Les difficultés posées par les noms en généalogie

Voici le premier livre de l’année, Les difficultés posées par les noms en généalogie, écrit par Marie-Odile MERGNAC. Elle est historienne, journaliste et généalogiste. On apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture ». C’est d’ailleurs l’un de ces livres que j’ai aujourd’hui entre les mains.

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L’ouvrage est séparé en deux parties, la première concerne les prénoms et couvre 1/3 du livre environ alors que la seconde concerne les noms de famille et accapare les 2/3 du livre. Commençons donc par les prénoms. À l’église et à la mairie, les parents donnent 1 ou plusieurs prénoms, parfois différents, parfois dans un ordre autre et parfois les mêmes… C’est un peu la loterie en fait. L’auteur donne des conseils et des pistes à suivre pour essayer de s’y retrouver surtout quand dans une fratrie les prénoms sont identiques, seul change l’ordre ou que le prénom se transmet de père en fils…

4eme couv nom diff

La seconde partie est bien plus conséquente comme je le disais précédemment, en effet, passant par le problème de l’orthographe et de la lisibilité de l’écriture, Marie-Odile MERGNAC nous amène à la question de la langue, des noms traduits suivant la région mais aussi suivant le pays. Particules et surnoms sont également abordés dans ces pages. J’ai pris beaucoup de plaisir sur les pages presque paléographiques, mais le chapitre concernant les « Pièges en Alsace » à toute ma préférence (surtout depuis que je travail sur l’arbre Alsacien-Lorrain de monsieur).

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 15/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Le site des AD57

J’ai déjà parlé plusieurs fois des AD57, mais je n’avais pas encore rédigé un article sur le site internet hormis celui sur la refonte du module de lecture. Je vais donc ici remédier à ce manquement.

entete AD57

Comme le montre l’entête, le site est coloré. Tout est clair et même pastel, tant le fond que les textes. Ce site n’est pas seulement celui des archives départementales, mais celui des archives en général. En effet, il donne une visibilité sur les AD57 situées à Saint-Julien-Lès-Metz, mais également des informations sur le   CAITM « Centre des Archives Industrielles et Techniques de la Moselle » situé à Saint-Avold.

AD57 & CAITM

Dans le menu de gauche, il suffit de passer par « Recherches » pour accéder aux archives en lignes. Celles-ci sont diverses et ne sont pas uniquement composées des registres paroissiaux ou des tables décennales de l’état civil puisqu’elles offrent également un accès à une partie des registres de matricules militaires (classes 1893-1921) ou encore aux plans cadastraux napoléoniens (1804 et 1845).

les archives en ligne

Le site st donc assez simple pour être accessible à tous, petit bémol tout de même lorsque l’on souhaite consulter un registre. Prenons par exemple les tables décennales d’un village de Moselle, Ars-Laquenexy. Si vous cliquez (clic gauche ordinaire) sur le nom de la ville l’écran vous répondra « Aucune réponse à votre recherche », alors que si vous procédez par un clic droit puis « Ouvrir dans un nouvel onglet » vous verrez 2 registres disponibles… De quoi rebouter ceux qui ont très peu de connaissances informatiques ou ceux dont la patience n’est pas à toute épreuve.

En ce qui concerne le module de lecture, je ne vais pas vous réécrire ce que j’ai déjà publié, juste vous redonner le lien : Refonte du module Mosellan.

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 10/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Le petit oiseau va sortir

Austères, fort sérieuses, tristes, mornes, voici plusieurs qualificatifs que l’on peut entendre en présentant des photographies anciennes de type portrait. Pourquoi ? Tout simplement parce que le ou les sujets ne sourient pas. C’est courant, très courant de voir toutes ces photographies dépourvues de l’étincelle de la joie dans les albums de nos grands-parents et aïeux plus anciens. Si la question s’est souvent posée, les théories divergent parfois et d’autres se rejoignent. Au cours de mes recherches sur le sujet j’ai entre autres lu les articles suivants :

  • « Pourquoi les personnes ne souriaient pas sur les photos d’époque » – Publié dans Égalité et Réconciliation en octobre 2013
  • « Pourquoi personne ne sourit sur les vieilles photos ? » – Publié dans Le Vif en juillet 2015
  • « Pourquoi les personnes ne souriaient jamais sur les photos d’époque » – Publié dans 7 Sur 7 en octobre 2013

Je vais donc vous résumer les différentes théories avancées :

Théorie N°1 – La Technologie

L’idée qui revient partout et toujours porte avant tout sur la technologie. En 2017, faire une photo c’est Lucky Luke puisque c’est déjà imprimé ou classé dans un album avant qu’on ne se rende compte que la photographie est prise. Mais en 1867, la photographie n’est pas autant répandue ni évoluée. Le temps de pose est long. Au XIXème siècle, le laps de temps nécessaire à capturer image et lumière est d’environ 10 minutes. À moins d’être Miss France, il est difficile de rester 10 min  ainsi sans finir crispé… Cette théorie est souvent appuyé par « l’influence et habitude de la peinture » car le modèle du peintre devait des heures durant tenir la pose et qu’il n’était pas habitué avec la photographie à tenir « si peu » la pose.

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Théorie N°2 – L’Hygiène Dentaire

Ça peut paraître farfelu ou capillotracté, mais c’est bien l’une des théories avancée par certains. Mais si on y réfléchit bien, sourire c’est souvent montrer sa dentition. Le métier de dentiste ou chirurgien-dentiste n’est pas si ancien que cela puisqu’il semble qu’il soit plus question de généralistes du moyen-âge au XVIème siècle, de barbier-chirurgiens pratiquant la dentisterie jusqu’au XVIIIème siècle. Ensuite ? Il est nécessaire d’effectuer de plus amples recherches sur le métiers et son accès à la population pour pouvoir apporter un semblant de réponse.

Théorie N°3 – Seuls les idiots sourient

Par idiots, il faut entendre enfants, pauvres, démunis, filles de joie, amuseurs publics, sots, ivrognes et simples d’esprits… Dois-je détailler l’idée que le rire était mal vu et dénoter d’un manque de sérieux de la personne ? Bien que cette théorie vive des heures difficiles avec les archives publiées en ligne depuis quelques années, dont les portraits présent sur le groupe Flickr ‘The Smiling Victorians’, elle fut longtemps mise en avant ajoutant que les conditions de vie ne prêtaient pas à rire.

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Théorie N°4 – Le ridicule n’est pas immortel

Puisque sourire n’est pas sérieux et même ridicule, il est inconcevable de sourire sur une photo à destination des générations prochaines. La postérité et l’immortalité n’ont que faire du ridicule. Mais il fut une tradition relative au processus de deuil qui vous donnera froid dans le dos : les photographies post-mortem. Je ne vais pas vous faire un exposé sur le sujet, l’article Wikipedia s’en chargera et le livre d’Emmanuelle HÉRAN « Le Dernier Portrait » vous l’exposera bien mieux que moi. Toujours est-il qu’il était courant de mettre en scène les récents décédés pour les familles souhaitant garder un souvenir « vivant » du défunt (souvent les enfants). Je trouve cette pratique assez flippante, mais chacun ses goûts…



Majorité modulable

L’âge de la majorité n’a pas toujours été fixée à 18 ans en France et n’oublions pas qu’il est nécessaire de savoir également de quelle majorité on parle :

  • Majorité Civile (MC) ou Majorité Légale : est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge auquel un individu est juridiquement capable et responsable, c’est-à-dire essentiellement l’âge à partir duquel il est capable de s’engager par les liens d’un contrat ou d’un autre acte juridique (sauf exception).« 
  • Majorité Matrimoniale (MM) : est définie sur Wikipedia comme état « l’âge auquel une personne est considérée capable de s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents ou tuteurs. » a ne pas confondre avec la Nubilité (N) qui désigne l’état d’une personne en âge de se marier (peut aussi être un synonyme de puberté)
  • Majorité Sexuelle (MS) :  est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui sans que cet adulte commette une infraction pénalement réprimée.« 

On parle aussi de majorité pénale, mais selon  l’article 122-8 du code pénal : « Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet.« 

Les références sont nombreuses tant sur Internet qu’en matière de livres, je me suis contentée du net pour ma part pour l’instant. Pour simplifier tout ce que j’ai lu sur le sujet, voici un tableau qui rappelle pour MC / MS / MM / N, les grandes dates depuis 1579 et les différences si elles existent entre hommes et femmes :

majorités modulables

J’ai essayé autant que faire se peut de mettre les ouvrages, principalement pour MC et MS. N’ayant pas toutes les informations, ce tableau n’est pas complet et les dates ne sont pas exhaustives. Je me sers de ce tableau lorsque je travaille sur des mariages pour ne pas être surprise par un « enfant mineur » de 23 ans par exemple…



Correspondances des prénoms

Remontant les branches de mon arbre et de celui de mon compagnon, j’ai pu observer des changements de villes, de départements, de régions et même de pays. C’est très instructif pour relater les déplacements de nos aïeux, mais à un moment ou un autre, en comparant notre arbre à ceux d’autres généanautes je me suis retrouvée face à un problème de traduction. Et oui, l’oncle prénommé Louis sur son acte de décès voit son acte de naissance pourvu en fait d’un Ludwig…

La première question est  : est-ce bien la bonne personne ? En découle alors la seconde : pourquoi ce changement ?

Le cas que j’ai en tête est un peu particulier puisque cet ancêtre est né dans une Lorraine Allemande et décédé dans une Lorraine Française… Cependant, le résultat est le même pour l’arrière grand-père Jean qui portait le même prénom que son père, Johann. Je vous rassure, je ne suis pas en été d’ébriété, il est juste question de traduction ou de correspondance entre les prénoms d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre.

Ainsi donc Louis,  Lewis, Ludwig, Luís, Ludovico et Luigi, ne sont qu’une seule et même personne, il en sera de même pour Jean, John, Johann, Juan et Giovanni car tout est une question de géographie.

Le site Héraldique Européenne propose une page avec une liste de prénoms en Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Italien. D’autres sites comme celui-ci existent bien entendu comme par exemple Namepedia qui propose des traductions dans de nombreuses langues du prénom renseigné dans la barre de recherche et de la même façon sur Behind The Name.

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Si je ne devais cité qu’un livre je citerai celui édité en Pologne et titré Dictionnaire des Noms (en polonais : Słownik Imion) publié en 1975. L’auteur répertorie des centaines de prénoms en 24 langues.



Garde à vous !

Certains métiers se retrouvent souvent dans les branches de mon arbre, de celui de mon homme et certainement d’un grand nombre des vôtres (meunier, manouvrier, tisserand…) et d’autres surprennent lorsqu’on les rencontre car justement ils sont complètement différents des autres trouvés jusque-là. L’un de mes aïeux est inscrit sur son acte de décès comme retraité de « la Garde Impériale » (il y a un mot que je ne parviens pas à déchiffrer entre retraité et garde… je crois que c’est chasseur, mais je ne suis pas sûre).

Je n’aime pas ne pas savoir, alors forcément, j’ai cherché à connaître un minimum ce métier qui sort du lot et voici ce que j’ai appris :

Le 7 Frimaire an VIII est créée la « Garde des Consuls » (le 28 novembre 1799 pour tous ceux qui comme moi ont du mal avec le calendrier républicain). Mais cette garde n’est pas nouvelle, seul le nom l’est. En effet, en 1789 apparaît la compagnie qui deviendra plus tard la « Garde républicaine », destinée à protéger les députés, ceux-ci la nomme « Garde de l’assemblée nationale ». En 1791, ils deviennent les « gendarmes nationaux »… Et le nom changera encore plusieurs fois passant par « Garde de la Convention » ou encore « Garde du Corps Législatif ». Napoléon Bonaparte la fera fusionner avec la « Garde constitutionnelle du Directoire » pour former la « Garde des consuls ».

Elle comprend :

  • Un état-major-général,
  • Une compagnie d’infanterie légère, (Chasseurs à pied)
  • Deux bataillons de grenadiers à pied, (Grenadiers à pied)
  • Une compagnie de chasseurs à cheval,
  • Deux escadrons de cavalerie [grenadiers à cheval]
  • Une compagnie d’artillerie légère, dont une escouade montée.

Pour l’intégrer il faut avoir au minimum 4 campagnes à son actif et mesurer 1.78 pour les grenadiers et 1.70m pour les chasseurs. La garde subira plusieurs remaniements en termes d’effectifs en plus de sa dénomination.

La garde étant militaire, elle participe également à certains combats comme celle de Marengo en 1800 où elle tiendra les combats pendant 5 heures à 800 hommes contre des milliers (sur la page Wikipédia il y a un peu plus d’explications) en 1804 (28 Floréal an XII) elle devient la « Garde Impériale » et voit ses effectifs gonfler (par 3 je crois au début).

J’ai deux sites internet à vous recommander sur le sujet. Le premier a pour sujet exclusif les grenadiers d’Île de France, historique, illustrations… Je l’ai trouvé accessible et très bien fait. Le second est celui de la Fondation Napoléon qui devrait pouvoir répondre à bien des questions sur le sujet et celui de l’Empereur.

garde impériale chasseurs à cheval

Source de l’Illustration : Réunion des Musées nationaux



A chacun son rang

Chaque « groupe d’individus » est composé d’une hiérarchie, l’exemple le plus flagrant étant l’Armée. Qu’elle soit de Terre ou de l’Air, que l’on parle de la Marie ou de la Gendarmerie, il est possible de réaliser des rapprochements entre les différents grades de ces hiérarchies, quand ils ne sont pas tout simplement les mêmes. Wikipedia propose un tableau comme celui-ci après et le site Histoire de la France permet de compléter les informations grâce à différentes illustrations des symboles que l’on retrouve aux épaules (ou sur le couvre-chef) des engagés.

Grade de l’Armée Française
Marine Nationale Armée de Terre
Armée de l’air
Gendarmerie Nationale
Officiers généraux
Amiral Général d’Armée
Vice-Amiral d’Escadre Général de Corps d’Armée
Vice-Amiral Général de Division
Contre-Amiral Général de Brigade
Officiers supérieurs
Capitaine de vaisseau Colonel
Capitaine de frégate Lieutenant-Colonel
Capitaine de corvette Commandant
Officiers subalternes
Lieutenant de vaisseau Capitaine
Enseigne de vaisseau 1 Lieutenant
Enseigne de vaisseau 2 Sous-Lieutenant
Aspirant Aspirant
Sous-Officiers et Officiers-Mariniers
Major Major
Maître Principal Adjudant-Chef
Premier Maître Adjudant
Maître Sergent-Chef / MCH*
- Gendarme
Second Maître Sergent / MDL**
Militaires de Rang
Quartier Maître 1 Caporal-Chef / BCH***
Quartier Maître 2 Caporal / Brigadier
Matelot Soldat / Gendarme Adjoint

* MCH : Maréchal des Logis-Chef
** MDL : Maréchal des Logis
*** BCH : Brigadier-Chef

J’espère que ce tableau vous aidera à savoir à quel grade était Grand-Papy quand il s’est engagé et pourquoi monsieur Dupont l’appelait encore ‘mon Capitaine’ en le saluant en ville.

En poussant le bouchon un peu plus loin que Maurice, parlons cette fois de la hiérarchie présente dans la Noblesse. Et oui Comte et Baron sont aussi ordonnés que Sergent et Caporal… Je vais comme pour l’armée réaliser un tableau (il sera bien plus petit que ce premier) afin de récapituler les différents rangs, cependant je vous recommande la page de Yann BIDON sur les Rangs et Titres de Noblesse que j’ai trouvé très bien faite.

Rangs et Titres de Noblesse
Écuyer
Chevalier
Banneret
Baron
Vicomte
Comte
Marquis
Duc
Prince
Roi
Empereur

Sur son site, Yann BIDON rappelle également les notions de Consort, Douairière, Dauphin, Vidame…

Pour compléter ces informations vous pouvez également vous référer à la page produite par un lycée Simone Signoret (je ne sais pas lequel) sur les « Titres de Noblesse ».

Tous ces rangs représentent les hiérarchies en terme de noblesse ou de grade, mais le mot hiérarchie peut être étendu à des notions plus grandes comme par exemple l’armée, mais sans parler d’homme cette fois. Si je parle de régiment, brigade et bataillon, c’est peut-être plus clair. Une centaine d’ »hommes du rang » forment une compagnie, 6 compagnies forment un bataillon ou un escadron, 2 à 5 bataillons (suivants les époques) ou escadrons  forment un régiment et 2 régiments forment une brigade… Voici une version simplifiée de cette description :

de brigade à homme du rang



1 siècle de migrations

La peste n’était pas le seul facteur de migration de nos ancêtres. L’exode qu’il soit rural ou non se déroulait pour diverses professions comme les maçons ou les moissonneurs, pour ne citer qu’eux. Étudier leurs déplacements n’est pas toujours aisé, mais Thierry SABOT dans son livre « Les migrations de nos ancêtres 1814-1914″ nous donne plus d’un conseil.

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J’ai trouvé ce livre plus illustré encore que les précédents et je ne parle pas que de photographies, images ou tableaux. Non, je parle en termes de dossier, de portrait, de témoignage ou encore de méthodes. Toutes ces sections représentent presque la moitié des pages. Autant dire qu’il sera aisé de s’appuyer sur ces explications pour avancer.

La première partie de l’ouvrage est consacrée à l’identification des migrants et les causes (bien souvent le travail) juste après avoir redéfini les expressions de « migration temporaire » et « émigration définitive ». Je pense que l’on peut rapprocher ce livre du précédent pour des époques différentes puisque dans Fuir la peste les exodes des populations concernent principalement le XVIIème siècle et cette fois-ci le XIXème.

Il m’est difficile de parler de ce livre puisque comme je le disais plus tôt il est fortement illustré. Les différentes méthodes abordent des cas concrets comme le passeport intérieur ou le livret d’un ouvrier, sans oublier les famille de marinier. Encore une fois on observe que Thierry SABOT maîtrise son sujet et tente de nous le rendre accessible autant que possible. Cela nous permet de nous approprier méthodes et conseils.



Fuir la peste

Je ne parle pas de la petite dernière de la famille que l’on souhaite éviter absolument, mais bien de la maladie ou plutôt devrais-je dire de l’épidémie. Des familles décimées, des enfants orphelins… La peste n’a pas de compassion et s’engouffre dans chaque foyer. Par période les décès se succèdent sur certains arbres et il n’est pas toujours aisé de pouvoir dire pourquoi car les actes de décès ne contiennent pas toujours (voire rarement) les causes de décès.

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Peut-être encore plus que les autres ouvrages (jusqu’ici) de Thierry SABOT, ce livre reflète la recherche poussée de documentation, mais aussi le besoin pour ne pas dire le devoir de restituer l’information propre, ordonnée et synthétisée. Je vais me répéter, mais l’ouvrage débute par des repères historiques, non pas au niveau national, mais au niveau mondial.

L’Homme est croyant par définition (ou par habitude, mais chacun son opinion) et de ce fait l’Homme prie. Si sa prière n’est pas entendue ou si un malheur arrive, alors il en incombe à une colère divine. Si le dieu coupable est en fait innocent alors il faudra trouver un autre volontaire désigné d’office pour être le criminel condamnable. Ainsi le nouveau fautif pourra être la corruption de l’air ou un semeur de contagion… Le fléau de dieu s’est répandu dans chaque village par divers moyens.

L’auteur nous présente ainsi la maladie, par période, toujours illustrée d’une carte de France et l’on se rend vite compte que villes et campagnes ne sont pas épargnées. Viennent ensuite les moyens de prévention lorsqu’une épidémie est déclarée et avant qu’elle n’atteigne la ville comme les murailles et les fossés.

La peste est la reine des notaires (il s’agit ici de mon extrapolation et non d’une affirmation de l’auteur) puisque les testaments se font  par précaution (si le notaire n’a pas pris la fuite). L’auteur décrit également les propagations de la peste (ports, frontières…) avant de décrire les choix de la population (fuir ou subir, résister et lutter) puis expliquer avec un exemple basé sur la peste de Lyon en 1628 l’organisation de la quarantaine.

L’auteur termine par les victimes de la peste (qui sont-elles ?) et les remèdes curatifs et hygiénistes plus ou moins douloureux et lourds utilisés pour se préserver.



Tu es de ma famille…

Cinquième livre du même auteur dont je vais parler ici, 4ème dans l’ordre de l’édition, « Familles et ménages de nos ancêtres ». Il semble à présent coutumier lorsque l’on ouvre un livre de thierry SABOT, de démarrer post-introduction par un rappel des repères historiques. Viennent ensuite des notions redéfinies afin de ne pas être confondues comme par exemple cette de parenté : légale, naturelle, spirituelle, par alliance…

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Les degrés de parentés sont expliqués et illustrés tant par des arbres que par un tableau, disponible également sur le site de l’éditeur Thisa. L’esprit de famille est défini pour ne pas dire détaillé dans divers aspects comme celui de la mort par le biais des faire-parts où la famille au sens très large était ainsi énumérée douloureusement unie dans la perte d’un être cher.

La partie travaux pratique du livre propose de suivre la chronologie d’un couple et de la famille qu’il fonde ou compose. Ainsi un exemple de fiche est proposé pour l’exercice, mettant e évidence non pas seulement les époux, mais également témoins du mariages, enfants du couple et autres membres du ménage, car un ménage ne se compose pas uniquement d’un couple et de ses descendants. C’est pourquoi, à force de schémas, l’auteur donne diverses possibilités d’un ménage (simple, en miettes, élargis, multiples…). Le retour aux travaux pratiques met en évidence l’importance et les lacunes des recensements.

Ce livre est je pense très important pour les généalogistes, même et surtout les amateurs. Définitions, vocabulaire, notions… Tout est là, illustré et expliqué, pour que chacun s’y retrouve et surtpout pour que chacun puisse retrouver la place de ses ancêtres au sein de la famille.



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