Degrès d’instruction

Il y a quelques temps je vous parlais du livre « Les signatures de nos ancêtres, ou l’apprentissage d’un geste« , dans celui-ci nous parlions entre autres choses du lien entre le degrés d’instruction et la signature. Pour les hommes, on peut confirmer ou infirmer les informations ainsi déduites grâce aux états signalétiques militaires.  Les AD71 ont mis en ligne un document au format PDF « Pour mieux lire et comprendre un feuillet matricule » qui donne de nombreuses indications sur ces fiches. Voici, dans ce post, trois exemples piochés parmi mes ancêtres :

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Si on se focalise uniquement sur les degrés d’instruction voici ce que nous pouvons apprendre sur un soldat :

  • 0 : ne sait ni lire ni écrire
  • 1 : sait lire uniquement
  • 2 : sait lire et écrire
  • 3 : a une instruction primaire plus développée
  • 4 : a obtenu le brevet de l’enseignement primaire
  • 5 : bachelier, licencié… (le diplôme est précisé)
  • X : dont on n’a pu vérifier l’instruction

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Le site Le Parcours Du Combattant De La Guerre 1914-1918 propose une page d’explications très détaillée et fort bien illustrée sur la fiche matricule et plus particulièrement sur l’identité et l’instruction du soldat. des pistes pour approfondir le sujet sont proposés après une tableau de statistiques sur l’instruction des classes 109/1907/1910/1911. Sur cette page on trouve également les renseignements sur la granularité de ce degré d’instruction avec « générale/militaire ».

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D’aubaine en sol par le sang…

Au cours de mes recherches concernant ma première chronique et mon ancêtre Albert Joseph AUBRUN, je me suis retrouvée confrontée à un mini-mystère… Albert est né le 8 juin 1866 à Fourmies dans le Nord donc en France.  Souhaitant en apprendre plus sur mon aïeul, en plus des documents « de base » d’état civil, je me suis orientée vers les matricules militaires de la classe 1886… J’ai eu beau chercher dans divers circonscriptions, sur plusieurs années avant et après la date (au cas où il aurait été engagé volontaire, sait-on jamais), résultat : néant ! Au recensement de 1906, il est bien présent à Ohain (ville limitrophe française de Fourmies)… J’ai donc lancé une bouteille à la mer en espérant que quelqu’un aurait une idée sur un forum. Quelle idée grandiose ! Quand je vous dis que la généalogie c’est avant tout un échange !!!

Reprenons le recensement de 1906 :

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

La colonne « 10 – Nationalité » était honteusement passée à la trappe lors de ma lecture ! Albert et ses 2 fils vivants sont belges et non Français… Mais pourtant ils sont nés à Fourmies et Ohain, 2 communes du nord de la France… Sauf que Jean Joseph, père d’Albert, était Belge. La nationalité à cette époque se transmettait par le sang et non pas le sol. Je me suis donc penchée un peu sur le sujet et j’ai découvert qu’avant le droit du sol tel qu’on le connait aujourd’hui en France existait le droit du sang et bien encore avant le droit d’aubaine (petite mention aussi de droit naturel). Je vais poursuivre mon post en ciblant uniquement la Belgique et la France puisque c’est à partir d’un problème les concernant que je me suis documentée sur le sujet. Pour les questions sur d’autres pays je vous recommande les pages et documents suivants :

  • « La nationalité avant la lettre » Article sur le site Persée. Les pratiques de naturalisation en France sous l’Ancien Régime y sont décrites. Écrit par Peter Sahlins, Sylvie Rab, Cécile Alduy.
  • « La citoyenneté dans l’Histoire » Article sur le site Herodote.net retraçant un historique des droits à travers les époques.

 Le jus sanguinis est la règle attribuant aux enfants le nationalité de leur parents quelque soit leur lieu de naissance, c’est le droit du sang. Le jus soli est la règle attribuant la nationalité à une personne en raison de sa naissance dans un territoire donné, c’est le droit du sol. Dans certains pays la règle suivie est celle du « double droit du sol », dans ce cas on tient compte du lieu de naissance et du lieu de naissance des parents (attribution de la nationalité d’un pays à la personne née sur son territoire et dont un parent y est également né). Mais tout ceci c’est la situation actuelle. Revenons en arrière…

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Jusqu’au XIVème siècle, on ne parlait pas vraiment de nationalité car chacun dépendait d’une seigneurie (pour plus d’information recherchez « droit d’aubaine »). Cependant, Louis le Hutin (Louis X) publie un édit le 03 juillet 1315 « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». L’autorité dominante n’est donc plus celle du seigneur, mais celle du roi.. Les enfants nés en France de parents étrangers deviennent français dès leur naissance.

Les lois ne sont pas immuables (et heureusement), ainsi en 1515, un arrêt du Parlement de Paris, au sujet de l’héritage, commence à introduire le jus soli. La constitution de 1791 expose la citoyenneté accordée les différents cas de filiation. En 1804 est promulgué le Code Civil, par lequel la nationalité se transmet du père, le droit du sang. 1851 voit venir l’introduction du double droit du sol et 1889 durcira les conditions d’attribution et de rétractation.

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Ainsi le cas de mon AAGPM se situe dans la période jus sanguini, son père étant Belge, né en Belgique, alors lui, bien que né en France est Belge. Il m’aurait alors été bien difficile de trouver ses  états signalétiques militaires et son matricule…



Majorité modulable

L’âge de la majorité n’a pas toujours été fixée à 18 ans en France et n’oublions pas qu’il est nécessaire de savoir également de quelle majorité on parle :

  • Majorité Civile (MC) ou Majorité Légale : est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge auquel un individu est juridiquement capable et responsable, c’est-à-dire essentiellement l’âge à partir duquel il est capable de s’engager par les liens d’un contrat ou d’un autre acte juridique (sauf exception).« 
  • Majorité Matrimoniale (MM) : est définie sur Wikipedia comme état « l’âge auquel une personne est considérée capable de s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents ou tuteurs. » a ne pas confondre avec la Nubilité (N) qui désigne l’état d’une personne en âge de se marier (peut aussi être un synonyme de puberté)
  • Majorité Sexuelle (MS) :  est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui sans que cet adulte commette une infraction pénalement réprimée.« 

On parle aussi de majorité pénale, mais selon  l’article 122-8 du code pénal : « Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet.« 

Les références sont nombreuses tant sur Internet qu’en matière de livres, je me suis contentée du net pour ma part pour l’instant. Pour simplifier tout ce que j’ai lu sur le sujet, voici un tableau qui rappelle pour MC / MS / MM / N, les grandes dates depuis 1579 et les différences si elles existent entre hommes et femmes :

majorités modulables

J’ai essayé autant que faire se peut de mettre les ouvrages, principalement pour MC et MS. N’ayant pas toutes les informations, ce tableau n’est pas complet et les dates ne sont pas exhaustives. Je me sers de ce tableau lorsque je travaille sur des mariages pour ne pas être surprise par un « enfant mineur » de 23 ans par exemple…



A chacun son rang

Chaque « groupe d’individus » est composé d’une hiérarchie, l’exemple le plus flagrant étant l’Armée. Qu’elle soit de Terre ou de l’Air, que l’on parle de la Marie ou de la Gendarmerie, il est possible de réaliser des rapprochements entre les différents grades de ces hiérarchies, quand ils ne sont pas tout simplement les mêmes. Wikipedia propose un tableau comme celui-ci après et le site Histoire de la France permet de compléter les informations grâce à différentes illustrations des symboles que l’on retrouve aux épaules (ou sur le couvre-chef) des engagés.

Grade de l’Armée Française
Marine Nationale Armée de Terre
Armée de l’air
Gendarmerie Nationale
Officiers généraux
Amiral Général d’Armée
Vice-Amiral d’Escadre Général de Corps d’Armée
Vice-Amiral Général de Division
Contre-Amiral Général de Brigade
Officiers supérieurs
Capitaine de vaisseau Colonel
Capitaine de frégate Lieutenant-Colonel
Capitaine de corvette Commandant
Officiers subalternes
Lieutenant de vaisseau Capitaine
Enseigne de vaisseau 1 Lieutenant
Enseigne de vaisseau 2 Sous-Lieutenant
Aspirant Aspirant
Sous-Officiers et Officiers-Mariniers
Major Major
Maître Principal Adjudant-Chef
Premier Maître Adjudant
Maître Sergent-Chef / MCH*
- Gendarme
Second Maître Sergent / MDL**
Militaires de Rang
Quartier Maître 1 Caporal-Chef / BCH***
Quartier Maître 2 Caporal / Brigadier
Matelot Soldat / Gendarme Adjoint

* MCH : Maréchal des Logis-Chef
** MDL : Maréchal des Logis
*** BCH : Brigadier-Chef

J’espère que ce tableau vous aidera à savoir à quel grade était Grand-Papy quand il s’est engagé et pourquoi monsieur Dupont l’appelait encore ‘mon Capitaine’ en le saluant en ville.

En poussant le bouchon un peu plus loin que Maurice, parlons cette fois de la hiérarchie présente dans la Noblesse. Et oui Comte et Baron sont aussi ordonnés que Sergent et Caporal… Je vais comme pour l’armée réaliser un tableau (il sera bien plus petit que ce premier) afin de récapituler les différents rangs, cependant je vous recommande la page de Yann BIDON sur les Rangs et Titres de Noblesse que j’ai trouvé très bien faite.

Rangs et Titres de Noblesse
Écuyer
Chevalier
Banneret
Baron
Vicomte
Comte
Marquis
Duc
Prince
Roi
Empereur

Sur son site, Yann BIDON rappelle également les notions de Consort, Douairière, Dauphin, Vidame…

Pour compléter ces informations vous pouvez également vous référer à la page produite par un lycée Simone Signoret (je ne sais pas lequel) sur les « Titres de Noblesse ».

Tous ces rangs représentent les hiérarchies en terme de noblesse ou de grade, mais le mot hiérarchie peut être étendu à des notions plus grandes comme par exemple l’armée, mais sans parler d’homme cette fois. Si je parle de régiment, brigade et bataillon, c’est peut-être plus clair. Une centaine d’ »hommes du rang » forment une compagnie, 6 compagnies forment un bataillon ou un escadron, 2 à 5 bataillons (suivants les époques) ou escadrons  forment un régiment et 2 régiments forment une brigade… Voici une version simplifiée de cette description :

de brigade à homme du rang



Sous le voile…

Il y a quelques années, j’ai assisté à un mariage où les époux furent entourés d’un genre d’étole pendant la bénédiction par le curé. Je ne connaissais pas cette coutume et pour être franche j’avais presque oublié cet évènement. Cependant, il vient de m’être remémoré en lisant « Enfants abandonnés, enfants sans père » car je suis tombée sur une peinture représentant un « mariage sous le voile dans les années 1860″. J’ai alors découvert que ce genre de mariage servaient souvent à légitimer les enfants nés hors mariage. Voici un extrait de l’explication :

Sous l’ancien régime, les enfants naturels étaient légitimés lors du mariage des parents. Cette légitimation prenait la forme symbolique de la « mise sous le voile » de l’enfant lors de la cérémonie du mariage.

Maintenant, il est nécessaire de se plonger dans les livres d’Histoire et de coutumes religieuses pour comprendre un peu plus celle-ci et sa signification. Le mariage chrétien est une invention du Moyen-âge. Le rite romain est celui pratiqué depuis des siècles, sa description est dans cet extrait de Histoire générale des cérémonies, mœurs, et coutumes religieuses de tous les peuples du monde de Bernard Picart : « un ruban large, qui servait à unir et lier ensemble les deux époux, qu’on mettait ainsi en quelque sorte sous le même joug« .

Au niveau explications historiques, je vous propose tout simplement celle donné sur le site « Passion généalogie et Histoires normandes » qui est très complète :

passiongenealogie



Sigilloraldépiléographie

Oui je sais, ce mot n’existe pas. Mais c’est la concaténation de 4 mots un peu barbares alors pourquoi ne pourrais-je pas inventer mes propres mots barbares ? Dans l’ordre de concaténation on a donc Sigillographie, Héraldique, Épigraphie et Paléographie. Je vous avais prévenu… Le second est souvent connu, mais les 3 autres… C’est toute une autre histoire.

Sigillographie. C’est une science auxiliaire à l’histoire. Elle porte sur l’étude des sceaux et de leur emploi. En latin c’est sigillum, d’où la base étymologique du nom de cette science. Cette forme d’étude n’est pas nouvelle et s’est développée en France il y a au moins 2 siècles. Il est vrai qu’authentifier un document qui porte un sceau peut s’avérer utile, alors comme pour tout ce qui peut-être authentifier, il faut l’étudier et le connaître. Un sceau peut posséder deux faces s’il est dit biface ou à contre-sceau, dans ce cas l’avers recueille l’empreinte du sceau de base et le revers le contre-sceau. Le vocabulaire est propre a cette science, même si certains de ces mots sont en fait réutilisé du langage courant (navette, bulle, argyrobulle, molybdobulle…). J’essayerai de faire un post dédié à la sigillographie.

Héraldique. C’est également une science auxiliaire à l’histoire; Elle porte sur l’étude des blasons ou des armoiries. Parfois confondue avec la Vexillologie qui étudie les étendards, drapeaux et pavillons. L’Héraldique est apparue au XIIème siècle je crois. Les blasons se répandant il devint nécessaire de savoir les reconnaître afin de reconnaître familles et chevaliers blasonnés. C’est l’identité de la lignée car le blason rappelle souvent les valeurs, la devise, le titre… Comme pour l’étude précédente, l’Héraldique a un vocabulaire spécifique, pour les néophytes ça ressemble toujours à du chinois (mais il n’est pas précisé si c’est du cantonais ou du mandarin) : plain, écartelé, gueule, brochant… Pour ce sujet également, j’essayerai de faire un post dédié.

Épigraphie. Cette fois-ci c’est plus à la limite de l’archéologie que de l’histoire, il est question de l’étude des inscriptions sur des matière comme la pierre, l’argile ou le métal. Les bas-reliefs, les monuments, les médailles… Connaissez-vous la Pierre de Rosette ? Son étude fait partie du domaine de l’Épigraphie. Je me suis très peu renseigné sur le sujet. Je ne pense pas lui dédier un post même si on peut être amené par exemple a essayé de déchiffrer un moment, une pierre tombale ancienne, un bas-relief dans une église… Il y a déjà tant de sujets que l’on pourrait  découvrir qu’il faut faire un choix…

Paléographie. Science auxiliaire de l’histoire, la Paléographie étudie les écriture comme l’Épigraphie, mais le support est différent. Il est question cette fois-ci d’écriture manuscrites anciennes (quelque soit la langue). L’encre peut s’effacer avec le temps, la main qui écrivit était maladroite, l’écriture est plus proche de la patte de mouche que de l’alphabet romain… Cette étude rencontre de nombreux problèmes et le premier je crois est celui de la conservation du support et du texte. Cette science peut être fort utile par exemple lorsque vous tombez sur un acte où l’agent d’état civil n’avait pas une écriture très civilisée dirons-nous… Je ne sais pas encore si je dédierais un post à cette science, c’est fort possible.

Il existe de nombreuses sciences telles que celles-ci. Je ne vous ai présenté qu’un échantillon. Philologie, codicologie, papyrologie, phaléristique… De quoi vous occuper pour au moins 3 vies…



Fratrie bien ordonnée.

Aller un tout petit post pour une fois…

Aîné, benjamin, puis-né… OK, mais qui est qui dans l’ordre de naissance ?

  • L’aîné ou l’aînée, c’est l’enfant né en premier.
  • Le benjamin ou la benjamine, c’est l’enfant né en dernier.

On a déjà vu qu’il existait des frères et sœurs consanguin(e)s, ainsi que des frères et sœurs utérin(e)s. Mais entre l’aîné et le benjamin, qui est là ?

  • Il y a le cadet ou la cadette, le puîné ou la puînée. Le cadet c’est l’enfant né après.

Donc le second enfant d’une fratrie est le cadet de l’aîné, le troisième enfant est le cadet du second et ainsi de suite… Le benjamin ou le dernier-né est donc le cadet de l’avant-dernier ou son puîné. Ainsi dans une fratrie de 5 enfants, vous aurez un aîné et 4 cadets ou un ainé, 3 cadets et 1 benjamin.

Mais pourquoi parle-t-on de cela ? Car a un moment ou un autre il sera question de succession. Alors souvent on cherche l’ordre des personnes d’une fratrie et certains documents parent en cadet/benjamin/puîné/aîné… Et qui dit succession dit actes notariés ou encore testaments…



Simple rédaction

« Généalogie simple » et « Généalogie rédigée » sont deux manières de lister les feuilles de votre arbre autrement qu’en un schéma, uniquement avec des mots. La première c’est une liste tout ce qu’il y a de plus simple qui va reprendre dans l’ordre depuis le SOSA 1 de votre arbre jusqu’au plus loin où vous êtes allez vos feuilles, séparées génération par génération, avec pour seules indications si elles sont connues les années de naissance et de décès. Avec l’arbre de la famille ALOGIE que nous réalisons depuis quelques jours, voici ce que donnerait la rédaction d’une « Généalogie simple » sur 3 générations :

  • Génération 1
    • 1 – Jenni ALOGIE (1986 -)
  • Génération 2
    • 2 – Léon ALOGIE (1956 -)
    • 3 – Sophie ALE (1956 -)
  • Génération 3
    • 4 – Hector ALOGIE (1934 -)
    • 5 – Josette TRUC (1935 – 2007)
    • 6 – Charles ALE (1930 – 2003)
    • 7 – Christine MACHIN (1933 -)

Dans une « généalogie rédigée » on trouvera plus d’informations car on reportera par exemple les parents, les villes, les métiers et les unions, sans oublier les enfants. Voici ce que donnerait la rédaction d’une « Généalogie rédigée » sur 3 générations :

  • Génération 1
    • 1 – Jenni ALOGIE, née le 01 avril 1986 à Nice. Parents 2 et 3.
  • Génération 2
    • 2 – Léon ALOGIE, né le 01 avril 1956 à Nice. Garagiste. Parents 4 et 5.
      • Mariage le 01 mai 1978 à Nice.
      • Dont:
        • 1- Jenni ALOGIE.
    • 3 – Sophie ALE, née le 01 juin 1956 à Nice. Fleuriste. Parents 6 et 7.
  • Génération 3
    • 4 – Hector ALOGIE, né le 21 novembre 1934 à Carcassonne. Parents 8 et 9.
      • Mariage le 01 août 1954 à Carcassonne.
      • Dont :
        • 2 – Léon ALOGIE.
        • Rose ALOGIE.
        • Eugène ALOGIE.
    • 5 – Josette TRUC, née le 01 janvier 1935 à Carcassonne. Décédée le 19 mars 2007 à Madrid, Espagne. Parents 10 et 11.
    • 6 – Charles ALE, né le 18 septembre 1930 à Nice. Décédé le 25 décembre 2003 à Nice. Parents 12 et 13.
      • Mariage le 01 septembre 1950 à Nice.
      • Dont:
        • 3 – Sophie ALE.
        • Louis ALE
    • 7 – Christine MACHIN, née le 24 juillet 1933 à Nice. Parents 14 et 15.

     

Ces formats sont donné à titre d’exemple. Il est possible parfois de les trouver plus ou moins détaillés. Cela dépend des méthodes de chacun. Il est absolument indispensable que vous adaptiez chacune à vos besoins car au final c’est vous qui devrez vous y retrouver dans tout ceci…



Implexe complexe perplexe

Il y a de quoi devenir perplexe lorsque l’on se pose la question de l’implexe. Peut-être vous rappelez vous que j’ai dit vous en parler plus tard. Bonne nouvelle : c’est maintenant ! Vous allez voir, ce n’est pas si complexe que ça… Alors la définition de base est : on parle d’implexe en généalogie lorsqu’un ancêtre est plusieurs fois présent sur un arbre en tant que parents. Bon passons le charabia, ça donne en fait que votre arrière-3fois-grand-père fut le père d’un de votre arrière-2fois-grand-père et par exemple également père d’une de vos arrière-2fois-grand-mère. Dans ce cas-là votre arrière-3fois-grand-père est un sujet implexe. Rassurez-vous, ce n’est ni une tare ni rare !

Vous pensez bien, nous sommes aujourd’hui plus de 7 milliard d’êtres humains sur Terre, ce ne fut pas toujours le cas, ils furent bien moins nombreux… Donc forcément, à un moment où un autre vous aller avoir l’impression d’avoir des doublons. En regardant le côté positif des choses : moins de personnes à rechercher… Parce que si vos arrière-grands-parents étaient 8, la génération précédente est composée de 16 individus, celle d’avant de 32… Et ainsi de suite.  Les chiffres vont vite devenir énormes et votre moral à l’inverse petit.

  • Génération 1 = 1 individu
  • Génération 2 = 2 individus (+ descendants)
  • Génération 3 = 4 individus (+ descendants)
  • Génération 4 = 8 individus (+ descendants)
  • Génération 5 = 16 individus (+ descendants)
  • Génération 6 = 32 individus (+ descendants)
  • Génération 7 = 64 individus (+ descendants)
  • Génération 8 = 128 individus (+ descendants)
  • Génération 9 = 256 individus (+ descendants)
  • Génération 10 = 512 individus (+ descendants)
  • Génération 11 = 1 024 individus (+ descendants)
  • Génération 13 = 2 048 individus (+ descendants)
  • Génération 13 = 4 096 individus (+ descendants)
  • Génération 14 = 8 192 individus (+ descendants)
  • Génération 15 = 16 384 individus (+ descendants)

Ah les maths, on aime ou on n’aime pas, mais quand il s’agit de généalogie on est heureux de rencontrer les implexes qui vont réduire les chiffres… Un généanaute du nom de Jacques Lapeyre donne une belle définition avec des chiffres de l’implexe sur sa page personnelle. Je vais vous illustrer avec une partie de ma propre généalogie (sans les noms, mais en couleur) les implexes. Tout en bas c’est moi, juste au-dessus mes parents, mes grands-parents et ainsi de suite. Lorsque l’un d’eux est en couleur sa branche d’ascendants est de l même couleur jusqu’aux ancêtres implexes.

implexe_vide

Parfois les implexes sont proches et il est facile de les relier, parfois plusieurs générations les séparent.



Partager pour avancer

Comme dans mon post sur les logiciel où je ne faisais aucune publicité, je ne souhaite ici faire aucune « propagande » religieuse. Mon but reste l’information, l’échange, les méthodes…

Le comble du généalogiste qui cherche à gravir ses branches serait d’être égoïste et de faire de la rétention d’informations. Il n’est pas question de concours, mais de partage de connaissances pour que chacun puisse avancer. Vous voulez de l’aide ? C’est bien, soyez prêts à vous aussi en fournir aux autres. Dans ce cas on vous parlera souvent de GEDCOM. Il ne s’agit pas d’un oiseau rare ou de je ne sais quelle espèce en voie de disparition. Il est ici question d’un fichier contenant toutes vos informations selon un formatage bien défini.

Alors GEDCOM, ça veut dire quoi ? C’est un acronyme anglais pour « genealogical data communication ». Si vous n’êtes pas anglophone sachez que cela se traduit par « Communication de Données Généalogiques ». Ce format d’échange de données n’est pas très ancien (1980) et fut développé par ceux que l’on nomme Mormons (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours).  Il est donc question d’une norme permettant un échange informatisé et facilité de données généalogiques sous la forme d’un fichier texte. À moins d’être vraiment très bon il vous faudra l’aide de votre site internet ou de votre logiciel pour écrire et lire ce fichier. Il comporte les informations suivantes :

  • Chaque personne de l’arbre
  • Chaque famille
  • Chaque évènement

Les enregistrements sont liés entre eux par cette norme bien particulière. Pourquoi je vous dit qu’il faut être bon ou patient pour lire ce fichier sans outil ? Voici un exemple d’un extrait de fichier GEDCOM que j’ai trouvé sur le site Geneawiki :

GEDCOM exemple

L’indentation utilisée dans cet exemple le rend un peu plus lisible que la normale. Bien souvent, ce que vous pourrez voir c’est quelque chose qui se rapproche plus de cet exemple tiré de Wikipedia :

GEDCOM exemple 2

Pur bonheur n’est-ce pas ? Pourtant ce fichier est extrêmement utile pour partager vos informations avec votre cousin Francis et récupérer celles de votre cousine Justine. Importer le grâce à votre logiciel ou site favori et les informations seront ajoutées pour vous permettre d’avancer, exporter le tout aussi facilement et vos cousins pourront eux aussi obtenir vos informations et avancer.



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