Le site des AD77

Le petit voyage du jour nous amène dans le 77, la Seine et Marne. Le site des AD77 a misé sur les tons rouges, du pastel au bordeaux, pour nous présenter le département sur les points de vue historique, culturel, éducatif et communal. En effet, le bandeau muni de deux menus propose outre un accès aux archives en ligne et outils de recherche, un ensemble de pages sur l’Histoire du 77, les actions éducatives proposées par le département,  les évènements culturels (et loisirs). Je trouve un peu troublant les 4 points d’entrée suivants, car à première vue, je dirais que ces menus mènent à des proches si non identiques :

  • Archives en ligne
  • Outils de recherche
  • Archives 77
  • Archives communales

bandeau AD77

Il n’en est rien puisque le dernier me semble finalement plus réservé aux élus locaux pour leur proposer des conseils pour la conservation des documents (dans les durées mais aussi face aux intempéries). L’avant dernier me semble plus présentatif, c’est le où / quoi / comment / quand / pourquoi. Le premier donne un accès aux présentations d’archives numérisées suivant le type de document recherché (état civil / recensement / succession / hypothèques…). Chaque page s’ouvre sur une fenêtre Questions/Réponses, des références à des mots de vocabulaire sont faites et mènent parfois à un glossaire. Finalement, le menu « Outils de recherche » est celui qui va nous intéresser le plus. En plus de donne accès aux différents registres et documents numérisés, cette page propose des aides méthodologiques dont « Première recherche », « Faire sa généalogie » ou encore « Faire l’histoire d’une maison ». Je vous invite à lire ces pages. Elles sont simples, illustrées, claires. Les documents utiles sont listés, de même que les sources complémentaires. Ce sont de bons cours de base pour ceux qui n’ont encore jamais abordés ces points et de quoi attiser votre curiosité pour en savoir plus sur ces thèmes ainsi abordés.

L’accès à la base de données se fait donc par le menu « Outils de recherche » et le sous menu « Base de données« , finalement sur cette dernière page se trouve un lien « Accès direct à la base de données » qui vous permettra d’ouvrir le moteur de recherche  GAIA 9.

GAIA9 - AD77

J’avoue avoir été un peu gourmande pour une première recherche en choisissant « état civil fontainebleau » comme mots clés. Les résultats sont revenu nombreux, même un peu trop. J’ai pu voir des documents militaires (rapport de fonctionnement de la garde communale), préfectoraux (correspondances), communaux (contentieux) avant enfin de voir se lister les tables décennales de l’état civil de Fontainebleau. S’en suivirent encore 2 pages de listing de documents accessibles avec cette recherche dont des document du Tribunal de Grande Instance de Fontainebleau.

Je n’ai pas encore trouver comment affiner ma recherche de façon optimisée. J’ai tâtonné avec « naissance 1850 fontainebleau » et « naissance fontainebleau » avant d’avoir un résultat plus abordable par la recherche « fontainebleau table décennale ». Je pense qu’il me serait bénéfique de lire plus précisément la fiche méthodologique  « Première recherche »…



Un ancêtre, Une histoire (1)

Mon premier post « Un ancêtre, une histoire » portera sur mon AAGPM : Albert Joseph AUBRUN. C’est ma toute première chronique, elle est loin d’être parfaite, mais je me rends compte grâce à elle que l’exercice est encore plus difficile ce que j’avais imaginé… Je ferais un post pour expliquer ma démarche, il serait intéressant (et pas que pour moi) je pense que ceux et celles qui se sont déjà plié(e)s à ce genre d’exercices commentent, critiquent et conseillent le cheminement que j’ai réalisé. Je vais mettre en bleu mes commentaires concernant les recherches à faire pour compléter mon récit.

Vendredi 8 juin 1866, Jean Joseph AUBRUN a 28 ans, il est ouvrier d’une des 37 filatures de la ville où il est domicilié : Fourmies dans le Nord. Mais s’il se présente ce jour en mairie c’est pour déclarer qu’hier à six heures du soir son épouse depuis 1863 Catherine Elisa WILLAMME a donné naissance en leur foyer (Rue de la Haut) à Albert Joseph AUBRUN, leur fils et second enfant d’une fratrie qui en comptera 4. En effet, en 1864 est née Sidonie Elisa AUBRUN (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies), sœur aînée d’Albert et en 1872 et 1875 naîtront respectivement Gustave AUBRUN son cadet (Hameau des Trieux-de-villers à Fourmies) et Ernest AUBRUN le benjamin (Rue du Défriché à Fourmies).

 

rue de la haut

Source : Google Maps

 

En 1878, Albert devient musicien (Je cherche encore des informations sur le ou les instrument(s) qu’il jouait) et le sera pendant près de 60 ans, c’est pourquoi en septembre 1938, lors du centenaire de la musique municipale d’Ohain (commune limitrophe de Fourmies) il sera mis à l’honneur avec, entre autres, messieurs HUFTIER, DUBOIS et BLAISE. Il y reçoit alors la médaille de la confédération musicale avec deux agrafes pour 60 années de présence, il était déjà titulaire de l’Étoile Fédérale (50 ans).

Journal 16091938 Ohain - Centenaire Musique Municipale - Albert Joseph AUBRUN

Source : « L’Égalité de Roubaix-Tourcoing »

Albert est âgé de 18 ans, lorsque sa sœur de 2 ans son aînée quitte le domicile familial. Sidonie se marie en effet le lundi 02 février 1885 à Fourmies avec Clovis BARBE. 2 publications dans le  journal de Fourmies les 22 et 25 janvier 1885 dans le Journal de Fourmies annonçaient la promesse de mariage alors le jeudi 05 février c’est cette fois le mariage de la petite couturière de la famille et de son tisseur d’époux qui y est annoncé.

hors série - journal mariage Sidonie AUBRUN

Sources : Journal de Fourmies

La filature est en plein essor et Fourmies s’étend toujours plus car les ouvriers affluent. D’autres sont du pays comme on dit et c’est le cas d’Albert qui est devenu fileur. À l’aube de ses 24 ans, Albert épouse le lundi 07 avril 1890 Julia Emma MERCIER. La jeune femme est d’Ohain, village limitrophe de la fourmilière tisserande. Comme sa belle-sœur, Julia est couturière. Le foyer formé par les nouveaux époux s’agrandit bien vite puisque 2 ans après les noces, un petit garçon prénommé Lucien Albert voit le jour le vendredi 24 avril 1892.

Le jeudi 12 juillet 1894, Gustave se marie, la nouvelle belle-sœur d’Albert se nomme Marie Alphonsine NINITE. La petite nouvelle est âgée de 20 ans et originaire elle aussi de Fourmies. La famille vit une première fois le deuil avec le décès de Sidonie le 02 mars 1895 à l’âge de 30 ans. Il semblerait qu’elle ne laisse aucune descendance, Clovis est seul.

Samedi 08 août 1896 et lundi 29 août 1898, la famille AUBRUN dont Albert est le chef s’agrandit. Abel Albert Joseph et Félix Joseph naissent à Ohain où la famille a emménagé. Les années s’annoncent sous le signe des rires d’enfants. Albert, père de famille de trois garçonnets a changé de métier, la route Ohain-Fourmies à l’aube du XXème siècle dans la campagne ch’timi n’est pas encore motorisée pour tout le monde bien au contraire. Albert est devenu  graisseur dans une entreprise familiale du village, la « maison-Ernest Degousée et Ce ».

Hélas le mardi 13 septembre 1904, alors âgé de 12 ans, Lucien Albert décède en la maison familiale, rue de Véreuse à Ohain. C’est pourquoi lors du recensement de 1906, les enfants AUBRUN ne sont plus que deux. La famille déménage et vit à présent rue Neuve, juste à côté de la famille Edmond DEGOUSEE pour laquelle Albert travaille. Le monde est vraiment petit.

60 - Recensement 1906 AUBRUN - MERCIER - AUBRUN

Sources : Archives Départementales

La mort frappe à nouveau la famille et cette fois-ci c’est Julia qui décède le vendredi 03 février 1911. Albert doit dès lors s’occuper seul de ses deux garçons de 15 et 13 ans. C’est très certainement l’une des raisons des secondes noces d’Albert le samedi 22 juin 1912 Victorine Marie BASTIEN à Ohain, il est alors proche de la cinquantaine et est devenu magasinier à la filature DEGOUSEE. Il sera d’ailleurs récompensé en 1924 de la médaille Vermille du travail et en 1929 de la médaille d’Argent du travail en qualité de magasinier de la maison Ernest Degousée.

Alors que Gustave projette de se remarier lui aussi, leur père, Jean Joseph décède le mardi 23 mars 1920 (Je n’ai pas encore trouvé trace du décès de son épouse, Catherine Elisa WILLAMME). Gustave épousera en seconde noces Léa Thérèse Marie PARISOT le samedi 11 septembre 1920.

Après son frère, Albert voit ses deux fils se marier, ainsi Félix Joseph quittera le foyer pour fonder le sien le samedi 16 juillet 1921, il épouse alors Pauline Adèle PRINCE, une fille du village, retoucheuse de métier. Abel Albert Joseph suit son exemple l’année suivante en épousant Marguerite Suzanne BASSET le samedi 18 novembre 1922.

De ces deux unions naitront plusieurs petits-enfants (8 recensés jusqu’ici), prêt à faire le bonheur de leur grand-père Albert.

La date de décès d’Albert n’est pas connue à ce jour. J’espère pouvoir dans quelques mois ou années compléter mon récit avec d’autres informations.



Le site des AD 33

J’ai besoin de soleil et quand je vois la météo aujourd’hui je me dis qu’un tour en Gironde ne me ferait pas de mal. Ne pouvant me déplacer, allons y via le site des AD33

AD33 - bandeau

Dès le bandeau, comme pour beaucoup de site d’AD, on a un aperçu des locaux et un site internet clair. Dans des tons très natures (marron clair et vert), le site des AD33 propose un menu sous son bandeau, un second menu sur le côté gauche et des liens rapides sur le côté droit. Une chose m’a de suite attirée en ouvrant cette page :

acces carto etat civ

Oui, vous lisez bien… La collection des AD33 ne se limitent pas à des fonds d’archives, mais propose également pour accéder aux documents de l’état civil un module cartographique. Il est de ce fait nécessaire d’avoir un minimum de  notion de la géographie girondine, même si le module propose un menu déroulant avec la liste des villes et villages ou un pop-up nominatif lors du passage de la souris.

geo grondine

État civil, cadastre napoléonien, archives notariales, passeports… Les ressources sont variées et très simples d’accès. Le module de lecture est fluide, son zoom fait la mise au point vraiment rapidement et l’on y navigue avec plaisir. J’en viendrais à déplorer que mes ancêtres ne soient pas de la région…

Une page « Mode d’Emploi » est à disposition du visiteur afin de comprendre comment se servir de GAEL (Gironde Archives En Ligne). À noter également un onglet avec l’historique des recherches effectuer lors de votre session qui permet entre autre de ne pas refaire complètement une recherche ou encore accéder à nouveau et rapidement à une recherche faite.



Les difficultés posées par les noms en généalogie

Voici le premier livre de l’année, Les difficultés posées par les noms en généalogie, écrit par Marie-Odile MERGNAC. Elle est historienne, journaliste et généalogiste. On apprend sur la page Babelio qui lui est consacrée qu’elle est la créatrice de la collection sur la généalogie et les noms de famille aux « Éditions Archives & Culture ». C’est d’ailleurs l’un de ces livres que j’ai aujourd’hui entre les mains.

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L’ouvrage est séparé en deux parties, la première concerne les prénoms et couvre 1/3 du livre environ alors que la seconde concerne les noms de famille et accapare les 2/3 du livre. Commençons donc par les prénoms. À l’église et à la mairie, les parents donnent 1 ou plusieurs prénoms, parfois différents, parfois dans un ordre autre et parfois les mêmes… C’est un peu la loterie en fait. L’auteur donne des conseils et des pistes à suivre pour essayer de s’y retrouver surtout quand dans une fratrie les prénoms sont identiques, seul change l’ordre ou que le prénom se transmet de père en fils…

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La seconde partie est bien plus conséquente comme je le disais précédemment, en effet, passant par le problème de l’orthographe et de la lisibilité de l’écriture, Marie-Odile MERGNAC nous amène à la question de la langue, des noms traduits suivant la région mais aussi suivant le pays. Particules et surnoms sont également abordés dans ces pages. J’ai pris beaucoup de plaisir sur les pages presque paléographiques, mais le chapitre concernant les « Pièges en Alsace » à toute ma préférence (surtout depuis que je travail sur l’arbre Alsacien-Lorrain de monsieur).

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 15/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Le site des AD57

J’ai déjà parlé plusieurs fois des AD57, mais je n’avais pas encore rédigé un article sur le site internet hormis celui sur la refonte du module de lecture. Je vais donc ici remédier à ce manquement.

entete AD57

Comme le montre l’entête, le site est coloré. Tout est clair et même pastel, tant le fond que les textes. Ce site n’est pas seulement celui des archives départementales, mais celui des archives en général. En effet, il donne une visibilité sur les AD57 situées à Saint-Julien-Lès-Metz, mais également des informations sur le   CAITM « Centre des Archives Industrielles et Techniques de la Moselle » situé à Saint-Avold.

AD57 & CAITM

Dans le menu de gauche, il suffit de passer par « Recherches » pour accéder aux archives en lignes. Celles-ci sont diverses et ne sont pas uniquement composées des registres paroissiaux ou des tables décennales de l’état civil puisqu’elles offrent également un accès à une partie des registres de matricules militaires (classes 1893-1921) ou encore aux plans cadastraux napoléoniens (1804 et 1845).

les archives en ligne

Le site st donc assez simple pour être accessible à tous, petit bémol tout de même lorsque l’on souhaite consulter un registre. Prenons par exemple les tables décennales d’un village de Moselle, Ars-Laquenexy. Si vous cliquez (clic gauche ordinaire) sur le nom de la ville l’écran vous répondra « Aucune réponse à votre recherche », alors que si vous procédez par un clic droit puis « Ouvrir dans un nouvel onglet » vous verrez 2 registres disponibles… De quoi rebouter ceux qui ont très peu de connaissances informatiques ou ceux dont la patience n’est pas à toute épreuve.

En ce qui concerne le module de lecture, je ne vais pas vous réécrire ce que j’ai déjà publié, juste vous redonner le lien : Refonte du module Mosellan.

Edit du 16/02/2017 : suite à un souci la publication au 10/02 n’a pas pu avoir lieu. Correction faite, voici donc le post.



Le petit oiseau va sortir

Austères, fort sérieuses, tristes, mornes, voici plusieurs qualificatifs que l’on peut entendre en présentant des photographies anciennes de type portrait. Pourquoi ? Tout simplement parce que le ou les sujets ne sourient pas. C’est courant, très courant de voir toutes ces photographies dépourvues de l’étincelle de la joie dans les albums de nos grands-parents et aïeux plus anciens. Si la question s’est souvent posée, les théories divergent parfois et d’autres se rejoignent. Au cours de mes recherches sur le sujet j’ai entre autres lu les articles suivants :

  • « Pourquoi les personnes ne souriaient pas sur les photos d’époque » – Publié dans Égalité et Réconciliation en octobre 2013
  • « Pourquoi personne ne sourit sur les vieilles photos ? » – Publié dans Le Vif en juillet 2015
  • « Pourquoi les personnes ne souriaient jamais sur les photos d’époque » – Publié dans 7 Sur 7 en octobre 2013

Je vais donc vous résumer les différentes théories avancées :

Théorie N°1 – La Technologie

L’idée qui revient partout et toujours porte avant tout sur la technologie. En 2017, faire une photo c’est Lucky Luke puisque c’est déjà imprimé ou classé dans un album avant qu’on ne se rende compte que la photographie est prise. Mais en 1867, la photographie n’est pas autant répandue ni évoluée. Le temps de pose est long. Au XIXème siècle, le laps de temps nécessaire à capturer image et lumière est d’environ 10 minutes. À moins d’être Miss France, il est difficile de rester 10 min  ainsi sans finir crispé… Cette théorie est souvent appuyé par « l’influence et habitude de la peinture » car le modèle du peintre devait des heures durant tenir la pose et qu’il n’était pas habitué avec la photographie à tenir « si peu » la pose.

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Théorie N°2 – L’Hygiène Dentaire

Ça peut paraître farfelu ou capillotracté, mais c’est bien l’une des théories avancée par certains. Mais si on y réfléchit bien, sourire c’est souvent montrer sa dentition. Le métier de dentiste ou chirurgien-dentiste n’est pas si ancien que cela puisqu’il semble qu’il soit plus question de généralistes du moyen-âge au XVIème siècle, de barbier-chirurgiens pratiquant la dentisterie jusqu’au XVIIIème siècle. Ensuite ? Il est nécessaire d’effectuer de plus amples recherches sur le métiers et son accès à la population pour pouvoir apporter un semblant de réponse.

Théorie N°3 – Seuls les idiots sourient

Par idiots, il faut entendre enfants, pauvres, démunis, filles de joie, amuseurs publics, sots, ivrognes et simples d’esprits… Dois-je détailler l’idée que le rire était mal vu et dénoter d’un manque de sérieux de la personne ? Bien que cette théorie vive des heures difficiles avec les archives publiées en ligne depuis quelques années, dont les portraits présent sur le groupe Flickr ‘The Smiling Victorians’, elle fut longtemps mise en avant ajoutant que les conditions de vie ne prêtaient pas à rire.

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Théorie N°4 – Le ridicule n’est pas immortel

Puisque sourire n’est pas sérieux et même ridicule, il est inconcevable de sourire sur une photo à destination des générations prochaines. La postérité et l’immortalité n’ont que faire du ridicule. Mais il fut une tradition relative au processus de deuil qui vous donnera froid dans le dos : les photographies post-mortem. Je ne vais pas vous faire un exposé sur le sujet, l’article Wikipedia s’en chargera et le livre d’Emmanuelle HÉRAN « Le Dernier Portrait » vous l’exposera bien mieux que moi. Toujours est-il qu’il était courant de mettre en scène les récents décédés pour les familles souhaitant garder un souvenir « vivant » du défunt (souvent les enfants). Je trouve cette pratique assez flippante, mais chacun ses goûts…



Nos ancêtres avaient de l’humour

Parfois lorsque je fais une recherche d’acte d’état civil, je prends un peu de temps pour regarder autour. C’est dans des moments comme celui-ci que l’on trouve des références aux quelles on ne s’attendait pas ou encore des dénominations insolites. En plein recherches dans les registres NMD d’Anor (59) couvrant les années 1831-1854, j’ai pu découvrir la naissance de Romain Jules César (c’est tout de même historique non ?).

nos ancêtres avaient de l humour - Anor - 1831-1854 NMD

Quelques jours auparavant j’étais en pleine lecture d’un registre paroissial de Rocroi (08) partant sur la période 1776-1780. Deux choses m’ont interpellée, la première fut les « statistiques » apportées sur le registre. En soit rien de transcendant, mais je n’y avais jusqu’ici jamais fait attention. Je pense que c’était courant, mais n’ayant pas porté mon attention sur ces notations, je ne m’en étais pas encore rendue compte.

premières stat - ardennes - rocroi - 1776-1780

La seconde fut au sein même d’un acte. Le prêtre en 1780 lors d’un baptême se désigne par son « titre » et ses études et non pas par ses nom et prénoms. La signature répétitive dans le registre donne un indice, mais il n’est pas clairement nommé dans l’acte de baptême. Il me faudra me renseigner pour savoir si la pratique était courante.

AD08 - Etudes du prêtre sur acte de naissance 1780 Rocroi



Retracer une lignée – Notion et Méthode perso

(Pour cet exercice encore je vais travailler sans logiciel ni site de généalogie. La partie finale peut-être transcrite sur site ou logiciel si vous en possédez un pour simplifier la tâche.)

Lorsqu’au cours de vos recherches vous observez que vos ancêtres sont presque tous issus du même village (ou de la même ville) il y a forcément un moment où les branches se rejoignent et vous finissez avec des implexes dans les hauteurs alors le traçage d’une lignée pourrait vous aider. Lorsque votre cousin Jean décide qu’il serait bon d’organiser une cousinade alors le traçage d’une lignée pourrait être un point de départ. Tout ça c’est bien, mais c’est quoi une lignée ?

Est-ce que vous vous rappelez d’Agnatique et de Cognatique ? On parle de lignée Agnatique si l’on s’intéresse aux hommes présents dans la généalogie ascendante et descendante d’un individu : petit-fils, fils, père, grand-père… Je vous laisse retourner à la définition de Cognatique. Ici je vais vous parler au sens nominatif du terme, c’est-à-dire prendre un nom de famille et rechercher dans l’ascendance et dans la descendance tous les porteurs du nom pour les relier entre eux. Je ne sais pas quel est le terme exact pour parler de cette lignée agnatique large et ouverte puisque même si je vais me concentrer par principe sur les mâles des branches, je n’omettrais pas d’y faire figurer les jeunes femmes, mais pour elles je m’arrêterais là, sauf enfant naturel.

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Exprimé ainsi, c’est un peu compliqué, disons par exemple que je souhaite être préparer sur un patronyme car j’ai observé 2 individus portant le même nom et ayant vécu dans le même village, mais je ne sais pas s’ils sont liés. Dans ce cas je vais donc prendre un peu de temps et faire une recherche de lignée. Mon arbre va s’étoffer dans les branches indirectes à coup sûr, mais cela me permettra également si le cas se présente de relier ces 2 ancêtres aux aïeux communs.

Sans le vouloir, une tante m’en a donné l’idée. Je me suis rendu compte aux vues des informations qu’elle me donnait qu’elle s’était concentrée sur le patronyme. Elle avait une quantité de personnes assez grande pour réaliser une liste simple de plus de 3 pages dans le traitement de texte de votre choix. Y ajoutant ceux que j’avais récupéré au gré de mes recherches et qui manquaient à sa liste le document se retrouva avec 2 pages de plus. Ils vécurent tous dans le même village. Parfois, ma tante avait plus d’informations sur les descendants que moi, parfois c’était le contraire. Je me suis alors dit qu’il devait nous en manquer.

Que faire ? Comment faire ?

J’ai commencé par mettre dans un tableau les données dont je disposais jusqu’ici.

  • Prénom(s)
  • Date de Naissance
  • Prénom(s) du père
  • Âge du père
  • Prénom(s) de la mère
  • Nom de jeune fille de la mère
  • Âge de la mère
  • Date de Mariage
  • Nom et Prénom(s) du conjoint
  • Date de Décès

Pourquoi les âges des parents ? Parce qu’ils peuvent être d’une grande aide pour déterminer les années de naissances et donc quel « Jean Joseph » de la liste est le père. Il ne faut pas oublier que certains prénoms sont courant, ce qui signifie souvent donnés aux enfants, voire parfois transmis de père en fils. Et ensuite ?

 Ensuite, j’épluche les tables décennales pour commencer. Cela est bien plus simple que d’éplucher les tables annuelles année par année, surtout si vous travailler en ligne. Bien entendu tout n’est pas encore numérisé ni mis en ligne, il faut donc prendre en compte que ce travail ne portera que sur une période. Voici la description des tables décennales présentes donnée par les AD59 :

TD - AD59

Pour mon exemple je vais prendre la ville d’Anor (59 – Nord) et le patronyme FOSTIER car j’ai repéré au moins 3 FOSTIER dans mon ascendance. Je remplis alors une première partie de mon tableau pour les FOSTIER trouvés dans les tables décennales de 1802 à 1932, filles et garçons. Grâce à cela les colonnes Prénom(s) et Date se remplisse, s’il est question d’un mariage je peux remplir le conjoint également. Cela me permet de repérer les actes dont j’aurais besoin pour compléter le reste du tableau. Je fais donc la liste des dates pour les registres de naissances, mariages et décès puis je vais directement à ces actes pour compléter les autres colonnes. Certaines peuvent rester vides comme les âges des parents, même si cela peut s’avérer utile pour nous aujourd’hui, à certaines époques l’information ne leur semblait pas primordiale donc non référencée.

Après ce travail de petite fourmis, viennent les travaux de titan. Je pense qu’il doit y avoir une autre méthode bien meilleure, mais pour l’instant c’est celle que j’utilise, peut-être pourrais-je l’améliorer par la suite. Comment je procède alors pour dire ça ? Je réalise des mini croquis, un croquis d’arbre par page. Sur chaque page, un couple de parents et leurs enfants, puis j’étale tout sur la table et je rassemble mon puzzle pour créer un dessin plus grand. C’est bête comme tout, mais ça fonctionne pas trop mal. J’essaye de mettre les dates en évidence sur chaque arbrisseau de façon à ce que l’arbre soit dans le bon sens.

Lorsque j’ai fini cela je prend le temps de tout remettre au propre soit en « écrivant » la lignée étudiée, soit en insérant (enfin) mes données dans un logiciel ou site. Pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ? Parce qu’il n’est pas simple de savoir par qui commencer (l’aîné ou le dernier né ?) et parce que relier les personnes entre-elles n’est pas toujours aisé en raison des homonymes ou des nominations partielles. Prenons par exemple le couple LOBET-CHAMPION qui eut des enfants entre 1841 et 1846 à Anor.

Prénom(s) Date de Naissance Prénom(s) du père Âge du père Prénom(s) de la mère Nom de la mère Âge de la mère
Marie Sophie 11/02/1841 Hypolite Joseph 29 Joseph Sophie CHAMPION
Victor Hippolyte 10/01/1843 Hippolyte 31 Joseph Sophie CHAMPION 28
Jules Joseph 24/01/1845 Hippolyte 33 Marie Joseph Sophie CHAMPION 29
Hypolite 11/07/1846 Hippolyte 35 Marie Joseph Sophie CHAMPION 30

Comme vous pouvez le voir les orthographes ne sont pas uniques (notamment pour le prénom du père), mais les prénoms de la mère ne sont pas toujours tous présents. Alors si on est pas averti ou que l’on va trop vite on pourrait rapidement dire que la Marie Sophie et Jules Joseph n’ont pas les mêmes parents…

Attention à ne pas briser les fratries en voulant retracer une lignée…



Majorité modulable

L’âge de la majorité n’a pas toujours été fixée à 18 ans en France et n’oublions pas qu’il est nécessaire de savoir également de quelle majorité on parle :

  • Majorité Civile (MC) ou Majorité Légale : est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge auquel un individu est juridiquement capable et responsable, c’est-à-dire essentiellement l’âge à partir duquel il est capable de s’engager par les liens d’un contrat ou d’un autre acte juridique (sauf exception).« 
  • Majorité Matrimoniale (MM) : est définie sur Wikipedia comme état « l’âge auquel une personne est considérée capable de s’engager dans les liens du mariage sans autorisation de ses parents ou tuteurs. » a ne pas confondre avec la Nubilité (N) qui désigne l’état d’une personne en âge de se marier (peut aussi être un synonyme de puberté)
  • Majorité Sexuelle (MS) :  est définie sur Wikipedia comme étant « l’âge à partir duquel un mineur civil peut entretenir une relation sexuelle avec un adulte n’ayant pas autorité sur lui sans que cet adulte commette une infraction pénalement réprimée.« 

On parle aussi de majorité pénale, mais selon  l’article 122-8 du code pénal : « Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet.« 

Les références sont nombreuses tant sur Internet qu’en matière de livres, je me suis contentée du net pour ma part pour l’instant. Pour simplifier tout ce que j’ai lu sur le sujet, voici un tableau qui rappelle pour MC / MS / MM / N, les grandes dates depuis 1579 et les différences si elles existent entre hommes et femmes :

majorités modulables

J’ai essayé autant que faire se peut de mettre les ouvrages, principalement pour MC et MS. N’ayant pas toutes les informations, ce tableau n’est pas complet et les dates ne sont pas exhaustives. Je me sers de ce tableau lorsque je travaille sur des mariages pour ne pas être surprise par un « enfant mineur » de 23 ans par exemple…



L’heure du bilan

Pour beaucoup de monde, le changement d’année est le moment choisi pour faire le bilan de celle écoulée. Je vais faire ici comme tout le monde, faire le bilan de 2016 et en profiter pour détailler ce que je voudrais pouvoir réaliser en 2017. Pourquoi est-ce que je ne le fait que maintenant ? Parce que j’ai longtemps hésité entre janvier et avril… Faire le bilan à l’année nouvelle ou faire le point 1 an après le début de l’aventure « blog » ? Je me suis finalement décidée… Commençons donc par 2016 :

  1. La création du blog Jennialogie. Cela faisait un bout de temps que je voulais formuler ma généalogie autrement et surtout partager mon aventure. Parfois par le biais de recherches généalogiques, parfois par le biais de recherches thématiques. Les livres ayant un grande importance dans ma vie de tous les jours je ne pouvais pas faire sans en présenter quelques un au fil des posts. Le format n’est pas celui que j’avais en tête au départ. Je dois bien avouer que le mot « blog » garde une forte connotation négative au fin fond de mon petit cerveau, mais c’est cependant le format qui se prête le mieux à la publication et aux échanges. Mon opinion progressant de plus en plus vers le côté positif de la balance. Créé le 1er avril 2016 et presque 6000 visites alors que je rédige ces mots. Jamais je n’aurais parié sur un tel engouement. C’est une agréable surprise pour moi et une motivation de plus. Partager mon expérience, pouvoir échanger avec d’autres généanautes… Mais je n’oublie pas non plus que c’est également le fait de remplir ces pages qui parfois m’aide lorsque je suis en panne de motivation.
  2. Les AD57. 2016 fut l’année de mes premières visites dans des archives départementales et plus particulièrement celles de Moselle. Expériences positives et expérience négative, découvertes et entraides, voici 4 notions qui résument assez bien mes visites aux AD57. Entraides avec des membres d’un site de généalogie très connu. Découvertes tant pour moi que pour une amie (un post à ce sujet prochainement je pense…). Expérience négative, pas pour moi directement mais pour un lecteur croisé au détour d’une table de lecture aux AD. Expériences positives avec les recherches fructueuses et les rencontres faites sur place.
  3. L’État Civil. De nombreuses lettres en mairie reçurent des réponses positives au delà de mes espérances. Des visites en mairie se soldèrent par de nombreuses photographies d’actes. Des recherches en lignes toujours plus riches grâce aux sites internet des AD. Mon arbre (couplé à celui de mon compagnon) se révèle de plus en plus illustré. Près de 700 nouveaux documents sont venus compléter les informations acquises depuis le commencement de mes recherches.
  4. Rencontres (virtuelles). Au cours de cette année qui vient de s’écouler, j’ai pu rencontrer virtuellement près d’une 10zaine de personnes avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger de long et passionnants mails. Des ancêtres communs, de l’entraide pour des recherches, des documents anciens retrouvés… J’ai pu grâce à l’une de ces personnes en apprendre un peu plus sur mon GPP, mais j’ai pu aider d’autres à compléter leurs informations ou infirmer des données erronées.

Resolution nouvelle année

Après le bilan vient toujours (ou presque) les perspectives ou ici les résolutions… Et je dois dire que cette année mes résolutions généalogiques sont nombreuses par rapport aux années précédentes…

  1. Améliorer la qualité. Mes posts, j’en suis consciente, ne sont pas d’une qualité extraordinaire, mais je pense qu’en y mettant un peu plus encore de motivation et de temps pour chacun je pourrais en améliorer la qualité. Je repasserais même sur certains posts de 2016 pour les améliorer.
  2. Mieux gérer le contenu. Parce que la qualité de l’écrit compte autant que celle du contenu. Je pense gérer et organiser un peu plus mes posts sur un mois.
    • Un livre – Une fois par mois, je commenterai un livre de généalogie (ça tombe bien, le père Noël a été généreux sur le sujet)
    • Deux sites – Deux fois par mois, je présenterai un site d’AD. Pas de grande critique de 15 pages, juste une présentation avec un exemple de recherche, les points forts et les points négatifs.
    • Un ancêtre – Une fois par mois, je vous parlerais d’un de mes ancêtres. Mes recherches, leurs résultats, sa vie, sa fratrie… Tout ce que j’ai pu trouver sur cette personne.
  3. Prendre des cours. Lire et mettre en pratique c’est bien. Mais les cours dispensés pour un diplôme c’est mieux. Donc je vais tout faire pour redevenir étudiante cette année et mieux me former. Qui sait, peut-être qu’après cela je changer de métier…
  4. Apprendre à écrire. Je ne vais pas aller reprendre des cours d’alphabet, mais en plus des cours cités précédemment et également dans l’optique d’améliorer le contenu de mes posts, je vais apprendre à écrire et raconter. Faire la chronique d’une personne ou d’une famille. En gros, tout faire pour répondre au 3 précédents points.
  5. Poursuivre. Ça semble logique, mais ayant déjà eu une longue période d’inactivité je préfère « prévoir ». Je veux poursuive mes recherches et mes découvertes, avec les bons et les mauvais côtés qui me font aimer la généalogie.


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