Degrès d’instruction

Il y a quelques temps je vous parlais du livre « Les signatures de nos ancêtres, ou l’apprentissage d’un geste« , dans celui-ci nous parlions entre autres choses du lien entre le degrés d’instruction et la signature. Pour les hommes, on peut confirmer ou infirmer les informations ainsi déduites grâce aux états signalétiques militaires.  Les AD71 ont mis en ligne un document au format PDF « Pour mieux lire et comprendre un feuillet matricule » qui donne de nombreuses indications sur ces fiches. Voici, dans ce post, trois exemples piochés parmi mes ancêtres :

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Si on se focalise uniquement sur les degrés d’instruction voici ce que nous pouvons apprendre sur un soldat :

  • 0 : ne sait ni lire ni écrire
  • 1 : sait lire uniquement
  • 2 : sait lire et écrire
  • 3 : a une instruction primaire plus développée
  • 4 : a obtenu le brevet de l’enseignement primaire
  • 5 : bachelier, licencié… (le diplôme est précisé)
  • X : dont on n’a pu vérifier l’instruction

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Le site Le Parcours Du Combattant De La Guerre 1914-1918 propose une page d’explications très détaillée et fort bien illustrée sur la fiche matricule et plus particulièrement sur l’identité et l’instruction du soldat. des pistes pour approfondir le sujet sont proposés après une tableau de statistiques sur l’instruction des classes 109/1907/1910/1911. Sur cette page on trouve également les renseignements sur la granularité de ce degré d’instruction avec « générale/militaire ».

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D’aubaine en sol par le sang…

Au cours de mes recherches concernant ma première chronique et mon ancêtre Albert Joseph AUBRUN, je me suis retrouvée confrontée à un mini-mystère… Albert est né le 8 juin 1866 à Fourmies dans le Nord donc en France.  Souhaitant en apprendre plus sur mon aïeul, en plus des documents « de base » d’état civil, je me suis orientée vers les matricules militaires de la classe 1886… J’ai eu beau chercher dans divers circonscriptions, sur plusieurs années avant et après la date (au cas où il aurait été engagé volontaire, sait-on jamais), résultat : néant ! Au recensement de 1906, il est bien présent à Ohain (ville limitrophe française de Fourmies)… J’ai donc lancé une bouteille à la mer en espérant que quelqu’un aurait une idée sur un forum. Quelle idée grandiose ! Quand je vous dis que la généalogie c’est avant tout un échange !!!

Reprenons le recensement de 1906 :

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

La colonne « 10 – Nationalité » était honteusement passée à la trappe lors de ma lecture ! Albert et ses 2 fils vivants sont belges et non Français… Mais pourtant ils sont nés à Fourmies et Ohain, 2 communes du nord de la France… Sauf que Jean Joseph, père d’Albert, était Belge. La nationalité à cette époque se transmettait par le sang et non pas le sol. Je me suis donc penchée un peu sur le sujet et j’ai découvert qu’avant le droit du sol tel qu’on le connait aujourd’hui en France existait le droit du sang et bien encore avant le droit d’aubaine (petite mention aussi de droit naturel). Je vais poursuivre mon post en ciblant uniquement la Belgique et la France puisque c’est à partir d’un problème les concernant que je me suis documentée sur le sujet. Pour les questions sur d’autres pays je vous recommande les pages et documents suivants :

  • « La nationalité avant la lettre » Article sur le site Persée. Les pratiques de naturalisation en France sous l’Ancien Régime y sont décrites. Écrit par Peter Sahlins, Sylvie Rab, Cécile Alduy.
  • « La citoyenneté dans l’Histoire » Article sur le site Herodote.net retraçant un historique des droits à travers les époques.

 Le jus sanguinis est la règle attribuant aux enfants le nationalité de leur parents quelque soit leur lieu de naissance, c’est le droit du sang. Le jus soli est la règle attribuant la nationalité à une personne en raison de sa naissance dans un territoire donné, c’est le droit du sol. Dans certains pays la règle suivie est celle du « double droit du sol », dans ce cas on tient compte du lieu de naissance et du lieu de naissance des parents (attribution de la nationalité d’un pays à la personne née sur son territoire et dont un parent y est également né). Mais tout ceci c’est la situation actuelle. Revenons en arrière…

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Jusqu’au XIVème siècle, on ne parlait pas vraiment de nationalité car chacun dépendait d’une seigneurie (pour plus d’information recherchez « droit d’aubaine »). Cependant, Louis le Hutin (Louis X) publie un édit le 03 juillet 1315 « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». L’autorité dominante n’est donc plus celle du seigneur, mais celle du roi.. Les enfants nés en France de parents étrangers deviennent français dès leur naissance.

Les lois ne sont pas immuables (et heureusement), ainsi en 1515, un arrêt du Parlement de Paris, au sujet de l’héritage, commence à introduire le jus soli. La constitution de 1791 expose la citoyenneté accordée les différents cas de filiation. En 1804 est promulgué le Code Civil, par lequel la nationalité se transmet du père, le droit du sang. 1851 voit venir l’introduction du double droit du sol et 1889 durcira les conditions d’attribution et de rétractation.

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Ainsi le cas de mon AAGPM se situe dans la période jus sanguini, son père étant Belge, né en Belgique, alors lui, bien que né en France est Belge. Il m’aurait alors été bien difficile de trouver ses  états signalétiques militaires et son matricule…



Le site des AD77

Le petit voyage du jour nous amène dans le 77, la Seine et Marne. Le site des AD77 a misé sur les tons rouges, du pastel au bordeaux, pour nous présenter le département sur les points de vue historique, culturel, éducatif et communal. En effet, le bandeau muni de deux menus propose outre un accès aux archives en ligne et outils de recherche, un ensemble de pages sur l’Histoire du 77, les actions éducatives proposées par le département,  les évènements culturels (et loisirs). Je trouve un peu troublant les 4 points d’entrée suivants, car à première vue, je dirais que ces menus mènent à des proches si non identiques :

  • Archives en ligne
  • Outils de recherche
  • Archives 77
  • Archives communales

bandeau AD77

Il n’en est rien puisque le dernier me semble finalement plus réservé aux élus locaux pour leur proposer des conseils pour la conservation des documents (dans les durées mais aussi face aux intempéries). L’avant dernier me semble plus présentatif, c’est le où / quoi / comment / quand / pourquoi. Le premier donne un accès aux présentations d’archives numérisées suivant le type de document recherché (état civil / recensement / succession / hypothèques…). Chaque page s’ouvre sur une fenêtre Questions/Réponses, des références à des mots de vocabulaire sont faites et mènent parfois à un glossaire. Finalement, le menu « Outils de recherche » est celui qui va nous intéresser le plus. En plus de donne accès aux différents registres et documents numérisés, cette page propose des aides méthodologiques dont « Première recherche », « Faire sa généalogie » ou encore « Faire l’histoire d’une maison ». Je vous invite à lire ces pages. Elles sont simples, illustrées, claires. Les documents utiles sont listés, de même que les sources complémentaires. Ce sont de bons cours de base pour ceux qui n’ont encore jamais abordés ces points et de quoi attiser votre curiosité pour en savoir plus sur ces thèmes ainsi abordés.

L’accès à la base de données se fait donc par le menu « Outils de recherche » et le sous menu « Base de données« , finalement sur cette dernière page se trouve un lien « Accès direct à la base de données » qui vous permettra d’ouvrir le moteur de recherche  GAIA 9.

GAIA9 - AD77

J’avoue avoir été un peu gourmande pour une première recherche en choisissant « état civil fontainebleau » comme mots clés. Les résultats sont revenu nombreux, même un peu trop. J’ai pu voir des documents militaires (rapport de fonctionnement de la garde communale), préfectoraux (correspondances), communaux (contentieux) avant enfin de voir se lister les tables décennales de l’état civil de Fontainebleau. S’en suivirent encore 2 pages de listing de documents accessibles avec cette recherche dont des document du Tribunal de Grande Instance de Fontainebleau.

Je n’ai pas encore trouver comment affiner ma recherche de façon optimisée. J’ai tâtonné avec « naissance 1850 fontainebleau » et « naissance fontainebleau » avant d’avoir un résultat plus abordable par la recherche « fontainebleau table décennale ». Je pense qu’il me serait bénéfique de lire plus précisément la fiche méthodologique  « Première recherche »…



Un ancêtre, Une histoire (1)

Mon premier post « Un ancêtre, une histoire » portera sur mon AAGPM : Albert Joseph AUBRUN. C’est ma toute première chronique, elle est loin d’être parfaite, mais je me rends compte grâce à elle que l’exercice est encore plus difficile ce que j’avais imaginé… Je ferais un post pour expliquer ma démarche, il serait intéressant (et pas que pour moi) je pense que ceux et celles qui se sont déjà plié(e)s à ce genre d’exercices commentent, critiquent et conseillent le cheminement que j’ai réalisé. Je vais mettre en bleu mes commentaires concernant les recherches à faire pour compléter mon récit.

Vendredi 8 juin 1866, Jean Joseph AUBRUN a 28 ans, il est ouvrier d’une des 37 filatures de la ville où il est domicilié : Fourmies dans le Nord. Mais s’il se présente ce jour en mairie c’est pour déclarer qu’hier à six heures du soir son épouse depuis 1863 Catherine Elisa WILLAMME a donné naissance en leur foyer (Rue de la Haut) à Albert Joseph AUBRUN, leur fils et second enfant d’une fratrie qui en comptera 4. En effet, en 1864 est née Sidonie Elisa AUBRUN (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies), sœur aînée d’Albert et en 1872 et 1875 naîtront respectivement Gustave AUBRUN son cadet (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies) et Ernest AUBRUN le benjamin (Rue du Défriché à Fourmies).

 

rue de la haut

Source : Google Maps

 

En 1878, Albert devient musicien (Je cherche encore des informations sur le ou les instrument(s) qu’il jouait) et le sera pendant près de 60 ans, c’est pourquoi en septembre 1938, lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain (commune limitrophe de Fourmies) il sera mis à l’honneur avec, entre autres, messieurs HUFTIER, DUBOIS et BLAISE. Il y reçoit alors la médaille de la confédération musicale avec deux agrafes pour 60 années de présence, il était déjà titulaire de l’Étoile Fédérale (50 ans).

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

Source : « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing »

Albert est âgé de 18 ans, lorsque sa sœur de 2 ans son aînée quitte le domicile familial. Sidonie se marie en effet le lundi 02 février 1885 à Fourmies avec Clovis BARBE. 2 publications dans le  journal de Fourmies les 22 et 25 janvier 1885 dans le Journal de Fourmies annonçaient la promesse de mariage alors le jeudi 05 février c’est cette fois le mariage de la petite couturière de la famille et de son tisseur d’époux qui y est annoncé.

hors série - journal mariage Sidonie AUBRUN

Sources : Journal de Fourmies

La filature est en plein essor et Fourmies s’étend toujours plus car les ouvriers affluent. D’autres sont du pays comme on dit et c’est le cas d’Albert qui est devenu fileur. À l’aube de ses 24 ans, Albert épouse le lundi 07 avril 1890 Julia Emma MERCIER. La jeune femme est d’Ohain, village limitrophe de la fourmilière tisserande. Comme sa belle-sœur, Julia est couturière. Le foyer formé par les nouveaux époux s’agrandit bien vite puisque 2 ans après les noces, un petit garçon prénommé Lucien Albert voit le jour le vendredi 24 avril 1892.

Le jeudi 12 juillet 1894, Gustave se marie, la nouvelle belle-sœur d’Albert se nomme Marie Alphonsine NINITE. La petite nouvelle est âgée de 20 ans et originaire elle aussi de Fourmies. La famille vit une première fois le deuil avec le décès de Sidonie le 02 mars 1895 à l’âge de 30 ans. Il semblerait qu’elle ne laisse aucune descendance, Clovis est seul.

Samedi 08 août 1896 et lundi 29 août 1898, la famille AUBRUN dont Albert est le chef s’agrandit. Abel Albert Joseph et Félix Joseph naissent à Ohain où la famille a emménagé. Les années s’annoncent sous le signe des rires d’enfants. Albert, père de famille de trois garçonnets a changé de métier, la route Ohain-Fourmies à l’aube du XXème siècle dans la campagne ch’timi n’est pas encore motorisée pour tout le monde bien au contraire. Albert est devenu  graisseur dans une entreprise familiale du village, la « maison-Ernest Degousée et Ce ».

Hélas le mardi 13 septembre 1904, alors âgé de 12 ans, Lucien Albert décède en la maison familiale, rue de Véreuse à Ohain. C’est pourquoi lors du recensement de 1906, les enfants AUBRUN ne sont plus que deux. La famille déménage et vit à présent rue Neuve, juste à côté de la famille Edmond DEGOUSEE pour laquelle Albert travaille. Le monde est vraiment petit.

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

Sources : Archives Départementales

La mort frappe à nouveau la famille et cette fois-ci c’est Julia qui décède le vendredi 03 février 1911. Albert doit dès lors s’occuper seul de ses deux garçons de 15 et 13 ans. C’est très certainement l’une des raisons des secondes noces d’Albert le samedi 22 juin 1912 Victorine Marie BASTIEN à Ohain, il est alors proche de la cinquantaine et est devenu magasinier à la filature DEGOUSEE. Il sera d’ailleurs récompensé en 1924 de la médaille Vermille du travail et en 1929 de la médaille d’Argent du travail en qualité de magasinier de la maison Ernest Degousée.

Alors que Gustave projette de se remarier lui aussi, leur père, Jean Joseph décède le mardi 23 mars 1920 (Je n’ai pas encore trouvé trace du décès de son épouse, Catherine Elisa WILLAMME). Gustave épousera en seconde noces Léa Thérèse Marie PARISOT le samedi 11 septembre 1920.

Après son frère, Albert voit ses deux fils se marier, ainsi Félix Joseph quittera le foyer pour fonder le sien le samedi 16 juillet 1921, il épouse alors Pauline Adèle PRINCE, une fille du village, retoucheuse de métier. Abel Albert Joseph suit son exemple l’année suivante en épousant Marguerite Suzanne BASSET le samedi 18 novembre 1922.

De ces deux unions naitront plusieurs petits-enfants (8 recensés jusqu’ici), prêt à faire le bonheur de leur grand-père Albert.

La date de décès d’Albert n’est pas connue à ce jour. J’espère pouvoir dans quelques mois ou années compléter mon récit avec d’autres informations.



Le site des AD 33

J’ai besoin de soleil et quand je vois la météo aujourd’hui je me dis qu’un tour en Gironde ne me ferait pas de mal. Ne pouvant me déplacer, allons y via le site des AD33

AD33 - bandeau

Dès le bandeau, comme pour beaucoup de site d’AD, on a un aperçu des locaux et un site internet clair. Dans des tons très natures (marron clair et vert), le site des AD33 propose un menu sous son bandeau, un second menu sur le côté gauche et des liens rapides sur le côté droit. Une chose m’a de suite attirée en ouvrant cette page :

acces carto etat civ

Oui, vous lisez bien… La collection des AD33 ne se limitent pas à des fonds d’archives, mais propose également pour accéder aux documents de l’état civil un module cartographique. Il est de ce fait nécessaire d’avoir un minimum de  notion de la géographie girondine, même si le module propose un menu déroulant avec la liste des villes et villages ou un pop-up nominatif lors du passage de la souris.

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État civil, cadastre napoléonien, archives notariales, passeports… Les ressources sont variées et très simples d’accès. Le module de lecture est fluide, son zoom fait la mise au point vraiment rapidement et l’on y navigue avec plaisir. J’en viendrais à déplorer que mes ancêtres ne soient pas de la région…

Une page « Mode d’Emploi » est à disposition du visiteur afin de comprendre comment se servir de GAEL (Gironde Archives En Ligne). À noter également un onglet avec l’historique des recherches effectuer lors de votre session qui permet entre autre de ne pas refaire complètement une recherche ou encore accéder à nouveau et rapidement à une recherche faite.



Les difficultés posées par les noms en généalogie

Voici le premier livre de l’année, Les difficultés posées par les noms en généalogie, écrit par Marie-Odile MERGNAC. Elle est historienne, journaliste et généalogiste. On apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture ». C’est d’ailleurs l’un de ces livres que j’ai aujourd’hui entre les mains.

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L’ouvrage est séparé en deux parties, la première concerne les prénoms et couvre 1/3 du livre environ alors que la seconde concerne les noms de famille et accapare les 2/3 du livre. Commençons donc par les prénoms. À l’église et à la mairie, les parents donnent 1 ou plusieurs prénoms, parfois différents, parfois dans un ordre autre et parfois les mêmes… C’est un peu la loterie en fait. L’auteur donne des conseils et des pistes à suivre pour essayer de s’y retrouver surtout quand dans une fratrie les prénoms sont identiques, seul change l’ordre ou que le prénom se transmet de père en fils…

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La seconde partie est bien plus conséquente comme je le disais précédemment, en effet, passant par le problème de l’orthographe et de la lisibilité de l’écriture, Marie-Odile MERGNAC nous amène à la question de la langue, des noms traduits suivant la région mais aussi suivant le pays. Particules et surnoms sont également abordés dans ces pages. J’ai pris beaucoup de plaisir sur les pages presque paléographiques, mais le chapitre concernant les « Pièges en Alsace » à toute ma préférence (surtout depuis que je travail sur l’arbre Alsacien-Lorrain de monsieur).

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 15/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Le site des AD57

J’ai déjà parlé plusieurs fois des AD57, mais je n’avais pas encore rédigé un article sur le site internet hormis celui sur la refonte du module de lecture. Je vais donc ici remédier à ce manquement.

entete AD57

Comme le montre l’entête, le site est coloré. Tout est clair et même pastel, tant le fond que les textes. Ce site n’est pas seulement celui des archives départementales, mais celui des archives en général. En effet, il donne une visibilité sur les AD57 situées à Saint-Julien-Lès-Metz, mais également des informations sur le   CAITM « Centre des Archives Industrielles et Techniques de la Moselle » situé à Saint-Avold.

AD57 & CAITM

Dans le menu de gauche, il suffit de passer par « Recherches » pour accéder aux archives en lignes. Celles-ci sont diverses et ne sont pas uniquement composées des registres paroissiaux ou des tables décennales de l’état civil puisqu’elles offrent également un accès à une partie des registres de matricules militaires (classes 1893-1921) ou encore aux plans cadastraux napoléoniens (1804 et 1845).

les archives en ligne

Le site st donc assez simple pour être accessible à tous, petit bémol tout de même lorsque l’on souhaite consulter un registre. Prenons par exemple les tables décennales d’un village de Moselle, Ars-Laquenexy. Si vous cliquez (clic gauche ordinaire) sur le nom de la ville l’écran vous répondra « Aucune réponse à votre recherche », alors que si vous procédez par un clic droit puis « Ouvrir dans un nouvel onglet » vous verrez 2 registres disponibles… De quoi rebouter ceux qui ont très peu de connaissances informatiques ou ceux dont la patience n’est pas à toute épreuve.

En ce qui concerne le module de lecture, je ne vais pas vous réécrire ce que j’ai déjà publié, juste vous redonner le lien : Refonte du module Mosellan.

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 10/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Le petit oiseau va sortir

Austères, fort sérieuses, tristes, mornes, voici plusieurs qualificatifs que l’on peut entendre en présentant des photographies anciennes de type portrait. Pourquoi ? Tout simplement parce que le ou les sujets ne sourient pas. C’est courant, très courant de voir toutes ces photographies dépourvues de l’étincelle de la joie dans les albums de nos grands-parents et aïeux plus anciens. Si la question s’est souvent posée, les théories divergent parfois et d’autres se rejoignent. Au cours de mes recherches sur le sujet j’ai entre autres lu les articles suivants :

  • « Pourquoi les personnes ne souriaient pas sur les photos d’époque » – Publié dans Égalité et Réconciliation en octobre 2013
  • « Pourquoi personne ne sourit sur les vieilles photos ? » – Publié dans Le Vif en juillet 2015
  • « Pourquoi les personnes ne souriaient jamais sur les photos d’époque » – Publié dans 7 Sur 7 en octobre 2013

Je vais donc vous résumer les différentes théories avancées :

Théorie N°1 – La Technologie

L’idée qui revient partout et toujours porte avant tout sur la technologie. En 2017, faire une photo c’est Lucky Luke puisque c’est déjà imprimé ou classé dans un album avant qu’on ne se rende compte que la photographie est prise. Mais en 1867, la photographie n’est pas autant répandue ni évoluée. Le temps de pose est long. Au XIXème siècle, le laps de temps nécessaire à capturer image et lumière est d’environ 10 minutes. À moins d’être Miss France, il est difficile de rester 10 min  ainsi sans finir crispé… Cette théorie est souvent appuyé par « l’influence et habitude de la peinture » car le modèle du peintre devait des heures durant tenir la pose et qu’il n’était pas habitué avec la photographie à tenir « si peu » la pose.

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Théorie N°2 – L’Hygiène Dentaire

Ça peut paraître farfelu ou capillotracté, mais c’est bien l’une des théories avancée par certains. Mais si on y réfléchit bien, sourire c’est souvent montrer sa dentition. Le métier de dentiste ou chirurgien-dentiste n’est pas si ancien que cela puisqu’il semble qu’il soit plus question de généralistes du moyen-âge au XVIème siècle, de barbier-chirurgiens pratiquant la dentisterie jusqu’au XVIIIème siècle. Ensuite ? Il est nécessaire d’effectuer de plus amples recherches sur le métiers et son accès à la population pour pouvoir apporter un semblant de réponse.

Théorie N°3 – Seuls les idiots sourient

Par idiots, il faut entendre enfants, pauvres, démunis, filles de joie, amuseurs publics, sots, ivrognes et simples d’esprits… Dois-je détailler l’idée que le rire était mal vu et dénoter d’un manque de sérieux de la personne ? Bien que cette théorie vive des heures difficiles avec les archives publiées en ligne depuis quelques années, dont les portraits présent sur le groupe Flickr ‘The Smiling Victorians’, elle fut longtemps mise en avant ajoutant que les conditions de vie ne prêtaient pas à rire.

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Théorie N°4 – Le ridicule n’est pas immortel

Puisque sourire n’est pas sérieux et même ridicule, il est inconcevable de sourire sur une photo à destination des générations prochaines. La postérité et l’immortalité n’ont que faire du ridicule. Mais il fut une tradition relative au processus de deuil qui vous donnera froid dans le dos : les photographies post-mortem. Je ne vais pas vous faire un exposé sur le sujet, l’article Wikipedia s’en chargera et le livre d’Emmanuelle HÉRAN « Le Dernier Portrait » vous l’exposera bien mieux que moi. Toujours est-il qu’il était courant de mettre en scène les récents décédés pour les familles souhaitant garder un souvenir « vivant » du défunt (souvent les enfants). Je trouve cette pratique assez flippante, mais chacun ses goûts…



Majorité modulable

L’âge de la majorité n’a pas toujours été fixée à 18 ans en France et n’oublions pas qu’il est nécessaire de savoir également de quelle majorité on parle :

  • Majorité Civile (MC) ou Majorité Légale : est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge auquel un individu est juridiquement capable et responsable, c’est-à-dire essentiellement l’âge à partir duquel il est capable de s’engager par les liens d’un contrat ou d’un autre acte juridique (sauf exception).« 
  • Majorité Matrimoniale (MM) : est définie sur Wikipedia comme état « l’âge auquel une personne est considérée capable de s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents ou tuteurs. » a ne pas confondre avec la Nubilité (N) qui désigne l’état d’une personne en âge de se marier (peut aussi être un synonyme de puberté)
  • Majorité Sexuelle (MS) :  est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui sans que cet adulte commette une infraction pénalement réprimée.« 

On parle aussi de majorité pénale, mais selon  l’article 122-8 du code pénal : « Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet.« 

Les références sont nombreuses tant sur Internet qu’en matière de livres, je me suis contentée du net pour ma part pour l’instant. Pour simplifier tout ce que j’ai lu sur le sujet, voici un tableau qui rappelle pour MC / MS / MM / N, les grandes dates depuis 1579 et les différences si elles existent entre hommes et femmes :

majorités modulables

J’ai essayé autant que faire se peut de mettre les ouvrages, principalement pour MC et MS. N’ayant pas toutes les informations, ce tableau n’est pas complet et les dates ne sont pas exhaustives. Je me sers de ce tableau lorsque je travaille sur des mariages pour ne pas être surprise par un « enfant mineur » de 23 ans par exemple…



Correspondances des prénoms

Remontant les branches de mon arbre et de celui de mon compagnon, j’ai pu observer des changements de villes, de départements, de régions et même de pays. C’est très instructif pour relater les déplacements de nos aïeux, mais à un moment ou un autre, en comparant notre arbre à ceux d’autres généanautes je me suis retrouvée face à un problème de traduction. Et oui, l’oncle prénommé Louis sur son acte de décès voit son acte de naissance pourvu en fait d’un Ludwig…

La première question est  : est-ce bien la bonne personne ? En découle alors la seconde : pourquoi ce changement ?

Le cas que j’ai en tête est un peu particulier puisque cet ancêtre est né dans une Lorraine Allemande et décédé dans une Lorraine Française… Cependant, le résultat est le même pour l’arrière grand-père Jean qui portait le même prénom que son père, Johann. Je vous rassure, je ne suis pas en été d’ébriété, il est juste question de traduction ou de correspondance entre les prénoms d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre.

Ainsi donc Louis,  Lewis, Ludwig, Luís, Ludovico et Luigi, ne sont qu’une seule et même personne, il en sera de même pour Jean, John, Johann, Juan et Giovanni car tout est une question de géographie.

Le site Héraldique Européenne propose une page avec une liste de prénoms en Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Italien. D’autres sites comme celui-ci existent bien entendu comme par exemple Namepedia qui propose des traductions dans de nombreuses langues du prénom renseigné dans la barre de recherche et de la même façon sur Behind The Name.

janina

Si je ne devais cité qu’un livre je citerai celui édité en Pologne et titré Dictionnaire des Noms (en polonais : Słownik Imion) publié en 1975. L’auteur répertorie des centaines de prénoms en 24 langues.



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