Descendus de la même branche [Partie 4]

Nous voici dans l’avant-dernière partie de notre recherche de en matière de généalogie descendante. Dans la partie 5 on verra juste le pourquoi faire une généalogie descendante. La partie la plus délicate de notre recherche débute. Pourquoi délicate alors que si proche ? Justement parce que nous sommes arrivés à la génération des parents et à la notre. Et oui, rappelez-vous que pour chaque acte il existe une date limite avant consultation. Donc pour retrouver les personnes de votre arbre de descendance qui sont sur les 2 (voire 3 parfois) générations. Alors comment faire ?

Les forums, les sites, les magasines, les vivants.

Commençons par les vivants, il est possible que votre grand-père ait gardé des liens durant un moment avec ses cousins et cousines. Dans ce cas il vous faudra faire quelques recherches dans les archives de vos grand-parents, avec leurs accords ou celui de leurs descendants. Vous trouverez peut-être des faire-parts et même des photos ou du courrier. Votre annuaire vous aidera alors à contacter ces personnes. Lorsque vous leur expliquerez le but de votre démarche peut-être auront ils des informations à vous donner pour compléter ce que vous avez déjà récolté. Cependant certaines personnes seront peut-être réticentes à vous parler de leurs racines. N’insistez pas. Tant pis vous aurez une branche non déterminée, mais chacun a le droit de préserver son jardin secret et les informations personnelles tel que son ascendance ou sa descendance.

Les sites de généalogie vous permettent bien souvent de réaliser des recherches de cousinage. Cela permet en effet au site par biais d’algorithmes de recherche de retrouver des personnes ou des arbres qui comportent des ancêtres communs avec votre arbre. Cependant pour que votre recherche soit fructueuse il faut que vos cousins éloignés aient eux aussi un jour mis en ligne leur généalogie.

Les forums vont de la même façon que les sites vous aider dans votre recherches de cousins éloignés. Prenez par exemple le forum Généachtimi qui rassemblent des généalogistes du nord de la France et donne la possibilité de recherche de cousinage. D’autres existent sur le même principe.

Il existe des revues spécialisées, elles permettent à chacun de publier des annonces alors pourquoi ne pas en profiter pour expliquer votre projet et vos recherches ? Elles ont une portée limitée, il ne faut pas l’oublier, mais si la chance est avec vous, une réponse pourrait bien venir fleurir dans votre boîte aux lettres…



Simple rédaction

« Généalogie simple » et « Généalogie rédigée » sont deux manières de lister les feuilles de votre arbre autrement qu’en un schéma, uniquement avec des mots. La première c’est une liste tout ce qu’il y a de plus simple qui va reprendre dans l’ordre depuis le SOSA 1 de votre arbre jusqu’au plus loin où vous êtes allez vos feuilles, séparées génération par génération, avec pour seules indications si elles sont connues les années de naissance et de décès. Avec l’arbre de la famille ALOGIE que nous réalisons depuis quelques jours, voici ce que donnerait la rédaction d’une « Généalogie simple » sur 3 générations :

  • Génération 1
    • 1 – Jenni ALOGIE (1986 -)
  • Génération 2
    • 2 – Léon ALOGIE (1956 -)
    • 3 – Sophie ALE (1956 -)
  • Génération 3
    • 4 – Hector ALOGIE (1934 -)
    • 5 – Josette TRUC (1935 – 2007)
    • 6 – Charles ALE (1930 – 2003)
    • 7 – Christine MACHIN (1933 -)

Dans une « généalogie rédigée » on trouvera plus d’informations car on reportera par exemple les parents, les villes, les métiers et les unions, sans oublier les enfants. Voici ce que donnerait la rédaction d’une « Généalogie rédigée » sur 3 générations :

  • Génération 1
    • 1 – Jenni ALOGIE, née le 01 avril 1986 à Nice. Parents 2 et 3.
  • Génération 2
    • 2 – Léon ALOGIE, né le 01 avril 1956 à Nice. Garagiste. Parents 4 et 5.
      • Mariage le 01 mai 1978 à Nice.
      • Dont:
        • 1- Jenni ALOGIE.
    • 3 – Sophie ALE, née le 01 juin 1956 à Nice. Fleuriste. Parents 6 et 7.
  • Génération 3
    • 4 – Hector ALOGIE, né le 21 novembre 1934 à Carcassonne. Parents 8 et 9.
      • Mariage le 01 août 1954 à Carcassonne.
      • Dont :
        • 2 – Léon ALOGIE.
        • Rose ALOGIE.
        • Eugène ALOGIE.
    • 5 – Josette TRUC, née le 01 janvier 1935 à Carcassonne. Décédée le 19 mars 2007 à Madrid, Espagne. Parents 10 et 11.
    • 6 – Charles ALE, né le 18 septembre 1930 à Nice. Décédé le 25 décembre 2003 à Nice. Parents 12 et 13.
      • Mariage le 01 septembre 1950 à Nice.
      • Dont:
        • 3 – Sophie ALE.
        • Louis ALE
    • 7 – Christine MACHIN, née le 24 juillet 1933 à Nice. Parents 14 et 15.

     

Ces formats sont donné à titre d’exemple. Il est possible parfois de les trouver plus ou moins détaillés. Cela dépend des méthodes de chacun. Il est absolument indispensable que vous adaptiez chacune à vos besoins car au final c’est vous qui devrez vous y retrouver dans tout ceci…



Descendus de la même branche ? [Partie 3]

Je suis de retour pour notre généalogie descendante. Je vous propose dans ce post de ne faire qu’un bilan de tout ce qui a été découvert pour tracer notre arbre de descendance depuis Thomas et Marie. Les tables décennales nous avaient permis de mettre en évidence un certain nombre de BIDULE nés entre 1903 et 1932 (16 naissances dont 9 pour notre généalogie descendante), mais également 14 décès de membres de la famille BIDULE entre 1903 et 1942 (dont 4 parmi les membres de notre exemple). Depuis le début de la partie 1 nous avons donc établi que :

  • Thomas Eugène Joseph BIDULE et sa femme Marie Marguerite Rose MOSNIER ont eu 8 enfants :
    • Charles Joseph, né le 17/07/1886, il épousa Antoinette Marie ROSE le 18/04/1907. Ils eurent 3 enfants :
      • Charline Rose, née le 17/07/1909.
      • Antoine Félix, né le 31/05/1911.
      • Félicien Gaston, né le 31/05/1911.
    • Georges Joseph, né le 18/12/1887, il épousa Mathilde Marie PHILIPPE.
      • Nous n’avons pour l’instant pas trouvé d’enfant pour ce couple.
    • Jean Joseph, né le 03/03/1890, il décéda à l’âge de 7 ans.
    • Marie Jeanne, née le 14/02/1892, elle épousa Antoine Philippe BIZET le 15/12/1919. Ils eurent un fils :
      • Nicolas Jean BIDULE, né le 03/11/1919, reconnu BIZET le 15/12/1919.
    • Rose Aldegonde, née le 13/08/1894, elle épousa Arthur JOUFFRE le 04/09/1918. Rose Aldegonde mourut en couche lors de la naissance de leur second enfant :
      • Gaston Emilien JOUFFRE, né le 01/01/1919.
      • Nathalie Marie JOUFFRE, née le 09/04/1920.
    • Marie Thérèse, née le 25/06/1897, elle décéda à l’âge de 5 ans.
    • Nicolas Jean, né le 31/12/1900, il épousa Béatrice Marie BLANC. Ils eurent des triplés :
      • Jules Joseph, né le 18/11/1927.
      • Nicolas Joseph, né le 18/11/1927.
      • Norbert Pierre, né le 18/11/1927.
    • Michel Antoine, né le 31/12/1900, il ne vécut que 2 jours.

Cette forme de listing s’approche de ce que l’on appelle une généalogie rédigée. Demain matin, je vous expliquerai les termes  de « Généalogie simple » et « Généalogie rédigée ». Si j’ai suffisamment de temps nous parlerons également de l’ordre des enfants dans une fratrie. Puis dans un dernier post sur la généalogie descendante « Descendus de la même branche ? » nous verrons comment terminer notre recherche des descendants de Thomas Eugène Joseph BIDULE et Marie Marguerite Rose MOSNIER.



Les JO sans faire de sport…

Pendant notre cas de généalogie descendante, je vous ai parlé du Journal Officiel. Saviez-vous que c’est une source d’informations à ne pas prendre à la légère ? Les médailles remises par exemple sont listées dans ce document. Vous pouvez trouver les archives sur le site Gallica de la BNF.

gallica

Pur bonheur que de retrouver trace de la remise de médaille d’or de la famille française à votre arrière-grand-mère en 1935… Qu’apprend-on à part que votre arrière-grand-mère fut décorée ? Le nombre d’enfants que son époux et elle avait déjà eu à cette date. Si ça c’est pas une information qui pourrait vous aider lors d’une recherche de descendance… Voici pour exemple un extrait du journal officiel du 28 novembre 1935. Ce n’est pas complètement pris au hasard puisque j’ai pris le début de la partie sur la médaille de la famille française. J’espère que les personnes citées m’excuseront…

extrait-JO-nov1935-medaille-famille-française

Vous pourrez trouver bien d’autres informations dans ces pages :  des nominations, des décorations… Prenons un autre exemple, la légion d’honneur, les décorations aux différents grades de la légion d’honneur seront énumérées dans ces pages. J’ai pris ici un extrait de 3 hommes décorés de la légion d’honneur, même journal officiel que précédemment. On lit qu’il ont reçu le garde de chevalier. On apprend leur ville de domiciliation et la raison de la décoration.

extrait-JO-nov1935-légion d honneur chevalier 3 hommes

Les médailles militaires (on peut donc savoir si le soldat est encore en vie ou si c’est une décoration à titre posthume), les pensions aux veuves (on a donc l’information sur le décès de l’époux, même si la date n’est pas fournie)… En fait, vous venez d’être promu au rang de détective ! Sherlock Holmes n’a qu’à bien se tenir…



Quand vos recherches font l’aide des autres

La généalogie, ce n’est pas seulement dessiner un arbre au dos d’un rouleau de papier peint… La généalogie, c’est aussi raconter l’histoire de vos ancêtres ou aider votre voisin à raconter celle des siens. Même inconsciemment vous pouvez les aider. Disons par exemple que vous avez dans votre famille des anciens élus, locaux, départementaux ou plus grand encore. Pour ma part ce fut le cas. Mon grand-père paternel après avoir été conseiller municipal puis adjoint devint maire de son village. Pour la petite anecdote, pendant cette dernière période il procéda même au mariage d’une de ses filles. Où je veux en venir ?

Au fait que n’ayant pas en tête les dates de ces 3 postes et mon pépé n’étant plus là pour répondre aux questions, mon père ne se souvient pas des dates précises, j’ai décidé dans un premier temps de parcourir l’état civil pour le trouver si c’était possible. Mais pourquoi m’arrêter en si bon chemin ? D’autant plus qu’à bien y réfléchir j’avais peu de chance étant loin d’Anor, village berceaux d’une grande partie de mes ancêtres paternels, de trouver quoique ce soit en ligne. Les registres disponibles n’étant pas assez récents, alors au lieu de cela, j’ai relevé tous les maires que j’ai pu depuis 1800. Oui oui, vous avez bien compris. J’ai épluché tous les registres depuis 1800 pour mettre en évidence tous les maires, adjoints et conseillers possibles.

Comme je disais, une partie des archives n’étant pas accessibles en ligne, je savais déjà que je ne pouvais pas trouver les informations que je cherchais au tout début dans les Archives Départementales du Nord en ligne. Cependant, mes recherches m’ont amenée sur une page réalisant un historique des « Mayeurs et Maires d’Anor« . Ce monsieur a fait un travail considérable. Bien que certaines informations sont incomplètes elles le sont moins que les miennes ! J’ajouterai que lui a poussé le jeu bien plus loin que 1800… Les recherches de ce monsieur portaient de manière plus approfondie sur le même sujet et m’ont permis de compléter un peu mon propre tableau des élus locaux.

Mais j’ai trouvé encore plus sur sa page. Une photo du conseil municipal du temps où mon grand-père était conseiller. Et comme un trésor d’information arrive rarement seul, j’ai pu découvrir que des années auparavant, parmi les conseils municipaux précédents se trouvaient d’autres personnes aux noms et prénoms bien familiers.

Et oui, en y regardant de plus près j’ai découvert que furent conseillers municipaux :

  • mon grand-père
  • mon arrière-grand-père
  • mon arrière-arrière-grand-père
  • deux arrière-arrière-arrière-grands-pères

Comme dirait ma mère « ils avaient un abonnement pour une place à la mairie ? ». Comme quoi, vos recherches vous sont précieuses et peuvent vite le devenir pour d’autres personnes également…



Descendus de la même branche ? [Partie 1]

Depuis le début je vous parle d’ascendants, d’aïeux et de générations précédentes. Et si aujourd’hui, nous nous retournions l’arbre et la situation ? Le principe est alors non pas de trouver des ancêtres, mais des descendants. La généalogie descendante sur le principe qu’est-ce que c’est ?

C’est prendre un couple et chercher toutes les personnes d’issues de ce mariage. On commencera donc par chercher les enfants du couple, puis les enfants de chaque enfant et ainsi de suite. Et là je dois vous avouer qu’un jour « j’irais vivre en Théorie, parce qu’en Théorie tout se passe bien ». Bon elle était facile et en prime elle était déjà applicable pour la généalogie ascendante… Pourquoi je ne l’écris que maintenant dans ce cas ? Parce que chercher les parents d’un individu va vous paraître bien plus simple que chercher tous les enfants de ce même individu. Et oui, chaque être humain a un papa et une maman sur le plan génétique, (après chacun vit son couple comme il l’entend pour moi les parents sont ceux qui élèvent l’enfant avec amour, je ne suis pas là pour faire un débat sur la forme du couple parental), mais chaque être humain peu engendrer un nombre différent de descendants que sa cousine ou que son frère…

Donc cette fois-ci la difficulté porte sur le nombre de personnes à trouver qui est inconnu au départ. Vous ne savez donc pas à l’avance combien de fiches rempliront votre recueil de notes. Comment on fait alors ? Tout dépend d’où vous partez. Un couple proche (environ 100 ans maximum) ou un couple lointain (vers 1600 ou 1800 par exemple).

Si vous partez de vos grands-parents paternels, reprenons notre exemple de fond, Papi Hector et Mamy Josette. Nous avons déterminé avec le livret de famille que trois enfants furent issus :

  • Tata Rose
  • Tonton Eugène
  • Papa Léon

Tonton Eugène n’ayant pas vécu suffisamment longtemps pour avoir une descendance, nous savons que nous irons pas plus loin de son côté. Tata Rose a épousé Georges POMDOU et ils vous donnèrent un cousin prénommé Francis. C’est tout ? Bien sûr que non, on a oublié papa Léon. Certes vous êtes là donc ne vous oubliez pas, mais après son mariage avec maman Sophie, n’a-ton pas vu qu’il avait épousé votre belle-mère Valérie et qu’ils vont bientôt avoir une petite fille ?  Pour cet exemple c’est tout ce que nous avons en imaginant que tata Rose et tonton Georges resteront ensemble toute leur vie.

Maintenant prenons un exemple plus lointain. Les parents de votre arrière-grand-mère Charline Rose BIDULE sont Charles Joseph BIDULE et Antoinette Marie ROSE. Ils sont nés respectivement le 17/07/1886 et le 24/07/1888. Les parents de votre arrière-arrière-grand-père sont nés quant à eux Thomas Eugène Joseph BIDULE le 01/01/1859 et Marie Marguerite Rose MOSNIER le 31/03/1863. Autant dire que ce n’était pas hier et que nous allons les choisir comme point de départ d’une généalogie descendante. En utilisant les données que vous avez trouvez jusqu’ici (sans tenir compte des dates et lieux, et en imaginant que vous avez poursuivi les recherches) voici à quoi ressemble votre arbre généalogique descendant :

genealogie descendantes bidule mosnier depart

C’est votre point de départ. J’ai mis en bleu la lignée directe depuis l’ascendant qui donna son nom. J’ai essayé de gagner un peu de place en mettant ainsi en forme les branches basses, mais vous verrez qu’on va vite devoir s’élargir…

À partir de maintenant vous allez devenir un détective, encore plus qu’auparavant. Comme je vous disais remonter c’est presque facile. Alors que descendre… Vous ne connaissez pas le nombre à trouver, vous ne connaissez pas les dates à trouver et pour peu qu’il y ait eu un ou deux déménagements vous aller vous arracher les cheveux… Alors on pose les mains sur la table, on respire à fond 3 ou 4 fois et on se lance.

Oui, mais où ? Et quoi ? Vous vous rappelez le post sur le recensement ? Alors si vous avez un trou de mémoire je vous invite à relire « To be or not to be ?« . C’est à partir de ce document que nous allons travailler, mais pas uniquement. Car dans ce genre de relevé vous trouverez indiqués les membres d’un foyer et leur place dans le foyer. Même si aujourd’hui seul le recensement de 1906 est disponible en ligne les précédents sont disponibles aux archives départementales. Cela vous permettra par exemple de savoir si en 1876 le mariage de Thomas Eugène Joseph BIDULE et Marie Marguerite Rose MOSNIER eut déjà lieu. Puis les recensements de 1881, 1886, 1891, 1896 et 1901, vous indiqueront l’évolution de la fratrie de Charles Joseph BIDULE.

C’est ainsi que vous allez découvrir que votre arrière-arrière-grand-père Charles Joseph BIDULE était l’aîné d’une fratrie de 7 enfants… Ne vous minez pas le moral même si cela signifie 7 branches descendantes à compléter… En cherchant leur acte de naissance respectif, vous découvrez par le biais des mentions marginales que 2 enfants n’ont pas pu avoir de descendance. Voici un exemple de ce que les actes de naissance pourraient vous apprendre suite à votre découverte des enfants par le biais des relevés de recensements :

  1. Charles Joseph
    • Né le 17/07/1886
    • Présent sur les recensements de 1886, 1891, 1896, 1901 et 1906
    • Marié le 18/04/1907
    • Décédé le 13/04/1938
  2. Georges Joseph
    • Né le 18/12/1887
    • Présent sur les recensements de 1891, 1896, 1901 et 1906
  3. Jean Joseph
    • Né le 03/03/1890
    • Présent sur les recensements de 1891 et 1896
    • Décédé le 17/11/1897
  4. Marie Jeanne
    • Née le 14/02/1892
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901, 1906
    • Mariée le 15/12/1919
  5. Rose Aldegonde
    • Née le 13/08/1894
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901 et 1906
    • Mariée le 04/09/1918
    • Décédée le 09/04/1920
  6. Marie Thérèse
    • Née le 25/06/1897
    • Présente sur le recensement de 1901
    • Décédée le 09/10/1902
  7. Nicolas Jean
    • Né le 31/12/1900
    • Présent sur les recensements de 1901 et de 1906

Je vous propose de nous arrêter là pour l’instant. Et de continuer et compléter cette recherche dans un prochain post. Voici à quoi ressemble l’arbre de descendance du couple BIDULE-MOSNIER après cette première session de recherches :

genealogie descendantes bidule mosnier dfin partie 1



RAV – Toulouse – Bordeaux au début du XXème siècle.

Dans le post « Mentions Marginales », j’avais pioché au hasard dans un registre sur le site des archives en ligne de Toulouse un extrait d’acte pour illustrer mes propos. Je vous le remets de suite car nous allons faire ensemble une recherche à son sujet :

indications marginales acte de naissance

Cette dame, mariée le 21/07/1937 en mairie de Bordeaux avec Raymond SUDREAU avait donc vu le jour à Toulouse. Leur mariage fut hélas dissout par le divorce en 1950 par le tribunal civil de Bergerac. Notre inconnue de Toulouse quitta notre monde en janvier 1997 à Libourne (en Gironde). Pourquoi je vous parle d’elle ? Pourquoi je vous propose de faire une petite recherche à son sujet ? Murielle visitait Jennialogie et lors de sa lecture m’a fait part via un commentaire de son travail sur le patronyme SUDREAU à Libourne. Elle a déjà répertorié quelques personnes portant ce nom et s’intéressait de savoir a qui j’avais bien pu emprunté les mentions marginales d’acte de naissance.

Notre inconnue a donc voyagé, née à Toulouse (Haute-Garonne), mariée à Bordeaux (Gironde), décédée à Libourne (Gironde). Pour retrouver son identité quelles sont les possibilités ?

  1. Je feuillette les tables décennales des naissances de Toulouse pour trouver une dame née entre 1904 et 1918, autant vous dire que je vais y passer des heures…
  2. J’ouvre le registre des décès de Libourne en 1997, puisque depuis 2008 ces actes sont disponibles sans attendre 100 ans avant consultation. C’est une solution envisageable.
  3. J’ouvre le registre des mariages de Bordeaux en 1934, puisque le mariage a eu lieu il y a 81 ans et quelques mois, il sera accessible en consultation libre. C’est une solution envisageable.
  4. Je demande une copie du jugement de divorce délivré en 1950 par le tribunal de Bergerac. Nous n’avons pas encore parlé de ce genre de document. Je vais me permettre donc de juste le citer pour l’instant et faire l’impasse sur une potentielle recherche à partir de celui-ci. Si vous voulez en savoir plus en attendant je vous conseille l’article présent sur geneafrance qui parle des divorces.
  5. Je regarde sur des sites de généalogie, quelqu’un a peut-être déjà fait la recherche. C’est une solution envisageable.

Commençons avec le point 2 : registre des décès de Libourne en 1997. N’oublions pas que je suis loin de la Gironde et je n’ai pas la possibilité de m’y déplacer avant un long moment. Je vais donc devoir me contenter des archives en ligne.

gironde-rav-acte-deces

J’ai hélas fait chou blanc. L’acte n’est pas encore numérisé, donc pas disponible pour une personne à l’autre bout de la France. Essayons la recherche 3 : le registre des actes de mariage de Bordeaux en 1934. Pour le coup je n’ai vraiment pas de chance…

gironde-rav-acte-mariages

Ce registre tout comme le précédent n’est pas encore numérisé… Il me reste donc la solution 5 : les recherches des généanautes sur les sites de généalogie. J’ai choisi de lancer ma recherche sur un site que j’utilise déjà beaucoup pour mes propres recherches. Voici donc la recherche lancée sur Geneanet :

rav-recherche-site

Comme nous avons peu d’indications, je n’ai renseigné que le nom et prénom de l’époux, le lieu de mariage et la date qui nous est connue grâce aux mentions marginales. Mission accomplie Murielle ! Notre inconnue est retrouvée !

rav-recherche-site-resultat

J’ai retiré les informations récentes et les noms des personnes trop jeunes ou vivantes pour être partagées sur le net sans leur accord. Je suis ensuite allée consulter le site des archives départementales de Haute-Garonne pour confirmer ma recherche. L’épouse se nommait donc Marie GOUJON née enfant naturelle DUCOS et naquit en 1913 à Toulouse en Haute-Garonne (reconnue par son père en 1917), alors que l’époux se nommait Raymond SUDREAU et naquit en 1913 à Périgueux en Dordogne. Comme quoi parfois même avec peu d’informations on peut trouver des choses intéressantes.



Le mystère de la table décennale

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de moi, enfin de mes racines. Dans mon arbre généalogique, j’ai pu gravir plusieurs générations. Assez fière, mais aussi dépitée. Et oui, certaines feuilles de mon arbre sont incomplètes. Je n’aime pas ne pas savoir. C’est plus fort que moi. Un cas en particulier me vient en tête aujourd’hui : un couple de mes arrière-arrières-grand-parents paternels. Alors du côté de mon grand-père paternel, deux couples d’arrière-grand-parents, issus de quatre couples d’arrière-arrière-grand-parents. Je m’intéressais à Céline Mathilde PETIT et Victor Lucien FOSTIER.

Ils sont nés dans le même village, elle le 22 janvier 1854 et lui le 09 septembre 1851. D’après les tables décennales, ils seraient décédés tous deux le 04 septembre 1931.

Table_Déc_Décès-PETIT-CM-1931

Tables annuelles et acte, confirme en effet le décès de mon arrière-arrière-grand-mère. Mais, son époux n’est nulle part. Disparu… Son nom semblant avoir été ajouté suite à un oubli, je me suis dit qu’il devait y avoir erreur sur la date/l’année.

Table_Déc_Décès-FOSTIER-VL-1931

Je ne l’avais hélas pas retrouvé en épluchant les registres de décès du village de 1920 à 1935. Par contre, je m’étais rendu compte qu’il était vivant au moins jusqu’en 1921 puisqu’il était à ce moment-là témoin lors de la rédaction de l’acte de décès de sa mère.  J’avais donc le choix entre :

  • Il « nous » a quitté après 1935 (et il faudra que j’aille sur place consulter les registres car ils ne sont pas encore disponibles en lignes)
  • Il est bien décédé en 1931, mais son acte de décès a disparu.

Ce qui me paraissait étrange c’est que la date soit la même que celle de sa femme. Cela peut arriver, un accident, un incendie,  bien des possibilités en fin de compte. Mais les légendes familiales n’en faisaient pas état. J’avais bien l’impression qu’ils se sont emmêlés les pinceaux à un moment et ont noté l’épouse sous le nom de l’époux tout en la notant sous son nom de jeune-fille, mais en omettant à la seconde mention d’indiquer « épouse ». Les autres théories que je pouvais avoir étaient complètement loufoques… Et finalement ?

Je n’eus pas besoin de me déplacer. Je vous avais dit que la généalogie c’est aussi une histoire d’échange. J’ai partagé cette disparition sur un forum de généalogie. Et on m’a fourni la réponse, il ne me restera plus qu’à me déplacer en mairie pour obtenir l’acte, car il n’est pas encore disponible en ligne… Ma première impression était la bonne, l’ajout avait été fait en dernière minute et la mention d’ »épouse » omise. Il lui survécu presque 9 ans et décéda le 21/01/1940.



Décimé ou né par la guerre

Même si on était pas bon en histoire à l’école il y a quelques dates que l’on connait tous (oui 1515 est souvent la première à laquelle on pense), on vous en a parlé, on vous en a reparlé, on vous l’a rabâché et finalement s’est rentré dans votre tête pour ne plus sortir. Et il y a les dates qui comptent parce qu’on éprouve un besoin de mémoire soit personnel et familial soit à cause justement de l’Histoire avec le grand H…

Dois-je citer les 2 guerres mondiales qui décimèrent les populations de 1914 à 1918 et de 1939 à 1945 ? Mais avant cela d’autres guerres entraînèrent les soldats français mourir loin de leur foyer. Citons quelques exemples dans le désordre, dans une liste non exhaustive, sur les derniers siècles :

  • Guerre franco-allemande de 1870 à 1871
  • Expédition espagnole de 1823
  • Révolte de la Corse entre 1768 et 1769
  • Guerre des 7 ans de 1756 à 1762
  • Guerre de succession d’Autriche de 1741 à 1747
  • Guerre de succession d’Espagne de 1701 à 1714

On savait déjà que l’Homme est un animal territorial et conflictuel, je n’essaye pas de vous le prouver. Alors pourquoi je vous en parle ? Parce que si ces guerres provoquent des morts en grand nombre, elles engendrent bien souvent (j’ai pas dit toujours, hein) un genre de babyboom au sortir de celles-ci. Donc il est possible lors de vos recherches que les registres varient de taille par exemple, soit plus épais pour les naissances après-guerre, plus épais pour les décès en temps de guerre que celui des naissances en temps de guerre ou celui des décès après-guerre…

Si vous regardez dans notre exemple, votre arrière-grand-père Gontrand Joseph MACHIN est décès loin de chez lui le 05 septembre 1944… Que supposer ? Qu’il a fait partie d’une troupe, d’une unité, d’un groupe présent(e) lors de la campagne de Lorraine ou encore qu’il était un prisonnier de guerre qui a perdu la vie (exécution ou assaut ou autre) ce jour-là à Thionville. Même si Américains et Allemands sont ceux retenus pour cette campagne, il ne faut pas oublier que tous les soldats français n’étaient pas concentrés en un seul lieu…

Comment savoir ce qu’il en était ? Sur les états signalétiques militaires de grand-papi… Vous vous rappelez qu’il existe pour chaque « classe » un registre avec une liste alphabétique et un registre avec les désignations de chaque soldat ? Une classe c’est l’ensemble des soldats d’une année. Il faudrait que je vérifie, mais il me semble qu’un homme né en 1880 sera de la classe de 1900 je crois. Donc dans cette logique grand-papi étant né en 1907, sera de la classe de 1927.

etats signaletiques militaires 1880

Je reprends ma fiche signalétique (fiche d’états de service) prise au hasard dans un registre lors d’un post précédent. Vous trouverez dessus l’ensemble des compagnies et régiments qui ont accueillies le soldat ici désigné, même si ce n’est qu’un temps très court. S’il a participé à des campagnes c’est noté ici, s’il est mort au front c’est également noté ici. J’essaye autant que possible de retrouver les états signalétiques de mes ancêtres masculins, car on y retrouve également :

  • Date et lieu de naissance
  • Nom et prénoms des parents
  • Adresse(s) connue(s)
  • État marital

Il est possible parfois que monsieur ayant de nombreux enfants, soit dispensé afin de s’occuper de sa famille nombreuse. Là aussi c’est écrit qu’il a été renvoyé dans ses foyers… Finalement chaque document est une mine d’or non ?



Mentions Marginales

Revenons à votre arbre… Avec les informations glanées chez vos grands-parents, vous savez à présent qui sont vos arrière-grands-parents. Et maintenant ? Puisque les dates de naissances de chacun vous sont connues, vous avez remplis vos fiches dans votre logiciel ou sur site ou encore votre fichier Excel. 1911 étant la date la plus proche les concernant, il ne sera pas nécessaire d’écrire en mairie pour qu’ils vous envoient des copies d’actes de naissance. Dans notre exemple il vous reste 4 villes pour vos recherches sur ces documents.

  • Nice dans les Alpes-Maritimes
  • Carcassonne dans l’Aude
  • Besançon dans le Doubs
  • Toulouse dans la Haute-Garonne

Maintenant c’est selon votre choix. On voyage ou on surfe. Optons cette fois au moins pour le surf. Les archives départementales deviennent votre meilleur allié. Depuis cette page avec une jolie carte de France toute bleue et fractionnée par département, vous accéderez en cliquant sur le département qui vous intéresse à une page de présentation, un récapitulatif de ce que vous trouverez en ligne pour ce département et un lien vers les archives en ligne.

Donc pour

  • Nice il faudra cliquer ici.
  • Carcassonne il faudra cliquer ici.
  • Besançon il faudra cliquer ici.
  • Toulouse il faudra cliquer ici.

Il va vous falloir faire preuve d’adaptation et parfois de patience. Chaque site à son module pour ses archives numérisées. Certains sont intuitifs, d’autres sont fort élaborés (autant dire qu’on s’y perd), certains sont rapides, d’autres rament, certains sont d’une qualité paradisiaque, d’autres vous donneront envie de jeter votre ordinateur par la fenêtre. Autant que faire se peut garder votre calme. Il serait dommage de perdre votre matériel sous le coup de la colère te de l’impatience alors qu’il n’y est pour rien.

Alors je viens de découvrir pour ce post (j’en profite je voyage un peu) les archives départementales de Haute Garonne, qui m’ont menées tout droit aux archives municipales en ligne de Toulouse (je ne savais pas que cette ville en avait en ligne). J’ai pris un acte au hasard pour vous illustré ce qui peut nous intéresser ici. L’acte en lui-même n’a pas été copié. Je n’ai pris qu’un extrait de ce que l’on nomme « mention marginale ». Kézako ?

indications marginales acte de naissance

Alors une mention marginale c’est comme son nom l’indique : dans la marge.  C’est en fait un ajout sur un acte existant. Cela permet de le compléter. On peut y trouver un mariage, un divorce, un décès, la reconnaissance d’un enfant, un changement de nom ou prénom ou même l’acquisition d’une nationalité. Dans l’extrait que j’ai récupéré, on y voit le mariage, le divorce et le décès de la dame à qui appartenait cet acte de naissance. J’adore les chasses aux trésors surtout quand on va pour un grain de sable et qu’on revient avec un bac complet…

Parfois vous aurez beaucoup de chance et à d’autres moments vous aurez envie de tout plaquer. Trichons un peu et disons que vous avez eu beaucoup de chance aujourd’hui dans vos recherches. Vous n’êtes plus loin de jouer au loto je pense car voici ce que vous avez pu déterminer :

récap - 4 gen - avancée

Du coup cela vous a permis de compléter votre graphique des vivants par années :

en vie 4 gen pleines

On n’est pas remonté très loin pour l’instant, mais il faut dire ce qu’il en est : ça ressemble de plus en plus à quelque chose de sympa…



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