Retracer une lignée – Notion et Méthode perso

(Pour cet exercice encore je vais travailler sans logiciel ni site de généalogie. La partie finale peut-être transcrite sur site ou logiciel si vous en possédez un pour simplifier la tâche.)

Lorsqu’au cours de vos recherches vous observez que vos ancêtres sont presque tous issus du même village (ou de la même ville) il y a forcément un moment où les branches se rejoignent et vous finissez avec des implexes dans les hauteurs alors le traçage d’une lignée pourrait vous aider. Lorsque votre cousin Jean décide qu’il serait bon d’organiser une cousinade alors le traçage d’une lignée pourrait être un point de départ. Tout ça c’est bien, mais c’est quoi une lignée ?

Est-ce que vous vous rappelez d’Agnatique et de Cognatique ? On parle de lignée Agnatique si l’on s’intéresse aux hommes présents dans la généalogie ascendante et descendante d’un individu : petit-fils, fils, père, grand-père… Je vous laisse retourner à la définition de Cognatique. Ici je vais vous parler au sens nominatif du terme, c’est-à-dire prendre un nom de famille et rechercher dans l’ascendance et dans la descendance tous les porteurs du nom pour les relier entre eux. Je ne sais pas quel est le terme exact pour parler de cette lignée agnatique large et ouverte puisque même si je vais me concentrer par principe sur les mâles des branches, je n’omettrais pas d’y faire figurer les jeunes femmes, mais pour elles je m’arrêterais là, sauf enfant naturel.

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Exprimé ainsi, c’est un peu compliqué, disons par exemple que je souhaite être préparer sur un patronyme car j’ai observé 2 individus portant le même nom et ayant vécu dans le même village, mais je ne sais pas s’ils sont liés. Dans ce cas je vais donc prendre un peu de temps et faire une recherche de lignée. Mon arbre va s’étoffer dans les branches indirectes à coup sûr, mais cela me permettra également si le cas se présente de relier ces 2 ancêtres aux aïeux communs.

Sans le vouloir, une tante m’en a donné l’idée. Je me suis rendu compte aux vues des informations qu’elle me donnait qu’elle s’était concentrée sur le patronyme. Elle avait une quantité de personnes assez grande pour réaliser une liste simple de plus de 3 pages dans le traitement de texte de votre choix. Y ajoutant ceux que j’avais récupéré au gré de mes recherches et qui manquaient à sa liste le document se retrouva avec 2 pages de plus. Ils vécurent tous dans le même village. Parfois, ma tante avait plus d’informations sur les descendants que moi, parfois c’était le contraire. Je me suis alors dit qu’il devait nous en manquer.

Que faire ? Comment faire ?

J’ai commencé par mettre dans un tableau les données dont je disposais jusqu’ici.

  • Prénom(s)
  • Date de Naissance
  • Prénom(s) du père
  • Âge du père
  • Prénom(s) de la mère
  • Nom de jeune fille de la mère
  • Âge de la mère
  • Date de Mariage
  • Nom et Prénom(s) du conjoint
  • Date de Décès

Pourquoi les âges des parents ? Parce qu’ils peuvent être d’une grande aide pour déterminer les années de naissances et donc quel « Jean Joseph » de la liste est le père. Il ne faut pas oublier que certains prénoms sont courant, ce qui signifie souvent donnés aux enfants, voire parfois transmis de père en fils. Et ensuite ?

 Ensuite, j’épluche les tables décennales pour commencer. Cela est bien plus simple que d’éplucher les tables annuelles année par année, surtout si vous travailler en ligne. Bien entendu tout n’est pas encore numérisé ni mis en ligne, il faut donc prendre en compte que ce travail ne portera que sur une période. Voici la description des tables décennales présentes donnée par les AD59 :

TD - AD59

Pour mon exemple je vais prendre la ville d’Anor (59 – Nord) et le patronyme FOSTIER car j’ai repéré au moins 3 FOSTIER dans mon ascendance. Je remplis alors une première partie de mon tableau pour les FOSTIER trouvés dans les tables décennales de 1802 à 1932, filles et garçons. Grâce à cela les colonnes Prénom(s) et Date se remplisse, s’il est question d’un mariage je peux remplir le conjoint également. Cela me permet de repérer les actes dont j’aurais besoin pour compléter le reste du tableau. Je fais donc la liste des dates pour les registres de naissances, mariages et décès puis je vais directement à ces actes pour compléter les autres colonnes. Certaines peuvent rester vides comme les âges des parents, même si cela peut s’avérer utile pour nous aujourd’hui, à certaines époques l’information ne leur semblait pas primordiale donc non référencée.

Après ce travail de petite fourmis, viennent les travaux de titan. Je pense qu’il doit y avoir une autre méthode bien meilleure, mais pour l’instant c’est celle que j’utilise, peut-être pourrais-je l’améliorer par la suite. Comment je procède alors pour dire ça ? Je réalise des mini croquis, un croquis d’arbre par page. Sur chaque page, un couple de parents et leurs enfants, puis j’étale tout sur la table et je rassemble mon puzzle pour créer un dessin plus grand. C’est bête comme tout, mais ça fonctionne pas trop mal. J’essaye de mettre les dates en évidence sur chaque arbrisseau de façon à ce que l’arbre soit dans le bon sens.

Lorsque j’ai fini cela je prend le temps de tout remettre au propre soit en « écrivant » la lignée étudiée, soit en insérant (enfin) mes données dans un logiciel ou site. Pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ? Parce qu’il n’est pas simple de savoir par qui commencer (l’aîné ou le dernier né ?) et parce que relier les personnes entre-elles n’est pas toujours aisé en raison des homonymes ou des nominations partielles. Prenons par exemple le couple LOBET-CHAMPION qui eut des enfants entre 1841 et 1846 à Anor.

Prénom(s) Date de Naissance Prénom(s) du père Âge du père Prénom(s) de la mère Nom de la mère Âge de la mère
Marie Sophie 11/02/1841 Hypolite Joseph 29 Joseph Sophie CHAMPION
Victor Hippolyte 10/01/1843 Hippolyte 31 Joseph Sophie CHAMPION 28
Jules Joseph 24/01/1845 Hippolyte 33 Marie Joseph Sophie CHAMPION 29
Hypolite 11/07/1846 Hippolyte 35 Marie Joseph Sophie CHAMPION 30

Comme vous pouvez le voir les orthographes ne sont pas uniques (notamment pour le prénom du père), mais les prénoms de la mère ne sont pas toujours tous présents. Alors si on est pas averti ou que l’on va trop vite on pourrait rapidement dire que la Marie Sophie et Jules Joseph n’ont pas les mêmes parents…

Attention à ne pas briser les fratries en voulant retracer une lignée…



Majorité modulable

L’âge de la majorité n’a pas toujours été fixée à 18 ans en France et n’oublions pas qu’il est nécessaire de savoir également de quelle majorité on parle :

  • Majorité Civile (MC) ou Majorité Légale : est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge auquel un individu est juridiquement capable et responsable, c’est-à-dire essentiellement l’âge à partir duquel il est capable de s’engager par les liens d’un contrat ou d’un autre acte juridique (sauf exception).« 
  • Majorité Matrimoniale (MM) : est définie sur Wikipedia comme état « l’âge auquel une personne est considérée capable de s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents ou tuteurs. » a ne pas confondre avec la Nubilité (N) qui désigne l’état d’une personne en âge de se marier (peut aussi être un synonyme de puberté)
  • Majorité Sexuelle (MS) :  est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui sans que cet adulte commette une infraction pénalement réprimée.« 

On parle aussi de majorité pénale, mais selon  l’article 122-8 du code pénal : « Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet.« 

Les références sont nombreuses tant sur Internet qu’en matière de livres, je me suis contentée du net pour ma part pour l’instant. Pour simplifier tout ce que j’ai lu sur le sujet, voici un tableau qui rappelle pour MC / MS / MM / N, les grandes dates depuis 1579 et les différences si elles existent entre hommes et femmes :

majorités modulables

J’ai essayé autant que faire se peut de mettre les ouvrages, principalement pour MC et MS. N’ayant pas toutes les informations, ce tableau n’est pas complet et les dates ne sont pas exhaustives. Je me sers de ce tableau lorsque je travaille sur des mariages pour ne pas être surprise par un « enfant mineur » de 23 ans par exemple…



Correspondances des prénoms

Remontant les branches de mon arbre et de celui de mon compagnon, j’ai pu observer des changements de villes, de départements, de régions et même de pays. C’est très instructif pour relater les déplacements de nos aïeux, mais à un moment ou un autre, en comparant notre arbre à ceux d’autres généanautes je me suis retrouvée face à un problème de traduction. Et oui, l’oncle prénommé Louis sur son acte de décès voit son acte de naissance pourvu en fait d’un Ludwig…

La première question est  : est-ce bien la bonne personne ? En découle alors la seconde : pourquoi ce changement ?

Le cas que j’ai en tête est un peu particulier puisque cet ancêtre est né dans une Lorraine Allemande et décédé dans une Lorraine Française… Cependant, le résultat est le même pour l’arrière grand-père Jean qui portait le même prénom que son père, Johann. Je vous rassure, je ne suis pas en été d’ébriété, il est juste question de traduction ou de correspondance entre les prénoms d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre.

Ainsi donc Louis,  Lewis, Ludwig, Luís, Ludovico et Luigi, ne sont qu’une seule et même personne, il en sera de même pour Jean, John, Johann, Juan et Giovanni car tout est une question de géographie.

Le site Héraldique Européenne propose une page avec une liste de prénoms en Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Italien. D’autres sites comme celui-ci existent bien entendu comme par exemple Namepedia qui propose des traductions dans de nombreuses langues du prénom renseigné dans la barre de recherche et de la même façon sur Behind The Name.

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Si je ne devais cité qu’un livre je citerai celui édité en Pologne et titré Dictionnaire des Noms (en polonais : Słownik Imion) publié en 1975. L’auteur répertorie des centaines de prénoms en 24 langues.



J’ai retrouvé Zénonne !

Dans les temps anciens (j’adore cette phrase), il était de tradition de donner à l’enfant les prénoms de membres de la famille ou des prénoms religieux. Je ne compte pas les Joseph et les Marie présents dans les branches découvertes jusqu’ici, ça donnerait le tournis à une toupie, c’est vous dire. Ma grand-mère paternelle avait 3 prénoms. Le 3ème m’intriguait depuis des années sans connaître son origine : Zénonne. Dans l’arbre généalogique, jusque-là rien. J’ai eu beau le secouer, le retourner dans tous les sens : RIEN ! Le grand néant me narguait. Le silence répondait à mes questions. La clé de l’énigme restait introuvable…

Je pense qu’on est d’accord qu’au niveau prénom peu courant celui-ci est pas mal dans son genre. J’ai cherché dans au moins 2 livres de prénoms différents pas une trace de Zénonne :

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Je me suis alors demandé si ce n’était pas un prénom inventé, mais cela ne me menait à rien, les contemporains vivants étant peu nombreux pour ne pas dire tous éteints, donc aucune réponse possible de leur part. Mon mystère restait entier. Pas plus de chance sur les sites spécialisés que dans les livres… Et puis au cours de mes recherches généalogiques, alors que je ne cherchais plus directement d’où pouvait venir ce 3ème prénom, la solution est venue à moi. Jeanne la mère de ma grand-mère avait 2 frères. L’aîné, Hector, épousa en 1921 une demoiselle du pays prénommée : Zénonne Marie.

Je soupçonne que Zénonne fut la marraine de ma grand-mère. Il me faudra l’acte de baptême pour le confirmer, mais voici déjà sur l’arbre le lien que j’ai trouvé entre ma grand-mère et son 3ème prénom.

de zénonne à zénonne

Autant dire pour conclure, que je n’ai trouvé aucune autre Zénonne pour l’instant dans mes branches directes et indirectes…



Étude de notaire et documents.

Ce n’est pas d’un, mais de deux livres dont livres dont je vais vous parler aujourd’hui. Les THEMA 7 & 8 écrits par Thierry SABOT, parlant tous deux des actes notariés, j’ai décidé de réunir en un seul post mon petit commentaire à leur sujet. D’autant plus que ça colle pas mal d’en parler ensemble, alors pourquoi se priver ?

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Je ne sais pas si j’en attendais trop de ces 2 livres ou s’ils sont de moins bonne qualité que les précédent, toujours est-il que j’en suis déçue. Je ne dis pas que j’ai rien appris grâce à eux, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais.Commençons tout d’abord par les sommaires…

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Le premier parle de contrats de mariage, de testaments et d’inventaires après décès. Le second parle d’identité, de grossesse, de mariage, de vie de famille, d’orphelins, de vie sociale et de succession. La première question que je me suis posée est : pourquoi ne pas réunir les thèmes et les éparpiller ainsi ? Un choix personnel certainement, le  mien aurait été de regrouper les parties dissertant sur le mariage ensemble et faire de même avec celles se développant autour du décès. Un troisième volet des actes notariés est sorti il y a quelques jours (le 20 décembre 2016). Celui-ci a pour thème « les métiers, la propriété et la vie économique ». Cela me semble plus logique, alors pourquoi ne pas avoir fait cela avec les 2 premiers volumes.

Passé cette constatation, je vous avoue que j’ai plus eu l’impression de voir défiler des actes afin de montrer tous les formats possibles qu’un cours explicatif. Les actes sont certes décortiqués et analysés, mais il manque ce petit je ne sais quoi que l’on retrouvait dans les autres THEMA.

N’ayant pour l’instant pas les THEMA 8-9-10, je ne pourrais les commenter ou présenter d’ici peu. Je pense qu’au cours de l’année suivante je remédierai à cela. Cependant, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, car le père Noël a été fort généreux avec moi en termes de livres généalogiques et dès les prochains mois je reviendrais vous parler de ceux-ci.



1 siècle de migrations

La peste n’était pas le seul facteur de migration de nos ancêtres. L’exode qu’il soit rural ou non se déroulait pour diverses professions comme les maçons ou les moissonneurs, pour ne citer qu’eux. Étudier leurs déplacements n’est pas toujours aisé, mais Thierry SABOT dans son livre « Les migrations de nos ancêtres 1814-1914″ nous donne plus d’un conseil.

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J’ai trouvé ce livre plus illustré encore que les précédents et je ne parle pas que de photographies, images ou tableaux. Non, je parle en termes de dossier, de portrait, de témoignage ou encore de méthodes. Toutes ces sections représentent presque la moitié des pages. Autant dire qu’il sera aisé de s’appuyer sur ces explications pour avancer.

La première partie de l’ouvrage est consacrée à l’identification des migrants et les causes (bien souvent le travail) juste après avoir redéfini les expressions de « migration temporaire » et « émigration définitive ». Je pense que l’on peut rapprocher ce livre du précédent pour des époques différentes puisque dans Fuir la peste les exodes des populations concernent principalement le XVIIème siècle et cette fois-ci le XIXème.

Il m’est difficile de parler de ce livre puisque comme je le disais plus tôt il est fortement illustré. Les différentes méthodes abordent des cas concrets comme le passeport intérieur ou le livret d’un ouvrier, sans oublier les famille de marinier. Encore une fois on observe que Thierry SABOT maîtrise son sujet et tente de nous le rendre accessible autant que possible. Cela nous permet de nous approprier méthodes et conseils.



Le site des AD67

Parmi les sites que je consulte régulièrement se trouvent ceux d’archives départementales. Les branches de mon arbre viennent en grande partie du Nord puis de la Belgique et un peu des Ardennes. Cependant les branches parternelles de l’arbre de mon compagnon viennent de Moselle puis d’Allemagne et enfin du Bas-Rhin. C’est pour le moment l’état des lieux géographiques. Je vais parler aujourd’hui de ce dernier département, plus particulièrement des archives en ligne de Strasbourg.

logo AD67

Le site en lui même est lumineux de part son fond blanc, sans être agressif. On accède facilement aux nouveautés et actualités du site, mais également à la recherche puisque le bandeau principal est composé d’un moteur de recherche et des dernières actualités (en ce moment une « base de données des victimes de la seconde guerre mondiale » se partage le bandeau avec 6 autres points comme « le parcours militaire d’un ancêtre » ou encore « les nouveautés du site »).

La recherche d’informations peut se faire sur une période à définir entre 700 et 2016. C’est le module qui pour ma part reçoit une note négative. En effet, je ne trouve pas ce module très précis en terme de manipulation. Il ne fonctionne pas via IE (ou alors c’est bloqué sur mon pc). Mais en plus de cela il est difficile de choisir précisément une année.

AD67 - periode recherches

Cependant, les points positifs ne manquent pas. Affiner sa recherche est un jeu d’enfant… On commence par affiner par « État des Fonds » (état civil, recensement, hypothèques, cadastres…). Il est possible d’affiner la « Période » par un menu pré-établi (8è siècle / Révolution de 1789 / 1871-1918…). Pour finir le choix du « Type de Document » est  possible également (publication de mariage, registre de baptêmes, registre de mariages, table…). Ajoutons que les quantités sont toujours indiquées en fin de ligne entre parenthèses.

Enfin, l’accès au document est simple et cela est un autre bon point. Soit le document est disponible au format PDF, soit il est possible de l’ouvrir via la visionneuse du site. Là encore tout est fait pour que la viste du lecteur se déroue dans les meilleures conditions. Plein écran ou non, zoom, exportation au format PDF, impression de la page… Tout est là ! Le visiteur peut même exporter la visionneuse au besoin.

Si vous êtes là « pour la balade » et pas seulement pour les recherches, je vous conseille la partie Dossiers et fiches pédagogiques qui couvrent plusieurs périodes et thèmes.

AD67 - dossiers et fiches pédagogiques



AD57 – le cas PHALSBOURG

Autres recherches dans le thème de l’entraide, celle faite pour Jacques aux AD57 concernant un mariage à Phalsbourg (ou dans les environs) en 1752 et dont les époux étaient nés vers 1727 pour monsieur et vers 1737 pour mademoiselle. Prénoms et noms venaient compléter les informations.

Il y avait de bonnes chances pour que mes recherches se limitent à Phalsbourg, mais sans savoir, j’ai préféré préparer le terrain et connaître ce qu’il y avait comme communes « dans les environs » de Phalsbourg. Lorsque l’on connait bien une zone alors sa géographie et/ou les villes limitrophes n’ont pas grand secret. Mais lorsque l’on vient d’une autre région c’est un peu plus difficile de définir « dans les environs de Phalsbourg »… Me voilà donc à la recherche d’une carte de la région de Phalsbourg pour débuter. La carte 2016 c’est bien, mais si les noms des communes ont changés ou certaines ont fusionnées alors vous n’êtes pas plus avancé. Il me fallait donc une carte de 1720-1760.

Sur Gallica, c’est un plan de la ville et des fortifications en 1697 que j’ai trouvé en premier lieu. Puis je suis tombée sur « le saint Graal » avec une carte représentant « une partie du cours du Rhin ou se trouvent les villes de Strasbourg avec son territoire, Schlestat Benfelt Phalsbourg Offenbourg et partie de la Rivièred’Ill » (oui le titre est un peu long…, mais je vous promets je ne l’ai pas inventé).  tout en haut à gauche de la carte se trouve Phalsbourg. Si vous avez la flemme d’aller chercher voici un extrait de la carte (Source : Gallica.bnf.fr)

Carte Ancienne Phalsbourg

C’est un peu sombre je vous l’accorde, mais la carte a de l’âge… Désolée d’avance si je lis mal certains caractères, on distingue (dans le désordre et non exhaustivement) les villes de Burschim, Homerting, Niderweiller, Henrindorf, Wilisberg, Mittelbrun, Lutzelburg, Heinridiorff, Saint-Michael, Phalsbourg, Saint-Jean des choux, Thanne, Denelburg, Dosen, Erlezen, Rosenwiler, Muntzwiller, Etterstall, Saverne… Avec la carte actuelle, j’avais préparé un schéma très très très simpliste des communes limitrophes :

phalsbourg

J’étais prête pour les AD57 pour ce cas ! Comme pour le « cas GORZE », j’ai préparé ma fiche récapitulative et je suis partie en quête des informations souhaitées. Le registre dont j’avais ici besoin avait été mis au format microfilm, une fois de plus je suis donc allée dans la salle de visionnage. Je m’étais tout d’abord concentrée su PHALSBOURG en espérant avoir de la chance. Le visionnage débuta mal puisque la pellicule n’en faisait qu’à sa tête et la machine et elle ne voulait travailler ensemble. Il a fallu l’intervention d’un technicien pour séparer les 2 belligérantes et je dus changer de machine. Nouvel essai, cette fois tout alla pour le mieux et même plus encore puisqu’en moins de 5 minutes j’avais trouvé la bonne page.

Christophe-Kopp

Je pris donc une photo de l’acte et une photo de la page, ça peut toujours servir. Cependant je me suis rendue compte que l’écriture était parfois très difficile à déchiffrer. J’ai donc pris le temps pour retranscrire ce que je pouvais de l’acte, en essayant d’écrire le plus possible. Les mots que je n’arrivais pas à lire furent remplacer par des rectangles (un par mot) et ceux pour lesquels je n’étais pas sûre de moi, je mis les 2 possibilités que je trouvais.

retranscription

Alors que j’attendais le microfilm, j’ai essayé de ne pas rester inactive. J’avais donc posé mes affaires à la table de relevés d’associations et commencé à chercher si d’autres mariages à PHALSBOURG (et environs) étaient répertoriés, ainsi j’ai pu compléter les informations que j’allais rendre à Jacques qui a aimablement accepté que je publie ce post sur cette recherche d’entraide généalogique centrée sur ses aïeux.

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Tu es de ma famille…

Cinquième livre du même auteur dont je vais parler ici, 4ème dans l’ordre de l’édition, « Familles et ménages de nos ancêtres ». Il semble à présent coutumier lorsque l’on ouvre un livre de thierry SABOT, de démarrer post-introduction par un rappel des repères historiques. Viennent ensuite des notions redéfinies afin de ne pas être confondues comme par exemple cette de parenté : légale, naturelle, spirituelle, par alliance…

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Les degrés de parentés sont expliqués et illustrés tant par des arbres que par un tableau, disponible également sur le site de l’éditeur Thisa. L’esprit de famille est défini pour ne pas dire détaillé dans divers aspects comme celui de la mort par le biais des faire-parts où la famille au sens très large était ainsi énumérée douloureusement unie dans la perte d’un être cher.

La partie travaux pratique du livre propose de suivre la chronologie d’un couple et de la famille qu’il fonde ou compose. Ainsi un exemple de fiche est proposé pour l’exercice, mettant e évidence non pas seulement les époux, mais également témoins du mariages, enfants du couple et autres membres du ménage, car un ménage ne se compose pas uniquement d’un couple et de ses descendants. C’est pourquoi, à force de schémas, l’auteur donne diverses possibilités d’un ménage (simple, en miettes, élargis, multiples…). Le retour aux travaux pratiques met en évidence l’importance et les lacunes des recensements.

Ce livre est je pense très important pour les généalogistes, même et surtout les amateurs. Définitions, vocabulaire, notions… Tout est là, illustré et expliqué, pour que chacun s’y retrouve et surtpout pour que chacun puisse retrouver la place de ses ancêtres au sein de la famille.



L’histoire de la monnaie en France

Le changement du Franc à l’Euro ne fut pas le premier changement de monnaie que connue la France. L’histoire qui suit n’est pas exhaustive et certains points seront peut-être à revoir. À la question « Pourquoi parler d’argent ? » je réponds tout simplement que fin novembre j’ai écrit un post sur un livre dont le sujet principal était justement la monnaie, les salaires et le niveau de vie de nos ancêtres, alors autant en profité pour en remettre une petite couche, sans non plus devenir trop lourde sur le sujet…

D’un Franc à un Franc parfois il n’y a que peu de différences, même la valeur peut parfois être la même comme par exemple entre le Franc en circulation entre 1803 et 1928 et le Franc en circulation entre 1928 et 1959. Ce dernier est également nommé « Ancien Franc » puisque son successeur se nommera Nouveau Franc avant d’être nommé lui aussi Franc. Mais le Franc ne circule « QUE » depuis 1360 environ (les premiers ont été frappés à Compiègne le 05 décembre 1360), parfois sous d’autres appellation comme le Franc à cheval (1360 – 1640), le Franc à pied (1365 – 1575) ou encore le Franc d’argent (1575 – 1641). Pourquoi ces noms ? L’Avers de l’une (la face) est frappée du Roi à cheval, l’avers de l’autre du Roi debout, la dernière est en argent… Facile !

Si l’on remonte un peu plus loin, disons en 755, la Livre Parisis est en circulation (755 – 1667) avec ses sous-unités que sont le sol et le denier, puis la Livre Tournois (1203 – 1795) avec ses sous-unités que sont le sou et le denier. On remarque que la monnaie n’est pas unique et certaines se chevauchent durant des siècles. J’ai fait un mini schéma de ces enchevêtrements et successions :

chronologie livre franc euro

La liste n’est bien sûre pas exhaustive, je n’ai pas parlé des Écus (≈ 1793) des Teston (≈ 1540) par exemple, ni du lien entre la livre sterling anglais et les livres citées plus haut. Ce post est surtout là pour rappeler que rien n’est figé (à part peut-être le sourire de la Joconde). Je n’ai pas pour but de faire un cours long et laborieux sur la monnaie, mais si j’ai amené ne serait-ce qu’une personne à s’interroger sur les conditions de vie de ses ancêtres et la monnaie qu’ils utilisaient alors ma « mission » est accomplie.



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