La rédaction de ma première chronique…

Ce ne fut pas une mince affaire que de rédiger cette première chronique. Depuis 20 ans que je travaille sur mon arbre généalogique, j’ai pu récupérer un nombre assez important de documents. Ils sont classés par SOSA, portent les prénoms et nom de l’ancêtre et enfin le type du document. Il me fallait d’abord déterminer de qui j’allais parler dans ma chronique, parmi tous ceux trouvés et retrouvés… Qui allait être le premier ?

60 - Albert Joseph AUBRUN

Pour établir mon choix j’ai pris un ancêtre que je ne pouvais pas avoir rencontré, mais assez proche pour espérer avoir suffisamment de matière et de documents pour rédiger son histoire. J’ai regardé mon arbre d’un peu plus près et j’ai arbitrairement choisi 4 générations au-dessus de moi, le grand-père de ma grand-mère qui vient tout juste de fêter ses 90 ans.

Mon inventaire à ce moment était composé de :

  • Son acte de naissance
  • Son acte de mariage avec Julia Emma MERCIER
  • Le recensement de 1906

Je savais qu’il avait eu au moins un fils, mon arrière-grand-père Félix Joseph et je connaissais les prénoms et nom de ses parents pour lesquels j’avais l’acte de mariage en plus de l’acte de naissance de sa mère.

Je me suis alors mise en quête de ses frères et sœurs, comme expliqué dans mon post « Retracer une lignée – Notion et Méthode perso« , j’ai commencé à éplucher les 3 tables décennales (naissances / mariages / décès). Étant né à Fourmies, j’ai commencé là-bas, mais il s’était marié à Ohain et son fils connu était né à Ohain, ainsi les tables décennales d’Ohain subirent le même sort. Voici à quoi ressemblait la lignée AUBRUN, jusqu’à mon arrière-grand-père sur Geneanet avant mes recherches.

lignée avant recherches

Ayant établi qu’il avait 1 sœur, 2 frères, 3 fils et 2 mariages, je me suis tournée vers le reste de sa vie. En étudiant les actes de naissances, mariages et décès trouvés, j’ai pu définir ses adresses successives. La liste n’est peut-être pas exhaustive, mais elle représente déjà un petit paquet de maisons où mon ancêtre vécu. Par la même occasion des informations sur son parcours professionnels vinrent s’ajouter à la liste de mes informations. Je ne vais pas vous retracer l’épopée sur ses états signalétiques militaires introuvables puisque tout est dans le post « D’aubaine en sol par le sang…« , mais je pense que j’ai bien du y consacrer au moins 8 heures de recherches sur 3 ou 4 jours. Voici donc à quoi ressemble la lignée AUBRUN, jusqu’à mon arrière-grand-père sur Geneanet après mes recherches.

lignée après recherches

Alors passons à la suite, les coupures de presse. La BNF et plus particulièrement son site Gallica allait être mon nouvel outil de recherche. Vous rappelez vous de mon post « Les JO sans faire de sport… » ? Les archives de nombreux journaux ont été numérisées et sont disponibles sur le site, en plus du JO (Journal Officiel). Après quelques recherches sur le nom de mon aïeul, j’ai pu retrouver les JO évoquant ses médailles professionnelles et celles concernant sa vie dans la musique municipale, ainsi que le journal décrivant la fête du centenaire de la musique municipale d’Ohain où mon AAGPM apparaît. Quelques recherches sur Fourmies et Ohain à cette époque afin de pouvoir lier l’Histoire à l’histoire d’Albert dans la mesure du possible. Ce point sera à retravailler car il n’a pas été assez creuser et encore moins utilisé.

Pour la mise en forme ce fut une histoire bien plus compliquée… Comment faire ? Par où démarrer ? Par ordre chronologique ou par thème ? avant de me décider sur toutes ces questions j’ai établi une chronologie des évènements depuis le mariage des parents d’Albert jusqu’au dernier document trouvé. J’ai utilisé des couleurs pour identifier les évènements, bleu pour les mariages, vert pour les naissances et ainsi de suite…

chronologie Albert

La partie la plus délicate et la plus indescriptible fut la rédaction en elle-même qui me prit plusieurs jours, un nombre incalculable de brouillon pour enfin réussir à écrire mon texte et me rendre compte après publication que je n’avais pas parlé de sa nationalité et donc de la partie militaire. Quelques documents manquaient et manquent encore, mais j’ai pu réduire la liste il y a quelques jours en mettant la main sur l’acte de décès de sa mère, Catherine Elisa.

Et vous ? Comment procédez-vous lorsque vous écrivez une chronique ? Votre première fut-elle aussi douloureuse que la mienne ?



Simple rédaction

« Généalogie simple » et « Généalogie rédigée » sont deux manières de lister les feuilles de votre arbre autrement qu’en un schéma, uniquement avec des mots. La première c’est une liste tout ce qu’il y a de plus simple qui va reprendre dans l’ordre depuis le SOSA 1 de votre arbre jusqu’au plus loin où vous êtes allez vos feuilles, séparées génération par génération, avec pour seules indications si elles sont connues les années de naissance et de décès. Avec l’arbre de la famille ALOGIE que nous réalisons depuis quelques jours, voici ce que donnerait la rédaction d’une « Généalogie simple » sur 3 générations :

  • Génération 1
    • 1 – Jenni ALOGIE (1986 -)
  • Génération 2
    • 2 – Léon ALOGIE (1956 -)
    • 3 – Sophie ALE (1956 -)
  • Génération 3
    • 4 – Hector ALOGIE (1934 -)
    • 5 – Josette TRUC (1935 – 2007)
    • 6 – Charles ALE (1930 – 2003)
    • 7 – Christine MACHIN (1933 -)

Dans une « généalogie rédigée » on trouvera plus d’informations car on reportera par exemple les parents, les villes, les métiers et les unions, sans oublier les enfants. Voici ce que donnerait la rédaction d’une « Généalogie rédigée » sur 3 générations :

  • Génération 1
    • 1 – Jenni ALOGIE, née le 01 avril 1986 à Nice. Parents 2 et 3.
  • Génération 2
    • 2 – Léon ALOGIE, né le 01 avril 1956 à Nice. Garagiste. Parents 4 et 5.
      • Mariage le 01 mai 1978 à Nice.
      • Dont:
        • 1- Jenni ALOGIE.
    • 3 – Sophie ALE, née le 01 juin 1956 à Nice. Fleuriste. Parents 6 et 7.
  • Génération 3
    • 4 – Hector ALOGIE, né le 21 novembre 1934 à Carcassonne. Parents 8 et 9.
      • Mariage le 01 août 1954 à Carcassonne.
      • Dont :
        • 2 – Léon ALOGIE.
        • Rose ALOGIE.
        • Eugène ALOGIE.
    • 5 – Josette TRUC, née le 01 janvier 1935 à Carcassonne. Décédée le 19 mars 2007 à Madrid, Espagne. Parents 10 et 11.
    • 6 – Charles ALE, né le 18 septembre 1930 à Nice. Décédé le 25 décembre 2003 à Nice. Parents 12 et 13.
      • Mariage le 01 septembre 1950 à Nice.
      • Dont:
        • 3 – Sophie ALE.
        • Louis ALE
    • 7 – Christine MACHIN, née le 24 juillet 1933 à Nice. Parents 14 et 15.

     

Ces formats sont donné à titre d’exemple. Il est possible parfois de les trouver plus ou moins détaillés. Cela dépend des méthodes de chacun. Il est absolument indispensable que vous adaptiez chacune à vos besoins car au final c’est vous qui devrez vous y retrouver dans tout ceci…



Énumérer sans s’y perdre

Rechercher ses racines, savoir d’où l’on vient. Chaque être humain s’est un jour posé la question. Mais lorsque le travail de recherche commence on peut très rapidement s’y perdre. Alors il faut se trouver une méthode pour classer tous ces ancêtres.

Au niveau zéro il y a vous. 1 individu. C’est 2 puissance 0.
Au 1er niveau il y a vos parents. 2 individus. C’est 2 puissance 1.
Au 2ème niveau il y a vos grands-parents. 4 individus. Vos aïeuls. C’est 2 au carré.
Au 3ème niveau il y a vos arrière-grands-parents. 8 individus. Vos bisaïeuls. C’est 2 au cube.
Et ainsi de suite. À chaque niveau au-dessus de vous il y aura 2 puissance « niveau » individus (plus tous ceux entre vous et eux, il ne faudrait pas les oublier…).

Un premier choix doit donc se faire sur la méthode de classement. Mon premier livre de généalogie offert par ma mère était un guide « Guide pratique : comment dresser son arbre généalogique ». Dès les premières pages plusieurs méthodes sont expliquées. SOSA, d’Aboville, Henry. Doit-on révolutionner le monde et réinventer la roue et l’eau chaude, ou les utiliser tels qu’ils existent déjà ?

J’ai opté personnellement une de ces méthodes. Cependant avant de me décider, j’ai lu et cherché des informations sur ces méthodes. J’étais une adolescente qui voulait comprendre et le vocabulaire ou les tournures de phrases n’étaient pas toujours à ma portée. À cette époque pas de Wikipedia, mais Encarta. Je vous assure que ça ramait bien et le changement de CD pour obtenir une information rendait vite dingue. Je pense qu’on peut remercier les avancées en matière d’informatique qui nous ont rendu l’information plus facilement accessible. Je vais vous épargner le laborieux travail de retrouver une version d’Encarta (ou Tout l’Univers) et vous donner des liens vers Wikipedia si vous souhaitez plus d’information sur les méthodes que je vais citer.

Commençons avec la méthode SOSA. Le principe est relativement simple. Si vous êtes la souche de votre arbre généalogique vous êtes le numéro 1. Vos parents sont les numéros 2 et 3, respectivement votre père et votre mère. Et oui, point de galanterie ici… Monsieur passe devant. Vos grand-parents sont 4, 5, 6 et 7, en ayant 4 votre grand-père paternel, 5 votre grand-mère paternelle, 6 votre grand-père maternel et 7 votre grand-mère maternelle… Vous voyez où je veux en venir ?

Si vous cherchez les parents d’un individu vous multipliez son numéro SOSA par 2 pour obtenir celui de son père, si vous cherchez sa mère ça sera son SOSA fois 2 plus 1. Ainsi 32 est le père de 16 et 33 est la mère de 16, avec 16 père de 8 et époux de 17… Voici un petit exemple sur 4 générations de l’arbre correspondant :

 sosa

Le système Henry , j’avoue que là je n’ai pas vu de grande différence autre que les enfants par rapport à la numérotation d’Aboville qui l’a supplanté dans les années 1940. Je n’y ai pas regardé de plus près non plus. Je vais donc vous parler directement de la dernière. Cette fois, on part du plus haut pour redescendre jusqu’à vous. Ce qui signifie que vous ne chercherez pas tous vos ancêtres, mais plutôt les descendants de l’un de vos ancêtres. Cet individu, tout en haut de votre branche choisie est alors le numéro 1. Ses enfants sont dans l’ordre de naissance : 1.1 puis 1.2 puis 1.3 puis 1.4 et ainsi de suite. Les enfants de 1.1 seront 1.1.1 / 1.1.2 et 1.1.3 s’il en a eu 3, les enfants de 1.2 seront alors 1.2.1 et 1.2.2 s’il en a eu 2… Voici un petit exemple sur 4 générations de l’arbre correspondant :

aboville



Ils furent donc nous sommes !

« Ils furent donc nous sommes ! « . C’est un peu la réflexion que je me suis faite au tout début de mes recherches généalogiques. J’avais alors une quinzaine d’année et du haut de mon 1.60m, je découvrais un nouveau monde d’arbre, de branches, de patronymes… Une voisine de mon âge réalisait son arbre et me fit une présentation de ses ancêtres. Je voulus alors connaitre les miens.

C’est ainsi qu’après un échange avec mes parents, ils me firent chacun don de leurs recherches de jeunesse. J’avais un point de départ ! J’interrogeais alors les vivants, autrement dire mes grands-parents, afin de confirmer et compléter mes informations. On m’offrit également mes premiers livres en relation avec le sujet, c’est ainsi que je découvris SOSA et d’Aboville, agnatique et cognatique…

Mais avoir des informations ne m’était pas suffisant, il m’était nécessaire d’obtenir des « preuves ». Après une mise au propre et une mise en commun des 2 arbres. Les vacances d’été venaient de débuter, ayant l’occasion d’en passer une partie chez mes grands-parents, je me mis en quête des premiers documents en mairie qui étayeraient chaque feuille et chaque branche.

Registre après registre, parcourant tables décennales et annuelles, je parvins à amonceler mes premiers trésors antiques dans un classeur. Les branches paternelles furent les premières à être ainsi illustrées alors que les branches maternelles me donnèrent plus de fil à retordre. Les études revinrent au grand galop et je dus plusieurs années durant me contenter de quelques bout de papiers. Il y a quelques mois à présent, le temps libre retrouvé et l’ère du numérique me permirent de revenir contempler et compléter mes branches.

Je souhaite ici livrer mon parcours, mes recherches, le vocabulaire, les idées, les énigmes… Tout ce qui fait que ce voyage au sein de mes racines est pour moi une belle aventure. J’espère pouvoir vous guider.



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