Énumérer sans s’y perdre

Rechercher ses racines, savoir d’où l’on vient. Chaque être humain s’est un jour posé la question. Mais lorsque le travail de recherche commence on peut très rapidement s’y perdre. Alors il faut se trouver une méthode pour classer tous ces ancêtres.

Au niveau zéro il y a vous. 1 individu. C’est 2 puissance 0.
Au 1er niveau il y a vos parents. 2 individus. C’est 2 puissance 1.
Au 2ème niveau il y a vos grands-parents. 4 individus. Vos aïeuls. C’est 2 au carré.
Au 3ème niveau il y a vos arrière-grands-parents. 8 individus. Vos bisaïeuls. C’est 2 au cube.
Et ainsi de suite. À chaque niveau au-dessus de vous il y aura 2 puissance « niveau » individus (plus tous ceux entre vous et eux, il ne faudrait pas les oublier…).

Un premier choix doit donc se faire sur la méthode de classement. Mon premier livre de généalogie offert par ma mère était un guide « Guide pratique : comment dresser son arbre généalogique ». Dès les premières pages plusieurs méthodes sont expliquées. SOSA, d’Aboville, Henry. Doit-on révolutionner le monde et réinventer la roue et l’eau chaude, ou les utiliser tels qu’ils existent déjà ?

J’ai opté personnellement une de ces méthodes. Cependant avant de me décider, j’ai lu et cherché des informations sur ces méthodes. J’étais une adolescente qui voulait comprendre et le vocabulaire ou les tournures de phrases n’étaient pas toujours à ma portée. À cette époque pas de Wikipedia, mais Encarta. Je vous assure que ça ramait bien et le changement de CD pour obtenir une information rendait vite dingue. Je pense qu’on peut remercier les avancées en matière d’informatique qui nous ont rendu l’information plus facilement accessible. Je vais vous épargner le laborieux travail de retrouver une version d’Encarta (ou Tout l’Univers) et vous donner des liens vers Wikipedia si vous souhaitez plus d’information sur les méthodes que je vais citer.

Commençons avec la méthode SOSA. Le principe est relativement simple. Si vous êtes la souche de votre arbre généalogique vous êtes le numéro 1. Vos parents sont les numéros 2 et 3, respectivement votre père et votre mère. Et oui, point de galanterie ici… Monsieur passe devant. Vos grand-parents sont 4, 5, 6 et 7, en ayant 4 votre grand-père paternel, 5 votre grand-mère paternelle, 6 votre grand-père maternel et 7 votre grand-mère maternelle… Vous voyez où je veux en venir ?

Si vous cherchez les parents d’un individu vous multipliez son numéro SOSA par 2 pour obtenir celui de son père, si vous cherchez sa mère ça sera son SOSA fois 2 plus 1. Ainsi 32 est le père de 16 et 33 est la mère de 16, avec 16 père de 8 et époux de 17… Voici un petit exemple sur 4 générations de l’arbre correspondant :

 sosa

Le système Henry , j’avoue que là je n’ai pas vu de grande différence autre que les enfants par rapport à la numérotation d’Aboville qui l’a supplanté dans les années 1940. Je n’y ai pas regardé de plus près non plus. Je vais donc vous parler directement de la dernière. Cette fois, on part du plus haut pour redescendre jusqu’à vous. Ce qui signifie que vous ne chercherez pas tous vos ancêtres, mais plutôt les descendants de l’un de vos ancêtres. Cet individu, tout en haut de votre branche choisie est alors le numéro 1. Ses enfants sont dans l’ordre de naissance : 1.1 puis 1.2 puis 1.3 puis 1.4 et ainsi de suite. Les enfants de 1.1 seront 1.1.1 / 1.1.2 et 1.1.3 s’il en a eu 3, les enfants de 1.2 seront alors 1.2.1 et 1.2.2 s’il en a eu 2… Voici un petit exemple sur 4 générations de l’arbre correspondant :

aboville



Ils furent donc nous sommes !

« Ils furent donc nous sommes ! « . C’est un peu la réflexion que je me suis faite au tout début de mes recherches généalogiques. J’avais alors une quinzaine d’année et du haut de mon 1.60m, je découvrais un nouveau monde d’arbre, de branches, de patronymes… Une voisine de mon âge réalisait son arbre et me fit une présentation de ses ancêtres. Je voulus alors connaitre les miens.

C’est ainsi qu’après un échange avec mes parents, ils me firent chacun don de leurs recherches de jeunesse. J’avais un point de départ ! J’interrogeais alors les vivants, autrement dire mes grands-parents, afin de confirmer et compléter mes informations. On m’offrit également mes premiers livres en relation avec le sujet, c’est ainsi que je découvris SOSA et d’Aboville, agnatique et cognatique…

Mais avoir des informations ne m’était pas suffisant, il m’était nécessaire d’obtenir des « preuves ». Après une mise au propre et une mise en commun des 2 arbres. Les vacances d’été venaient de débuter, ayant l’occasion d’en passer une partie chez mes grands-parents, je me mis en quête des premiers documents en mairie qui étayeraient chaque feuille et chaque branche.

Registre après registre, parcourant tables décennales et annuelles, je parvins à amonceler mes premiers trésors antiques dans un classeur. Les branches paternelles furent les premières à être ainsi illustrées alors que les branches maternelles me donnèrent plus de fil à retordre. Les études revinrent au grand galop et je dus plusieurs années durant me contenter de quelques bout de papiers. Il y a quelques mois à présent, le temps libre retrouvé et l’ère du numérique me permirent de revenir contempler et compléter mes branches.

Je souhaite ici livrer mon parcours, mes recherches, le vocabulaire, les idées, les énigmes… Tout ce qui fait que ce voyage au sein de mes racines est pour moi une belle aventure. J’espère pouvoir vous guider.



Ecigb7dp |
Velay ô Vivarais Royal |
Mon BLOG sur l'Histoire |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Légende Urbaine
| Mabibliothèque
| Lefleuvedeleternite