Bref, j’ai un binôme…

Vous est-il déjà arrivé de retrouver un cousin généalogique et d’échanger des informations avec lui ? Depuis 2 mois, je suis en échange régulier avec celui que j’appellerai ici « Cher Cousin » et je dois vous avouez que bien que n’ayant jamais rencontré Cher Cousin jusqu’ici, j’adore parler avec lui, lui écrire des mails et recevoir ses réponses. À chaque fois c’est une bouffée d’air frais qui arrive dans ma boîte mail. Laissez moi vous raconter mes 2 mois avec Cher Cousin.

Depuis quelques années, j’ai entrepris en plus de faire ma généalogie, de faire celle de monsieur mon compagnon. Une partie de son arbre est en Pologne, autant dire que pour le moment la branche n’avance pas beaucoup. Mais la branche paternelle est en Moselle avec un nom qui respire bien l’ancien empire germain… J’ai pu grâce à l’aide de certain généalogiste en ligne avancer, après quelques échanges pourtant les conversations se sont taries. Jusqu’à il y a 2 mois. Un message privé sur Geneanet arrive et voici le début d’une aventure généalogique qui s’intensifie au fil des jours et des mails.

Mon interlocuteur se présente et nous établissons qu’il est un cousin généalogique de mon compagnon. En fait, si on veut être précis ma moitié est un petit-fils d’un cousin issu de germains de Cher Cousin. Y a plus cours comme dénomination hein ?

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Nous avons commencé à échanger sur mon arbre en ligne, Cher Cousin a un trésor d’informations pour compléter ce que j’ai déjà pu établir et documenter. Mais à bien y réfléchir c’est plus que cela ! Dès les premiers mails c’est une mine d’or photographique qui s’offre à mes yeux. Rendez-vous compte, grâce à Cher Cousin j’ai pu mettre un visage sur au moins 8 personnes donc l’arrière-arrière-grand-père de mon homme. Nous avions bien entendu certains actes en commun, mais je crois pouvoir dire que nous avons chacun compléter les données de l’autre.

Depuis, c’est régulièrement que nous poursuivons nos recherches. La lignée recherchée s’est encore étoffée de 10 membres cette semaine après les 5 de la semaine passée. Parfois c’est à qui trouvera le document en premier, sans s’en rendre compte. Parfois c’est juste en discutant que l’on débloque un mystère et que l’on avance. Aussitôt mon mail envoyé, je deviens impatiente. J’ai hâte de lire chacun de ses mails, d’élaborer diverses théories à partir des renseignements qu’il a pu glaner ici et là. C’est un travail d’équipe qui s’est mis en place, de manière tacite et qui fonctionne tellement bien.

Je vous souhaite à tous d’aussi belles rencontres que la mienne avec Cher Cousin…

Un ancêtre, Une histoire (2)

Il est des histoires difficiles à lire et d’autres difficiles à conter. Je pense que celle de ma 3AGMP fait partie de cette seconde catégorie… Plus j’avançais dans mes recherches plus il m’était douloureux de découvrir sa vie et sa famille proche. Je vous laisse juger vous même :

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Alors que la France se remet peu à peu des crues de l’Isère et de la tempête d’octobre, en ce 22 novembre 1859, Joseph Eugène CAMBERLIN, dit Eugène, se rendit en la mairie de Solre-le-Château afin de déclarer la naissance de sa fille Pauline qu’il vient d’avoir avec son épouse Marie Natalie Josèphe HENAUT dite Natalie. La petite dernière de la famille est le 7ème enfant d’Eugène, mais le 4ème de Natalie.

 107 - Acte Naissance - CAMBERLIN Pauline

En première noce Eugène avait épousé Angélique FEREZ en 1843. Après une première grossesse sous de mauvais augures en 1843, Angélique donna naissance à une petite Azéma en 1844 puis à un petit Jean Baptiste en 1846. Hélas en février 1847, Angélique s’éteint et laisse Eugène et leurs deux enfants seuls. Pendant presque 2 ans, Eugène sera père célibataire et en octobre 1848 Natalie et lui se disent oui à Semousies où est née Natalie en 1828. Le couple verra bientôt naître Adèle (en 1849),  Eugène (en 1850), Jules (en 1856) et Pauline en 1859. Mais Pauline ne sera pas la dernière enfant du couple puisque en 1863, Émile viendra compléter la fratrie.

Pour comprendre la vie de Pauline, il faut s’intéresser à sa famille, qu’il s’agisse de ses oncles et tantes ou de ses cousins et cousines, sans oublier ses neveux et nièces. La famille de Pauline, avant qu’elle ne quitte le domicile familiale c’est en fait 3 familles, les CAMBERLIN d’une part, mais aussi les FEREZ et les HENAUT d’autre part, car c’est dans cette famille un peu maudite que Pauline a vue le jour.

Le père de Pauline est le 4ème d’une fratrie de 7 car avant lui sont nés Victor en 1808 qui décèdera en 1810, quelques mois avant la naissance du second enfant de Pierre Joseph CAMBERLIN et Séraphine Désirée PREVOT qui s’appellera lui aussi Victor, mais décèdera moins de deux mois plus tard. La famille CAMBERLIN ne semble pas chanceuse et lorsque naquirent Sophie Désirée CAMBERLIN en janvier 1812 et Joseph Eugène CAMBERLIN en mai 1814, la tourmente semblait passée. Elle n’était hélas qu’appaisée et en décembre 1814 Sophie s’éteignait avant de fêter son second anniversaire. Pierre et Séraphine donneront à celui que tout le monde nomme Eugène 3 autres frères : Joseph Modeste en 1816, Marcel en 1821 et Jean Baptiste en 1823. Lorsque Eugène se présente pour la première fois devant l’autel avec Angélique FEREZ, la fratrie CAMBERLIN ne compte plus que 3 hommes : Eugène, Joseph Modeste et Jean Baptiste.

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La famille FEREZ n’est pas en reste, François et Félicité, née BOURLET, ont eu 5 filles qui leur donneront au moins 12 petits enfants, cependant lorsque Félicité s’éteint en 1854, il ne reste qu’une seule des filles FEREZ en vie, Ursule, et François devra lui faire ses adieux l’année suivante. Sophie (1811-1853). Rosalie (1814-1828). Angélique (1817-1847). Ursule (1819-1855). Félicité (1822-1853).

La famille HENAUT est chanceuse s’il on y pense, Jean Baptiste a épousé Marie Catherine LE BRUN puis ils eurent 4 enfants. Au final, tout est presque normal. Marie Natalie Josèphe, dite Natalie, sera l’aînée de la fratrie lors de sa naissance en 1828. Eugénie Cléantine Joseph HENAUT naîtra en 1830, puis vint Adélaïde Renelle en 1836 et enfin Auguste Renelle en 1838. Sur les épaules d’Auguste reposent la transmission du nom de la famille. Ce qui caractérise cette famille pour l’époque c’est le mouvement. Jean Baptiste vient de La Longueville alors que Marie Catherine est originaire de Dourlers, leurs enfants sont nés à Semousies, village où ils se dirent oui.

Pauline tombe amoureuse d’un homme du village et c’est assez logique quand on y pense car au village, les gens déménagent peu, alors tout le monde connait tout le monde. Il s’appelle Victor TROTIN, il est tisseur et elle est son ainée d’un an et quelques mois. La vie a été presque clémente avec lui si on oublie sa naissance 2 ans et demi avant le mariage de ses parents. Il a au moins 4 frères et 1 sœur. En 1881, Victor est tiré au sort à Solre-le-Château, numéro 95. Le conseil de révision l’annonce « propre au service ».

53 - Acte Naissance - TROTIN Julia Blanche

Lundi 19 juin 1882, Solre-le-Château s’éveille à 06h30 par les cris d’un nouveau né. Julia Blanche TROTIN est née. Le bonheur s’introduit dans la vie de Pauline, il était temps. Il faudra un peu de patience à Pauline avant de porter le nom de TROTIN car l’union ne sera célébré au village que le 08 septembre l’année suivante. La petite famille ne comptera pas d’autre enfant. Victor entre dans la réserve active en juillet 1887. Alors qu’Eugène décède en septembre 1889, le ménage se disloque petit à petit. Peut-être à cause des séjours répétés dans les casernes militaires pour exercices de Victor (84ème RI à Avesnes 1888 et 1890 puis 4ème RI à Maubeuge en 1895, 1898 et 1901). Lorsque Julia Blanche mettra au monde son petit Louis, elle est une célibataire de 16 ans qui accouche au domicile de sa mère, les époux TROTIN-CAMBERLIN sont séparés.

Mais en ce dimanche 28 mai 1899 à 06h00, si Pauline se fait une joie de prendre dans ses bras son petit-fils c’est parce qu’elle ne sait pas encore que la pauvre Julia va la quitter des complications de son accouchement quelques heures plus tard. Alors lorsque son frère Emile déclare la naissance de Louis en mairie, il a la dure tâche de déclarer également le décès de Julia, fille unique de Pauline et Victor. Pauline élèvera Louis seule car à l’aube du nouveau siècle Victor déménage à Jeumont puis en juin 1904 le divorce sera prononcé car 6 mois plus tard Victor doit épouser une certaine Armel originaire d’Erquelinnes en Belgique.

Son frère Emile a eut des jumeaux en 1902, un petit Emile et une petite Emilienne. Mais le jeune garçon a semble-t-il la santé fragile et quittera ce monde en 1906. Pauline s’inquiète pour Louis. Il ne lui reste plus que lui. Sa fille est morte en couche. Son époux a obtenu le divorce. Alors lorsqu’en 1914 la guerre éclate, Pauline vit la peur au ventre pour ses proches et pour son unique petit-fils. La guerre gronde ! Son neveu Robert ne reviendra pas du front, mort pour la France. En effet, le village de Perthes et Tahure dans la Marne est rasé par l’ennemi. Ce même ennemi qui tuera le Sergent Robert CAMBERLIN le 30 octobre 1915.

hors série - Fiche Mort pour la France - CAMBERLIN Robert - part 4

Alors lorsque Louis est interné politique le 16 octobre 1916, Pauline se ronge les sangs. Mais heureusement, le 30 mars 1918 Louis est libéré. Aussi assistera-t-elle à son mariage avec Jeanne DEVRAY le 19 novembre 1921. La vie de Pauline aura été un vrai parcours du combattant, mais lorsqu’elle s’éteint le 13 février 1928, elle aura pu voir naître son arrière petite fille Paulette et aura pu la choyer 4 années durant.

Pauline CAMBERLIN

Retracer une lignée – Notion et Méthode perso

(Pour cet exercice encore je vais travailler sans logiciel ni site de généalogie. La partie finale peut-être transcrite sur site ou logiciel si vous en possédez un pour simplifier la tâche.)

Lorsqu’au cours de vos recherches vous observez que vos ancêtres sont presque tous issus du même village (ou de la même ville) il y a forcément un moment où les branches se rejoignent et vous finissez avec des implexes dans les hauteurs alors le traçage d’une lignée pourrait vous aider. Lorsque votre cousin Jean décide qu’il serait bon d’organiser une cousinade alors le traçage d’une lignée pourrait être un point de départ. Tout ça c’est bien, mais c’est quoi une lignée ?

Est-ce que vous vous rappelez d’Agnatique et de Cognatique ? On parle de lignée Agnatique si l’on s’intéresse aux hommes présents dans la généalogie ascendante et descendante d’un individu : petit-fils, fils, père, grand-père… Je vous laisse retourner à la définition de Cognatique. Ici je vais vous parler au sens nominatif du terme, c’est-à-dire prendre un nom de famille et rechercher dans l’ascendance et dans la descendance tous les porteurs du nom pour les relier entre eux. Je ne sais pas quel est le terme exact pour parler de cette lignée agnatique large et ouverte puisque même si je vais me concentrer par principe sur les mâles des branches, je n’omettrais pas d’y faire figurer les jeunes femmes, mais pour elles je m’arrêterais là, sauf enfant naturel.

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Exprimé ainsi, c’est un peu compliqué, disons par exemple que je souhaite être préparer sur un patronyme car j’ai observé 2 individus portant le même nom et ayant vécu dans le même village, mais je ne sais pas s’ils sont liés. Dans ce cas je vais donc prendre un peu de temps et faire une recherche de lignée. Mon arbre va s’étoffer dans les branches indirectes à coup sûr, mais cela me permettra également si le cas se présente de relier ces 2 ancêtres aux aïeux communs.

Sans le vouloir, une tante m’en a donné l’idée. Je me suis rendu compte aux vues des informations qu’elle me donnait qu’elle s’était concentrée sur le patronyme. Elle avait une quantité de personnes assez grande pour réaliser une liste simple de plus de 3 pages dans le traitement de texte de votre choix. Y ajoutant ceux que j’avais récupéré au gré de mes recherches et qui manquaient à sa liste le document se retrouva avec 2 pages de plus. Ils vécurent tous dans le même village. Parfois, ma tante avait plus d’informations sur les descendants que moi, parfois c’était le contraire. Je me suis alors dit qu’il devait nous en manquer.

Que faire ? Comment faire ?

J’ai commencé par mettre dans un tableau les données dont je disposais jusqu’ici.

  • Prénom(s)
  • Date de Naissance
  • Prénom(s) du père
  • Âge du père
  • Prénom(s) de la mère
  • Nom de jeune fille de la mère
  • Âge de la mère
  • Date de Mariage
  • Nom et Prénom(s) du conjoint
  • Date de Décès

Pourquoi les âges des parents ? Parce qu’ils peuvent être d’une grande aide pour déterminer les années de naissances et donc quel « Jean Joseph » de la liste est le père. Il ne faut pas oublier que certains prénoms sont courant, ce qui signifie souvent donnés aux enfants, voire parfois transmis de père en fils. Et ensuite ?

 Ensuite, j’épluche les tables décennales pour commencer. Cela est bien plus simple que d’éplucher les tables annuelles année par année, surtout si vous travailler en ligne. Bien entendu tout n’est pas encore numérisé ni mis en ligne, il faut donc prendre en compte que ce travail ne portera que sur une période. Voici la description des tables décennales présentes donnée par les AD59 :

TD - AD59

Pour mon exemple je vais prendre la ville d’Anor (59 – Nord) et le patronyme FOSTIER car j’ai repéré au moins 3 FOSTIER dans mon ascendance. Je remplis alors une première partie de mon tableau pour les FOSTIER trouvés dans les tables décennales de 1802 à 1932, filles et garçons. Grâce à cela les colonnes Prénom(s) et Date se remplisse, s’il est question d’un mariage je peux remplir le conjoint également. Cela me permet de repérer les actes dont j’aurais besoin pour compléter le reste du tableau. Je fais donc la liste des dates pour les registres de naissances, mariages et décès puis je vais directement à ces actes pour compléter les autres colonnes. Certaines peuvent rester vides comme les âges des parents, même si cela peut s’avérer utile pour nous aujourd’hui, à certaines époques l’information ne leur semblait pas primordiale donc non référencée.

Après ce travail de petite fourmis, viennent les travaux de titan. Je pense qu’il doit y avoir une autre méthode bien meilleure, mais pour l’instant c’est celle que j’utilise, peut-être pourrais-je l’améliorer par la suite. Comment je procède alors pour dire ça ? Je réalise des mini croquis, un croquis d’arbre par page. Sur chaque page, un couple de parents et leurs enfants, puis j’étale tout sur la table et je rassemble mon puzzle pour créer un dessin plus grand. C’est bête comme tout, mais ça fonctionne pas trop mal. J’essaye de mettre les dates en évidence sur chaque arbrisseau de façon à ce que l’arbre soit dans le bon sens.

Lorsque j’ai fini cela je prend le temps de tout remettre au propre soit en « écrivant » la lignée étudiée, soit en insérant (enfin) mes données dans un logiciel ou site. Pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ? Parce qu’il n’est pas simple de savoir par qui commencer (l’aîné ou le dernier né ?) et parce que relier les personnes entre-elles n’est pas toujours aisé en raison des homonymes ou des nominations partielles. Prenons par exemple le couple LOBET-CHAMPION qui eut des enfants entre 1841 et 1846 à Anor.

Prénom(s) Date de Naissance Prénom(s) du père Âge du père Prénom(s) de la mère Nom de la mère Âge de la mère
Marie Sophie 11/02/1841 Hypolite Joseph 29 Joseph Sophie CHAMPION
Victor Hippolyte 10/01/1843 Hippolyte 31 Joseph Sophie CHAMPION 28
Jules Joseph 24/01/1845 Hippolyte 33 Marie Joseph Sophie CHAMPION 29
Hypolite 11/07/1846 Hippolyte 35 Marie Joseph Sophie CHAMPION 30

Comme vous pouvez le voir les orthographes ne sont pas uniques (notamment pour le prénom du père), mais les prénoms de la mère ne sont pas toujours tous présents. Alors si on est pas averti ou que l’on va trop vite on pourrait rapidement dire que la Marie Sophie et Jules Joseph n’ont pas les mêmes parents…

Attention à ne pas briser les fratries en voulant retracer une lignée…

Dater certains trésors de ma grand-mère…

Ma grand-mère paternelle sans être collectionneuse gardait tout ou presque. Ceci dit, à bien y réfléchir, mes 4 grands-parents étaient fait du même bois… Parmi les cartons de photographies et de lettres, il y avait une très grosse enveloppe. Un peu usée de partout, pas très loin d’exploser, mais surtout contenant un trésor d’informations pour moi. Des coupures de journaux. Une véritable revue de presse concernant mon grand-père et elle…

Sauf que certains articles ne comportent pas de date ou l’année n’est pas indiquée. Alors dans ce cas là que faire ?

Je n’ai pas de solution pour tous les articles, mais je continue de chercher et je vous informerais si je trouve.  Pour l’instant les 3 conseils que je peux vous prodiguer sont :

  • environnement
  • histoire
  • éphéméride

Environnement.

Après avoir inspecter la première face si vous n’avez rien trouver alors retournez, précautionneusement, le papier. Il est possible que derrière la date apparaisse à différents endroits. Elle peut être tout en haut ou tout en bas de la page, dans la bordure. Il sera alors question de la date d’édition du journal, mais c’est déjà plus précis que rien du tout non ?

Avez vous lu le reste de la feuille ? Il est possible que dans un autre article ou dans un encart soit spécifiée une date. Si l’article principal parle de « Lundi 10″ et qu’un encart annonce que « vendredi 14 juin 1918″ aura lieu le ramassage des pommes… Donc vous savez à présent que le texte principal faisait référence au lundi 10 juin 1918…

Histoire.

Pour découvrir l’histoire d’un aïeul, il faut connaître l’histoire de cet aïeul. Ou au moins de ceux qui l’entourent. L’histoire du village peut-être tout aussi importante que celle de la grande-tante Raymonde. Savoir que de 1869 à 1871 monsieur le maire se nommé Tartepion ou Jeanjosé peut vous aider à situer un article dans le temps si monsieur le maire est nommé dans celui-ci. Savoir que le village fut sujet aux inondations en 1975 vous aidera certainement à dater un article qui fait référence au niveau de l’eau l’année précédente ayant atteint des records… Tata Raymonde TRUC s’est mariée en 1953, comme son frère Henry TRUC, mais également comme leur cousine Josette TRUC et l’article parle du 4ème mariage dans la famille TRUC, il y a peut être alors une piste à explorer…

Éphéméride.

Vous avez le jour et la date, mais il vous manque l’année ? Plusieurs sites proposent des éphémérides et des calendriers. Prenez par exemple « Mercredi 22 novembre » dans une famille de musiciens. Pour trouver en quelle année la sainte-Cécile fut fêtée un mercredi on va regarder l’histoire de la famille et des lieux. On découvrira que monsieur TAREP était maire à partir de 1988 (en mandat jusqu’en 2007), que monsieur XUOHED était Député jusqu’en 2005 (mandat en cours depuis 1987). Cette article de journal parlant de la fête donnée en l’honneur de la sainte patronne des musiciens en présence de messieurs le maire et le député est donc située entre 1988 et 2005. Les calendriers de 1988 à 2005 vous ferons découvrir que 3 années sont possibles : 1989 / 1995 / 2000. Pour terminer votre datation il sera nécessaire d’observer le reste de la page et de son contenu. Un incendie, un loto d’association… De nombreux indices vous mettront sur la voie pour départager les années restantes.

Descendus de la même branche [Partie 4]

Nous voici dans l’avant-dernière partie de notre recherche de en matière de généalogie descendante. Dans la partie 5 on verra juste le pourquoi faire une généalogie descendante. La partie la plus délicate de notre recherche débute. Pourquoi délicate alors que si proche ? Justement parce que nous sommes arrivés à la génération des parents et à la notre. Et oui, rappelez-vous que pour chaque acte il existe une date limite avant consultation. Donc pour retrouver les personnes de votre arbre de descendance qui sont sur les 2 (voire 3 parfois) générations. Alors comment faire ?

Les forums, les sites, les magasines, les vivants.

Commençons par les vivants, il est possible que votre grand-père ait gardé des liens durant un moment avec ses cousins et cousines. Dans ce cas il vous faudra faire quelques recherches dans les archives de vos grand-parents, avec leurs accords ou celui de leurs descendants. Vous trouverez peut-être des faire-parts et même des photos ou du courrier. Votre annuaire vous aidera alors à contacter ces personnes. Lorsque vous leur expliquerez le but de votre démarche peut-être auront ils des informations à vous donner pour compléter ce que vous avez déjà récolté. Cependant certaines personnes seront peut-être réticentes à vous parler de leurs racines. N’insistez pas. Tant pis vous aurez une branche non déterminée, mais chacun a le droit de préserver son jardin secret et les informations personnelles tel que son ascendance ou sa descendance.

Les sites de généalogie vous permettent bien souvent de réaliser des recherches de cousinage. Cela permet en effet au site par biais d’algorithmes de recherche de retrouver des personnes ou des arbres qui comportent des ancêtres communs avec votre arbre. Cependant pour que votre recherche soit fructueuse il faut que vos cousins éloignés aient eux aussi un jour mis en ligne leur généalogie.

Les forums vont de la même façon que les sites vous aider dans votre recherches de cousins éloignés. Prenez par exemple le forum Généachtimi qui rassemblent des généalogistes du nord de la France et donne la possibilité de recherche de cousinage. D’autres existent sur le même principe.

Il existe des revues spécialisées, elles permettent à chacun de publier des annonces alors pourquoi ne pas en profiter pour expliquer votre projet et vos recherches ? Elles ont une portée limitée, il ne faut pas l’oublier, mais si la chance est avec vous, une réponse pourrait bien venir fleurir dans votre boîte aux lettres…

Descendus de la même branche ? [Partie 1]

Depuis le début je vous parle d’ascendants, d’aïeux et de générations précédentes. Et si aujourd’hui, nous nous retournions l’arbre et la situation ? Le principe est alors non pas de trouver des ancêtres, mais des descendants. La généalogie descendante sur le principe qu’est-ce que c’est ?

C’est prendre un couple et chercher toutes les personnes d’issues de ce mariage. On commencera donc par chercher les enfants du couple, puis les enfants de chaque enfant et ainsi de suite. Et là je dois vous avouer qu’un jour « j’irais vivre en Théorie, parce qu’en Théorie tout se passe bien ». Bon elle était facile et en prime elle était déjà applicable pour la généalogie ascendante… Pourquoi je ne l’écris que maintenant dans ce cas ? Parce que chercher les parents d’un individu va vous paraître bien plus simple que chercher tous les enfants de ce même individu. Et oui, chaque être humain a un papa et une maman sur le plan génétique, (après chacun vit son couple comme il l’entend pour moi les parents sont ceux qui élèvent l’enfant avec amour, je ne suis pas là pour faire un débat sur la forme du couple parental), mais chaque être humain peu engendrer un nombre différent de descendants que sa cousine ou que son frère…

Donc cette fois-ci la difficulté porte sur le nombre de personnes à trouver qui est inconnu au départ. Vous ne savez donc pas à l’avance combien de fiches rempliront votre recueil de notes. Comment on fait alors ? Tout dépend d’où vous partez. Un couple proche (environ 100 ans maximum) ou un couple lointain (vers 1600 ou 1800 par exemple).

Si vous partez de vos grands-parents paternels, reprenons notre exemple de fond, Papi Hector et Mamy Josette. Nous avons déterminé avec le livret de famille que trois enfants furent issus :

  • Tata Rose
  • Tonton Eugène
  • Papa Léon

Tonton Eugène n’ayant pas vécu suffisamment longtemps pour avoir une descendance, nous savons que nous irons pas plus loin de son côté. Tata Rose a épousé Georges POMDOU et ils vous donnèrent un cousin prénommé Francis. C’est tout ? Bien sûr que non, on a oublié papa Léon. Certes vous êtes là donc ne vous oubliez pas, mais après son mariage avec maman Sophie, n’a-ton pas vu qu’il avait épousé votre belle-mère Valérie et qu’ils vont bientôt avoir une petite fille ?  Pour cet exemple c’est tout ce que nous avons en imaginant que tata Rose et tonton Georges resteront ensemble toute leur vie.

Maintenant prenons un exemple plus lointain. Les parents de votre arrière-grand-mère Charline Rose BIDULE sont Charles Joseph BIDULE et Antoinette Marie ROSE. Ils sont nés respectivement le 17/07/1886 et le 24/07/1888. Les parents de votre arrière-arrière-grand-père sont nés quant à eux Thomas Eugène Joseph BIDULE le 01/01/1859 et Marie Marguerite Rose MOSNIER le 31/03/1863. Autant dire que ce n’était pas hier et que nous allons les choisir comme point de départ d’une généalogie descendante. En utilisant les données que vous avez trouvez jusqu’ici (sans tenir compte des dates et lieux, et en imaginant que vous avez poursuivi les recherches) voici à quoi ressemble votre arbre généalogique descendant :

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C’est votre point de départ. J’ai mis en bleu la lignée directe depuis l’ascendant qui donna son nom. J’ai essayé de gagner un peu de place en mettant ainsi en forme les branches basses, mais vous verrez qu’on va vite devoir s’élargir…

À partir de maintenant vous allez devenir un détective, encore plus qu’auparavant. Comme je vous disais remonter c’est presque facile. Alors que descendre… Vous ne connaissez pas le nombre à trouver, vous ne connaissez pas les dates à trouver et pour peu qu’il y ait eu un ou deux déménagements vous aller vous arracher les cheveux… Alors on pose les mains sur la table, on respire à fond 3 ou 4 fois et on se lance.

Oui, mais où ? Et quoi ? Vous vous rappelez le post sur le recensement ? Alors si vous avez un trou de mémoire je vous invite à relire « To be or not to be ?« . C’est à partir de ce document que nous allons travailler, mais pas uniquement. Car dans ce genre de relevé vous trouverez indiqués les membres d’un foyer et leur place dans le foyer. Même si aujourd’hui seul le recensement de 1906 est disponible en ligne les précédents sont disponibles aux archives départementales. Cela vous permettra par exemple de savoir si en 1876 le mariage de Thomas Eugène Joseph BIDULE et Marie Marguerite Rose MOSNIER eut déjà lieu. Puis les recensements de 1881, 1886, 1891, 1896 et 1901, vous indiqueront l’évolution de la fratrie de Charles Joseph BIDULE.

C’est ainsi que vous allez découvrir que votre arrière-arrière-grand-père Charles Joseph BIDULE était l’aîné d’une fratrie de 7 enfants… Ne vous minez pas le moral même si cela signifie 7 branches descendantes à compléter… En cherchant leur acte de naissance respectif, vous découvrez par le biais des mentions marginales que 2 enfants n’ont pas pu avoir de descendance. Voici un exemple de ce que les actes de naissance pourraient vous apprendre suite à votre découverte des enfants par le biais des relevés de recensements :

  1. Charles Joseph
    • Né le 17/07/1886
    • Présent sur les recensements de 1886, 1891, 1896, 1901 et 1906
    • Marié le 18/04/1907
    • Décédé le 13/04/1938
  2. Georges Joseph
    • Né le 18/12/1887
    • Présent sur les recensements de 1891, 1896, 1901 et 1906
  3. Jean Joseph
    • Né le 03/03/1890
    • Présent sur les recensements de 1891 et 1896
    • Décédé le 17/11/1897
  4. Marie Jeanne
    • Née le 14/02/1892
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901, 1906
    • Mariée le 15/12/1919
  5. Rose Aldegonde
    • Née le 13/08/1894
    • Présente sur les recensements de 1896, 1901 et 1906
    • Mariée le 04/09/1918
    • Décédée le 09/04/1920
  6. Marie Thérèse
    • Née le 25/06/1897
    • Présente sur le recensement de 1901
    • Décédée le 09/10/1902
  7. Nicolas Jean
    • Né le 31/12/1900
    • Présent sur les recensements de 1901 et de 1906

Je vous propose de nous arrêter là pour l’instant. Et de continuer et compléter cette recherche dans un prochain post. Voici à quoi ressemble l’arbre de descendance du couple BIDULE-MOSNIER après cette première session de recherches :

genealogie descendantes bidule mosnier dfin partie 1

Consanguin n’est pas toujours ce que l’on croit

Quand on entend le terme de consanguin certains lèvent déjà les mains en l’air et s’offusque… Et si je vous disais que la vision péjorative du terme que l’on a tous ou presque est quelque peu étriquée et erronée ?

Baissez-vos lance-pierres, je m’explique. Je vous ai parlé dans l’un des premiers posts de votre cousin Francis et de votre cousine Justine en vous expliquant qu’ils étaient vos cousins germains. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à aller relire le post, je vous attends…

C’est bon ? Continuons alors. Maman Sophie et papa Léon, lorsqu’ils se sont rencontrés ce fut l’amour fou. Mais la vie n’est pas un conte de fée paraît-il. Alors un jour l’amour s’étiole, le désir part, les sentiments s’envolent, bref le divorce est proche. Le bon côté des choses ?  2 cadeaux à noël et 2 cadeaux à votre anniversaire, mais vos parents ne sont plus un couple, ils en sont peut-être même devenus 2.

Maman Sophie a rencontré Edward il y a quelques années et chemin faisant, le petit Timothy est débarqué dans votre vie. Celui que vous appelez alors demi-frère est en fait votre frère utérin. C’est presque joliment dit non que de rappeler la partie anatomique de maman Sophie qui vous a tous deux accueillis… Cela dit Timothy pourra bénéficier d’une partie de vos recherches quand le temps viendra où il s’intéressera à ses racines.

Papa Léon quant à lui s’est remarié il y a peu et votre belle-mère Valérie vous donnera bientôt une petite sœur, enfin demi-sœur ou sœur consanguine. Ah nous y voilà ! Le consanguin ou la consanguine, c’est celui ou celle qui (« con »/ »cum » du latin : avec, ensemble, tout) partage le même sang que vous, le même père. Parce qu’il faut avouer que de base, vous et moi, quand on entend « consanguin » on entend « malsain », c’est à dire l’autre définition du mot.

Partager pour avancer

Comme dans mon post sur les logiciel où je ne faisais aucune publicité, je ne souhaite ici faire aucune « propagande » religieuse. Mon but reste l’information, l’échange, les méthodes…

Le comble du généalogiste qui cherche à gravir ses branches serait d’être égoïste et de faire de la rétention d’informations. Il n’est pas question de concours, mais de partage de connaissances pour que chacun puisse avancer. Vous voulez de l’aide ? C’est bien, soyez prêts à vous aussi en fournir aux autres. Dans ce cas on vous parlera souvent de GEDCOM. Il ne s’agit pas d’un oiseau rare ou de je ne sais quelle espèce en voie de disparition. Il est ici question d’un fichier contenant toutes vos informations selon un formatage bien défini.

Alors GEDCOM, ça veut dire quoi ? C’est un acronyme anglais pour « genealogical data communication ». Si vous n’êtes pas anglophone sachez que cela se traduit par « Communication de Données Généalogiques ». Ce format d’échange de données n’est pas très ancien (1980) et fut développé par ceux que l’on nomme Mormons (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours).  Il est donc question d’une norme permettant un échange informatisé et facilité de données généalogiques sous la forme d’un fichier texte. À moins d’être vraiment très bon il vous faudra l’aide de votre site internet ou de votre logiciel pour écrire et lire ce fichier. Il comporte les informations suivantes :

  • Chaque personne de l’arbre
  • Chaque famille
  • Chaque évènement

Les enregistrements sont liés entre eux par cette norme bien particulière. Pourquoi je vous dit qu’il faut être bon ou patient pour lire ce fichier sans outil ? Voici un exemple d’un extrait de fichier GEDCOM que j’ai trouvé sur le site Geneawiki :

GEDCOM exemple

L’indentation utilisée dans cet exemple le rend un peu plus lisible que la normale. Bien souvent, ce que vous pourrez voir c’est quelque chose qui se rapproche plus de cet exemple tiré de Wikipedia :

GEDCOM exemple 2

Pur bonheur n’est-ce pas ? Pourtant ce fichier est extrêmement utile pour partager vos informations avec votre cousin Francis et récupérer celles de votre cousine Justine. Importer le grâce à votre logiciel ou site favori et les informations seront ajoutées pour vous permettre d’avancer, exporter le tout aussi facilement et vos cousins pourront eux aussi obtenir vos informations et avancer.

Les anciens sont une mine d’or !

Il est temps de compléter notre tableau récapitulatif.
Rappelez-vous, pour l’instant les informations concernant les mariages de vos grands-parents ne sont pas notées. Pourquoi ? Parce que papa Léon n’a pas la mémoire des dates comme le lui reproche souvent maman Sophie avec un tendre sourire. Il arrive à oublier son propre anniversaire, alors l’anniversaire de mariage de ses parents…

Pourtant ces informations peuvent être nécessaires dans certains cas. Alors nous allons essayer de remplir les trous. Êtes-vous allé chez papi Hector ou chez mamy Christine ? Les avez-vous interrogés ? Leur avez-vous expliqué votre projet d’arbre généalogique ? Courrez-y dès à présent. Je suis prête à pariez qu’ils vous sortiront le livret de famille et quelques photographies. Ils vous livreront, nostalgiques, des anecdotes sur leurs passés.

Je suis d’accord que parfois vous allez avoir l’impression de perdre votre temps. Que papi Hector vous a déjà raconté 4 fois si ce n’est plus comment son père est sorti d’une tranchée pendant la grand guerre pour sauver son ami. Sauf que cela signifie que grand-papi Léon a subi la première guerre mondiale. Vous trouverez donc des états de services dans les archives militaires sur lesquelles vous aurez les prénoms et noms des parents de grand-papi Léon, ainsi que sa date de naissance et son statut marital lors de son enrôlement. Vous n’écouterez plus de la même façon les radotages de papi Hector…

Papi Hector a sorti son livret de famille, attention, c’est une relique, il faut le manipuler avec précaution. Et là vous découvrez qu’en fait papa Léon n’est pas le premier enfant de vos grands-parents. Avant lui est né Eugène le 28/02/1955 à Carcassonne, hélas vous apprenez aussi que grand prématuré Eugène n’a pas survécu longtemps et s’est éteint le 04/03/1955. Papi Hector et mamy Josette s’était marié le 1er août de 1954 et apparaissent les noms et prénoms des parents des mariés, vos arrière-grands-parents. Mamy Josette est inscrite comme étant décédée à Madrid en 2007. Vous aviez 21 ans et vous vous rappelez à présent qu’en mars cette année-là vos grands-parents étaient parti en vacances en Espagne. Mamy Josette avait eu des soucis de santé et avait rejoint Eugène depuis l’hôpital de Madrid.

Votre visite chez mamy Christine s’est révélée aussi fructueuse, vous savez à présent qu’elle a épousé papi Charles au sortir de la seconde guerre mondiale. Vous avez récoltez une jolie photo de mariage et le trésor de mamy s’est révélé être une photo de papi Charles en habits militaires. Dans le livret de famille de mamy Christine, ici aussi, vous avez retrouvé vos arrière-grands-parents… Papi Charles a rejoint vos ancêtres en 2003. Vous n’en avez qu’un lointain souvenir, mais vous avez maintenant la date.

récap - 3 gen - avancée

Il est peut-être temps de faire un récapitulatif des documents que vous avez. Pour les classer, vous avez la méthode papier ou la méthode numérique. Personnellement j’utilise les deux. La méthode papier car j’aime avoir une trace sous la main, même quand je n’ai pas d’ordinateur. La méthode numérique parce que cela me permet de garder une sauvegarde des documents que j’ai photographiés ou photocopiés, mais c’est surtout moins volumineux qu’un gros classeur quand on se déplace pour faire des recherches.

Je vous propose de créer un onglet dans votre fichier Excel où vous faites votre tableau de vos ancêtres afin de stocker cette fois une liste des documents trouvés ou à trouver. Cela vous permettra de savoir où vous en êtes et ne pas refaire 3 fois une même recherche. Voici à quoi ressemble le mien :

récap - 4 gen - documents

Comme il y a beaucoup de documents possibles, j’ai limité mes sources, mais il ne serait incongru de diminuer encore cette liste ou de l’augmenter. Cela dépendra de vos besoins.

Voici maintenant à quoi ressemble votre arbre si vous gardez toutes les personnes trouvées au cours de vos recherches :

arbre-5gen-dont-cousins

Il vous est possible de vous simplifier la tâche et la lecture en ne représentant que les « principaux ». Gardez en tête toutes ces feuilles de branches ramifiées sur les côtés car on ne sait jamais de qui est fait le passé. Mais cela vous permettra aussi de partager vos recherches avec vos cousins s’ils ont eu eux aussi la fièvre généalogique.

arbre-4gen-simplifie

Qui es-tu pour moi ?

Ah le lien de parenté… Cela peut parfois être une aventure labyrinthique. Et pour s’y retrouver le fil d’Ariane ne serait pas de trop.

Il y a au plus simple le père, la mère, le frère, la sœur, le grand-père et la grand-mère. Mais tout se complique rapidement lorsque l’on parle de cousin, de degré et de germain. Celui que l’on connait tous c’est le cousin ou la cousine qui est le fils ou la fille d’une frère ou d’une sœur de l’un des parents. Ainsi le fils de la sœur de mon père est mon cousin au même titre que la fille du frère de ma mère est ma cousine. Et oui les enfants de tonton Louis ou de tata Rose sont vos cousins et cousines.

Qu’en est-il de germain ? Germain, ce n’est pas le jardinier du village… Non. On parle de cousin germain pour ce que nous venons de définir comme cousin et cousine. Mais on parle de cousin issu de germain pour leurs enfants par rapport à vous. Donc le fils de votre cousine Justine est votre cousin issu de germain car Justine est votre cousine germaine étant la fille de tonton Louis qui est le frère de votre maman. Un petit dessin ?

  • Alors papa est le fils de papi Hector et mamy Josette. Tata Rose aussi, puisque tata Rose est la sœur de papa.
  • Tata Rose a épousé tonton Georges et ils ont donné naissance à Francis. Par conséquent, Francis est votre cousin, que vous pouvez présenter comme votre cousin germain.
  • Maman est la fille de papi Charles et mamy Christine. Tonton Louis aussi, puisqu’il est le frère de maman.
  • Tonton Louis a épousé tata Audrey et ensemble ils ont donné naissance à Justine, qui est donc au même titre que Francis : votre cousine germaine.
  • Justine a d’ailleurs épousé James et la famille s’est agrandie d’un petit Abel. Abel est votre cousin issu de germain.

cousin et germain

Pas évident que tout cela hein ? On complique encore un petit peu ? Les degrés…

Vous êtes le point de départ. Vos parents, vous sont liés au premier degré. Il en est de même pour vos enfants. Toutes personnes ayant un lien direct avec vos parents ou vos enfants seront lié à vous au 2nd degré. C’est à dire : vos grand parents, vos frères, vos sœurs et pour finir vos petits-enfants. Et on continue ainsi, toute personne liée directement à l’un de vos proches « gagne » 1 degré de plus. Donc Justine est votre cousine au 4 ème degré et son fils Abel sera votre cousine au 5ème degré, ou cousin issu de germain.

cousin et degre

Il existe une autre notion de degré qui se calcul, à mon sens, plus difficilement. L’ayant rarement rencontrée, je vous invite à faire vos propres recherches sur le sujet (la page « cousin » de Wikipedia peut être un bon point de départ)

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