Illustrer le passé au mur

Assez ironiquement on parle de rechercher ses racines alors qu’on remonte un arbre généalogique. Pas de pelle pour creuser plus profondément, uniquement des documents pour gravir les branches. Il est vrai que depuis le début je vous parle d’ascendance et non pas de descendance. Je vous promets un article dédié à ce mode de recherche d’ici peu. En attendant, lorsque l’on fait nos recherches et que vient le moment de montrer fièrement le résultat de ces heures enfouies dans des registres poussiéreux ou numériques, quoi de mieux qu’un bel arbre sur papier que vous pourrez encadrer pour illustrer le passé au mur du salon ? Petit conseil si votre compagne ou compagnon n’est pas fan de cette décoration : reliez vos deux arbres et vous serez un compagnon ou une compagne parfait(e) à ses yeux… (Taux de réussite : 75%)

Faut vraiment que j’arrête les digressions… On va finir par se perdre de vue avec tout ça… Alors je parlais d’arbres et pas d’arbres fruitiers… Plutôt chêne ou plutôt olivier, plutôt carré ou plutôt circulaire, c’est à vous de décider et vous allez voir que le choix ne sera pas simple…

Si vous êtes du genre nature vous pouvez par exemple opter pour la version chêne ou olivier comme je vous l’annonçais :

 Le chêne

arbre-chene

L’olivier

Arbre_Olivier

Mais vous avez aussi l’arbre simple avec une forme très carrée comme je vous ai déjà montré dans un post précédent :

sosa

Il y en a deux que j’aime beaucoup, ils sont circulaires et semi-circulaires. Le premier est, il faut l’avouer, pas très évident à lire lorsqu’on n’a pas l’habitude. Le second ressemble à un hémicycle et est de lecture bien plus simple.

Circulaire

circulaire

Semi-circulaire

arbre-semi-circulaire

Les possibilités sont nombreuses. Ici ce ne sont que quelques exemples, mais vous en trouverez des très colorés, des arbres sur plusieurs niveaux (c’est limite de l’origami à ce niveau-là) ou encore des arbres de style enluminure :

arbre_enluminure 2

enluminure 1



As-tu reçu mon idée ?

« La généalogie y a que les vieux que ça intéresse »
« La généalogie c’est un sport pour le club du 3ème âge »
« La généalogie c’est pour les snobs en mal de reconnaissance »
« La généalogie c’est juste bon à respirer de la poussière »
« La généalogie c’est juste pour essayer de prouver qu’on est cousin avec Napoléon »…

Ah, il y a des jours où j’aime les gens, ou pas… Sinon dans la réalité ça donne quoi ?

D’après un sondage IPSOS réalisé en mars 2010 (pas si vieux que ça et je vous avoue que ça m’étonnerait que la tendance ait pris un virage à 180° en si peu de temps) les anciens ne sont pas les seuls à s’intéresser aux racines de la famille. Le panel interrogé était de 1033 personnes âgées de 16 à 64 ans. C’est sur ce n’est pas la France entière, mais c’est déjà un beau panel. Voici un article qui en parle un peu plus sur geneablog.fr. Pour ma part, je vais me contenter de vous donner quelques chiffres :

    • 48% des français ne savent pas qui sont leurs arrière-grands-parents (et au-dessus c’est le gouffre intersidéral)
    • 79% sont potentiellement intéressés par la généalogie
    • 61% des personnes interrogées ont déjà réalisé au moins une recherche généalogique
    • 51% des généalogistes sont des généanautes (ils utilisent les ressources internet pour la quête de leurs ancêtres)
    • 65% ont moins de 35 ans (il est où le club de retraités ???)

Ça vous en bouche un coin hein ? Parce que si 2 généalogistes sur 3 ont moins de 35 ans, il va falloir ouvrir le club du 3ème âge aux membres du 2nd âge (ça se dit ça ?). Si 1 généalogiste sur 2 est un généanaute, les mains et les poumons sont propres de toute poussière des registres. Pour ce qui est de Napoléon, j’avoue, je m’incline, je n’ai pas de chiffre. Mais si vous voulez on peut regarder la démographie depuis Napoléon à nos jours. Je vous jure qu’au niveau population ça ne collera pas. Avec un Saint-Louis (Louis IX), je dis pas, il y a tellement de décennies depuis le 25 avril 1214 date de sa naissance ou le 25 août 1270 date de son décès.

Ceux qui cherchent à prouver une noble ascendance ou tout du moins célèbre, sont peu nombreux très certainement. Je ne suis pas seule à le penser et je vous propose un article sur « Auprès de nos racines » qui soutient les mêmes propos avec d’autres mots. Nous ne descendons pas tous de Mozart ou de Gutenberg, il vrai que presque toutes les familles ont leurs légendes de personnalités, mais souhaitons nous véritablement le prouver, car il est aussi possible que ces fameuses recherches mènent justement à prouver le contraire… Je suis désolée papa, il n’y a pas de marquis dans nos ancêtres qui a dû choisir entre sa tête et son titre à la révolution…



Le mystère de la table décennale

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de moi, enfin de mes racines. Dans mon arbre généalogique, j’ai pu gravir plusieurs générations. Assez fière, mais aussi dépitée. Et oui, certaines feuilles de mon arbre sont incomplètes. Je n’aime pas ne pas savoir. C’est plus fort que moi. Un cas en particulier me vient en tête aujourd’hui : un couple de mes arrière-arrières-grand-parents paternels. Alors du côté de mon grand-père paternel, deux couples d’arrière-grand-parents, issus de quatre couples d’arrière-arrière-grand-parents. Je m’intéressais à Céline Mathilde PETIT et Victor Lucien FOSTIER.

Ils sont nés dans le même village, elle le 22 janvier 1854 et lui le 09 septembre 1851. D’après les tables décennales, ils seraient décédés tous deux le 04 septembre 1931.

Table_Déc_Décès-PETIT-CM-1931

Tables annuelles et acte, confirme en effet le décès de mon arrière-arrière-grand-mère. Mais, son époux n’est nulle part. Disparu… Son nom semblant avoir été ajouté suite à un oubli, je me suis dit qu’il devait y avoir erreur sur la date/l’année.

Table_Déc_Décès-FOSTIER-VL-1931

Je ne l’avais hélas pas retrouvé en épluchant les registres de décès du village de 1920 à 1935. Par contre, je m’étais rendu compte qu’il était vivant au moins jusqu’en 1921 puisqu’il était à ce moment-là témoin lors de la rédaction de l’acte de décès de sa mère.  J’avais donc le choix entre :

  • Il « nous » a quitté après 1935 (et il faudra que j’aille sur place consulter les registres car ils ne sont pas encore disponibles en lignes)
  • Il est bien décédé en 1931, mais son acte de décès a disparu.

Ce qui me paraissait étrange c’est que la date soit la même que celle de sa femme. Cela peut arriver, un accident, un incendie,  bien des possibilités en fin de compte. Mais les légendes familiales n’en faisaient pas état. J’avais bien l’impression qu’ils se sont emmêlés les pinceaux à un moment et ont noté l’épouse sous le nom de l’époux tout en la notant sous son nom de jeune-fille, mais en omettant à la seconde mention d’indiquer « épouse ». Les autres théories que je pouvais avoir étaient complètement loufoques… Et finalement ?

Je n’eus pas besoin de me déplacer. Je vous avais dit que la généalogie c’est aussi une histoire d’échange. J’ai partagé cette disparition sur un forum de généalogie. Et on m’a fourni la réponse, il ne me restera plus qu’à me déplacer en mairie pour obtenir l’acte, car il n’est pas encore disponible en ligne… Ma première impression était la bonne, l’ajout avait été fait en dernière minute et la mention d’ »épouse » omise. Il lui survécu presque 9 ans et décéda le 21/01/1940.



Décimé ou né par la guerre

Même si on était pas bon en histoire à l’école il y a quelques dates que l’on connait tous (oui 1515 est souvent la première à laquelle on pense), on vous en a parlé, on vous en a reparlé, on vous l’a rabâché et finalement s’est rentré dans votre tête pour ne plus sortir. Et il y a les dates qui comptent parce qu’on éprouve un besoin de mémoire soit personnel et familial soit à cause justement de l’Histoire avec le grand H…

Dois-je citer les 2 guerres mondiales qui décimèrent les populations de 1914 à 1918 et de 1939 à 1945 ? Mais avant cela d’autres guerres entraînèrent les soldats français mourir loin de leur foyer. Citons quelques exemples dans le désordre, dans une liste non exhaustive, sur les derniers siècles :

  • Guerre franco-allemande de 1870 à 1871
  • Expédition espagnole de 1823
  • Révolte de la Corse entre 1768 et 1769
  • Guerre des 7 ans de 1756 à 1762
  • Guerre de succession d’Autriche de 1741 à 1747
  • Guerre de succession d’Espagne de 1701 à 1714

On savait déjà que l’Homme est un animal territorial et conflictuel, je n’essaye pas de vous le prouver. Alors pourquoi je vous en parle ? Parce que si ces guerres provoquent des morts en grand nombre, elles engendrent bien souvent (j’ai pas dit toujours, hein) un genre de babyboom au sortir de celles-ci. Donc il est possible lors de vos recherches que les registres varient de taille par exemple, soit plus épais pour les naissances après-guerre, plus épais pour les décès en temps de guerre que celui des naissances en temps de guerre ou celui des décès après-guerre…

Si vous regardez dans notre exemple, votre arrière-grand-père Gontrand Joseph MACHIN est décès loin de chez lui le 05 septembre 1944… Que supposer ? Qu’il a fait partie d’une troupe, d’une unité, d’un groupe présent(e) lors de la campagne de Lorraine ou encore qu’il était un prisonnier de guerre qui a perdu la vie (exécution ou assaut ou autre) ce jour-là à Thionville. Même si Américains et Allemands sont ceux retenus pour cette campagne, il ne faut pas oublier que tous les soldats français n’étaient pas concentrés en un seul lieu…

Comment savoir ce qu’il en était ? Sur les états signalétiques militaires de grand-papi… Vous vous rappelez qu’il existe pour chaque « classe » un registre avec une liste alphabétique et un registre avec les désignations de chaque soldat ? Une classe c’est l’ensemble des soldats d’une année. Il faudrait que je vérifie, mais il me semble qu’un homme né en 1880 sera de la classe de 1900 je crois. Donc dans cette logique grand-papi étant né en 1907, sera de la classe de 1927.

etats signaletiques militaires 1880

Je reprends ma fiche signalétique (fiche d’états de service) prise au hasard dans un registre lors d’un post précédent. Vous trouverez dessus l’ensemble des compagnies et régiments qui ont accueillies le soldat ici désigné, même si ce n’est qu’un temps très court. S’il a participé à des campagnes c’est noté ici, s’il est mort au front c’est également noté ici. J’essaye autant que possible de retrouver les états signalétiques de mes ancêtres masculins, car on y retrouve également :

  • Date et lieu de naissance
  • Nom et prénoms des parents
  • Adresse(s) connue(s)
  • État marital

Il est possible parfois que monsieur ayant de nombreux enfants, soit dispensé afin de s’occuper de sa famille nombreuse. Là aussi c’est écrit qu’il a été renvoyé dans ses foyers… Finalement chaque document est une mine d’or non ?



Mentions Marginales

Revenons à votre arbre… Avec les informations glanées chez vos grands-parents, vous savez à présent qui sont vos arrière-grands-parents. Et maintenant ? Puisque les dates de naissances de chacun vous sont connues, vous avez remplis vos fiches dans votre logiciel ou sur site ou encore votre fichier Excel. 1911 étant la date la plus proche les concernant, il ne sera pas nécessaire d’écrire en mairie pour qu’ils vous envoient des copies d’actes de naissance. Dans notre exemple il vous reste 4 villes pour vos recherches sur ces documents.

  • Nice dans les Alpes-Maritimes
  • Carcassonne dans l’Aude
  • Besançon dans le Doubs
  • Toulouse dans la Haute-Garonne

Maintenant c’est selon votre choix. On voyage ou on surfe. Optons cette fois au moins pour le surf. Les archives départementales deviennent votre meilleur allié. Depuis cette page avec une jolie carte de France toute bleue et fractionnée par département, vous accéderez en cliquant sur le département qui vous intéresse à une page de présentation, un récapitulatif de ce que vous trouverez en ligne pour ce département et un lien vers les archives en ligne.

Donc pour

  • Nice il faudra cliquer ici.
  • Carcassonne il faudra cliquer ici.
  • Besançon il faudra cliquer ici.
  • Toulouse il faudra cliquer ici.

Il va vous falloir faire preuve d’adaptation et parfois de patience. Chaque site à son module pour ses archives numérisées. Certains sont intuitifs, d’autres sont fort élaborés (autant dire qu’on s’y perd), certains sont rapides, d’autres rament, certains sont d’une qualité paradisiaque, d’autres vous donneront envie de jeter votre ordinateur par la fenêtre. Autant que faire se peut garder votre calme. Il serait dommage de perdre votre matériel sous le coup de la colère te de l’impatience alors qu’il n’y est pour rien.

Alors je viens de découvrir pour ce post (j’en profite je voyage un peu) les archives départementales de Haute Garonne, qui m’ont menées tout droit aux archives municipales en ligne de Toulouse (je ne savais pas que cette ville en avait en ligne). J’ai pris un acte au hasard pour vous illustré ce qui peut nous intéresser ici. L’acte en lui-même n’a pas été copié. Je n’ai pris qu’un extrait de ce que l’on nomme « mention marginale ». Kézako ?

indications marginales acte de naissance

Alors une mention marginale c’est comme son nom l’indique : dans la marge.  C’est en fait un ajout sur un acte existant. Cela permet de le compléter. On peut y trouver un mariage, un divorce, un décès, la reconnaissance d’un enfant, un changement de nom ou prénom ou même l’acquisition d’une nationalité. Dans l’extrait que j’ai récupéré, on y voit le mariage, le divorce et le décès de la dame à qui appartenait cet acte de naissance. J’adore les chasses aux trésors surtout quand on va pour un grain de sable et qu’on revient avec un bac complet…

Parfois vous aurez beaucoup de chance et à d’autres moments vous aurez envie de tout plaquer. Trichons un peu et disons que vous avez eu beaucoup de chance aujourd’hui dans vos recherches. Vous n’êtes plus loin de jouer au loto je pense car voici ce que vous avez pu déterminer :

récap - 4 gen - avancée

Du coup cela vous a permis de compléter votre graphique des vivants par années :

en vie 4 gen pleines

On n’est pas remonté très loin pour l’instant, mais il faut dire ce qu’il en est : ça ressemble de plus en plus à quelque chose de sympa…



Darwin avait-il une théorie sur les écrits ?

Si l’Homme et toutes autres espèces évoluent au cours du temps depuis des millions d’années et même depuis la nuit des temps, il est possible d’en dire autant sur les écrits. C’est bien simple, au début ils n’existaient pas. Bon celle là, elle était facile. Mais à bien y regarder ce n’est pas si hors de propos que cela. Le besoin de s’exprimer et de garder une trace de son passage ont fait que l’Homme a créé l’écriture et l’a faite évoluer. Son évolution vient des supports ou des outils, mais aussi des méthodes. Elle s’est arrondie d’un côté du monde, elle est devenue plus angulaire d’un autre, certaines ont vu le jour alors que d’autres disparaissaient, l’évolution est bien là et même l’écriture à sa généalogie si on pousse un peu Maurice et son bouchon. Je vous recommande d’ailleurs l’article du site Egyptos qui présente une généalogie/un organigramme des écritures. Si vous souhaitez en savoir plus encore n’hésitez pas à me le faire savoir j’ai quelques autres références (magasine, livre…) qui pourraient assouvir au moins en partie votre soif de savoir.

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Et bien parce que vous vous rendrez compte au fil du temps en parcourant les registres que l’écriture et les textes ont changés. Parfois même ces changements sont visibles d’une année à l’autre. Quand je vous parle d’évolution du texte on peu prendre pour exemple les classes militaires de 1867 et 1880, d’une même zone pour s’apercevoir que les formulaires ont évolués :

États signalétiques militaires (pris au hasard) de 1867 :

 etats signaletiques militaires 1867

États signalétiques militaires (pris au hasard) de 1880 :

etats signaletiques militaires 1880

Alors qu’en 1867, ceux-ci s’étalaient en longueur et permettaient de voir 3 soldats d’un coup, en 1880 (et un peu avant), ils sont organisé de façon à ce qu’une page soit réservée pour un soldat unique. Tout ça c’est très bien, mais c’est juste un format qui change. Prenons cette fois une évolution sur le texte. Voici deux actes de sépulture, l’un est de 1705, l’autre est de 1738. Ils proviennent tous deux de la même commune. Celui de 1705 est extrêmement court, 2 lignes pour dire quand, qui est son conjoint.

3956 - Acte Sepulture - Martin DAMEROSE

Alors qu’en 1738, l’acte est un peu plus détaillé, même s’il ne donne pas beaucoup plus d’informations. La date de décès est complète, la défunte est nommée, son conjoint est désigné (on ne sait pas s’il est vivant ou décédé) et il est précisé que la défunte fut inhumé le même jour au cimetière.

1067 - Acte Sepulture - Antoinette DAMEROSE

Par moment ce sera un jeu d’enfant que de lire un acte, parfois ça sera difficile, mais il est aussi possible que cela devienne une torture. Prenez par exemple cet extrait de tables décennales de naissances récupéré sur le site des archives départementales de Moselle :

tdn - moselle

Pas très lisible n’est-ce pas ? Et ce n’est pas le pire de ce que j’ai pu déjà trouver… À l’opposé, dans les cas simples on a par exemple, la dactylographie que l’on louera. On pourrait presque s’amuser à réaliser un graphique avec des pourcentages sur la lisibilité au cours des années. Je ne sais pas ce que cela nous apporterait pour notre arbre, mais les évolutions et régressions seraient visibles. Car oui, s’il y a parfois évolution, il y a aussi parfois régression. N’oublions pas que l’Homme est remplaçable et les agents de l’état civil sont des hommes et des femmes comme nous…



Pas besoin de connaître la sténo…

Lorsque vous êtes allé chez mamy Christine vous avez soudain eu une révélation : elle parle TRÈS vite ! Alors vous avez tentez de noter ce qu’elle disait sa mère Marie Anne POINT et son père Gontrand Joseph MACHIN. Sauf que votre écriture pourrait très bien concurrencer celle de votre médecin de famille et vous en êtes même à vous tâter de courir jusque chez votre pharmacien pour qu’il vous traduise vos propres mots. C’est dommage, hein ? Sans pour autant devenir sténographe, voici quelques abréviations qui vous aurez fait gagner un peu de temps…

  • ° est le symbole qu’on utilise pour parler d’une naissance, donc à côté on place la date de cet évènement.
  • x est le symbole qu’on utilise pour parler d’un mariage.
    • (x) est le symbole pour des fiançailles
    • x2 et x3 seront utilisé pour parler d’un second ou troisième mariage (et ainsi de suite)
  • + est le symbole qu’on utilise pour parler d’un décès.

Ces symboles sont les plus utilisés, mais parfois il arrive qu’on en trouve d’autres.  C’est pourquoi il faut toujours les traiter avec un petit pourcentage de doute si vous utilisez les notes de quelqu’un d’autre.

  • ttt c’est pour Testament
  • )( c’est un divorce
  • t est un Témoin
  • Cm est le contrat de mariage

Quand on n’est pas sûr à 100% d’une date on peut facilement signaler le souci lié à cette date :

  • !1900 : cela signifie que la personne a été citée en 1900
  • /1900 : l’évènement a eu lieu avant 1900
  • 1900/ : l’évènement a eu lieu après 1900
  • ca 1900 : l’évènement a eu lieu environ en 1900, aux alentours de 1900

Parfois l’agent d’état civil lui-même utilisait des abréviations dans les registres. Les plus connues sont :

  • 7bre : Septembre
  • 8bre : Octobre
  • 9bre : Novembre
  • 10bre : Décembre

Si vous voulez approfondir le sujet, je vous recommande la page Abréviations sur le site de Jean-Louis GARRET qui est très complète. Vous y retrouverez également celles des mois républicains, des titres et professions… Tout ceci est bien entendu donné à titre d’exemple. L’important c’est vous vous y retrouviez dans vos notes.



Partager pour avancer

Comme dans mon post sur les logiciel où je ne faisais aucune publicité, je ne souhaite ici faire aucune « propagande » religieuse. Mon but reste l’information, l’échange, les méthodes…

Le comble du généalogiste qui cherche à gravir ses branches serait d’être égoïste et de faire de la rétention d’informations. Il n’est pas question de concours, mais de partage de connaissances pour que chacun puisse avancer. Vous voulez de l’aide ? C’est bien, soyez prêts à vous aussi en fournir aux autres. Dans ce cas on vous parlera souvent de GEDCOM. Il ne s’agit pas d’un oiseau rare ou de je ne sais quelle espèce en voie de disparition. Il est ici question d’un fichier contenant toutes vos informations selon un formatage bien défini.

Alors GEDCOM, ça veut dire quoi ? C’est un acronyme anglais pour « genealogical data communication ». Si vous n’êtes pas anglophone sachez que cela se traduit par « Communication de Données Généalogiques ». Ce format d’échange de données n’est pas très ancien (1980) et fut développé par ceux que l’on nomme Mormons (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours).  Il est donc question d’une norme permettant un échange informatisé et facilité de données généalogiques sous la forme d’un fichier texte. À moins d’être vraiment très bon il vous faudra l’aide de votre site internet ou de votre logiciel pour écrire et lire ce fichier. Il comporte les informations suivantes :

  • Chaque personne de l’arbre
  • Chaque famille
  • Chaque évènement

Les enregistrements sont liés entre eux par cette norme bien particulière. Pourquoi je vous dit qu’il faut être bon ou patient pour lire ce fichier sans outil ? Voici un exemple d’un extrait de fichier GEDCOM que j’ai trouvé sur le site Geneawiki :

GEDCOM exemple

L’indentation utilisée dans cet exemple le rend un peu plus lisible que la normale. Bien souvent, ce que vous pourrez voir c’est quelque chose qui se rapproche plus de cet exemple tiré de Wikipedia :

GEDCOM exemple 2

Pur bonheur n’est-ce pas ? Pourtant ce fichier est extrêmement utile pour partager vos informations avec votre cousin Francis et récupérer celles de votre cousine Justine. Importer le grâce à votre logiciel ou site favori et les informations seront ajoutées pour vous permettre d’avancer, exporter le tout aussi facilement et vos cousins pourront eux aussi obtenir vos informations et avancer.



Tam tam tatam tam tam tataaam

Ah les mariages. C’est toujours l’occasion pour que la grande tante Huguette vous chope les deux joues, les pinces bien fort dans un geste qu’elle croit affectueux alors qu’il n’est que douloureux et vous demande : « Alors et toi ? C’est pour quand ? » Notez que cette question revient aussi aux baptêmes, mais (si on fait un peu d’humour noir, désolée pour ceux qui n’aiment pas) rarement aux enterrements… Cependant, le mariage c’est une source d’informations absolument merveilleuse si on oublie vos joues endolories.

Tout est réuni sur ce bout de papier pour vous permettre d’étendre vos branches dans la joie et la bonne humeur. En plus c’est à cette occasion qu’a été remise en main propre la relique nommée « Livret de famille » que papi Hector s’était fait une joie de vous présenter l’autre jour. La tradition voulait qu’on se marie dans la commune de la future mariée, sauf entre 1798 et 1800, où une loi imposait de se marier dans les chefs-lieux de canton. Si vos ancêtres se sont mariés entre 1798 et 1800, il faudra peut-être faire un peu d’histoire géographique, pour savoir si le chef-lieu de canton a changé ou pas depuis cette époque. Nombreux sont ceux qui ont continué de suivre cette loi même après sa suppression, vous allez adorer !

Pour déterminer une date de mariage si vos ne la connaissez pas il va falloir faire preuve de logique, même si parfois vos ancêtres ont dérogé à la règle. Le mariage a donc généralement eu lieu entre le 18ème anniversaire (âge légal à partir duquel il est permis de se marier) et la date de naissance du premier enfant. Et comme chaque règle a ses exceptions…

  • 18 ans, sauf dérogation. Parfois vous lirez « enfant mineur » pour désigner l’un des mariés, mais dans ce cas les parents ont fait le nécessaire pour que le mariage ait lieu
  • Avant la date de naissance du premier enfant, sauf s’ils n’ont pas tenu jusqu’au mariage…

enfant-mineur

Maintenant passons à ce puits de connaissance qu’est l’acte de mariage civil car je reviendrais dans un autre post sur l’acte de mariage religieux. Informations sur chacun des mariés, informations sur les parents des futurs époux, informations sur l’état matrimonial passé, mais également sur un potentiel contrat de mariage, informations sur les témoins et parfois informations sur un enfant légitimé par la même occasion… Quand on débute la généalogie on pourrait se dire « que vais-je faire de tout ça ? » ou encore « ai-je vraiment besoin de tout ça ? ». Je peux vous assurer que si vous dites cela aujourd’hui, plus tard vous détaillerez chaque acte de mariage pour remplir au maximum vos fiches personnelles qui vous permettent également de compléter vos fiches familiales.

La désignation des mariés :

  • Date et lieu de la célébration, l’heure est normalement indiquée.
  • Noms et prénoms de chacun des futurs époux
  • Dates et lieux de naissance des futurs conjoints (et comme je vous le disais plus haut c’est indiqué s’ils sont majeurs ou mineurs au moment du mariage)
  • Domiciles et professions de chacun

On passe ensuite à leur passé marital. C’est à dire que s’il y a lieu il sera indiqué s’ils sont veuf ou divorcé et dans ce cas le précédent conjoint sera désigné avec les même informations que les époux ci-dessus. La description des parents se fera de la même manière que celle des époux vient d’être faite à ceci près :

  • Date et lieux de naissance sont remplacés par l’âge
  • Si l’un des parents est décédé sa date et son lieu de décès sont cités
  • Si l’enfant est mineur il est ajouté le consentement du ou des parents/tuteurs
  • La mention d’émancipation du conjoint mineur peut-être apportée au texte

Quand je vous disais que ce document est un trésor je ne mentais pas car nous n’en avons pas fini ici avec les données utilisables… Passons à présent au mariage « en cours ». Si un contrat de mariage a été fait alors il sera indiqué. Depuis 1850, les informations concernant le notaire, son étude et la date d’établissement du contrat seront indiquées. Grâce à ce document vous en saurez plus sur les biens de la famille, la dote de la demoiselle… Mais le contrat n’est pas une obligation donc pas toujours établit.  N’oublions pas à présent que pour tout mariage il est nécessaire que soient présents et signent en plus des époux : les témoins !

  • Noms et prénoms de quatre témoins
  • Professions et domiciles
  • Il est aussi possible que soit indiqué leurs éventuels liens de parenté avec les conjoints

Bien souvent il ne reste plus qu’à signer le dit acte et le mariage débute. Mais il arrive parfois qu’un enfant soit légitimé en même temps que le mariage est prononcé. Enfant né avant mariage, il est donc par ce fait reconnu par le père. On trouve alors ses noms, prénoms, date et lieu de naissance.



To be or not to be ?

Souvenez-vous que ne pas savoir quand est décédée une personne n’est pas un obstacle insurmontable et qu’il est possible d’établir une fourchette durant laquelle la personne est « potentiellement vivante ». Un document auquel on ne pense pas forcément c’est le recensement. Son histoire étant longue je vous l’épargne, mais si elle vous intéresse n’hésitez pas à consulter la page « Histoire du recensement de la population en France » sur Wikipedia. La source d’information n’est pas sûre à 100% puisque tout le monde peut y mettre son grain de sel, mais c’est une bonne base pour débuter une recherche si on s’intéresse à un sujet.

Après Colbert et Vauban, plusieurs tentatives de recensements furent faites. Parfois partielle en termes de population, parfois partielle en termes de localisation, elles sont cependant les prémisses des recensements qui furent conduits à partir de 1801. Tous les départements ne s’y sont pas mis au même rythme. Certains commencèrent tôt et d’autres, mauvais élèves, débutèrent bien plus tard. Sauf cas exceptionnel (en général le cas de force majeur c’est : la guerre…) les recensements ont eu lieu entre 1801 et 1946 tous les 5 ans. Celui de 1871 fut repoussé d’une année, alors que ceux de 1916 et 1941 furent tout bonnement annulés. Par la suite, les recensements eurent lieux en 1954, 1962, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.

Depuis 2004, ces recensements généraux ont été remplacés par un système plus continu (ils l’ont appelé « recensement rénové »). Le recensement est fractionné par zone.

Sont disponibles en ligne pour presque toutes les archives départementales, les recensements de 1906. Mine d’information, aide pour les généalogistes amateurs que nous sommes. Grand-papi Léon Eugène ALOGIE étant né en 1894 et décédé après 1934, doit apparaître dans le recensement de 1906. On se doute bien qu’alors âgé de 11-12 ans il ne figurera pas en tant que « chef de famille », mais bien entant qu’enfant. On va donc pouvoir trouver les parents de cet arrière-grand-père grâce à ce document si on n’avait pas déjà les informations sur son acte de naissance.

Si on connait déjà les noms et prénoms de ses parents on aura cependant leur année de naissance. Si le parent n’est pas nommé dans le ménage c’est qu’il n’est plus là.

Voici un extrait du recensement de 1906 dans une commune du Nord de la France :

recensement 1906

On voit parfaitement apparaître la place de chacun au sein du foyer (Chef de famille, épouse, enfant…), les années de naissance et les lieux de naissance sont également dans cet inventaire des informations. Il est à noter que l’épouse apparaît sous son nom de jeune-fille. N’oublions pas non plus de préciser que l’INSEE ne peut pas communiquer des recensements datant de moins de 100 ans.



1...910111213

Ecigb7dp |
Velay ô Vivarais Royal |
Mon BLOG sur l'Histoire |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Légende Urbaine
| Mabibliothèque
| Lefleuvedeleternite