La floraison des DU de généalogie

Il n’existe pas de diplôme de Généalogiste !

Depuis quelques années les universités françaises semblent vouloir palier à ce manque. Ainsi on voit fleurir depuis une dizaine d’années des DU  (Diplômes Universitaires) qui permettent d’acquérir les compétences et le savoir minimum d’un généalogiste professionnel, qu’il soit familiale ou successoral. Je ne saurais dire qu’elle université fut la pionnière, mais pour certaines le DU fut créé il y a presque 10 ans de cela. D’autres institutions proposent des cours par correspondance depuis presque 20 ans…

diplome

Voici un petit tour d’horizon de ce qui existe à présent en France et bien qu’ils ne soient pas nombreux j’espère ne pas en oublier (si tel est le cas je m’en excuse, n’hésitez pas à me le signaler pour que je corrige cet oubli, merci) :

  • L’université de Nîmes proposa dans un premier temps un DU uniquement en présentiel. Il a présent accessible selon les possibilités de chacun en présentiel ou à distance. Il est a noté que le nombre de place est limité et la sélection se fait sur dossier. Le but peut-être de se lancer professionnellement ou simplement de gagner en efficacité personnellement. En complément, un DU Installation du Généalogiste a vu le jour.
  • L’université du Mans propose un DU à distance (je n’ai pas vu s’ils en proposent un en présentiel).  L’inscription se fait sur dossier également. En complément, un DU de généalogie successorale va ouvrir en janvier 2018 d’après leur site, mais les détenteurs d’une licence peuvent également se voir proposer 2 masters :
    • Master Professionnel de Généalogie (ouverture prévue rentrée 2018)
    • Master recherche d’histoire en enseignement à distance.
  • L’université de Paris XIII a ouvert en janvier 2017 (il est tout frais celui là) un DU Recherches Généalogiques. Comme les précédent, l’inscription se fait sur dossier. Je dois encore vérifier, mais il me semble qu’il n’est disponible qu’en présentiel.
  • L’institut Français de Formation à la Généalogie propose depuis 1997 des cours par correspondance sur les métiers de la généalogie regroupés sous le thème « De la généalogie familiale à la généalogie successorale ». Je n’ai que très peu d’information sur ce cursus et ne saurais dire plus que « 100 % à distance ».

Comme je disais un tout petit peu plus haut il est fort possible que j’en oublie, ce n’est pas volontaire alors surtout n’hésitez pas à pointer ces oublis que je les inserts ici.

J’ai la chance de faire partie de la promotion à distance qui vient tout juste de démarrer à Nîmes… Je reviendrais dans un prochain post vous en parler un peu.

Bonne année 2017 !

Je vous souhaite à tous une merveilleuse nouvelle année. Santé, bonheur et généalogie à vous tous.

bonne-annee-2015

J’espère que vous avez gâté vos proches et que vous avez été gâtés également. Je n’ai pas à me plaindre pour ma part puisque ma bibliothèque généalogique vient de s’étoffer et me permettra dans les mois à venir de vous parler de divers livres et sujets (Éditions Archives & Culture – Collection Guides de Généalogie).

  • Retrouver un ancêtre soldat de la révolution ou de l’Empire – Auteur : Jérôme MALHACHE
  • Découvrir ses ancêtres sous la révolution
  • Les difficultés posées par les noms en généalogie – Auteur : Marie-Odile MERGNAC
  • Utiliser les recensements en généalogie – Auteur : Marie-Odile MERGNAC
  • Explorer les archives du commerce
  • Conserver et classer les papiers de famille – Auteur : Myriam PROVENCE
  • Actes contrats et dispenses de mariage – Auteur : Marie-Odile MERGNAC
  • Utiliser le cadastre en généalogie
  • Retrouver l’histoire d’une maison – Auteur : Marie-Odile MERGNAC
  • Retrouver ses ancêtres polonais
  • Raconter son histoire familiale – Auteur : Gwen GUIDOU

Avez-vous préparer une liste de résolutions pour l’année à venir ? Pour ma part je compte m’attaquer sérieusement à l’écrite de ma chronique familiale et compléter ma documentation au moins jusqu’à la 6ème génération. J’aimerai trouver le temps pour me rendre aux AD59 et le summum serait le SHD (Service Historique de la Défense), mais c’est plus un bonus qu’une forte probabilité.

Je vous dis à mercredi pour un sujet personnel puisque je vous parlerai de ma grand-mère paternelle et de son 3ème prénom…

Une branche sectionnée, c’est difficile à faire pousser.

Vous connaissez peut-être la chanson de Sardou « Chanteur des rues », le sujet est presque approprié ici…

C’était toujours une pauvrette
Qu’avait pas d’papa d’maman
Qu’un bourgeois séduisait à la sauvette
Et plaquait immanquablement
Elle se retrouvait fille-mère

Il arrivait parfois qu’un enfant naisse de père inconnu. Mademoiselle n’est pas mariée, mais mademoiselle tombe enceinte. Et là c’était le drame familial bien souvent. On cachait la grossesse honteuse, on tentait l’avortement malgré les risques de décès… Il arrivait également que mademoiselle finisse à la rue. Souvent pourtant, mademoiselle était encadrée, aidée et accouchait à la maison entourée des siens. Pour celle pour qui le poids du déshonneur social et religieux pesait trop, elles allaient accoucher dans un village éloigné. Mais n’oublions pas de rappeler qu’un certain nombre d’enfants furent abandonnés anonymement. L’Ancien Régime ne faisait pas de cadeau aux demoiselles qui s’étaient faite engrossées et avaient cru naïvement aux belles paroles de monsieur qui promettait le mariage contre les faveurs de la demoiselle.

1556, Henri II règne sur la France, pour tenter de faire baisser la quantité abondante d’infanticides, il fait publier un édit qui condamne celle qui ne déclarerait pas sa grossesse et attenterait à la vie de son enfant. Cet édit ne désignait pas l’instance auprès de laquelle a déclaration devait être faite, mais sa rédaction incluait le nom du père. Cependant cette mention n’était pas obligatoire. Aussi votre ancêtre aurait pu soit cacher l’identité de monsieur Le Fripon, soit désigner un autre homme. Pourquoi ? Pour protéger un homme marié ou accuser un riche pour essayer d’obtenir des dédommagements… Si vous souhaitez plus d’informations sur cet édit les suivants je vous recommande la page de Histoire Généalogie qui concerne la filiation paternelle inconnue.

Je n’ai pour ma part pas encore chercher dans les archives des déclarations de grossesse, mais je sais que je finirais par y arriver. En effet, le père de ma grand-mère paternelle est né sans filiation paternelle connue, il port le nom de sa mère (morte en couche) et donc celui de son grand père. Mais deux ou trois génération plus haut, le même schéma est présent. Alors même si la légende familiale donne un nom au premier le plus ancien n’a pas était transmis. Si le père de mon arrière-grand-père est bien celui de la légende alors celui-ci c’est marié à une autre demoiselle plus ou moins deux ans autour de la naissance de mon arrière-grand-père (j’ai un trou de mémoire sur la date, je revérifierai)…

ex-perso-fille-mere

J’ai vérifié, ce n’est pas un cycle, alexandrine et Julia furent les seules de cette lignée. Alexandrine ayant eu plusieurs enfants nommés par son nom de famille alors il y a peut-être à creuser sur le père, cependant pour Julia ce n’est pas gané comme je disais… Un jour je tenterais ma chance dans les déclaration de naissance.

Le mystère de la table décennale

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de moi, enfin de mes racines. Dans mon arbre généalogique, j’ai pu gravir plusieurs générations. Assez fière, mais aussi dépitée. Et oui, certaines feuilles de mon arbre sont incomplètes. Je n’aime pas ne pas savoir. C’est plus fort que moi. Un cas en particulier me vient en tête aujourd’hui : un couple de mes arrière-arrières-grand-parents paternels. Alors du côté de mon grand-père paternel, deux couples d’arrière-grand-parents, issus de quatre couples d’arrière-arrière-grand-parents. Je m’intéressais à Céline Mathilde PETIT et Victor Lucien FOSTIER.

Ils sont nés dans le même village, elle le 22 janvier 1854 et lui le 09 septembre 1851. D’après les tables décennales, ils seraient décédés tous deux le 04 septembre 1931.

Table_Déc_Décès-PETIT-CM-1931

Tables annuelles et acte, confirme en effet le décès de mon arrière-arrière-grand-mère. Mais, son époux n’est nulle part. Disparu… Son nom semblant avoir été ajouté suite à un oubli, je me suis dit qu’il devait y avoir erreur sur la date/l’année.

Table_Déc_Décès-FOSTIER-VL-1931

Je ne l’avais hélas pas retrouvé en épluchant les registres de décès du village de 1920 à 1935. Par contre, je m’étais rendu compte qu’il était vivant au moins jusqu’en 1921 puisqu’il était à ce moment-là témoin lors de la rédaction de l’acte de décès de sa mère.  J’avais donc le choix entre :

  • Il « nous » a quitté après 1935 (et il faudra que j’aille sur place consulter les registres car ils ne sont pas encore disponibles en lignes)
  • Il est bien décédé en 1931, mais son acte de décès a disparu.

Ce qui me paraissait étrange c’est que la date soit la même que celle de sa femme. Cela peut arriver, un accident, un incendie,  bien des possibilités en fin de compte. Mais les légendes familiales n’en faisaient pas état. J’avais bien l’impression qu’ils se sont emmêlés les pinceaux à un moment et ont noté l’épouse sous le nom de l’époux tout en la notant sous son nom de jeune-fille, mais en omettant à la seconde mention d’indiquer « épouse ». Les autres théories que je pouvais avoir étaient complètement loufoques… Et finalement ?

Je n’eus pas besoin de me déplacer. Je vous avais dit que la généalogie c’est aussi une histoire d’échange. J’ai partagé cette disparition sur un forum de généalogie. Et on m’a fourni la réponse, il ne me restera plus qu’à me déplacer en mairie pour obtenir l’acte, car il n’est pas encore disponible en ligne… Ma première impression était la bonne, l’ajout avait été fait en dernière minute et la mention d’ »épouse » omise. Il lui survécu presque 9 ans et décéda le 21/01/1940.

Tam tam tatam tam tam tataaam

Ah les mariages. C’est toujours l’occasion pour que la grande tante Huguette vous chope les deux joues, les pinces bien fort dans un geste qu’elle croit affectueux alors qu’il n’est que douloureux et vous demande : « Alors et toi ? C’est pour quand ? » Notez que cette question revient aussi aux baptêmes, mais (si on fait un peu d’humour noir, désolée pour ceux qui n’aiment pas) rarement aux enterrements… Cependant, le mariage c’est une source d’informations absolument merveilleuse si on oublie vos joues endolories.

Tout est réuni sur ce bout de papier pour vous permettre d’étendre vos branches dans la joie et la bonne humeur. En plus c’est à cette occasion qu’a été remise en main propre la relique nommée « Livret de famille » que papi Hector s’était fait une joie de vous présenter l’autre jour. La tradition voulait qu’on se marie dans la commune de la future mariée, sauf entre 1798 et 1800, où une loi imposait de se marier dans les chefs-lieux de canton. Si vos ancêtres se sont mariés entre 1798 et 1800, il faudra peut-être faire un peu d’histoire géographique, pour savoir si le chef-lieu de canton a changé ou pas depuis cette époque. Nombreux sont ceux qui ont continué de suivre cette loi même après sa suppression, vous allez adorer !

Pour déterminer une date de mariage si vos ne la connaissez pas il va falloir faire preuve de logique, même si parfois vos ancêtres ont dérogé à la règle. Le mariage a donc généralement eu lieu entre le 18ème anniversaire (âge légal à partir duquel il est permis de se marier) et la date de naissance du premier enfant. Et comme chaque règle a ses exceptions…

  • 18 ans, sauf dérogation. Parfois vous lirez « enfant mineur » pour désigner l’un des mariés, mais dans ce cas les parents ont fait le nécessaire pour que le mariage ait lieu
  • Avant la date de naissance du premier enfant, sauf s’ils n’ont pas tenu jusqu’au mariage…

enfant-mineur

Maintenant passons à ce puits de connaissance qu’est l’acte de mariage civil car je reviendrais dans un autre post sur l’acte de mariage religieux. Informations sur chacun des mariés, informations sur les parents des futurs époux, informations sur l’état matrimonial passé, mais également sur un potentiel contrat de mariage, informations sur les témoins et parfois informations sur un enfant légitimé par la même occasion… Quand on débute la généalogie on pourrait se dire « que vais-je faire de tout ça ? » ou encore « ai-je vraiment besoin de tout ça ? ». Je peux vous assurer que si vous dites cela aujourd’hui, plus tard vous détaillerez chaque acte de mariage pour remplir au maximum vos fiches personnelles qui vous permettent également de compléter vos fiches familiales.

La désignation des mariés :

  • Date et lieu de la célébration, l’heure est normalement indiquée.
  • Noms et prénoms de chacun des futurs époux
  • Dates et lieux de naissance des futurs conjoints (et comme je vous le disais plus haut c’est indiqué s’ils sont majeurs ou mineurs au moment du mariage)
  • Domiciles et professions de chacun

On passe ensuite à leur passé marital. C’est à dire que s’il y a lieu il sera indiqué s’ils sont veuf ou divorcé et dans ce cas le précédent conjoint sera désigné avec les même informations que les époux ci-dessus. La description des parents se fera de la même manière que celle des époux vient d’être faite à ceci près :

  • Date et lieux de naissance sont remplacés par l’âge
  • Si l’un des parents est décédé sa date et son lieu de décès sont cités
  • Si l’enfant est mineur il est ajouté le consentement du ou des parents/tuteurs
  • La mention d’émancipation du conjoint mineur peut-être apportée au texte

Quand je vous disais que ce document est un trésor je ne mentais pas car nous n’en avons pas fini ici avec les données utilisables… Passons à présent au mariage « en cours ». Si un contrat de mariage a été fait alors il sera indiqué. Depuis 1850, les informations concernant le notaire, son étude et la date d’établissement du contrat seront indiquées. Grâce à ce document vous en saurez plus sur les biens de la famille, la dote de la demoiselle… Mais le contrat n’est pas une obligation donc pas toujours établit.  N’oublions pas à présent que pour tout mariage il est nécessaire que soient présents et signent en plus des époux : les témoins !

  • Noms et prénoms de quatre témoins
  • Professions et domiciles
  • Il est aussi possible que soit indiqué leurs éventuels liens de parenté avec les conjoints

Bien souvent il ne reste plus qu’à signer le dit acte et le mariage débute. Mais il arrive parfois qu’un enfant soit légitimé en même temps que le mariage est prononcé. Enfant né avant mariage, il est donc par ce fait reconnu par le père. On trouve alors ses noms, prénoms, date et lieu de naissance.

Ecigb7dp |
Velay ô Vivarais Royal |
Mon BLOG sur l'Histoire |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Légende Urbaine
| Mabibliothèque
| Lefleuvedeleternite