travaux pratique du livre propose de suivre la chronologie d’un couple et de la famille qu’il fonde ou compose. Ainsi un exemple de fiche est proposé pour l’exercice, mettant e évidence non pas seulement les époux, mais également témoins du mariages, enfants du couple et autres membres du ménage, car un ménage ne se compose pas uniquement d’un couple et de ses descendants. C’est pourquoi, à force de schémas, l’auteur donne diverses possibilités d’un ménage (simple, en miettes, élargis, multiples…). Le retour aux travaux pratiques met en évidence l’importance et les lacunes des recensements.

Ce livre est je pense très important pour les généalogistes, même et surtout les amateurs. Définitions, vocabulaire, notions… Tout est là, illustré et expliqué, pour que chacun s’y retrouve et surtpout pour que chacun puisse retrouver la place de ses ancêtres au sein de la famille.



L’histoire de la monnaie en France

Le changement du Franc à l’Euro ne fut pas le premier changement de monnaie que connue la France. L’histoire qui suit n’est pas exhaustive et certains points seront peut-être à revoir. À la question « Pourquoi parler d’argent ? » je réponds tout simplement que fin novembre j’ai écrit un post sur un livre dont le sujet principal était justement la monnaie, les salaires et le niveau de vie de nos ancêtres, alors autant en profité pour en remettre une petite couche, sans non plus devenir trop lourde sur le sujet…

D’un Franc à un Franc parfois il n’y a que peu de différences, même la valeur peut parfois être la même comme par exemple entre le Franc en circulation entre 1803 et 1928 et le Franc en circulation entre 1928 et 1959. Ce dernier est également nommé « Ancien Franc » puisque son successeur se nommera Nouveau Franc avant d’être nommé lui aussi Franc. Mais le Franc ne circule « QUE » depuis 1360 environ (les premiers ont été frappés à Compiègne le 05 décembre 1360), parfois sous d’autres appellation comme le Franc à cheval (1360 – 1640), le Franc à pied (1365 – 1575) ou encore le Franc d’argent (1575 – 1641). Pourquoi ces noms ? L’Avers de l’une (la face) est frappée du Roi à cheval, l’avers de l’autre du Roi debout, la dernière est en argent… Facile !

Si l’on remonte un peu plus loin, disons en 755, la Livre Parisis est en circulation (755 – 1667) avec ses sous-unités que sont le sol et le denier, puis la Livre Tournois (1203 – 1795) avec ses sous-unités que sont le sou et le denier. On remarque que la monnaie n’est pas unique et certaines se chevauchent durant des siècles. J’ai fait un mini schéma de ces enchevêtrements et successions :

chronologie livre franc euro

La liste n’est bien sûre pas exhaustive, je n’ai pas parlé des Écus (≈ 1793) des Teston (≈ 1540) par exemple, ni du lien entre la livre sterling anglais et les livres citées plus haut. Ce post est surtout là pour rappeler que rien n’est figé (à part peut-être le sourire de la Joconde). Je n’ai pas pour but de faire un cours long et laborieux sur la monnaie, mais si j’ai amené ne serait-ce qu’une personne à s’interroger sur les conditions de vie de ses ancêtres et la monnaie qu’ils utilisaient alors ma « mission » est accomplie.



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