[Jennialogie Personnelle] De rien à 4 générations.

Lorsque j’ai commencé à vouloir retrouver mes ancêtres j’en ai parlé avec mes parents qui m’ont chacun donné leurs propres recherches. C’est à partir de leur arbre papier respectif que je me suis basée pour ensuite remonter les branches, feuille par feuille. Je ne parlerai ici que des +130 (ceux dont la date de naissance se situe avant 1886, pour éviter tout souci de dates et de légalité) et uniquement de ceux dont les données ont été vérifiées. J’ai pu récupérer des informations à droite à gauche, mais tout n’est pas encore vérifié. Donc même si techniquement je suis déjà plus loin temps que ce n’est pas confirmer avec au moins deux documents je ne parlerai pas de cette personne… Ce qui fait que les 4 premières générations ne seront connues que par des surnoms ou des numéros SOSA.

Je suis donc SOSA 1, mon papa est SOSA 2 et ma maman est SOSA 3. Voici le « détail » de mes grands-parents et arrières-grands-parents :

  • mon grand-père paternel, nommé « pépé » est SOSA 4.
    • Ses parents sont SOSA 8 et 9.
  • ma grand-mère paternelle, nommée « mémé » est SOSA 5.
    • Ses parents sont SOSA 10 et 11.
  • mon grand-père maternel, nommé « papy » est SOSA 6.
    • Ses parents sont SOSA 12 et 13.
  • ma grand-mère maternelle, nommée « mamy » est SOSA 7.
    • Ses parents sont SOSA 14 et 15.

Lorsque 5 et 7 étaient encore vivantes j’ai plusieurs fois parlé avec elles de généalogie. Chacune put me donner des photographies tant de leur couple que de leurs parents et ceux de mes grands-pères. Elles confirmèrent des dates, en ajoutèrent. J’avais une base solide pour démarrer. J’ai commencé à récolter les documents. J’ai écrit aux mairies pour les actes de naissance, hélas 2/4 seulement répondirent. Je suis alors allée en mairie pour commencer mon travail dans les archives.

La première, j’y suis allée un samedi à la mairie pour la branche paternelle, ignorant les horaires d’ouverture et très peu renseignée, j’avais 14-15. C’était fermé, mais ouvert. J’entends par là que c’était hors des horaires d’ouverture, mais étant la petite fille d’un villageois qui a fait beaucoup pour la commune, connu comme le loup blanc et ancien maire du village, l’adjoint présent m’autorisa tout de même à passer du temps dans les archives. Presque 4 heures, seule, au milieu du passé, avec à disposition une photocopieuse en libre service, du papier, des crayons et une bombonne d’eau… Que de découvertes pour cette première expédition parmi les registres. Classement, écriture, formules… J’en prenais plein les yeux et revenais avec un classeur un peu plus fournis, mais des souvenirs plein la tête. Je crois que c’est l’expérience généalogique la plus enrichissante que j’ai vécu jusque là.

Quelques jours plus tard, renseignée cette fois sur les horaires d’ouverture, je suis allée dans la mairie de la branche maternelle. Les archives n’étaient pas sous les toits comme les premières, mais dans une salle derrière le bureau de l’état civil. Les photocopies payantes (j’avais prévu ma monnaie heureusement). C’est là que j’ai découvert qu’il me serait nécessaire de me rendre dans d’autres mairies, qui bien que proches étaient trop loin pour une adolescente non-motorisée en vacances chez ses grands-parents non-motorisés. J’ai également découvert que le sens de l’organisation est complètement différent d’une mairie à l’autre…

À cette époque, je ne cherchais jamais les collatéraux et je ne les notais pas à côté (je ne savais pas encore ce que sont les implexes). À cette époque, je ne gardais copie que des actes, pas de table décennale, pas de table annuelle…

Quoiqu’il en soit, ma 4ème génération était complète et la 5ème pas loin de l’être (je parlerais de la 5ème génération dans un post qui lui sera propre). Voici la liste des documents (hors photographies) que j’ai aujourd’hui pu réunir sur les 15 premiers SOSA. En bleu les documents relatifs à la naissance, en vert les documents relatifs à la vie militaire, en violet les documents relatifs aux unions, en noir les documents relatifs au décès, en orange les autres documents.

  1. Moi
    • Copie du livret de famille
    • Copie d’acte de naissance
  2. Papa
    • Carte Récapitulative Service Militaire
    • Copie du livret de famille
    • Carte récapitulative Actes Religieux
  3. Maman
    • Copie du livret de famille
    • Copie du livret de famille
    • Carte récapitulative Actes Religieux
  4. Pépé
    • Copie d’acte de naissance
  5. Mémé
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie d’acte de naissance
    • Faire-part de Décès
  6. Papy
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie du livret de famille
    • Copie du livret de famille
  7. Mamy
    • Copie Tables Décennales de naissances
    • Copie du livret de famille
  8. Papa de pépé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  9. Maman de pépé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  10. Papa de mémé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  11. Maman de mémé
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Extrait d’Acte de Naissance demandé en mairie par courrier il y a quelques années.
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  12. Papa de papy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
  13. Maman de papy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Extrait d’Acte de Naissance.
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Tables Annuelles des Mariages
    • Acte de Mariage
    • Recensement 1906
    • Faire-part de Décès
  14. Papa de mamy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Matricule Militaire – Tables Alphabétiques
    • Matricule Militaire – États Signalétiques
    • Tables Décennales des Mariages
    • Recensement 1906
  15. Maman de mamy
    • Tables Décennales des Naissances
    • Tables Annuelles des Naissances
    • Acte de Naissance
    • Tables Décennales des Mariages
    • Recensement 1906



Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.

Vous connaissez peut-être la chanson de Sardou « Chanteur des rues », le sujet est presque approprié ici…

C’était toujours une pauvrette
Qu’avait pas d’papa d’maman
Qu’un bourgeois séduisait à la sauvette
Et plaquait immanquablement
Elle se retrouvait fille-mère

Il arrivait parfois qu’un enfant naisse de père inconnu. Mademoiselle n’est pas mariée, mais mademoiselle tombe enceinte. Et là c’était le drame familial bien souvent. On cachait la grossesse honteuse, on tentait l’avortement malgré les risques de décès… Il arrivait également que mademoiselle finisse à la rue. Souvent pourtant, mademoiselle était encadrée, aidée et accouchait à la maison entourée des siens. Pour celle pour qui le poids du déshonneur social et religieux pesait trop, elles allaient accoucher dans un village éloigné. Mais n’oublions pas de rappeler qu’un certain nombre d’enfants furent abandonnés anonymement. L’Ancien Régime ne faisait pas de cadeau aux demoiselles qui s’étaient faite engrossées et avaient cru naïvement aux belles paroles de monsieur qui promettait le mariage contre les faveurs de la demoiselle.

1556, Henri II règne sur la France, pour tenter de faire baisser la quantité abondante d’infanticides, il fait publier un édit qui condamne celle qui ne déclarerait pas sa grossesse et attenterait à la vie de son enfant. Cet édit ne désignait pas l’instance auprès de laquelle a déclaration devait être faite, mais sa rédaction incluait le nom du père. Cependant cette mention n’était pas obligatoire. Aussi votre ancêtre aurait pu soit cacher l’identité de monsieur Le Fripon, soit désigner un autre homme. Pourquoi ? Pour protéger un homme marié ou accuser un riche pour essayer d’obtenir des dédommagements… Si vous souhaitez plus d’informations sur cet édit les suivants je vous recommande la page de Histoire Généalogie qui concerne la filiation paternelle inconnue.

Je n’ai pour ma part pas encore chercher dans les archives des déclarations de grossesse, mais je sais que je finirais par y arriver. En effet, le père de ma grand-mère paternelle est né sans filiation paternelle connue, il port le nom de sa mère (morte en couche) et donc celui de son grand père. Mais deux ou trois génération plus haut, le même schéma est présent. Alors même si la légende familiale donne un nom au premier le plus ancien n’a pas était transmis. Si le père de mon arrière-grand-père est bien celui de la légende alors celui-ci c’est marié à une autre demoiselle plus ou moins deux ans autour de la naissance de mon arrière-grand-père (j’ai un trou de mémoire sur la date, je revérifierai)…

ex-perso-fille-mere

J’ai vérifié, ce n’est pas un cycle, alexandrine et Julia furent les seules de cette lignée. Alexandrine ayant eu plusieurs enfants nommés par son nom de famille alors il y a peut-être à creuser sur le père, cependant pour Julia ce n’est pas gané comme je disais… Un jour je tenterais ma chance dans les déclaration de naissance.



Descendus de la même branche ? [Partie 5]

Alors au final, pourquoi faire une recherche descendante dans un arbre généalogique ? Il y en a peut-être d’autres, mais je vois 2 raisons possibles. La première c’est la cousinade. La seconde c’est la recherche des héritiers.

De plus en plus, on voit fleurir des annonces pour des cousinades. Mais une cousinade c’est quoi ? C’est une réunion de famille au sens large, on essaye de réunir tous les descendants vivants (sinon c’est glauque) d’un couple d’ancêtres. Si c’était votre objectif et que vous avez tablé sur un couple éloigné dans les hauteurs de votre arbre il vous faudra de la patience pour réaliser l’arbre descendant, mais aussi de l patience pour organiser votre évènement car cela ne se fait pas en claquant des doigts… Il y aura un certain nombre de contraintes à prendre en compte

  • météo
  • nombre de présents
  • lieu de réunion
  • des vivres pour tenir la soirée

C’est une sacrée aventure. Et comme chaque aventure elle se se réalisera pas sans obstacle. Je vous souhaite bon courage si c’est votre objectif.

Souvent confiée à des études de notaires les recherches de descendants pour des testaments sont celles qui sont faites pour retrouver les héritiers d’une personne. Les liens sont rompus, le testaments vient d’être retrouvé… Tant de possibilités qui font qu’il est nécessaire de retrouver les héritiers. Les notaires ayant un réseau et un champ d’actions plus étendus que ceux d’un généalogiste amateur il leur est alors plus facile d’arriver à leurs fins que nous…

Ainsi s’achève notre partie « Descendus de la même branche ? »…



Descendus de la même branche [Partie 4]

Nous voici dans l’avant-dernière partie de notre recherche de en matière de généalogie descendante. Dans la partie 5 on verra juste le pourquoi faire une généalogie descendante. La partie la plus délicate de notre recherche débute. Pourquoi délicate alors que si proche ? Justement parce que nous sommes arrivés à la génération des parents et à la notre. Et oui, rappelez-vous que pour chaque acte il existe une date limite avant consultation. Donc pour retrouver les personnes de votre arbre de descendance qui sont sur les 2 (voire 3 parfois) générations. Alors comment faire ?

Les forums, les sites, les magasines, les vivants.

Commençons par les vivants, il est possible que votre grand-père ait gardé des liens durant un moment avec ses cousins et cousines. Dans ce cas il vous faudra faire quelques recherches dans les archives de vos grand-parents, avec leurs accords ou celui de leurs descendants. Vous trouverez peut-être des faire-parts et même des photos ou du courrier. Votre annuaire vous aidera alors à contacter ces personnes. Lorsque vous leur expliquerez le but de votre démarche peut-être auront ils des informations à vous donner pour compléter ce que vous avez déjà récolté. Cependant certaines personnes seront peut-être réticentes à vous parler de leurs racines. N’insistez pas. Tant pis vous aurez une branche non déterminée, mais chacun a le droit de préserver son jardin secret et les informations personnelles tel que son ascendance ou sa descendance.

Les sites de généalogie vous permettent bien souvent de réaliser des recherches de cousinage. Cela permet en effet au site par biais d’algorithmes de recherche de retrouver des personnes ou des arbres qui comportent des ancêtres communs avec votre arbre. Cependant pour que votre recherche soit fructueuse il faut que vos cousins éloignés aient eux aussi un jour mis en ligne leur généalogie.

Les forums vont de la même façon que les sites vous aider dans votre recherches de cousins éloignés. Prenez par exemple le forum Généachtimi qui rassemblent des généalogistes du nord de la France et donne la possibilité de recherche de cousinage. D’autres existent sur le même principe.

Il existe des revues spécialisées, elles permettent à chacun de publier des annonces alors pourquoi ne pas en profiter pour expliquer votre projet et vos recherches ? Elles ont une portée limitée, il ne faut pas l’oublier, mais si la chance est avec vous, une réponse pourrait bien venir fleurir dans votre boîte aux lettres…



Descendus de la même branche ? [Partie 3]

Je suis de retour pour notre généalogie descendante. Je vous propose dans ce post de ne faire qu’un bilan de tout ce qui a été découvert pour tracer notre arbre de descendance depuis Thomas et Marie. Les tables décennales nous avaient permis de mettre en évidence un certain nombre de BIDULE nés entre 1903 et 1932 (16 naissances dont 9 pour notre généalogie descendante), mais également 14 décès de membres de la famille BIDULE entre 1903 et 1942 (dont 4 parmi les membres de notre exemple). Depuis le début de la partie 1 nous avons donc établi que :

  • Thomas Eugène Joseph BIDULE et sa femme Marie Marguerite Rose MOSNIER ont eu 8 enfants :
    • Charles Joseph, né le 17/07/1886, il épousa Antoinette Marie ROSE le 18/04/1907. Ils eurent 3 enfants :
      • Charline Rose, née le 17/07/1909.
      • Antoine Félix, né le 31/05/1911.
      • Félicien Gaston, né le 31/05/1911.
    • Georges Joseph, né le 18/12/1887, il épousa Mathilde Marie PHILIPPE.
      • Nous n’avons pour l’instant pas trouvé d’enfant pour ce couple.
    • Jean Joseph, né le 03/03/1890, il décéda à l’âge de 7 ans.
    • Marie Jeanne, née le 14/02/1892, elle épousa Antoine Philippe BIZET le 15/12/1919. Ils eurent un fils :
      • Nicolas Jean BIDULE, né le 03/11/1919, reconnu BIZET le 15/12/1919.
    • Rose Aldegonde, née le 13/08/1894, elle épousa Arthur JOUFFRE le 04/09/1918. Rose Aldegonde mourut en couche lors de la naissance de leur second enfant :
      • Gaston Emilien JOUFFRE, né le 01/01/1919.
      • Nathalie Marie JOUFFRE, née le 09/04/1920.
    • Marie Thérèse, née le 25/06/1897, elle décéda à l’âge de 5 ans.
    • Nicolas Jean, né le 31/12/1900, il épousa Béatrice Marie BLANC. Ils eurent des triplés :
      • Jules Joseph, né le 18/11/1927.
      • Nicolas Joseph, né le 18/11/1927.
      • Norbert Pierre, né le 18/11/1927.
    • Michel Antoine, né le 31/12/1900, il ne vécut que 2 jours.

Cette forme de listing s’approche de ce que l’on appelle une généalogie rédigée. Demain matin, je vous expliquerai les termes  de « Généalogie simple » et « Généalogie rédigée ». Si j’ai suffisamment de temps nous parlerons également de l’ordre des enfants dans une fratrie. Puis dans un dernier post sur la généalogie descendante « Descendus de la même branche ? » nous verrons comment terminer notre recherche des descendants de Thomas Eugène Joseph BIDULE et Marie Marguerite Rose MOSNIER.



Quand vos recherches font l’aide des autres

La généalogie, ce n’est pas seulement dessiner un arbre au dos d’un rouleau de papier peint… La généalogie, c’est aussi raconter l’histoire de vos ancêtres ou aider votre voisin à raconter celle des siens. Même inconsciemment vous pouvez les aider. Disons par exemple que vous avez dans votre famille des anciens élus, locaux, départementaux ou plus grand encore. Pour ma part ce fut le cas. Mon grand-père paternel après avoir été conseiller municipal puis adjoint devint maire de son village. Pour la petite anecdote, pendant cette dernière période il procéda même au mariage d’une de ses filles. Où je veux en venir ?

Au fait que n’ayant pas en tête les dates de ces 3 postes et mon pépé n’étant plus là pour répondre aux questions, mon père ne se souvient pas des dates précises, j’ai décidé dans un premier temps de parcourir l’état civil pour le trouver si c’était possible. Mais pourquoi m’arrêter en si bon chemin ? D’autant plus qu’à bien y réfléchir j’avais peu de chance étant loin d’Anor, village berceaux d’une grande partie de mes ancêtres paternels, de trouver quoique ce soit en ligne. Les registres disponibles n’étant pas assez récents, alors au lieu de cela, j’ai relevé tous les maires que j’ai pu depuis 1800. Oui oui, vous avez bien compris. J’ai épluché tous les registres depuis 1800 pour mettre en évidence tous les maires, adjoints et conseillers possibles.

Comme je disais, une partie des archives n’étant pas accessibles en ligne, je savais déjà que je ne pouvais pas trouver les informations que je cherchais au tout début dans les Archives Départementales du Nord en ligne. Cependant, mes recherches m’ont amenée sur une page réalisant un historique des « Mayeurs et Maires d’Anor« . Ce monsieur a fait un travail considérable. Bien que certaines informations sont incomplètes elles le sont moins que les miennes ! J’ajouterai que lui a poussé le jeu bien plus loin que 1800… Les recherches de ce monsieur portaient de manière plus approfondie sur le même sujet et m’ont permis de compléter un peu mon propre tableau des élus locaux.

Mais j’ai trouvé encore plus sur sa page. Une photo du conseil municipal du temps où mon grand-père était conseiller. Et comme un trésor d’information arrive rarement seul, j’ai pu découvrir que des années auparavant, parmi les conseils municipaux précédents se trouvaient d’autres personnes aux noms et prénoms bien familiers.

Et oui, en y regardant de plus près j’ai découvert que furent conseillers municipaux :

  • mon grand-père
  • mon arrière-grand-père
  • mon arrière-arrière-grand-père
  • deux arrière-arrière-arrière-grands-pères

Comme dirait ma mère « ils avaient un abonnement pour une place à la mairie ? ». Comme quoi, vos recherches vous sont précieuses et peuvent vite le devenir pour d’autres personnes également…



Descendus de la même branche ? [Partie 1]

Depuis le début je vous parle d’ascendants, d’aïeux et de générations précédentes. Et si aujourd’hui, nous nous retournions l’arbre et la situation ? Le principe est alors non pas de trouver des ancêtres, mais des descendants. La généalogie descendante sur le principe qu’est-ce que c’est ?

C’est prendre un couple et chercher toutes les personnes d’issues de ce mariage. On commencera donc par chercher les enfants du couple, puis les enfants de chaque enfant et ainsi de suite. Et là je dois vous avouer qu’un jour « j’irais vivre en Théorie, parce qu’en Théorie tout se passe bien ». Bon elle était facile et en prime elle était déjà applicable pour la généalogie ascendante… Pourquoi je ne l’écris que maintenant dans ce cas ? Parce que chercher les parents d’un individu va vous paraître bien plus simple que chercher tous les enfants de ce même individu. Et oui, chaque être humain a un papa et une maman sur le plan génétique, (après chacun vit son couple comme il l’entend pour moi les parents sont ceux qui élèvent l’enfant avec amour, je ne suis pas là pour faire un débat sur la forme du couple parental), mais chaque être humain peu engendrer un nombre différent de descendants que sa cousine ou que son frère…

Donc cette fois-ci la difficulté porte sur le nombre de personnes à trouver qui est inconnu au départ. Vous ne savez donc pas à l’avance combien de fiches rempliront votre recueil de notes. Comment on fait alors ? Tout dépend d’où vous partez. Un couple proche (environ 100 ans maximum) ou un couple lointain (vers 1600 ou 1800 par exemple).

Si vous partez de vos grands-parents paternels, reprenons notre exemple de fond, Papi Hector et Mamy Josette. Nous avons déterminé avec le livret de famille que trois enfants furent issus :

  • Tata Rose
  • Tonton Eugène
  • Papa Léon

Tonton Eugène n’ayant pas vécu suffisamment longtemps pour avoir une descendance, nous savons que nous irons pas plus loin de son côté. Tata Rose a épousé Georges POMDOU et ils vous donnèrent un cousin prénommé Francis. C’est tout ? Bien sûr que non, on a oublié papa Léon. Certes vous êtes là donc ne vous oubliez pas, mais après son mariage avec maman Sophie, n’a-ton pas vu qu’il avait épousé votre belle-mère Valérie et qu’ils vont bientôt avoir une petite fille ?  Pour cet exemple c’est tout ce que nous avons en imaginant que tata Rose et tonton Georges resteront ensemble toute leur vie.

Maintenant prenons un exemple plus lointain. Les parents de votre arrière-grand-mère Charline Rose BIDULE sont Charles Joseph BIDULE et Antoinette Marie ROSE. Ils sont nés respectivement le 17/07/1886 et le 24/07/1888. Les parents de votre arrière-arrière-grand-père sont nés quant à eux Thomas Eugène Joseph BIDULE le 01/01/1859 et Marie Marguerite Rose MOSNIER le 31/03/1863. Autant dire que ce n’était pas hier et que nous allons les choisir comme point de départ d’une généalogie descendante. En utilisant les données que vous avez trouvez jusqu’ici (sans tenir compte des dates et lieux, et en imaginant que vous avez poursuivi les recherches) voici à quoi ressemble votre arbre généalogique descendant :

genealogie descendantes bidule mosnier depart

C’est votre point de départ. J’ai mis en bleu la lignée directe depuis l’ascendant qui donna son nom. J’ai essayé de gagner un peu de place en mettant ainsi en forme les branches basses, mais vous verrez qu’on va vite devoir s’élargir…

À partir de maintenant vous allez devenir un détective, encore plus qu’auparavant. Comme je vous disais remonter c’est presque facile. Alors que descendre… Vous ne connaissez pas le nombre à trouver, vous ne connaissez pas les dates à trouver et pour peu qu’il y ait eu un ou deux déménagements vous aller vous arracher les cheveux… Alors on pose les mains sur la table, on respire à fond 3 ou 4 fois et on se lance.

Oui, mais où ? Et quoi ? Vous vous rappelez le post sur le recensement ? Alors si vous avez un trou de mémoire je vous invite à relire « To be or not to be ?« . C’est à partir de ce document que nous allons travailler, mais pas uniquement. Car dans ce genre de relevé vous trouverez indiqués les membres d’un foyer et leur place dans le foyer. Même si aujourd’hui seul le recensement de 1906 est disponible en ligne les précédents sont disponibles aux archives départementales. Cela vous permettra par exemple de savoir si en 1876 le mariage de Thomas Eugène Joseph BIDULE et Marie Marguerite Rose MOSNIER eut déjà lieu. Puis les recensements de 1881, 1886, 1891, 1896 et 1901, vous indiqueront l’évolution de la fratrie de Charles Joseph BIDULE.

C’est ainsi que vous allez découvrir que votre arrière-arrière-grand-père Charles Joseph BIDULE était l’aîné d’une fratrie de 7 enfants… Ne vous minez pas le moral même si cela signifie 7 branches descendantes à compléter… En cherchant leur acte de naissance respectif, vous découvrez par le biais des mentions marginales que 2 enfants n’ont pas pu avoir de descendance. Voici un exemple de ce que les actes de naissance pourraient vous apprendre suite à votre découverte des enfants par le biais des relevés de recensements :

  1. Charles Joseph
    • Né le 17/07/1886
    • Présent sur les recensements de 1886, 1891, 1896, 1901 et 1906
    • Marié le 18/04/1907
    • Décédé le 13/04/1938
  2. Georges Joseph
    • Né le 18/12/1887
    • Présent sur les recensements de 1891, 1896, 1901 et 1906
  3. Jean Joseph
    • Né le 03/03/1890
    • Présent sur les recensements de 1891 et 1896
    • Décédé le 17/11/1897
  4. Marie Jeanne
    • Née le 14/02/1892
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901, 1906
    • Mariée le 15/12/1919
  5. Rose Aldegonde
    • Née le 13/08/1894
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901 et 1906
    • Mariée le 04/09/1918
    • Décédée le 09/04/1920
  6. Marie Thérèse
    • Née le 25/06/1897
    • Présente sur le recensement de 1901
    • Décédée le 09/10/1902
  7. Nicolas Jean
    • Né le 31/12/1900
    • Présent sur les recensements de 1901 et de 1906

Je vous propose de nous arrêter là pour l’instant. Et de continuer et compléter cette recherche dans un prochain post. Voici à quoi ressemble l’arbre de descendance du couple BIDULE-MOSNIER après cette première session de recherches :

genealogie descendantes bidule mosnier dfin partie 1



Le mystère de la table décennale

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de moi, enfin de mes racines. Dans mon arbre généalogique, j’ai pu gravir plusieurs générations. Assez fière, mais aussi dépitée. Et oui, certaines feuilles de mon arbre sont incomplètes. Je n’aime pas ne pas savoir. C’est plus fort que moi. Un cas en particulier me vient en tête aujourd’hui : un couple de mes arrière-arrières-grand-parents paternels. Alors du côté de mon grand-père paternel, deux couples d’arrière-grand-parents, issus de quatre couples d’arrière-arrière-grand-parents. Je m’intéressais à Céline Mathilde PETIT et Victor Lucien FOSTIER.

Ils sont nés dans le même village, elle le 22 janvier 1854 et lui le 09 septembre 1851. D’après les tables décennales, ils seraient décédés tous deux le 04 septembre 1931.

Table_Déc_Décès-PETIT-CM-1931

Tables annuelles et acte, confirme en effet le décès de mon arrière-arrière-grand-mère. Mais, son époux n’est nulle part. Disparu… Son nom semblant avoir été ajouté suite à un oubli, je me suis dit qu’il devait y avoir erreur sur la date/l’année.

Table_Déc_Décès-FOSTIER-VL-1931

Je ne l’avais hélas pas retrouvé en épluchant les registres de décès du village de 1920 à 1935. Par contre, je m’étais rendu compte qu’il était vivant au moins jusqu’en 1921 puisqu’il était à ce moment-là témoin lors de la rédaction de l’acte de décès de sa mère.  J’avais donc le choix entre :

  • Il « nous » a quitté après 1935 (et il faudra que j’aille sur place consulter les registres car ils ne sont pas encore disponibles en lignes)
  • Il est bien décédé en 1931, mais son acte de décès a disparu.

Ce qui me paraissait étrange c’est que la date soit la même que celle de sa femme. Cela peut arriver, un accident, un incendie,  bien des possibilités en fin de compte. Mais les légendes familiales n’en faisaient pas état. J’avais bien l’impression qu’ils se sont emmêlés les pinceaux à un moment et ont noté l’épouse sous le nom de l’époux tout en la notant sous son nom de jeune-fille, mais en omettant à la seconde mention d’indiquer « épouse ». Les autres théories que je pouvais avoir étaient complètement loufoques… Et finalement ?

Je n’eus pas besoin de me déplacer. Je vous avais dit que la généalogie c’est aussi une histoire d’échange. J’ai partagé cette disparition sur un forum de généalogie. Et on m’a fourni la réponse, il ne me restera plus qu’à me déplacer en mairie pour obtenir l’acte, car il n’est pas encore disponible en ligne… Ma première impression était la bonne, l’ajout avait été fait en dernière minute et la mention d’ »épouse » omise. Il lui survécu presque 9 ans et décéda le 21/01/1940.



Quand Agnat rencontre Cognat

Et vous ?
Vous êtes plutôt Agnatique, Cognatique ou Complet ?

En termes généalogiques, lorsque l’on travaille sur une lignée agnatique cela signifie que l’on ne s’intéresse qu’à la lignée des hommes d’un individu tant dans les ascendants que pour les descendants (père, grand-père, fils, petit-fils…). C’est en opposition directe avec une lignée cognatique pour laquelle on ne travaillera alors qu’à retracer la lignée des femmes d’un individu ici aussi : tant pour les descendantes que pour les ascendantes (mère, grand-mère, fille, petite-fille…).

Un arbre complet pourrait être nommé un arbre de la parité, puisque l’on va travailler à trouver des ascendants et/ou descendants tant hommes que femmes.

Pour ma part j’ai opté pour un arbre complet.



Ils furent donc nous sommes !

« Ils furent donc nous sommes ! « . C’est un peu la réflexion que je me suis faite au tout début de mes recherches généalogiques. J’avais alors une quinzaine d’année et du haut de mon 1.60m, je découvrais un nouveau monde d’arbre, de branches, de patronymes… Une voisine de mon âge réalisait son arbre et me fit une présentation de ses ancêtres. Je voulus alors connaitre les miens.

C’est ainsi qu’après un échange avec mes parents, ils me firent chacun don de leurs recherches de jeunesse. J’avais un point de départ ! J’interrogeais alors les vivants, autrement dire mes grands-parents, afin de confirmer et compléter mes informations. On m’offrit également mes premiers livres en relation avec le sujet, c’est ainsi que je découvris SOSA et d’Aboville, agnatique et cognatique…

Mais avoir des informations ne m’était pas suffisant, il m’était nécessaire d’obtenir des « preuves ». Après une mise au propre et une mise en commun des 2 arbres. Les vacances d’été venaient de débuter, ayant l’occasion d’en passer une partie chez mes grands-parents, je me mis en quête des premiers documents en mairie qui étayeraient chaque feuille et chaque branche.

Registre après registre, parcourant tables décennales et annuelles, je parvins à amonceler mes premiers trésors antiques dans un classeur. Les branches paternelles furent les premières à être ainsi illustrées alors que les branches maternelles me donnèrent plus de fil à retordre. Les études revinrent au grand galop et je dus plusieurs années durant me contenter de quelques bout de papiers. Il y a quelques mois à présent, le temps libre retrouvé et l’ère du numérique me permirent de revenir contempler et compléter mes branches.

Je souhaite ici livrer mon parcours, mes recherches, le vocabulaire, les idées, les énigmes… Tout ce qui fait que ce voyage au sein de mes racines est pour moi une belle aventure. J’espère pouvoir vous guider.



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