RAV – Toulouse – Bordeaux au début du XXème siècle.

Dans le post « Mentions Marginales », j’avais pioché au hasard dans un registre sur le site des archives en ligne de Toulouse un extrait d’acte pour illustrer mes propos. Je vous le remets de suite car nous allons faire ensemble une recherche à son sujet :

indications marginales acte de naissance

Cette dame, mariée le 21/07/1937 en mairie de Bordeaux avec Raymond SUDREAU avait donc vu le jour à Toulouse. Leur mariage fut hélas dissout par le divorce en 1950 par le tribunal civil de Bergerac. Notre inconnue de Toulouse quitta notre monde en janvier 1997 à Libourne (en Gironde). Pourquoi je vous parle d’elle ? Pourquoi je vous propose de faire une petite recherche à son sujet ? Murielle visitait Jennialogie et lors de sa lecture m’a fait part via un commentaire de son travail sur le patronyme SUDREAU à Libourne. Elle a déjà répertorié quelques personnes portant ce nom et s’intéressait de savoir a qui j’avais bien pu emprunté les mentions marginales d’acte de naissance.

Notre inconnue a donc voyagé, née à Toulouse (Haute-Garonne), mariée à Bordeaux (Gironde), décédée à Libourne (Gironde). Pour retrouver son identité quelles sont les possibilités ?

  1. Je feuillette les tables décennales des naissances de Toulouse pour trouver une dame née entre 1904 et 1918, autant vous dire que je vais y passer des heures…
  2. J’ouvre le registre des décès de Libourne en 1997, puisque depuis 2008 ces actes sont disponibles sans attendre 100 ans avant consultation. C’est une solution envisageable.
  3. J’ouvre le registre des mariages de Bordeaux en 1934, puisque le mariage a eu lieu il y a 81 ans et quelques mois, il sera accessible en consultation libre. C’est une solution envisageable.
  4. Je demande une copie du jugement de divorce délivré en 1950 par le tribunal de Bergerac. Nous n’avons pas encore parlé de ce genre de document. Je vais me permettre donc de juste le citer pour l’instant et faire l’impasse sur une potentielle recherche à partir de celui-ci. Si vous voulez en savoir plus en attendant je vous conseille l’article présent sur geneafrance qui parle des divorces.
  5. Je regarde sur des sites de généalogie, quelqu’un a peut-être déjà fait la recherche. C’est une solution envisageable.

Commençons avec le point 2 : registre des décès de Libourne en 1997. N’oublions pas que je suis loin de la Gironde et je n’ai pas la possibilité de m’y déplacer avant un long moment. Je vais donc devoir me contenter des archives en ligne.

gironde-rav-acte-deces

J’ai hélas fait chou blanc. L’acte n’est pas encore numérisé, donc pas disponible pour une personne à l’autre bout de la France. Essayons la recherche 3 : le registre des actes de mariage de Bordeaux en 1934. Pour le coup je n’ai vraiment pas de chance…

gironde-rav-acte-mariages

Ce registre tout comme le précédent n’est pas encore numérisé… Il me reste donc la solution 5 : les recherches des généanautes sur les sites de généalogie. J’ai choisi de lancer ma recherche sur un site que j’utilise déjà beaucoup pour mes propres recherches. Voici donc la recherche lancée sur Geneanet :

rav-recherche-site

Comme nous avons peu d’indications, je n’ai renseigné que le nom et prénom de l’époux, le lieu de mariage et la date qui nous est connue grâce aux mentions marginales. Mission accomplie Murielle ! Notre inconnue est retrouvée !

rav-recherche-site-resultat

J’ai retiré les informations récentes et les noms des personnes trop jeunes ou vivantes pour être partagées sur le net sans leur accord. Je suis ensuite allée consulter le site des archives départementales de Haute-Garonne pour confirmer ma recherche. L’épouse se nommait donc Marie GOUJON née enfant naturelle DUCOS et naquit en 1913 à Toulouse en Haute-Garonne (reconnue par son père en 1917), alors que l’époux se nommait Raymond SUDREAU et naquit en 1913 à Périgueux en Dordogne. Comme quoi parfois même avec peu d’informations on peut trouver des choses intéressantes.



Trouver chaussure à son pied pour la saisie numérique

Je vais aborder un peu plus tôt que prévu les logiciels. Jusqu’à présent je vous ai parlé de tableau Excel (si vous n’avez pas Excel il existe des solutions gratuites comme OpenOffice). Pour débuter à moindre frais c’est une solution. Attention, je ne dis pas que c’est LA solution, mais une possibilité parmi un grand nombre. La question ayant été soulevée dans un commentaire je vais donc vous en parler dès à présent.

Excel c’est sympa, mais ça ne fait pas tout. Par exemple pour visualiser votre arbre ce n’est pas suffisant. Il faudrait par exemple utiliser Visio (ou son équivalent) pour créer vous-même votre arbre. Ça risque d’être long et laborieux. Vous allez très vite vous décourager quand vous trouverez des ancêtres communs (je ne détaille pas les « implexes » ici, je les définirai et en parlerai dans un autre post plus tard). Heureusement, il existe des logiciels qui vous permettent la saisie de vos données et composent directement votre arbre. Je vais vous en présenter quelque uns, la liste n’est pas exhaustive et je ne compte pas les juger, juste vous les présenter un peu (je ne gagne rien ni à vous les présenter, ni à les dénigrer ni à les encenser).Si vous souhaitez plus d’informations ou découvrir d’autres logiciels la page Wikipedia (et oui, encore eux) Logiciels de Généalogie bien qu’un peu vieillotte à mon goût et pas toujours cohérente (dans la section « Logiciel payants » on trouve en prix indicatif « Gratuit » par exemple) vous donnera d’autres noms, liens et descriptions.

Je vous expliquerai ensuite pourquoi j’utilise beaucoup Excel et ce que j’utilise à côté.

Geneatique c’est un logiciel qui existe sur PC (Windows), sur Mac depuis quelques temps maintenant et sur mobile en version application. Le logiciel est présenté sur leur site comme permettant d’établir votre arbre généalogique de la saisie à l’impression. Une vidéo de presque 15min vous présente l’outil sur leur page d’accueil. Ils annoncent 100 modèles d’arbres possibles pour vos impressions, du classique au plus élaboré si j’en crois les illustrations. Deux versions sont proposées « classique » et « Prestige ». Elles correspondent à une quantité de personnes que vous pourrez insérer. Avec la classique (de 5€ à 84.95€ – prix indicatif en avril 2016 – je rappelle que je ne fais pas de publicité) vous pourrez créer les fiches de 100 à 1500 personnes. Avec la Prestige vous n’avez pas de limite, mais il vous sera nécessaire d’économiser 129.95€ pour l’obtenir. Libre à vous de choisir votre version, en téléchargement ou en coffret livré chez vous. Si vous voulez tester une version gratuite pour vous faire une idée vous avez un « capital » 50 fiches à votre disposition. Les principales fonctionnalités ? Des arbres ascendants et descendants, votre saisie d’informations permet la création automatique des fiches (personnelles, familiales…), des statistiques vous sont proposées si vous aimez les chiffres, il est possible d’insérer des images (photos et autres documents multimédia), enfin vous pourrez observer la répartition géographique grâce à un module GoogleEarth.

FamilyTreeBuilder, c’est la version logiciel téléchargeable (gratuitement) du site MyHeritage si j’ai bien tout compris. Comme le précédent il est possible de construire des arbres généalogiques (c’est un peu le but à la base, mais même si c’est trivial il ne faut pas oublier de le mentionner…). On peut également importer des photos et afficher des cartes. Un module de statistiques est disponible ici aussi. Site et logiciel existe en version gratuite et en version payante dite Premium qui donnent accès à  plus de fonctionnalités.  Les informations sur FamilyTreeBuilder peuvent être consultées et mises à jour sur le site de MyHeritage et sur l’application mobile de MyHeritage.

GeneWeb c’est un logiciel libre gratuit disponible sur plusieurs « plateformes » (Unix, Linux, Windows, Mac OS X), il est présenté comme « utilisable aussi bien sur un ordinateur non connecté au réseau qu’en service Web« . Je ne l’ai pas ouvert. Je ne sais pas du tout ce qu’il vaut. Plusieurs versions sont disponibles sur le site dont celle en développement (la 7.00 alpha). Hormis les traditionnelles fonctionnalités un guide d’installation vous est proposé ainsi que la création un CD-ROM de vos données pour pouvoir les partager avec votre cousine Justine ou votre cousin Francis. L’interface épurée ne vous fera pas partir dans tous les sens « faut que je pense à remplir ceci », « faut que je n’oublie pas cela ». Le logiciel vous permet de personnaliser votre interface (couleur de fond ou de caractères par exemple). Niveau chiffre, on vous propose même un calcul de parenté et de consanguinité (peut-être présent dans d’autres logiciels, mais pas indiqué dans la description). Le manuel aussi appelé Guide utilisateur semble très complet.

Il en existe bien d’autres comme FamilyShow qui commence tout doucement à vieillir. Le site Genopress vous propose un comparatif plein de descriptions et d’explications. Parfois, pas besoin d’installation, tout se fait en ligne comme par exemple avec  les sites Geneanet , Geni, Ancestry (disponible sur tablette d’ailleurs), ou encore FamilySearch. J’ai testé par le passé plusieurs logiciels, certains n’existent même plus. Mais j’avais toujours un manque de fonctionnalités Pas assez talentueuse pour créer mon propre logiciel, j’ai donc trouvé d’autres solutions. Comme présenté plus haut, tous les logiciels ne sont pas payant, même si bien souvent ils ont un coût ou finissent par en avoir un (soit pour plus d’options, soit pour plus de mises à jour).

Je n’utilise plus de logiciel aujourd’hui, mais je suis inscrite sur Geneanet qui me permet de faire beaucoup de recherches et  je complète mes besoins avec Excel. D’autres trouveront leur bonheur grâce aux logiciels, car nous n’avons pas tous les mêmes attentes ni les mêmes besoins.  J’ai délibérément choisi de présenter mes conseils sur ce blog par un simple tableur Excel qui est presque toujours présent sur un ordinateur ou que l’on peut remplacer par un tableur gratuit (par exemple OpenOffice). Comme je le disais, pour ma part, je n’ai pas trouvé de logiciel qui réponde à ma demande. Je suis du genre difficile.

J’ajouterai qu’un logiciel peut répondre à vos besoins, parfois une connexion internet sera nécessaire, mais il ne faut pas oublier non plus que si vous êtes amené à travailler depuis divers ordinateurs tous n’auront pas votre logiciel installé ou la dernière version de votre arbre. Par contre, votre tableur pourra être ouvert quelque soit le pc que vous utiliserez. Je vous recommande donc de mixer les possibilités comme par exemple un logiciel + un récapitulatif Excel ou un site internet + des notes sur un outil utilisable sur d’autres ordinateurs. Se retrouver démuni devant un registre parce qu’on ne sait plus où on en est et ce que l’on recherche c’est un peu dommage.



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